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Comment booster sa mémoire pour réussir ses examens

La période des examens approche a grands pas, les plus jeunes voient arriver la premiere grande échéance qu’est le brevet, leurs ainés préparent le bac, d’autres sont dans les concours, certains de leurs parents ont des échéances professionnelles importantes (mutations, entretiens…). Bref, a cette époque de l’année où tout le monde est fatigué, après un hiver long et rigoureux, comment mobiliser son énergie mentale et renforcer sa mémoire ?

Ne vous ruez pas sur la chimie, ne surchargez pas votre organisme, il a déjà bien assez à faire. La Réflexologie et la Phythotérapie vous seront d’un grand secours.

La Réflexologie

En effet, la Réflexologie en permettant de mieux réguler le stress, favorise la mémorisation parce que les hormones du stress sont évidemment néfastes et nuisibles au processus de mémorisation lorsqu’elles sont présentes en quantité trop importante.

Comme toujours, pour que vous compreniez bien de quelle manière la Réflexologie peut être bénéfique, je souhaite revenir sur le processus de mémorisation en lui même. Comme aurait dit Michel Chevalet : « COMMENT ça marche ? ».

La mémorisation consiste en trois étapes : l’encodage, la consolidation et la remémoration. L’encodage, c’est le premier contact avec le fait à retenir, c’est le numero de telephone que l’on trouve dans l’annuaire par exemple. La consolidation, c’est l’entrée en mémoire (lorsqu’on se répète 10 fois de suite le numéro, pour reprendre le même exemple). La remémoration, c’est le fait de rappeler le souvenir , lorsqu’enfin on compose le numéro « de tête ». Ces 3 étapes sont très sensibles aux interférences et pour illustrer avec notre exemple : si votre chat fait tomber un vase au moment ou vous êtes en train de répéter le numéro de téléphone dans votre tête, il y a fort a parier que vous l’aurez oublié. Le stress est la principale source d’interférence et peut nuire à chaque étape de la mémorisation. J’ai choisi ici un exemple de mémorisation à court terme dans lequel c’est l’étape de consolidation qui est perturbée, mais il va de même avec un souvenir à long terme : il est très probable que vous ne sachiez plus votre numéro de sécurité sociale si l’on vient de vous apprendre que votre enfant avait eu un accident de la circulation ou encore que vous ayez oublié toutes les dates d’histoire que vous aviez soigneusement apprises si le sujet de l’examen est totalement différent de ce à quoi vous vous attendiez, et ici c’est l’étape de remémoration qui pêche.

Ainsi que je l’écrivais dans mon précédent article sur la somatisation, la réponse au stress s’accompagne d’une sécrétion d’adrénaline bientôt suivi d’une libération de cortisol. Et l’on sait maintenant que cette dernière substance a pour effet de rendre l’hippocampe imperméable à toute mémorisation. C’est assez logique, puisqu’on sait que la réponse au stress (très archaïque) nous permet de fuir ou de nous battre, elle ne laisse pas de place à la réflexion ou à la mémorisation. Il nous faut théoriquement, en cas de stress, être immédiatement actif, opérationnel, mobile et non pas stratège, intellectuel, réfléchi. Imaginez si l’homme des cavernes, attaqué par un tigre à dents de sabre s’était arrêté un moment pour réfléchir à l’opportunité d’emprunter tel chemin ou tel autre dans sa course… Vous ne seriez peut être pas là à me lire (ni moi a rédiger cet article).

Ainsi donc, l’apprentissage étant favorisé par un contexte positif et serein, la Réflexologie apporte un apaisement plus que bénéfique dans ces périodes. Elle ne peut agir seule et participe à un contexte global d’hygiène de vie bien entendu, mais pensez-y. Les ados aiment qu’on s’occupe d’eux malgré leur attitude parfois un peu sauvage, les jeunes adultes goûtent sans rechigner au plaisir de la détente, les parents n’ont pas si souvent l’occasion de lâcher prise.

Et puisque comme à chaque fois, la séance est globale, je vous propose un accompagnement phytothérapique, pour que de retour à la maison et jusqu’au jour J vous gardiez un esprit serein et efficace.

La Phytothérapie

Dans le groupe des plantes à l’efficacité avérée, arrive très largement en tête le Ginkgo biloba. D’origine chinoise, le Ginkgo biloba est un arbre qui peut atteindre une trentaine de mètres et vivre plus de 2 000 ans. 2 500 ans avant Jésus-Christ, l’empereur chinois, Shen Nung, recommandait déjà le Ginkgo pour traiter les pertes de mémoire ! Le ginkgo améliore en effet les facultés d’apprentissage ainsi que le fonctionnement de la mémoire.

Aujourd’hui, il est utilisé dans les traitements des troubles cognitifs liés à la sénescence et associé aux traitements de la maladie d’Alzheimer. Le Ginko est par ailleurs connu pour son rôle dans la micro circulation cérébrale.

Parmi les substances reconnues comme promnésiantes, on trouve aussi la laitance de poisson, riche en ADN et en acides gras essentiels, acides aminés, oligoéléments, phosphore. Elle fournit les éléments indispensables au bon fonctionnement du cerveau et des neurones.

Bien entendu, pour lutter contre les effets du surmenage, vous n’oublierez pas notre inévitable Magnésium, marin s’il vous plaît parce que totalement bio disponible à la différence du magnésium de synthèse, et sans effets indésirables (sur votre transit par exemple).

Nota : Pour des conseils quant aux Laboratoires auprès desquels commander de bons compléments alimentaires, n’hésitez pas à me contacter par messagerie ou à laisser un commentaire si dessous.

Et dans l’assiette me direz-vous ?

L’alimentation

Tous les fruits et légumes, le poisson sont favorables au bon fonctionnement de la mémoire. Il faut en revanche éviter la consommation excessive de graisses saturées (charcuterie, laitage entier, fromage, beurre) et de viandes rouges.

Certaines substances doivent alimenter notre cerveau pour qu’il entretienne convenablement notre mémoire :

– Le Dimethylaminoethanol ou DMAE, un élément naturel proche de la choline (un neurotransmetteur proche des vitamines du groupe B) et qui facilite la synthèse de l’acétylcholine (l’un des principaux neuromédiateurs de la mémoire) dans le cerveau. On en trouve dans les sardines et les anchois, les œufs (particulièrement riches en choline), soja, artichauts, brocolis, chou, choux de Bruxelles, foie, porc, boeuf, crevettes, cabillaud, morue, saumon, pignons de pin, amandes, germe de blé ;

– La Méthionine, un acide aminé, présent dans : la morue, le thon, les anchois, la volaille, le porc, le veau, le parmesan ;

– La Vitamine B1, essentielle au bon fonctionnement de la mémoire et du système nerveux en général. Très présente dans : le foie, les rognons, les oeufs, les flocons d’avoine, le chocolat, les graines de tournesol…

Et arrosez vos repas de thé. Le thé est, sans conteste, une plante bénéfique pour la mémoire à court et à long terme. Ses vertus anti-oxydantes jouent aussi un rôle «anti-âge» et préventif de certaines pathologies du vieillissement cérébral (Parkinson et Alzheimer), je vous en reparlerai dans un prochain article, ce n’est pas l’objet ici. Pour ne pas avoir de soucis de sommeil, passée une certaine heure, pensez au rooibos. Une petite pause à 16 ou 17 heures dans les révisions et c’est l’assurance de repartir du bon pied.

Avec tout ça, vous allez faire des merveilles. Attention n’attendez pas le dernier moment, l’apprentissage est une course de fond, la préparation est aussi importante que la compétition. Commencez des maintenant pour des échéances en juin, idéalement 1 mois avant, prenez vos rendez-vous de Réflexologie, commencez votre cure de compléments alimentaires, mangez et dormez sainement.

Et devenez, sans mutation génétique, plus efficace que Doogie… Les laboratoires du monde entier connaissent cette célèbre lignée de souris mutantes appelée Doogie, auxquelles la mutation d’un seul gène (NR2B)  permet d’apprendre trois fois plus vite que les autres rongeurs !

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Jean Valnet, le « Docteur Nature »


Connaissez-vous Jean Valnet autrement appelé « Docteur Nature » ? Tous ceux que l’aromathérapie intéresse doivent impérativement avoir déjà entendu parler du père de l’aromathérapie moderne… Retour sur la vie de ce chirurgien de guerre, né à Chalons en Champagne, le 26 juillet 1920 qui donna ses lettres de noblesse à l’utilisation médicale des extraits et essences de plantes.

Après avoir fait ses classes au Prytanée Militaire de la Flèche dans la Sarthe, le jeune Jean entre à l’école du Service de Santé Militaire puis à la Faculté de Médecine de Lyon où il est formé dans le service de dermatologie du Pr Maurice Fabre qui utilise beaucoup les plantes et compose ses préparations magistrales.

Il a 25 ans en 45 quand il obtient son titre de Docteur en Médecine, au sortir de la guerre et d’un engagement sans faille dans la résistance. Il est passionné par les vertus des plantes qui évitent bien des infections et contribuent à la guérison des blessés. Dans son laboratoire du Ministère des Armées, il teste les effets des huiles essentielles et publie des résultats scientifiques des plus intéressants, qui lui valent d’ailleurs de recevoir les Palmes Académiques en 1956.

En 1959, après avoir notamment et brillamment officié au Tonkin pendant la guerre d’Indochine (il y pansait les blessés avec des plantes et obtenait de superbes résultats),  il quitte l’Armée pour devenir médecin libéral dans le civil à Paris où il reçoit des personnalités connues. Il donne aussi des interviews, forme des confrères et publie des ouvrages tels que « Aromathérapie, se soigner par les essences de plantes » en 1964 ou « La Santé par les fruits, les légumes et les céréales » en 1967.

C’est en 1971 que le scandale arrive avec la parution de « Docteur Nature » qui lui vaudra une suspension du Conseil de l’Ordre des Médecins. Jean Valnet y répond par une demande de radiation, pied de nez qui lui permettra de consacrer le reste de sa vie à faire connaitre la phyto-aromathérapie moderne en toute liberté. Il poursuit ses recherches, écrit, donne des conférences dans le monde entier, organise des congrès de phytothérapie et d’aromathérapie, enseigne.

En 1985, il choisit de confier la réalisation de ses préparations au laboratoire Cosbionat, spécialisé dans la fabrication et le conditionnement de produits aux plantes. Depuis cette date, ce laboratoire se consacre exclusivement à l’aromathérapie familiale du docteur Valnet. Vous pourrez d’ailleurs télécharger gratuitement sur le site du Laboratoire un petit guide de l’aromathérapie au Quotidien très bien fait. Cliquez ici

Il meurt le 25 mai 1995 à l’âge de 74 ans d’une crise cardiaque après une vie bien remplie.

Médecin humaniste, précurseur et visionnaire, le Docteur Jean Valnet s’était très tôt alarmé « des dangers du tout chimique, désastreux pour la terre et la santé des hommes », ses paroles et ses actes dérangeaient parfois mais il a incontestablement fait avancer les connaissances en matière d’utilisation thérapeutique de ces trésors de la nature que sont les huiles essentielles. Qu’il en soit ici remercié. Nous autres, praticiens en approches complémentaires, utilisons l’aromathérapie pour ses vertus olfactives en premier lieu parce que nous savons que la lavande, les agrumes ou l’ylang-ylang pour ne citer que celles-là sont extrêmement relaxantes. Les plus expérimentés d’entre nous, savent faire une friction de gaulthérie sur un muscle douloureux, de cyprès sur des pieds échauffés ou déposer une goutte de menthe poivrée sur les tempes d’un migraineux. Et ceci en grande partie grâce aux recherches de Mr Valnet…

Pour aller plus loin et écouter le Dr Jean Valnet, regardez ce petit reportage de 5 mn aux archives de l’INA Cliquez ici pour la vidéo

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