Monthly Archives: juillet 2012

La Réflexologie : deux pieds mais aussi deux oreilles et une bouche

Chaque jour, j’ai l’occasion de me rendre compte combien les hommes et les femmes qui viennent me voir ont besoin d’être écoutés. Au-delà de leurs difficultés : insomnies, acouphènes, troubles du transit, douleurs dorsales et j’en passe, ils ont des choses à dire, des « mots » restés silencieux qui se sont transformés en « maux » (l’expression idiomatique est rabâchée, vous la connaissez surement) bien sonores ceux-là. C’est que de plus en plus recherchent une écoute spécifique, active, centrée,  en complément des soins médicaux, chirurgicaux ou médicamenteux. Et en effet, il n’est pas rare que l’heure qu’occupe la séance de Réflexologie soit aussi le temps d’un dialogue apaisé, de confidences sincères, sans jugement. Et contrairement à ce que peuvent penser certains, cela ne suit pas à la détente, au contraire. Combien de personnes, après m’avoir confié l’objet de leur stress ou de leur contrariété, s’endorment dans le dernier quart d’heure parfaitement apaisées, pendant que mes mains terminent leur travail au pied…

 

J’aime l’expression de Jacques SALOME qui parle d’une « écoute dense », « tissée de silence et d’acceptation, prolongée par des regards, soutenue par une respiration et une présence », « une écoute qui permet réellement à celui qui parle d’entendre ce qu’il dit ». Cela permet de ne pas réduire la personne à l’état de porteur de symptômes mais de le considérer dans sa globalité, corps et esprit ensemble, dans le respect d’une pratique holistique. Cela rend aussi une intégrité à la personne : ce n’est pas une « fibromyalgie » que je reçois mais Mme Unetelle qui souffre de douleurs musculaires chroniques. Cela change tout.

Dans ce cadre, j’aime à penser qu’en plus de mes séances de Réflexologie, je dispense des « Soins Relationnels ». C’est-à-dire une écoute attentive des symptômes et de l’histoire de la personne qui vient me voir. Les bénéfices sont multiples : cela permet parfois de mieux accepter un traitement lourd comme une chimiothérapie par exemple, cela conduit d’autres fois à comprendre le message envoyé par la maladie, cela amène à déculpabiliser ces douleurs qu’on dit « nerveuses » ou  « psychosomatiques » etc. D’un point de vue émotionnel, cela permet à la personne de se réconcilier avec son corps, cela lui redonne confiance en ses capacités à guérir, cela lui permet de lâcher-prise.

C’est valable pour l’enfant que l’on m’amène pour des tics, une hyperactivité ou une énurésie (ces enfants ont beaucoup de choses à dire, si l’on prend le temps de les écouter), c’est extraordinaire pour ces cadres qui viennent me voir pour leur dos ou leurs troubles du sommeil (qui passent leurs journées à parler business mais ont si peu souvent l’occasion de parler d’eux), c’est du bonheur pour ces seniors qui souffrent de solitude (qui ont tant de choses à dire de leur vie passée et future qu’ils n’osent pas envisager), bref tout le monde (ou presque, parce que certains quand même ont envie de silence et ça se respecte).

« Combien d’attentions, de sourires, de regards déposés sur un corps en souffrance agissent comme des baumes apaisants » écrit encore Jacques SALOME, autant dire que je vérifie cela quotidiennement au Cabinet lorsque je vois des yeux accueillis inquiets dans ma salle d’attente, repartir sereins après la séance de Réflexologie.

Category: La Réflexologie

La Mastication (ou Le Secret d’une Digestion Réussie)

Les personnes qui viennent me voir en Réflexologie me parlent souvent de leurs difficultés digestives : remontées acides, lourdeurs gastriques, ballonnements, problèmes de transit etc. Selon les cas, le tube digestif semble concerné dans toute sa longueur. Invariablement, je demande : « Est-ce que vous prenez le temps de manger tranquillement ? Est-ce que vous mâchez bien ? » et régulièrement on me répond : « Non, pas assez… ». En effet, on avale un repas sur un coin de bureau ou devant la télévision distillant des informations optimistes, on court, on se nourrit sans réfléchir à ce que l’on ingurgite.

 

Il est pourtant ESSENTIEL de prendre le temps de manger et surtout de bien mastiquer, sinon on s’expose à toutes sortes de symptômes cités plus haut. Parce que les papilles n’auront pas le temps d’informer le cerveau qui organise la digestion, l’assimilation et l’élimination si nous avalons trop rapidement. En effet, le cerveau agit comme un « scanner » en analysant les aliments afin de prévoir la sécrétion des sucs gastriques, en calculant la quantité de sels minéraux, enzymes, vitamines, lipides, glucides, protides, amidons et sucres. Rappelons-nous aussi que c’est sous la langue que les oligoéléments sont le mieux absorbés.

En avalant sans mâcher, on risque également le surpoids parce que l’appétit ne sera pas coupé au niveau de la bouche mais lorsque l’estomac sera plein, donc trop tard. En effet, la satiété ne dépend absolument pas de la quantité que nous mangeons mais de la façon dont nous mangeons. Il est possible de maigrir en mangeant moins, sans avoir faim, grâce à une meilleure mastication. De même, il est bien difficile de perdre du poids, même en réformant son alimentation, si on avale sans mâcher.  Je suis toujours effarée de savoir qu’aucun régime amaigrissant ne fait de place à la mastication…

France GUILLAIN dans son livre « Mastiquer, c’est la santé » explique que «  le manque de mastication est probablement l’un des plus grands défauts alimentaires dans les pays développés ». Notre estomac est incapable de broyer et pulvériser les aliments donc, si nous avalons sans mâcher suffisamment, les aliments y stagnent et fermentent durant des heures entrainant des remontées, des aigreurs ou excès d’acidité. Et le même phénomène se produit dans l’intestin grêle (il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre que la paroi extrafine de nos intestins ne supporte pas les végétaux en grosses mollécules mal dégrossies et non digérées) puis dans le colon, et l’on se plaint de lourdeurs, de ballonnements, de spasmes, de météorisme.  De plus, tout ce qui est  mal broyé risque d’être éliminé sans que l’organisme n’ait pu en tirer profit. Quel dommage de faire des combinaisons alimentaires intelligentes et d’acheter des aliments de qualité pour ne pas en profiter… Si en plus, on considère le fait que notre tube digestif est tapissé de neurones producteurs de neurotransmetteurs similaires à ceux produits par le cerveau, on comprend à quel point la digestion est importante pour le bienêtre émotionnel et comment une mauvaise assimilation peut rejaillir sur l’équilibre psychique.

 

Et puis, pensons aussi à notre système immunitaire qui doit être informé de ce qui pénètre dans notre organisme. Et c’est dans la bouche que notre cerveau détecte, reconnait et identifie les molécules qui composent nos aliments… Si on lui en laisse le temps ! A ce sujet, le test de leucocytose digestive est éloquent. Il consiste à mesurer les leucocytes dans le sang avant et après le repas. Ceux-ci augmentent de façon variable selon le mode de cuisson et d’assaisonnement des aliments consommés. Ce test illustre la façon dont notre système immunitaire réagit à l’entrée dans notre organisme d’agents potentiellement pathogènes, pourvu qu’on lui permette de le faire.

Bref, vous l’aurez compris, il faut mâcher…

Apprenons donc à nos enfants à mastiquer, et ne les pressons pas sans cesse. Il vaut mieux qu’ils mangent moins en ayant bien maché, que beaucoup goulument. La mastication est spontanée, naturelle, innée, elle se perd avec l’éducation et le rythme de vie. Je connais des établissements scolaires où tout est calculé pour que le repas soit ingurgité en 20 minutes chrono, quelle hérésie ! Et ce sont souvent les mêmes restaurants scolaires dans lesquels on vous parle de menu bio et de lutte contre l’obésité… Tant que nous y sommes, asseyons nous à table avec nos enfants, montrons leur l’exemple, faisons des repas un moment de convivialité. J’entends des parents se plaindre de ce que leur enfant ne déjeune pas le matin et lorsque je leur demande ce qu’eux-mêmes prennent au petit déjeuner, ils me répondent souvent : « oh, moi je bois juste une tasse de café debout dans la salle de bain »…  Sans commentaire…

Bien entendu, si ces conseils ne suffisaient pas, offrez vous des séances de Réflexologie qui, en alliant détente et conseils naturopathiques, sauront vous aider à retrouver une digestion confortable. Et puisque le temps des vacances est là, profitez-en pour vous « entraîner » et revenez à la rentrée avec une digestion prête à attaquer la nouvelle année… en mastiquant.

BELLES VACANCES !

(Je suis toujours preneuse de vos commentaires concernant ce blog et cet article, n’hésitez donc pas)

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