Monthly Archives: mars 2012

Comment Faire Fi du Rhume des Foins…

Et revoila la saison des allergies… Si un grand nombre d’entre vous se rejouit du retour de la belle saison, pour d’autres printemps rime avec démangeaisons, migraines, larmoiements et éternuements. Pour certains, cette saison pourrait se résumer à : « jamais sans mes antihistaminiques ».

Il y a pourtant des pistes a explorer pour vivre mieux cette jolie periode de l’année.

 

À commencer par…

La Réflexologie :

Parce que, en premier lieu, la Réflexologie détend et augmente la vitalité, elle permet d’aborder plus sereinement les choses, et c’est déjà beaucoup. En effet, plus nous sommes tendus et anxieux, moins notre organisme affronte efficacement les substances potentiellement irritantes. Et puis la réflexologie va aussi s’attacher à stimuler les organes d’élimination afin de détoxiquer au maximum l’organisme, le système lymphatique pour favoriser les défenses immunitaires (avec discernement, la réponse allergique correspondant à une réaction exagérée et inappropriée des défenses) et enfin, renforcer le système respiratoire et le système digestif.

On fera appel à la Réflexologie en prévention ou au moment des troubles. Bien entendu, le(la) Réflexologue prendra le temps de connaître  les agents qui provoquent les allergies  et recherchera avec vous si un choc psychologique a précédé l’apparition de l’allergie.

La Phytothérapie :

Mis à l’étude en 1977, le Perilla Frutescens a révélé un ensemble de propriétés étonnantes qui en font sans conteste le produit naturel le plus performant pour couvrir toutes les manifestations allergiques.

On constate en particulier :

* une inhibition de la libération d’histamine,

* une normalisation de la production d’IgE responsable des états inflammatoires (diminution moyenne de 75 % en 3 semaines de traitement),

* une inhibition de la lypoxygénase (5Lo), enzyme libérant des substances hautement inflammatoires dans les réactions allergiques.

Dans les principes actifs, on distingue : la lutéoline, l’acide rosmarinique, le chrysoériol, l’apigénine, qui œuvrent en synergie avec les bioflavonoïdes de la plante.

Il est à remarquer que l’on assiste ici à une inversion du terrain pathologique, que son action s’exerce aussi bien en prévention qu’en cas de crise sans avoir à augmenter les doses quotidiennes, ce qui n’est le cas d’aucun autre produit.

À savoir enfin que cet extrait de plante ne présente aucune toxicité et aucun effet indésirable.

Contrairement à tous les autres anti-allergiques naturels ou non, le Périlla n’est pas en soi une monothérapie (anti-histaminique) mais un produit prenant en compte tous les paramètres métaboliques, y compris en amont du phénomène inflammatoire et du syndrome allergique. Il est donc en mesure de faire basculer un terrain allergique en terrain normal – et ça, c’est une découverte d’envergure.  (Pratique de Santé Février 2010)

Vous trouverez la Perilla en capsules huileuses ou en gélules de poudre micronisée.

La Gemmotherapie :

La Gemmotherapie est une branche de la phytothérapie qui consiste à utiliser uniquement des bourgeons, jeunes pousses ou radicelles. En « Gemmo », comme on a coutume de dire, le bourgeon de cassis est particulièrement recommandé pour son action « cortison-like ». C’est à dire qu’il se comporte comme la cortisone dans son rôle anti-inflammatoire en soulageant les nez bouchés, les conjonctivites allergiques, les démangeaisons etc. Si vous n’avez qu’un produit à avoir à la maison en Gemmotherapie, c’est d’ailleurs le cassis (ribes nigrum en latin), que vous pourrez utiliser comme anti-inflammatoire en 1ère intention dans de nombreux cas. En pharmacie ou magasins bio, 5 à 15 gouttes par jour en macérât mère, 50 gouttes 2 à 3 par jour en macérât glycériné D1. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

L’Aromatherapie :

Il paraît que l’huile essentielle d’estragon à raison de 2 gouttes sur un comprimé neutre 2 fois par jour est terriblement efficace mais je n’ai pas de recul sur ce remède, je ne vous en parlerai donc pas (si vous avez expérimenté vous-même ou quelqu’un de votre entourage, commentez ci-dessous, ça m’intéresse). Je ne l’ai pas testé moi même et je n’ai pas de retour dans mon entourage ou ma clientèle. Et il va sans dire que je ne parle que de ce que je connais… Par contre, j’aime beaucoup les gouttes nasales suivantes, à faire préparer par votre pharmacien :

– HE d’eucalyptus radié 1 ml

– HE d’estragon 0,5 ml

– HE de camomille 1 ml

– HE de géranium 1 ml

– HV de calendula qsp 30 ml

1 goutte dans chaque narine plusieurs fois par jour (Recommandé par Daniele Festy dans sa Bible des Huiles Essentielles chez Leducs Éditions)

Les Poconéols :

Préparations à base de plantes amazoniennes judicieusement choisies pour leurs propriétés médicinales, les Poconéols font leurs preuves depuis presque 1 siècle, rapportées du village de Poconé au Brésil par un père franciscain. Vous les trouverez en pharmacie, et les utiliserez à distance des repas (1/4 d’heure avant ou 1/2 heure après) comme toujours en homéopathie. Vous pourrez choisir les complexes suivants, ensemble ou séparément, 5 gouttes par prise, 3 fois par jour dans un peu d’eau :

– n° 9 ( inflammations des voies respiratoires)

– n° 53 (anti-inflammatoire pulmonaire, sédatif, antiasthmatique)

– n° 48 (anti-inflammatoire des voies respiratoires).

 

Bien entendu, et comme toujours : « si les symptômes persistent, consultez votre médecin ». L’automédication a ses limites que la raison n’ignore pas…

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Le baiser bientôt remboursé par la Sécurité Sociale ?

C’est un article du magazine « L’Express » récemment publié, et joliment titré « Un bisou pour garder la santé » qui m’a donné envie de vous parler de l’intérêt du baiser et plus largement du Toucher Thérapeutique. En effet, dans cet article, le journaliste reprenait les travaux de Tiffany Field, psychologue et fondatrice du très sérieux Touch Research Institute, à l’université de Médecine de Miami concernant les bienfaits du… bisou.

L’étude révèle ainsi que le baiser (la bise amicale tout autant que le baiser amoureux) favorise la production de sérotonine (hormone impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle Veille-Sommeil, la Douleur, l’Anxiété etc… On l’appelle « hormone de l’humeur », ceux qui viennent me voir au Cabinet la connaissent bien, je leur en parle très régulièrement). Le baiser fortifie le système immunitaire et, étude randomisée à l’appui, a une influence favorable sur le taux de cholestérol, de cortisol et la numération sanguine… Chez le bébé, le bisou stimule la tétée et à plus long terme l’acquisition du langage. Chez l’adulte, il diminue le stress, augmente la confiance en soi et améliore les relations sociales.

Alors, ne nous privons pas, embrassons-nous. Surtout qu’il parait que nous autres gaulois sommes champions toutes catégories dans les embrassades et je ne parle pas là du célèbre French Kiss… mais bien du bisou amical pour se saluer, ou du baiser tendre sur le front du nouveau né. Ici, dans l’hexagone, les spécialistes mondiaux en philamatologie (puisque c’est ainsi que se nomme la science appliquée à l’activité labiale) sont formels, nous nous embrassons plus qu’ailleurs. Alors gardons cette particularité (à défaut de triple A) et prenons soin de notre santé.

Pour celles et ceux d’entres vous qui seraient surpris par les résultats de cette étude, ou qui auraient envie d’aller plus avant dans la compréhension,  j’aimerais apporter quelques explications. En effet, les bienfaits d’un baiser ne sont autres que les bienfaits du toucher de manière générale. Ainsi, on sait depuis très longtemps maintenant que de nos 5 sens, le toucher est le premier sollicité puisque in utéro déjà, bébé se frotte à son environnement, la vue, l’ouie, l’odorat et le goût arrivant ensuite… Au niveau embryologique, la peau a la même origine ectodermique que le tube neural qui donnera plus tard le Système Nerveux Central et les nerfs périphériques. C’est dire si notre peau,  avec ses milliers de récepteurs tactiles connectés au cerveau et à la moelle épinière par plus d’un ½ million de nerfs est vectrice de sensations et conductrice de messages. Je m’appuierai à nouveau sur les travaux du  TRI (Touch Research Institute) qui étudie les effets de le Thérapie par le Toucher (je m’en suis largement servie pour la rédaction de mon mémoire de fin de cycle à l’Ecole de la Métaréflexologie, un jour peut être le mettrai-je en ligne). Ces études montrent par exemple que le massage :

–          Facilite la prise de poids chez les nourrissons prématurés,

–          Diminue la douleur,

–          Apaise les symptômes dépressifs,

–          Renforce la vigilance et la performance

–          Etc…

Si l’on admet que le baiser qui n’est autre qu’un effleurement de la peau, est doté des mêmes vertus qu’un massage à toute petite échelle, on a tout compris des effets relayés par cet article de l’Express passé inaperçu au milieu des actualités négatives que l’on nous distille chaque jour.

Allez, comme dirait Carlos : « Big Bisous »

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Somnifères mortels – Comment faire pour s’en passer…

Une information est passée inaperçue dans l’actualité de notre beau pays, plus occupé il est vrai à réfléchir à la prochaine échéance électorale… Elle concerne pourtant un grand nombre de concitoyens puisqu’il y est question des somnifères et autres anxiolytiques que, si l’on en croit les statistiques, nous consommons par poignées ici en France.

De quoi s’agit-il exactement ? Une étude américaine vient d’être publiée dans laquelle une équipe de scientifiques emmenée par le Dr KRIPKE a observé plus de 10 000 patients (10 529 pour être précise) ayant consommé des hypnotiques (la classe des médicaments destinés à faire dormir) entre 2002 et 2007. Ils les ont comparés à un groupe de plus de 20 000 personnes ne prenant jamais de somnifères et ont observé des disparités qui font froid dans le dos : un risque de mortalité 4 fois plus élevé chez les consommateurs de tranquillisants et hypnotiques, un risque de cancer plus important de 35 %, des maladies cardiaques et chroniques en plus grand nombre.

On s’en doutait, de manière intuitive, qui peut prétendre prendre de telles substances au long cours sans endommager sa santé… Cela dit, quand c’est avéré, que cela devient précis et concret, on se dit qu’il faut prendre les choses en main. Surtout quand on s’aperçoit qu’une autre étude, française celle-ci, avait été menée par le Pr BEGAUD et ses équipes de l’INSERM/Université de Bordeaux, et publiée en septembre dernier dans Sciences et Avenir. Le chercheur y indiquait avoir étudié 3 777 personnes de plus de 65 ans ayant été consommateurs d’anxiolytiques et/ou de somnifères pendant 2 à 10 ans et a constaté un risque accru de 20 à 50 % de maladies d’Alzheimer. Selon la même étude, entre 16 000 et 31 000 cas d’Alzheimer seraient imputables à la prise de psychotropes.

Et puis, on sait que les somnifères sont souvent mis en cause dans les accidents de voiture, les chutes, les ulcères…

Alors… Qu’est ce qu’on fait ? Est ce qu’on continue a être les champions du Monde de la consommation de somnifères et autres anxiolytiques (120 millions de boites vendues par an) ? Est ce qu’on continue à faire prospérer l’industrie pharmaceutique qui n’a aucun intérêt à ce que nous nous passions de ses services (sans compter que certains des clients insomniaques d’aujourd’hui sont les clients cancéreux ou atteints d’Alzheimer de demain) ? Est ce qu’on prend le risque d’être un jour un senior dépendant qui ne reconnait même plus ses propres enfants ? Ou bien est ce qu’on trouve d’autres solutions ?

Evidemment, vous m’aviez vue venir, on A d’autres solutions ! Que l’on ait déjà pris des somnifères, que l’on en prenne et depuis longtemps, que l’on ait des problèmes de sommeil récurrents (difficultés d’endormissement et/ou réveils nocturnes) sans avoir encore franchi le cap des hypnotiques, dans tous les cas il est possible de se tourner vers d’autres méthodes, naturelles cette fois. Elles seront choisies et adaptées au cas spécifique de la personne, parce qu’on ne dort pas de la même façon quand on a 24 mois ou 60 ans, parce que les angles « d’attaque » ne sont pas les mêmes qu’on soit homme ou femme, parce que ce qui empêche de dormir un hyperactif ne ressemble pas tout à fait à ce qui tient éveillé un dépressif.

Dans tous les cas, la Réflexologie peut être d’un grand secours.

Si vous avez des difficultés de sommeil, commencez par trouver un(e) bon(ne) Réflexologue. Si vous n’en connaissez pas, rendez vous sur les annuaires des 2 Fédérations Professionnelles : FFPER ou FFR.

Explorez les sites web des Réflexologues prêts de chez vous, les blogs (comme celui-ci) et faites aussi appel au bouche à oreille… Dans ces méthodes, le contact est très important, il faut que « le courant passe » comme on dit. Faites-vous confiance. Une fois trouvé le praticien, les séances, rapprochées au début, vous permettront de réguler ce qui a besoin de l’être, de retrouver la sérénité si besoin est, de libérer les tensions, de réapprendre le retour au calme. Et puis, le(la) Réflexologue pourra vous conseiller dans la jungle des compléments alimentaires et autres huiles essentielles pour trouver ce qui est adapté à votre cas.

Une séance de Réflexologie Plantaire ou le Retour au Calme assuré

Bien entendu, comme toujours, il faut faire preuve de bon sens. Il n’est pas question de tourner le dos à son médecin, bien au contraire, et surtout lorsqu’on a un traitement au long cours, ne pas entamer de sevrage sans suivi médical. Et puis, il faut avoir à l’esprit que mieux vaut une cure ponctuelle de somnifères pour faire de bonnes nuits et se remettre d’aplomb qu’une carence chronique de sommeil. Je ne fais pas partie de ces « intégristes » des Médecines Douces qui refusent d’entendre parler de traitements conventionnels. Je crois, dans le cas présent, que ne pas avoir un bon sommeil est aussi préjudiciable pour la santé que de prendre des somnifères pendant des années. Mais il est bon de savoir que d’autres solutions existent, que les hypnotiques de manière permanente ne sont pas sans risque et que la nature met à notre disposition des réponses intéressantes. Un homme averti en vaut deux…

Cet article vous a plu, vous avez des remarques ou des questions… Merci de commenter ci-dessous

 

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