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LA REFLEXOLOGIE, UN ADJUVANT NATUREL DANS LE TRAITEMENT DU CANCER

La Réflexologie comme adjuvant du traitement du cancer

La Réflexologie comme adjuvant du traitement du cancer

Mon blog aura 2 ans le mois prochain et je m’autorise seulement à écrire un article sur le cancer. Il faut dire que la littérature est riche sur ce sujet et que les approches sont multiples. On lit tout et n’importe quoi, on écrit tout et n’importe quoi. Par respect pour les personnes atteintes par la maladie et par honnêteté, je veux préciser avant tout que cet article ne fournira évidemment pas de solution miracle mais indiquera pourquoi la Réflexologie devrait être inscrite dans le parcours de soin de toute personne atteinte du cancer.

Le Dr Luc BODIN écrit que « le cancer est une  maladie qui atteint l’individu à tous les niveaux de son être » : le physique, bien entendu, mais aussi le psychique, l’énergétique et même le spirituel très souvent. C’est la raison pour laquelle il convient de l’attaquer sur tous les fronts.

Sur le plan physique, heureusement, dans notre pays, les traitements conventionnels sont mis en place rapidement : chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie etc. et sur le plan psychique, les services d’Oncologie proposent tous une prise en charge psychothérapique (on parle maintenant de psycho-oncologie), composée de consultations individuelles, en couple ou même familiales, de groupes de paroles pour le malade ou son entourage, de soins de support divers et variés tels que kinésithérapie, diététique, esthétique etc.

Pourtant, je reçois régulièrement des personnes atteintes du cancer qui sont démunies sur le plan moral, qui sont fatiguées, qui subissent les effets secondaires des traitements conventionnels comme une fatalité, qui ne supportent plus leur corps, qui se sentent (à tort ou à raison) incomprises par leur entourage. Ces personnes cherchent aussi parfois un sens à leur maladie et ne trouvent personne qui puisse les y aider. Non pas que le soutien psychologique proposé par les unités de soin ne soit pas efficace, loin de là, c’est juste que certaines personnes n’ont pas envie « d’aller parler » comme on dit, d’autres ne supportent plus le décor clinique, d’autres encore n’osent pas se plaindre à l’équipe médicale.

La Réflexologie est d’une efficacité rare dans l’accompagnement de toutes ces personnes.

1 – Sur le plan Physique, la Réflexologie remonte la vitalité et augmente l’élimination et la détoxification

Les études sur les effets bénéfiques de la Réflexologie sur la qualité de vie des patients atteints de cancer sont nombreuses, dont certaines consultables ici.

Ces études, comme le rapporte site passeportsante.net (voir ici) révèlent que beaucoup de patients perçoivent une amélioration de leur qualité de vie, une diminution de leurs symptômes émotionnels et physiques, une diminution de leur état d’anxiété, un sentiment de relaxation et une amélioration de leur état de santé général et de leur bien-être.

Cancer 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Quotidien du Médecin rapporte même une étude clinique donnant  certains résultats prometteurs chez des femmes atteintes d’un cancer du sein. Les chercheurs ont évalué l’effet de la réflexologie sur les effets indésirables de la chimiothérapie. Ils ont constaté une baisse statistiquement significative des nausées, des vomissements et de la fatigue chez les patientes ayant reçu des séances de réflexologie, comparativement à celles du groupe témoin. D’autre part, les résultats suggèrent que, comparativement au traitement usuel, la réflexologie et le massage apportent des améliorations significatives sur la qualité de vie après l’opération.

En bref, cela n’est plus à démontrer, et les personnes que je reçois régulièrement me le confirment, la Réflexologie améliore très significativement le quotidien des malades. Ils supportent mieux les traitements, dorment mieux, sont plus optimistes et positifs. Les traitements mieux supportés sont souvent plus efficaces, ils prennent moins d’antalgiques, en cas de chirurgie ils cicatrisent mieux. La communication avec l’entourage est plus sereine, une activité physique douce peut parfois être reprise. (Lire ici)

Sur le site de l’Hôpital TENON à la page Oncologie Médicale, en partenariat avec l’Université Pierre et Marie Curie, on trouve même une longue information sur la Réflexologie et ses effets bénéfiques en accompagnement de traitements du Cancer.

Il ne faut donc pas sous-estimer l’action de la Réflexologie, reconnue maintenant par le monde médical.

2 – Sur le plan moral, une écoute bienveillante, une parole libérée

Pendant la séance de Réflexologie, je le dis souvent, on verbalise beaucoup. Je me trouve régulièrement  en face de personnes qui parlent énormément  avant de confesser : « Je n’ai jamais dit çà à personne » ou « Je garde tout pour moi depuis toujours » ou encore, entendu récemment : « Mon entourage dit que je suis une tombe » (on devrait réfléchir aux mots qu’on emploie parfois).

Et cette verbalisation, mes amis psy (psychiatres, psychologues, psychothérapeute, psychanalystes) le savent bien, fait un bien fou. Les Réflexologues ne sont pas titulaires d’un DESS en Sciences Humaines et Psychologie, et encore moins Docteurs en Médecine, donc lorsque les confidences ou les attentes des personnes dépassent nos compétences, nous les orientons vers des professionnels, la pompe est amorcée. Et puis, dans un certain nombre de cas, le simple fait de parler suffit à rétablir l’équilibre émotionnel.

Parfois même, la séance de Réflexologie devient l’occasion avouée de se confier, pour des personnes qui étaient absolument réfractaires à toute démarche de cure par la parole.

3 – Décodage Biologique

Il faut être prudent avec cette notion pourtant très intéressante du décodage biologique tant elle a été employée de manière excessive et abusive par de nombreux thérapeutes peu scrupuleux. C’est parfois salvateur de comprendre ce qui a pu, dans notre vie passée, faire que l’on fragilise tel ou tel organe, que l’on entame son immunité de manière si importante, que l’on somatise à tel ou tel endroit.

Certaines personnes me disent que ça les rassure de comprendre que la maladie « ne leur est pas tombée dessus par hasard », que cela donne un sens à ce qui leur arrive. En revanche, cela ne dispense JAMAIS, au grand JAMAIS, de suivre ses traitements médicaux. Parce que même si l’on comprend comment le psychique a pu parfois abîmer le corps, dans tous les cas, le corps a besoin d’être réparé.

Et puis, pour certaines personnes, c’est le contraire. Elles ne sont pas prêtes à entendre que peut être la maladie a t’elle un sens, que peut être ont-elles fait le lit de cette maladie en vivant douloureusement un traumatisme passé. Elles vivraient cela comme une culpabilité : « c’est ma faute, je me suis rendue malade » et cette attitude leur serait délétère. Et dans ce cas, l’approche réflexologique reste basiquement organique. Et c’est très bien aussi. J’ai coutume de dire que l’important est d’arriver à la destination que l’on s’est fixée, peut importe que ce soit par l’autoroute en recherchant la vitesse ou par la route nationale en privilégiant le paysage.

C’est toute la compétence du(de la) Réflexologue de sentir, de déceler ce qui sera bénéfique pour la personne en répondant à ses attentes, et non en imposant un mode de fonctionnement.

4 – Un Cabinet « hors les murs »

Je le disais plus haut, certains patients n’en peuvent plus du cadre hospitalier. Ils le fréquentent pour leurs séances de chimio, puis pour la radiothérapie, puis pour rencontrer leur oncologue, puis encore pour des examens de contrôle, puis pour… L’overdose les guette. Et même s’ils sont reconnaissants aux équipes médicales de la prise en charge et des résultats atteints, ils apprécient de venir dans un cadre différent, non médicalisé, pour une heure de lâcher-prise.

Cancer 3

Nombreux sont les malades qui me disent en arrivant qu’ils aiment les odeurs d’huiles essentielles, la musique douce, le soleil qui filtre par la fenêtre, l’absence de blouse blanche. Ils peuvent pour un moment oublier la maladie s’ils le souhaitent mais ils savent aussi qu’ils peuvent en parler s’ils en ont envie. Un (une) Réflexologue sérieux sait ce qu’est une « chambre implantable », ce que veut dire « ambulatoire », « biopsie » ou « mastectomie ».

Dans le calme du Cabinet, on peut même terminer la séance par quelques minutes de relaxation ou de méditation guidée.

Evidemment, pour les personnes qui ne sont pas mobiles, la Réflexologie vient à elles…

5 – Conseils en Hygiène de Vie et Compléments Alimentaires

Comme l’organisme a fort à faire dans son combat contre la tumeur, il faut le soulager de tout travail de détoxication en évitant autant que faire se peut tous les polluants, le tabac, l’alcool, les drogues, l’alimentation toxique.

Il faut aussi lutter contre les émotions négatives, le manque de sommeil, la sédentarité.

Au cours d’une séance de Réflexologie, tout cela est abordé. On envisage des manières de se mettre dans les meilleures conditions pour  combattre la maladie. On peut avoir recours à des compléments alimentaires pour prolonger les effets bénéfiques de la Réflexologie entre 2 séances. Ainsi, on sait maintenant que la propolis renforce l’effet de la chimiothérapie, que les acides gras omégas 3 améliorent les effets de la radiothérapie mais aussi que la phytothérapie propose des remèdes naturels pour lutter contre les addictions, les insomnies, ou encore que les Fleurs de Bach sont très utiles pour résister à la peur. Evidemment, on conseillera toujours à la personne d’être en totale transparence avec son médecin afin que celui-ci confirme qu’il n’y a pas d’interaction avec les traitements conventionnels en cours.

Puis, on pourra conseiller des lectures, la pratique d’activités physiques douces, des musiques etc afin que le malade soit actif dans sa guérison. J’entends régulièrement des personnes me dire que depuis l’annonce de la maladie, elles ont énormément changé leur façon de voir les choses. Une dame me disait encore tout récemment : « je profite doublement de chaque moment, je m’émerveille pour tout, je m’aperçois qu’avant (le cancer, ndlr) j’avais oublié de vivre ».

Parce qu’elle est efficiente sur tous les plans de l’être, la Réflexologie a une place pleine et entière dans le traitement du Cancer. Pensez-y et faite-le savoir. Les annuaires de la Fédération Française de Réflexologie et de la Fédération Française des Praticiens en Réflexologie vous indiqueront des praticiens de confiance qui ont suivi la formation d’une école agréée, réussi un examen sanctionnant l’acquisition de leurs connaissances théoriques et pratiques, qui ont tous signé une Convention de Déontologie gage de leur sérieux. Vous pouvez également faire confiance à un(e) Réflexologue certifié(e) par l’Ecole d’Elisabeth BRETON récemment reconnue par l’Etat. Ne confiez jamais votre santé à un interlocuteur qui ne soit pas agréé par une de ces Fédérations ou par cette Ecole.

 

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(Comme pour chaque article, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques ci-dessous et à jeter un oeil dans ma boutique où vous trouverez des idées de lectures et même un film cette fois-ci)

 

QUELLE EST LA PLACE DE LA REFLEXOLOGIE DANS LA MEDECINE INTEGRATIVE ?

« Médecine Intégrative », voilà une nouvelle expression que l’on entend de plus en plus…

Cela fait une trentaine d’années que les Drs Andrew Weil et David Eisenberg ont développé ce concept qui consiste à associer les médecines dites « conventionnelles » et les approches complémentaires en une seule et même démarche de soin.

Andrew Weil, jouissant d’un extraordinaire pouvoir médiatique (il a fait 2 fois la Une de Times Magazine en 1997 et 2005) a beaucoup œuvré au développement de  cette approche, en créant en 1994 le premier programme de Médecine Intégrée à l’Université de l’Arizona. Lui-même est diplômé de Harvard, en Botanique et en Médecine, ce qui explique sa compréhension du monde végétal et son attirance pour les solutions naturelles d’une part, en même temps que son approche scientifique et cartésienne de l’autre.

Andrew Weill Time Cover 2 Andrew Weill Time Cover

Avec David Eisenberg qu’il a rencontré à Harvard, ils ont donc formalisé l’idée que, pour venir à bout d’une pathologie, il est intéressant  d’utiliser tous les outils à disposition, des plus actifs et rapides : la médecine conventionnelle et l’allopathie, aux plus subtils et profonds : les médecines douces ou complémentaires.

C’est une immense avancée parce que, grâce à eux, le courant de la Médecine Intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. Un consortium, formé de 58 facultés de médecine aux États-Unis,  4 au Canada et 3 au Mexique en fait la promotion (clic). Il a permis d’en introduire l’enseignement dans les programmes de médecine et de faire progresser la recherche sur les approches complémentaires. La création, par les « National Institutes of Health » aux États-Unis, d’un organisme visant le financement de la recherche sur ces approches a favorisé grandement cette évolution. Et il faut savoir que l’OMS commence à s’intéresser à une pratique quand elle est enseignée à l’Université… Pour le moment, rien de ce côté-ci de l’Atlantique mais ce n’est sans doute qu’une question de temps. Tous les espoirs sont donc permis.

Ainsi donc, on peut imaginer que bientôt, en même temps que le gynécologue, par exemple, prescrira un traitement médicamenteux pour venir à bout d’une endométriose, il prescrira aussi des séances de sophrologie, d’acupuncture ou autre. Il est envisageable que le protocole mis au point par l’oncologue fasse une place à de l’aromathérapie, de l’hypnothérapie ou de la chromatothérapie. Il se peut aussi qu’un jour votre médecin traitant, en plus de votre sachet quotidien de laxatif pour combattre votre constipation chronique, vous conseille de consulter un(e) praticien de Médecine Chinoise ou un auriculothérapeute…

Et quand j’écrivais en 2012 que je rêvais de voir un jour peut être médecine traditionnelle et approches complémentaires marcher main dans la main, je ne croyais pas si bien dire… (Relire l’article ici)

Et voilà pourquoi je refuse le terme de Médecine Parallèle (les parallèles ne se rencontrent jamais, on apprend cela à l’école), alternative (obligation de choix entre 2 possibilités), non-conventionnelles (qui ne correspondraient pas à une règle de conduite admise au sein d’un groupe social), même douce ne me sied pas (allez vous faire masser les pieds par un médecin chinois et vous reviendrez me dire si c’est doux)… Utilisons définitivement le terme de complémentaire, tellement adapté et, dans ce contexte de Médecine Intégrative, profondément juste et exact.

Les 2 démarches sont terriblement efficaces lorsqu’elles sont combinées : on fait disparaître le symptôme, on répare le corps physique (Médecine Occidentale, allopathie) et on soulage l’émotionnel, en même temps qu’on cherche l’origine du mal (Approche Complémentaire). Je dirais même qu’elles sont indispensables l’une à l’autre :

  • Il m’arrive souvent d’envoyer une personne chez son médecin pour vérifier que la thyroïde fonctionne bien, ou pour une prise de tension, ou un bilan sanguin
  • De même que je vois souvent arriver des personnes qui ont magnifiquement été prises en main au niveau médical mais qui sont dans un état de stress important, qui ont besoin qu’on les écoute, ou qu’on cherche avec elles ce qui les rend tellement malades

 

Quand on néglige l’une ou l’autre des 2 approches, on néglige le malade. Ainsi que le disait Thierry Janssen à propos de son expérience de Chirurgien Urologue, lorsqu’on retire la prostate à un homme atteint d’un cancer, on a guéri le cancer mais pas le malade, il reste toute l’approche émotionnelle, énergétique, psychologique à traiter. Et l’inverse est vrai, les praticiens de « pseudo-médecine alternative » qui prétendent soigner les pathologies sans soulager d’abord le corps physique, sont dangereux.

Lire au sujet de la Médecine Intégrative l’article du Dr RUEFF : ici ou son livre préfacé par le Pr MONTAGNIER :Commander

Quelle magnifique opportunité que cette Médecine Intégrative. Mon professeur de Réflexologie disait : « D’abord on soulage le corps (le symptôme physique, ndlr), cela laisse le champ libre à l’émotionnel, celui qui souffre physiquement ne peut pas réfléchir posément » mais elle ajoutait aussitôt « La guérison du corps ne peut pas intervenir si l’émotionnel ne donne pas son feu vert ». D’où l’intérêt de travailler conjointement.

Evidemment, dans ce schéma la Réflexologie a toute sa place parce qu’elle est déjà « intégrative » en elle-même. On emploie le terme de « holistique », elle considère l’être humain dans sa globalité : corps + esprit. Si vous allez voir votre Réflexologue pour une crise de sciatique, il va travailler sur les zones réflexes concernées : sciatique, sacrum-coccyx-lombaires, surrénales etc. mais il va aussi vous demander dans quelles circonstances émotionnelles cette crise est apparue et chercher avec vous ce qui, dans votre vie, favorise la survenue de cette pathologie : sommeil, alimentation, activité physique, stress etc. La Réflexologie est donc toute indiquée pour être intégrée à un protocole de soin complet.

Et partant du postulat que «qui peut le plus, peut le moins », le Réflexologue est aussi capable de travailler en silence et de se cantonner à de la relaxation profonde. Quelle polyvalence et quelle richesse pour les jours où le corps est trop douloureux, où il faut faire taire la tête, où la fatigue prend toute la place.

En 2012, mon article (cité plus haut) prenait l’apparence d’un coup de gueule tant j’avais l’impression que les 2 approches n’allaient jamais se retrouver, aujourd’hui c’est un cri du cœur quand j’entends que la Médecine Intégrative s’installe partout, exemple ces séances de Réflexologie au Centre d’Accompagnement Anti-Cancer de Moulins : voir

Et dire que Platon le disait déjà 350 ans avant notre ère : « Que les thérapeutes séparent l’esprit du corps est une grande erreur de notre époque lors du traitement des êtres humains « 

Patience et longueur de temps…

 

 

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous. Il y aura forcément à dire sur ce vaste thème…

 

 

 

Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un « 8 – Faites de la Réflexologie », ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

BROMELAINE : UNE ENZYME A TOUT FAIRE

Si vous consultez un temps soit peu les sites de médecine naturelle, si vous feuilletez les journaux spécialisés, si vous êtes abonnés à une newsletter sur le thème de la santé par les plantes, vous n’avez pas pu passer à côté de la Bromélaïne. Cette panacée issue de la tige d’ananas. Le temps est venu de faire une synthèse de toutes les informations disponibles sur le sujet…

La Bromélaïne est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas

Définition

La Bromélaïne est une enzyme (c’est-à-dire un composé facilitant une réaction chimique) protéolytique (c’est-à-dire qui découpe les protéines en molécules plus petites) issue de l’ananas et particulièrement de sa tige dans laquelle elle est très concentrée.

L’ananas, en botanique, fait partie de la famille des Broméliacées, d’où le nom de la principale enzyme qu’il contient : Bromélaïne.

Quels sont ses bienfaits ?

Ils sont nombreux

–          Protéolytique : nous l’avons vu ci-dessus, vertu particulièrement intéressante pour « ronger » toutes les formations surnuméraires dans l’organisme : polypes, kystes, tumeurs, verrues, fibromes

C’est si vrai que dans les plantations d’ananas, le contact répété avec la sève riche en Bromélaïne efface  les empreintes digitales des ouvriers

–          Anti-inflammatoire : en agissant sur la production de prostaglandines pro-inflammatoires

–          Antalgique : en agissant sur la bradykinine, impliquée dans le mécanisme de la douleur, et de manière dose-dépendante (plus on en consomme, plus ses effets sont importants)

–          Anti-œdémateuse : particulièrement indiquée en cas de cellulite associée ou non à une obésité et une rétention d’eau

–          Immunostimulante

–          Cicatrisante

–          Anti tumorale

–          Anticoagulant

–          Etc

Au vu de ces vertus, on l’utilisera donc :

–          En post-opératoire : elle permettra de résorber les œdèmes, réduire les hématomes, soulager la douleur, diminuer l’inflammation, accélérer la cicatrisation (de nombreuses études quant à la supplémentation en Bromélaïne existent en chirurgie dentaire, ophtalmique, esthétique… )

–          En cas de brûlure, plaie, traumatismes ostéo-articulaires (foulures, entorses…)

–          En rhumatologie, la Bromélaïne a démontré son efficacité sur les tendinites, arthroses, poussées d’arthrite (lire à ce sujet les résultats de l’étude randomisée en double aveugle sur l’efficacité de la Bromélaine face au Diclofénac (http://www.systemicenzymesupport.org/references/akhtar2004.pdf )

–          Dans tous les cas d’inflammation ou de maladie inflammatoire

–          En cas de phlébite, athérosclérose, hypertension

–          En cas de régime amaigrissant

–          Enfin, elle devrait toujours être associée à la prise d’antibiotiques dont elle améliore l’absorption et dont elle potentialise l’efficacité

Cas particulier de la Bromélaine en supplémentation des traitements cancéreux

De très nombreuses recherches ont lieu actuellement dans ce domaine. On sait aujourd’hui que la Bromélaïne est efficiente :

–          Sur l’état général du malade

–          Sur les effets secondaires des traitements conventionnels

–          En postopératoire

–          Sur la destruction des cellules cancéreuses et leur prolifération

–          Sur la convalescence

Il n’est évidemment pas question de la proposer actuellement comme traitement alternatif mais comme adjuvant à coup sûr. Des études depuis le début des années 70 montrent que les patients supplémentés en Bromélaïne voient la disparition de certaines tumeurs et une diminution des métastases.

On lira avec beaucoup d’intérêt sur ce sujet l’article de Principes de Santé : http://www.principes-de-sante.com/article/therapies-bromelaine-et-cancer-livre-dr-bodin.html ainsi que le livre du Dr Bodin ici qui cite très précisément toutes les études.

Les effets secondaires

Ils sont quasiment inexistants. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans s’abstiendront cependant d’en consommer. De même que les personnes suivant un traitement fluidifiant.

Enfin, certaines personnes peuvent être allergiques à l’ananas.

Comment la consommer ?

Après l’inventaire de tous ces bienfaits, vous n’avez qu’une seule envie : manger des ananas en quantité et à tous les repas. Malheureusement, la Bromélaïne n’étant présente qu’en faible quantité dans la pulpe de l’ananas, il faudrait ingérer une quantité astronomique de fruits ou boire des litres de jus frais pour espérer déclencher un début d’action thérapeutique pour l’organisme. De plus, ce régime quotidien serait délétère pour le système digestif.

Par ailleurs, la tige est très concentrée en Bromélaïne mais on ne peut la consommer telle quelle, d’autant plus que les producteurs piquent régulièrement dans la tige pour y injecter engrais, pesticides et autres agents chimiques.

Enfin, la Bromélaïne est détruite par la cuisson et s’oxyde au contact des métaux.

La meilleure solution est donc, et de loin, de la consommer pure, en gélules.

 

Quelle Bromélaïne choisir ?

Choisissez absolument une Bromélaïne pure et concentrée, extraite par Chromatographie (un procédé qui permet d’isoler la Bromélaïne des autres composants, même polluants nocifs), et Bio de préférence.

Certaines publications indiquent qu’il faut choisir une présentation en gélules gastro-résistantes mais on sait maintenant que ce n’est pas nécessaire puisque la Bromélaïne résiste à l’acidité stomacale.

Enfin, vous vous assurerez de sélectionner une formule suffisamment concentrée, supérieure à 1500 GDU/gramme.

Pourquoi pas l’Extranase commercialisé en pharmacie depuis 1969 ? Parce qu’il est faiblement dosé en Bromélaïne (200 GDU pour 9 comprimés journaliers) et surtout parce qu’il contient entre autres excipients du dioxyde de titane.

Mode d’administration

La demie-vie (temps mis par une substance pour perdre la moitié de son activité pharmacologique) de la Bromélaïne dans l’organisme est de 6 à 9 heures, il faut donc fractionner les prises dans la journée, de manière à ce qu’il y en ait en permanence un taux suffisant circulant dans le sang.

On prendra ainsi la Bromélaïne en 3 fois, et de préférence à distance des repas, afin qu’elle ne soit pas mélangée au bol alimentaire.

Pour toutes les pathologies lourdes ou chroniques, la cure durera plusieurs mois et sera assortie d’une supplémentation en Vit C et Vit D.

On prendra 1 gramme par jour, pouvant aller jusqu’à 2 grammes (notamment en analgésie) sans craindre la dose toxique qui semble être bien supérieure à 5 grammes journaliers.

En prévention, on fera une ou deux cures annuelles, d’un mois chacune à raison de 750 mg/jour.

La Bromélaine est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas Victoria

Voilà, j’espère avoir éclairé votre lanterne sur cette fameuse Bromélaïne dont tout le monde parle et dont l’impressionnante liste de vertus en fait la 13ème plante la plus vendue en Allemagne. Elle fait actuellement l’objet de recherches concernant son efficacité sur les maladies auto-immunes : SEP, diabète de type 1, Maladie de Crohn, PCR. Nul doute que l’on n’a pas fini d’en parler. Au moins après la lecture de cet article serez-vous également convaincu.

Si vous cherchez une bonne Bromélaïne, j’ai évidemment une chouchoute à vous conseiller, n’hésitez pas à me demander ses coordonnées, et à me laisser tout commentaire à votre convenance ci-dessous.

J’ajoute un lien vers cet article de Medisite très complet également sur la Bromélaine : Clic

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (3ème et dernière Partie)

Nous voici donc au troisième et dernier volet de ce dossier sur la Méditation de Pleine Conscience. Dans le 1er article, nous avions défini la « Méditation », son intérêt, et comment l’on pouvait commencer à s’entraîner, puisqu’il s’agit là véritablement d’une pratique régulière. Dans le 2nd, nous avions approfondi la notion de « Pleine Conscience » qui consiste à accepter les choses telles qu’elles sont et à les vivre véritablement. (Liens disponibles pour ces 2 premiers articles ci-dessous). Dans cette 3ième et dernière partie, nous aborderons ce qui constitue le résultat de cette pratique : le bonheur.

Christophe André définit le bonheur comme un état de bien-être « conscient ». Lorsque l’on est capable de se dire « ce que je suis en train de vivre est merveilleux, quelle chance, quel instant de grâce » alors « le bien-être se transcende en bonheur » explique t’il. Il faut être capable d’avoir conscience du moment présent pour saisir le bonheur et c’est justement ce que permet la méditation de pleine conscience : être là, ici et maintenant, vivre l’instant présent.

Bien entendu, il ne s’agit pas de devenir des « ravis de la crèche », benêts et toujours souriants quoiqu’il arrive. Il est question de devenir réceptif à la multitude d’instants de bonheur que nous propose une journée. Les méditants, parce qu’ils sont entrainés, parce qu’ils ouvrent régulièrement leur esprit au moment présent, saisissent le bonheur quand il est là.

Même quand une journée a été particulièrement éprouvante à tous points de vue, quand après une journée de travail particulièrement harassante, vous êtes allé chercher votre voiture chez le garagiste, réglé la facture dont votre compte bancaire se serait bien passé et pris des nouvelles de votre vieux papa souffrant, le méditant que vous êtes saura prendre le sourire de votre épouse comme un cadeau du ciel, ou déguster le câlin du petit dernier comme le plus beau des moments de tendresse. Alors que lorsque nous subissons notre vie, nous ne voyons pas les parenthèses de bonheur qu’elle nous offre. Reprenons le cas de la personne qui rentre chez elle après une mauvaise journée, sa mine renfrognée fera fondre le sourire de son épouse en un quart de seconde et s’enfuir le petit dernier dans sa chambre. Et à une mauvaise journée succèdera sans doute une mauvaise soirée. Ou bien, l’épouse compréhensive sera tout de même accueillante et le petit démonstratif mais le papa inquiet ne s’en rendra même pas compte… Alors n’y a-t-il pas urgence à méditer ?

Ce qui est merveilleux avec la pleine conscience, c’est que non seulement on n’est pas pollué par le passé (il y a une heure, l’an dernier ou quand j’étais petit) puisqu’on sait être ici et maintenant, mais aussi on n’a pas peur de l’avenir, pour les mêmes raisons. Bien entendu, lorsqu’on est allongé dans l’herbe main dans la main avec son amoureux à regarder passer les nuages, ce n’est pas pour la vie, il y a un moment inéluctable où il va falloir se lever et reprendre sa route, mais on n’y pense pas, parce qu’on vit l’instant présent. On ne se dit pas : « il faut que j’apprécie ce moment, ça ne va pas durer » parce que çà, c’est déjà être ailleurs. On ne s’accroche pas au bonheur, on le vit.

C’est une notion un peu floue pour les pessimistes, qui préfèrent souvent se priver du bonheur pour ne pas avoir à souffrir de sa disparition, et c’est pour cela que la méditation leur est tout particulièrement recommandée. Parce que le moment de bonheur que l’on vit intensément, en conscience, ne peut jamais nous être retiré, même lorsque l’adversité survient. J’aime penser à Alice SOMMER qui vient de s’éteindre à l’âge de 110 ans, le sourire aux lèvres, après avoir survécu à l’horreur de l’holocauste et à l’épreuve du cancer, et dont les observateurs affirment que c’est son optimisme qui lui a permis de vivre heureuse si longtemps.

Alice Sommer

Alice Sommer

Lorsque l’on n’est pas, comme Alice Sommer, naturellement pourvu de cette aptitude au bonheur et à la gratitude, c’est là qu’intervient la Méditation. Et il faut s’entraîner. Parce que, plus on pratique, plus on progresse, et plus on progresse, plus on est performant, y compris en dehors de toute session d’entraînement. Un peu comme un joueur d’échecs, qui même lorsqu’il n’est pas devant son échiquier, est un vrai stratège, mettant intuitivement sa logique à l’épreuve en toute circonstance. De la même manière, le méditant éprouvera les effets positif de la méditation quotidiennement, même lorsqu’il sera occupé à autre chose qu’à méditer. Nous comprenons aisément la nécessité de pratique régulière pour le sport, l’apprentissage d’une langue, ou pour une activité intellectuelle, il en est de même pour la Méditation. Et la volonté et l’intention ne suffisent pas, parce que sans cette « gymnastique de la conscience » comme l’appelle Christophe André, notre esprit redevient instable, impatient, ingrat.

J’espère vous avoir donné envie de goûter aux joies de la Méditation avec ce cycle d’articles. Vous pourrez bien entendu commencer seul avec des exercices courts de respiration au début, des moments de pleine conscience dans la journée (marcher en conscience, manger en conscience sont des premières expériences intéressantes par exemple), se recentrer quelques instants entre deux rendez-vous etc. Mais je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Christophe André, accompagné d’un CD d’exercices de Méditation Guidée pour vous mettre le pied à l’étrier.

Et puis si vraiment vous devenez adepte, un jour prochain vous connaîtrez ce qu’il nomme joliment des moments « d’éruption volcanique de sérénité » et là, croyez-moi, vous vous serez fait le plus beau cadeau qui soit.

 

 

 

Je suis toujours à votre disposition pour en parler en séance et vous accompagner dans votre découverte de la Méditation. Et bien entendu, vos commentaires sont les bienvenus ci-dessous.

 

 

 

Le Dentifrice, autopsie d’un empoisonneur

C’est ma récente participation à un séminaire sur la dentisterie holistique qui m’a donné envie de vous parler du dentifrice. Je vous entends déjà dire derrière votre écran d’ordinateur : « Quel rapport entre la Réflexologie et la dentisterie ??? » et bien détrompez-vous, une dent pas ou mal soignée peut engendrer des douleurs à distance, des problèmes de posture (par délatéralisation de la mastication), des problèmes d’ATM (Articulation Temporo Mandibulaire). Un matériau utilisé en bouche peut entrainer des intolérances, un foyer infectieux bucco dentaire peut rejaillir plus loin dans l’organisme. C’était donc la raison de mon intérêt pour ce sujet, pour être toujours mieux à même d’aider les personnes qui viennent me consulter en Réflexologie. Et c’est donc à cette occasion que j’ai pris connaissance de la composition du dentifrice, cette substance que nous nous mettons quotidiennement dans la bouche.

Ainsi donc, un dentifrice comprend en moyenne une dizaine d’ingrédients que je vous propose de détailler (attention, enfilez votre blouse de chimiste) :

Des agents humectants

Vous l’aurez deviné, ils ont pour rôle de conférer à la pâte sa fluidité et éviter son durcissement. On y trouve

  • Le Sorbitol : à la fois  humidifiant et épaississant. Déconseillé en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Le Glycérol : ayant meilleur goût que le Sorbitol, il le remplace souvent. On le trouve dans de nombreux produits cosmétiques mais c’est aussi un des principaux composants de la nitroglycérine (explosif) et du propylene-glycol (anti-gel)

Des agents polissants

Pas pour apprendre la politesse aux dents non, pour éliminer la plaque dentaire, le tartre et les éventuelles tâches et colorations.  Ici, on aura

  • La Silice
  • Le Bicarbonate de Soude
  • Du Polyethylène ou du Pyrophosphate de Calcium issus de la pétrochimie

Des agents moussants

Aussi appelés tensioactifs, ils aident au lavage des dents et dégraissent.

  • Dans cette catégorie, le grand gagnant est le Lauryl Sulfate de Sodium : il n’est plus utilisé dans les savons et shampoing car trop agressif et desséchant pour la peau, mais encore dans les lavage-auto, les liquides vaisselles, les lessives… et les dentifrices ! S’il vous donne des aphtes, ce n’est pas étonnant.

Des épaississants

Pour donner de la consistance à la pâte, issus des végétaux pour la plupart.

  • Cellulose
  • Carraghénates
  • Alginates

Du Fluor

Officiellement pour renforcer l’émail et prévenir la carie dentaire. Si l’on en croit les statistiques de l’OMS, le Fluor ne serait pas utile, il serait même dangereux pour la santé. Mais  comme il est très volatile, après quelques minutes, il n’y a plus du tout de Fluor dans le dentifrice. Voici donc  une jolie escroquerie commerciale lorsqu’on vend du dentifrice au Fluor.

Des Antibactériens, antimicrobiens, antiseptiques

  • Ici, c’est le Triclosan qui remporte la palme. Il s’agit d’un composant organochloré susceptible de produire du chloroforme avec le chlore libre présent dans l’eau du robinet, il est cancérigène et perturbateur endocrinien, susceptible de produire une résistance bactérienne aux antibiotiques, bioaccumulable (on en trouve dans l’eau des lacs et des rivières et dans les urines, le sang et le lait maternel).
  • La Chlorhexidine : fortement antibactérienne, elle a l’avantage d’agir longtemps sur les dents et la muqueuse buccale sans pénétrer dans le corps, mais l’usage continu de produits contenant de la chlorhexidine pendant de longues périodes peut tacher les dents, particulièrement sur les restaurations dentaires à base de silicates ou de résines. L’usage prolongé peut aussi altérer le goût.

Des conservateurs

Qui ont pour but d’éviter la prolifération microbienne et la contamination du produit.

  • C’est le domaine des Paraben, entièrement issus de la pétrochimie, dont je ne vous ferai pas l’affront de vous faire le portrait. Tout le monde connait leur toxicité. Mais leur usage ne présente aucun intérêt,  les pâtes dentifrice sont déjà gorgées d’antibactériens, pourquoi y ajouter un conservateur ?

Des agents colorants

 

  • Du Dioxyde de Titane pour la blancheur de la pâte. Les toxicologues craignent qu’il ne traverse les barrières biologiques et vienne s’accumuler dans le cytoplasme cellulaire.
  • Des colorants pour diverses couleurs, certaines très « flashy » sont loin d’être existantes dans la nature.

Des arômes

 

  • Des agents sucrants (saccharine, aspartame, xylitol) : étonnant quand on sait que le sucre est plutôt nocif pour l’hygiène bucco-dentaire
  • Des arômes de pommes ou de bonbons pour les enfants (sans commentaire) : jusqu’à  5 ans, ils absorbent 40 % du dentifrice, avec toutes les bons ingrédients qu’il contient
  • Des essences de menthe ou autres plantes

Voilà, si comme moi à la lecture de cette longue liste de produits, vous êtes écœurés de ce que l’on met sur sa brosse à dents quotidiennement, dans une démarche de soin et de santé bucco-dentaire qui plus est, revoyez la liste des ingrédients contenus dans votre dentifrice.

Méfiez vous aussi des dentifrices fabriqués à l’étranger qui peuvent contenir des composants interdits (rappelez vous du scandale du dentifrice chinois il y a quelques années).

Et ne cédez pas aux sirènes des dentifrices dits « bio », vendus à prix d’or en grande surface. La Vademecum Bio, pour ne citer qu’un exemple, contient entres autres :

  • du Sodium Fluoride à hauteur de 0.32 % quand la concentration maximum autorisée en France est de 0.15 % (interdit au Canada, ndlr)
  • du Sulfate de Sodium utilisé par l’industrie comme détergent, dans le traitement de la pâte à papier, le dégivrage des vitres, le nettoyage des moquettes

Totalement Bio, comme on peut le constater, et vendu 45 % plus cher (comparaison faite par mes soins dans une grande enseigne : 3.28 € le tube contre 2.24 € la même marque non Bio).

J’ai donc littéralement « épluché » les listes d’ingrédients des produits dits « bio » ou naturels. Je ne conseille pas les dentifrices Dr Hauschka qui contiennent du Dioxyde de Titane, du Sorbitol, de l’Acide Citrique. Je trouve décevant que les dentifrices Lavera contiennent du Xylitol (et des colorants dans le gel pour enfants). Même chose pour Melvita et Argiletz. Même le dentifrice ayurvédique au Meswak contient du Sorbitol et du sodium hydroxyde (autrement dit de la Soude). Les dentifrices Cattier de la gamme Dentargil et Dentolis semblent exempts d’ingrédients nocifs ou issus de la pétrochimie, à vérifier toutefois. Lisez attentivement les étiquettes. Seuls, les dentifrices Weleda sont conçus uniquement à base de plantes, d’huiles essentielles et de poudres minérales naturelles, qui permettent de nettoyer efficacement les dents et de lutter contre la plaque dentaire responsable des caries tout en préservant les tissus gingivaux. Vous pouvez visiter leur site http://www.weleda.fr/ qui n’est pas un site marchand  et acheter votre dentifrice en magasins bio ou sur le net.

S’il ne vous viendrait pas à l’idée de vous frictionner les gencives avec de l’antigel, de vous brosser les dents avec du liquide vaisselle ou de donner à vos enfants des perturbateurs endocriniens qui les rendront peut être stériles, souvenez vous que la muqueuse buccale est 2 fois plus perméable que la peau, que malgré le rinçage il n’est pas exclu que nous avalions un peu du produit et que la bouche est l’entrée de notre tube digestif. Et faites vôtre le proverbe espagnol qui dit « Faites attention à vos dents plus qu’à vos diamants »…

Comme toujours, si cet article vous a plu ou si vous avez des remarques, vous me ferez grand plaisir en laissant un commentaire ci-dessous.

Pourquoi et comment somatisons nous ?

S’il est encore difficile de répondre de manière certaine à ces 2 questions, nous commençons à avoir des pistes grâce aux récentes découvertes de la psycho-neuro-immunologie et aux travaux d’un certain nombre de chercheurs.

Ainsi, on reconnaît généralement une origine somatique à des maladies telles que l’asthme, l’eczéma, le psoriasis, l’ulcère à l’estomac par exemple, et de plus en plus souvent pour le cancer. Enfin, on envisage sérieusement dans les milieux scientifiques une origine émotionnelle à un grand nombre de pathologies grâce à l’étude de plus en plus poussée des neuromédiateurs et des hormones. De même, l’efficacité des placebos nous pousse à accepter le fait que le ressenti et les croyances puissent avoir une influence sur l’évolution d’un symptôme.

C’est Christian Flèche qui explique dans son ouvrage « Mon Corps pour me Guérir » que la pathologie (du grec pathos : souffrance et logos : parole) est l’expression d’une douleur souvent émotionnelle avant d’être physique. En effet, un choc vécu comme ingérable psychologiquement, sera exprimé par un symptôme physique. Et Christian Flèche va plus loin en expliquant que, puisque l’évènement déclenchant est refoulé dans l’inconscient une fois somatisé, la maladie serait la phase visible (la réaction) découlant d’une action devenue invisible.

Intuitivement, chacun pressent bien que le symptôme n’est pas l’effet du hasard. Lorsqu’on dit en langage populaire « j’en ai plein le dos » ou « ne te fais pas de bile » ou encore « ça me reste en travers de la gorge », nous parlons avec notre corps. Mais concrètement, comment arrivons nous à nous rendre malade ? Pour le comprendre, il faut détailler le processus de réponse au stress.

J’aime assez revenir aux origines de l’être humain parce que dans le domaine du stress, la réaction est archaïque. En l’occurrence, l’homme des cavernes avait 2 solutions en cas d’urgence : fuir, ou rester et se battre (ce que les anglo-saxons appellent la « Fight or Flight Response »). Dans les 2 cas, il avait besoin d’un surcroit d’énergie. Tout son organisme devait être mobilisé pour rendre possible une suractivité musculaire. C’est la raison pour laquelle, la réponse au stress induisait immédiatement un pic d’adrénaline se traduisant par une accélération du rythme cardiaque, une vasodilatation des vaisseaux sanguins, une dilatation des bronches, une augmentation du taux de glucose dans le sang, une dilatation des pupilles. Par ailleurs, la digestion était ralentie pour mobiliser un maximum d’énergie vers l’activité musculaire. En cas de prolongation de l’état de stress, les médullosurrénales prenaient le relais avec la sécrétion de cortisol. Et bien, c’est toujours exactement la même chose aujourd’hui alors que les causes de stress sont essentiellement psychologiques : une surcharge de travail, un conflit familial, des difficultés financières etc. Notre organisme se retrouve donc à traiter un excès de sucre dans le sang ou une accélération du rythme cardiaque dont il n’avait pas besoin. C’est ainsi que dans le cas de stress répété et prolongé on voit apparaître une hypertension artérielle ou un diabète, par exemple. De même, en cas de tension, on peut constater des troubles digestifs, des problèmes de transit etc. On comprendra aussi que le stress ne facilite pas le sommeil ou la fertilité pour ne citer que ces 2 exemples…

Voici donc illustrés les effets métaboliques du stress. Mais me direz-vous, et les douleurs dorsales ou une éruption cutanée ? Ce n’est pas l’excès d’adrénaline qui me donne mal au dos ou me couvre de boutons… En l’état actuel des connaissances, on pense que c’est surtout notre ressenti émotionnel qui induit ce genre d’effets. Parce qu’on a l’impression de « plier sous le poids des responsabilités » ou qu’on ne supporte plus une situation « qui nous donne des boutons ».

C’est ce qui fait dire que lorsqu’on cherche la cause d’une somatisation, il faut s’attacher aux ressentis plus qu’aux faits survenus. Un peu comme « peut importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », un même fait peut être vécu différemment et donc donner lieu a des symptômes différents. Concrètement, un divorce par exemple, peut être vécu comme une difficulté ou une libération, et donnera donc lieu a somatisation ou pas. Mais s’il est perçu comme une difficulté, il peut être ressenti comme une injustice ou plutôt un abandon ou encore donner lieu a une immense jalousie ou bien à de la colère, autant de symptômes différents. Si toutefois somatisation il y a…

On estime qu’un choc émotionnel ne sera somatisé que si :
1 – il est inattendu, on ne le voit pas venir, c’est une chose désagréable à laquelle on n’est pas préparé. Eventuellement, on s’attendait à cette situation mais pas au ressenti qui lui est lié.
2 – le ressenti du choc est vécu dans l’isolement. La parole, le fait de verbaliser est toujours apaisant. Rappelons-nous que la maladie est souvent une parole du corps (patho-logie).
3 – on n’y trouve pas de solution satisfaisante et durable. La nature cherche l’équilibre en permanence, comme lorsqu’on fait un pas pour avancer, mais si cet équilibre n’est pas possible, alors notre psyché préfère refouler cette pensée ingérable et déclencher un processus de somatisation.

Voilà abordée de manière très simplifiée la question de la somatisation. Voilà aussi pourquoi il est intéressant de chercher quel ressenti a pu aboutir à un symptôme dont on n’arrive pas à se débarrasser. Dans les approches émotionnelles, le patient est actif. Il cherche à reprendre « le volant tenu par notre inconscient » afin de ne plus être simple « passager », comme l’explique encore Christian Flèche. Parce que, nous dit-il, si je remarque une flaque d’eau dans ma maison, je peux éponger et continuer à vaquer à mes occupations ou bien rechercher d’où vient la fuite. Deux approches différentes mais pas opposées, parce que tout comme il est indispensable d’éponger l’eau ET de rechercher la cause de la fuite, il faut traiter le symptôme ET en chercher l’origine. Et voilà donc pourquoi les approches holistiques, considérant le corps ET l’esprit, trouvent ici légitimement leur place.

 

Comme toujours, si vous avez aimé cet article ou pas, si vous avez des suggestions ou non, commentez ci-dessous…

Somnifères mortels – Comment faire pour s’en passer…

Une information est passée inaperçue dans l’actualité de notre beau pays, plus occupé il est vrai à réfléchir à la prochaine échéance électorale… Elle concerne pourtant un grand nombre de concitoyens puisqu’il y est question des somnifères et autres anxiolytiques que, si l’on en croit les statistiques, nous consommons par poignées ici en France.

De quoi s’agit-il exactement ? Une étude américaine vient d’être publiée dans laquelle une équipe de scientifiques emmenée par le Dr KRIPKE a observé plus de 10 000 patients (10 529 pour être précise) ayant consommé des hypnotiques (la classe des médicaments destinés à faire dormir) entre 2002 et 2007. Ils les ont comparés à un groupe de plus de 20 000 personnes ne prenant jamais de somnifères et ont observé des disparités qui font froid dans le dos : un risque de mortalité 4 fois plus élevé chez les consommateurs de tranquillisants et hypnotiques, un risque de cancer plus important de 35 %, des maladies cardiaques et chroniques en plus grand nombre.

On s’en doutait, de manière intuitive, qui peut prétendre prendre de telles substances au long cours sans endommager sa santé… Cela dit, quand c’est avéré, que cela devient précis et concret, on se dit qu’il faut prendre les choses en main. Surtout quand on s’aperçoit qu’une autre étude, française celle-ci, avait été menée par le Pr BEGAUD et ses équipes de l’INSERM/Université de Bordeaux, et publiée en septembre dernier dans Sciences et Avenir. Le chercheur y indiquait avoir étudié 3 777 personnes de plus de 65 ans ayant été consommateurs d’anxiolytiques et/ou de somnifères pendant 2 à 10 ans et a constaté un risque accru de 20 à 50 % de maladies d’Alzheimer. Selon la même étude, entre 16 000 et 31 000 cas d’Alzheimer seraient imputables à la prise de psychotropes.

Et puis, on sait que les somnifères sont souvent mis en cause dans les accidents de voiture, les chutes, les ulcères…

Alors… Qu’est ce qu’on fait ? Est ce qu’on continue a être les champions du Monde de la consommation de somnifères et autres anxiolytiques (120 millions de boites vendues par an) ? Est ce qu’on continue à faire prospérer l’industrie pharmaceutique qui n’a aucun intérêt à ce que nous nous passions de ses services (sans compter que certains des clients insomniaques d’aujourd’hui sont les clients cancéreux ou atteints d’Alzheimer de demain) ? Est ce qu’on prend le risque d’être un jour un senior dépendant qui ne reconnait même plus ses propres enfants ? Ou bien est ce qu’on trouve d’autres solutions ?

Evidemment, vous m’aviez vue venir, on A d’autres solutions ! Que l’on ait déjà pris des somnifères, que l’on en prenne et depuis longtemps, que l’on ait des problèmes de sommeil récurrents (difficultés d’endormissement et/ou réveils nocturnes) sans avoir encore franchi le cap des hypnotiques, dans tous les cas il est possible de se tourner vers d’autres méthodes, naturelles cette fois. Elles seront choisies et adaptées au cas spécifique de la personne, parce qu’on ne dort pas de la même façon quand on a 24 mois ou 60 ans, parce que les angles « d’attaque » ne sont pas les mêmes qu’on soit homme ou femme, parce que ce qui empêche de dormir un hyperactif ne ressemble pas tout à fait à ce qui tient éveillé un dépressif.

Dans tous les cas, la Réflexologie peut être d’un grand secours.

Si vous avez des difficultés de sommeil, commencez par trouver un(e) bon(ne) Réflexologue. Si vous n’en connaissez pas, rendez vous sur les annuaires des 2 Fédérations Professionnelles : FFPER ou FFR.

Explorez les sites web des Réflexologues prêts de chez vous, les blogs (comme celui-ci) et faites aussi appel au bouche à oreille… Dans ces méthodes, le contact est très important, il faut que « le courant passe » comme on dit. Faites-vous confiance. Une fois trouvé le praticien, les séances, rapprochées au début, vous permettront de réguler ce qui a besoin de l’être, de retrouver la sérénité si besoin est, de libérer les tensions, de réapprendre le retour au calme. Et puis, le(la) Réflexologue pourra vous conseiller dans la jungle des compléments alimentaires et autres huiles essentielles pour trouver ce qui est adapté à votre cas.

Une séance de Réflexologie Plantaire ou le Retour au Calme assuré

Bien entendu, comme toujours, il faut faire preuve de bon sens. Il n’est pas question de tourner le dos à son médecin, bien au contraire, et surtout lorsqu’on a un traitement au long cours, ne pas entamer de sevrage sans suivi médical. Et puis, il faut avoir à l’esprit que mieux vaut une cure ponctuelle de somnifères pour faire de bonnes nuits et se remettre d’aplomb qu’une carence chronique de sommeil. Je ne fais pas partie de ces « intégristes » des Médecines Douces qui refusent d’entendre parler de traitements conventionnels. Je crois, dans le cas présent, que ne pas avoir un bon sommeil est aussi préjudiciable pour la santé que de prendre des somnifères pendant des années. Mais il est bon de savoir que d’autres solutions existent, que les hypnotiques de manière permanente ne sont pas sans risque et que la nature met à notre disposition des réponses intéressantes. Un homme averti en vaut deux…

Cet article vous a plu, vous avez des remarques ou des questions… Merci de commenter ci-dessous

 

David Servan Schreiber

Qui ne connait pas David Servan Schreiber, médecin, chercheur en neurosciences, fils très médiatique du célèbre Jean Jacques Servan Schreiber, journaliste et homme politique, fondateur de l’Express ?

Si son activité de médecin bénévole en Irak en 1991, au Guatemala, au Kurdistan, en Inde et au Kosovo, si son rôle de fondateur de la branche américaine de Médecins sans Frontières (Doctors Without Borders qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 1999) sont restés méconnus, c’est surtout par la publication de son 1er ouvrage « Guérir » qu’il se fait connaitre en France. Il y développe l’intérêt des méthodes naturelles dans le processus de guérison concernant le stress, l’anxiété et la dépression.

Si David Servan Schreiber parle si bien de la maladie, ce n’est pas seulement parce qu’il est médecin mais parce qu’il l’éprouve lui même : il combat un cancer du cerveau diagnostiqué en 1992. Il raconte son parcours dans « Anticancer », paru en 2007. Bien entendu, il n’y est pas question, ainsi qu’il le dit dans une interview au Nouvel Obs en 2004, de « promettre l’immortalité par la méthode Coué » mais simplement de rappeler que « des études nombreuses et solides établissent que les malades qui ont réglé des traumatismes anciens, qui savent contrôler leurs émotions et garder le goût de vivre, optimisent leurs chances de guérison. Ils vivent statistiquement plus longtemps et dans une meilleure condition physique (…) parce qu’ils donnent à leur système immunitaire toutes les armes (…) dans la lutte contre les bactéries, les virus, les allergènes et les cellules cancéreuses. Notre organisme est totalement imbriqué avec notre psychisme, et il est aberrant de prétendre soigner les problèmes du premier en mettant le second entre parenthèses ».

Pour lui, médecin avant tout, il était essentiel de pouvoir dire oui à la médecine conventionnelle sans pour autant dire non aux médecines douces . L’approche qu’il préconisait a fait ses preuves, sur lui en 1er lieu. Qui aurait parié sur une rémission de 20 ans avec une tumeur au cerveau telle que la sienne ? Il voulait « créer du lien », donner du sens, « partager ce qui a du prix ».

La maladie et ses conséquences avaient fait de David Servan Schreiber un homme attentif aux autres et aux cadeaux de l’existence qui nous laisse un bel exemple du mariage heureux de la science pure et de l’humanisme.

(D’après Les Cahiers de la Bio Energie n°47)