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3 Ingrédients Incontournables pour vous débarrasser de la Déprime Saisonnière

Pour de nombreuses personnes, l’automne, ainsi que le passage à l’heure d’hiver, sont vécues comme une épreuve. La température baisse, la luminosité aussi, il va falloir patienter quelques mois avant de pouvoir à nouveau profiter de la lumière du jour matin et soir. Pour certaines, ils marquent même le début d’une longue période de morosité et de tristesse qui ne prendra fin qu’au printemps…

Dans ce dernier cas, on parle de Dépression Saisonnière ou plus précisément de Trouble Affectif Saisonnier, TAF en français (Saesonal Affective Disorder soit SAD pour les anglo-saxons). Cette difficulté se manifeste par une tristesse permanente, une perte d’intérêt pour quoi que ce soit, une irritabilité, des troubles du sommeil (plus souvent une hypersomnie que l’inverse), une perte ou un gain de poids, une boulimie ou une perte d’appétit, dans les cas les plus graves des pensées suicidaires.

Comment ce phénomène s’explique t’il et quelles sont les solutions pour y faire face ?

1 – LES CAUSES

Même si  le mécanisme de la Dépression Saisonnière est encore mal connu, une explication commence à apparaitre mettant en cause la luminosité.

La présence de la lumière captée par la rétine est transmise à l’hypothalamus, qui joue le rôle d’horloge interne générant la rythmicité des fonctions biologiques. Lorsque la luminosité baisse, l’hypothalamus transmet l’ordre à l’épiphyse de secréter la mélatonine, autrement appelée « hormone du sommeil ». Son taux plasmatique commence à s’élever en fin de journée, atteint son pic en milieu de nuit, puis diminue et reste très faible dans la journée (Even, 2001 ; Pandi-Perumal, 2007).

Comment fabrique t'on la mélatonine ?

Comment fabrique t’on la mélatonine ?

 

Or, chez les patients atteints de SAD, on note un retard dans la sécrétion de mélatonine pendant la nuit. Des chercheurs ont prouvé que la période de sécrétion de mélatonine chez ces patients est augmentée pendant l’Hiver par rapport à celle de l’Eté. La mélatonine ayant un rôle important sur l’humeur et la vitalité et provoquant une hypersomnie puisque c’est l’hormone du sommeil, l’insatisfaction de ce besoin accru en repos se traduit par une irritabilité quotidienne, une fatigue constante, une baisse considérable de la libido.

En d’autres termes, lorsqu’on est atteint de Déprime Saisonnière, on est en état de somnolence prolongé, avec sa cohorte de symptômes induits :

  • Fatigue
  • Manque d’appétit ou au contraire besoin de manger augmenté
  • Manque d’intérêt pour les choses
  • Irritabilité
  • Baisse des facultés cognitives (concentration, mémorisation etc.)
  • Désordres émotionnels : dévalorisation, culpabilité, envies suicidaires

 

On ne sait pas encore véritablement pour quelles raisons, mais l’origine lumineuse des Troubles Saisonniers semble bel et bien établie.

2 – LES SOLUTIONS

LA LUMINOTHERAPIE

Il s’agirait donc de leurrer la rétine en lui faisant croire à une exposition lumineuse identique (ou presque) à l’exposition estivale.

Chacun a déjà entendu parler de la luminothérapie, largement pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

 

C’est en effet un début de solution et il existe nombre de lampes de luminothérapie dont je vous livre ci-dessous mes 2 préférées à prix convenable :

Lampe de luminothérapie médicale Klarstein 3MC

Lampe à lumière du jour Beurer TL60

Evidemment, vous en trouverez de plus perfectionnées, de plus onéreuses aussi, mais celles-ci ont l’avantage d’être facilement transportables (pratiques pour aller de la cuisine à la salle de bain le matin, ou à mettre dans la valise pour emmener sur le lieu de vacances) et d’excellente qualité, c’est tout ce qu’on leur demande.

La Luminothérapie est naturelle et indolore, et a fait ses preuves. Il ne faut donc pas s’en priver.

Pensez évidemment aussi à la marche à la lumière du jour le matin, simple et efficace.

LE SAFRAN

Complément indispensable à la luminothérapie, on trouvera en phytothérapie un actif extrêmement efficace pour lutter contre cette Dépression Saisonnière : le Safran.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

 

En effet, le Crocus Sativus (puisque c’est son nom savant), est un antidépresseur naturel. Il est utilisé de manière empirique depuis l’antiquité pour aider au bien-être mental  puisqu’on avait remarqué que le Safran apportait joie, gaieté et sérénité.

Mais depuis une quinzaine d’années, différentes analyses (CTMAS en 2015, SAMDD en 2013 etc.) réalisées dans les règles de l’art, en double aveugle, ont montré que le Safran utilisée conjointement avec un antidépresseur ou  seul dans les cas de dépression légères à modérées, améliorait de façon très significative l’état psychologique des patients sans leur infliger d’ effets secondaires (dysfonctionnement sexuel, prise de poids, perte de mémoire, nausées, somnolence etc.).

L’étude HAEOC réalisée en 2005 consistait même à faire prendre à des patients, soit du safran à la dose de 30 mg par  jour,  soit un antidépresseur classique à base de fluoxétine, plus connu sous le nom de Prozac. La détermination du stade et de l’évolution  de la dépression s’est faite par le biais de l’échelle HDRS (échelle de dépression de Hamilton). Ce test est l’un des plus utilisé par les professionnels de santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement de la dépression. A l’issue de l’étude, soit après 6 semaines de traitement, les chercheurs ont pu constater que les patients ayant  pris le safran ont bénéficié d’une amélioration de leur état psychologique de façon comparable au groupe traité avec l’antidépresseur, sans les effets secondaires du médicament.

La supplémentation  en Safran est donc une solution incontournable et vous trouverez pléthore de produits à base « d’or rouge » sur le marché. Cependant, attention au choix de votre complément alimentaire : beaucoup affichent une concentration insuffisante en safranal ou en crocine (les molécules actives du Safran) en raison du prix faramineux de l’épice. On rapporte même des cas de falsification dans lesquels le curcuma remplaçait le Safran dans les gélules…

Comme toujours, n’hésitez pas à me demander avant d’acheter vos compléments alimentaires, j’ai des adresses de confiance.

Quant aux rumeurs de toxicité, soyez tranquille, il n’en est rien, c’est la colchique d’automne (autrement appelée Safran des Prés ou Colchicum Automnale) qui est concernée.

LA REFLEXOLOGIE

Evidemment, vous n’oublierez pas la Réflexologie pour compléter votre « ordonnance anti-blues hivernal ». En effet, elle favorise la sécrétion d’endorphines et de augmente la production naturelle de sérotonine.

Or, cette dernière joue un rôle de premier ordre dans l’apparition des troubles de l’humeur. Petit cours de physiologie pour mieux comprendre…

La sérotonine est un neuromédiateur cérébral, autrement dit : un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

 

Les recherches actuelles montrent que les désordres psychiques des personnes déprimées sont liés à un dysfonctionnement de leurs circuits serotoninergiques, qui entraine une carence de sérotonine.

En situation normale, il y a toujours un peu plus de sérotonine  libérée dans l’espace synaptique que nécessaire. Il y a donc un système d’économie qui se met en place et qui permet de recapter cette sérotonine afin qu’elle ne soit pas perdue. Cependant chez les patients dépressifs,  en manque de sérotonine, on bloque cette recapture  par les médicaments anti-dépresseurs de la classe des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine) afin de stimuler plus longtemps le neurone d’aval.

La Réflexologie, comme tous  les massages de manière générale, a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine. Sur un plan physiologique, les massages sont un moyen efficace de réduire la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui a pour effet de réduire la production de sérotonine. Quand la production de cortisol est ralentie, voire inhibée, notre cerveau se trouve dans un état de production de sérotonine optimal.

Mais de manière plus spécifique, le(la) Réflexologue saura stimuler les zones réflexes appropriées pour inciter une sécrétion accrue du précieux neurotransmetteur et ainsi être plus rapidement et durablement efficace.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

 

Si en plus, vous avez affaire à un(une) Réflexologue Holistique qui vous permet de vous débarrasser des conflits émotionnels qui peut être vous ont conduit à être plus sensibles à cette baisse de lumière et cette entrée dans la « morte saison », alors ce sera tout bénéfice. Et vous devriez attendre le printemps, le sourire aux lèvres…

Pour compléter, allez relire ces articles qui vous aideront à passer un hiver en pleine forme :

 

Et comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous, j’aime avoir votre avis…

Mes remerciements au Dr Jean-Marc VISY, Neurologue, ancien interne des hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, Assistant des Hôpitaux, Attaché au CHU de Reims et Hopital Lariboisière à Paris, pour son éclairage dans le fonctionnement des mécanismes sérotoninergiques

Comment aider sa thyroïde par des moyens naturels ?

C’est la question d’une lectrice qui m’a donné l’idée de consacrer un article à cet organe essentiel, il est vrai que de nombreuses personnes viennent à la Réflexologie pour des soucis thyroïdiens.

Terrible Thyroïde… Si performante et pourtant si fragile… Cette glande en forme de papillon, située dans notre cou, est aux commandes de nombreuses fonctions physiologiques mais elle dysfonctionne  chez près de 6 millions de français dont 45000 se la verront retirée chaque année.

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous ai concocté un petit schéma qui résume son fonctionnement et son rôle, c’est un peu simpliste mais directement compréhensible…

1 – PETIT RAPPEL ANATOMIQUE

 

Schéma du Fonctionnement de la Thyroïde

Schéma explicatif du fonctionnement de la Thyroïde

 

Il y a 2 grands cas de figures de dérèglement : la Thyroïde fonctionne trop, c’est alors l’hyperthyroïdie, ou pas assez et c’est l’hypothyroïdie.

Les causes de ces troubles peuvent être multifactorielles, on parle de :

  • carence ou excès d’iode (puisque les hormones thyroïdiennes en sont composées)
  • désordre immunitaire (des anticorps attaquent leur propre système)
  • période de bouleversement hormonal (grossesse, ménopause, accouchement etc.)
  • génétique, hérédité
  • pollution (alimentaire, radiations etc.)
  • problème hypophysaire

Quoiqu’il en soit, les personnes qui subissent les désagréments d’une hyper ou hypothyroïdie cherchent des solutions pour aller mieux.

Le dépistage d’un dérèglement thyroïdien se fait au moyen d’un bilan sanguin dans lequel on mesure le taux de TSH. A nouveau, je vous propose un schéma. Dans les zones colorées en rouge, il faut absolument recourir au traitement médicamenteux,  alors que les zones en orange nécessitent une surveillance mais pas nécessairement une prise en charge allopathique. Et c’est ici que les approches naturelles ont tout leur intérêt. Si le taux de TSH est compris entre 0,3 et 5 µU/ml (zone verte), tout va bien.

Bilan Thyroïdien

Comprendre le Bilan Thyroïdien

2 – LES SOLUTIONS NATURELLES

  • Exercice physique : Combien de fois vais-je présenter l’activité physique comme remède INDISPENSABLE à tous les maux ? Rappelez-vous que l’homme est programmé de façon archaïque pour courir en moyenne 10 km par jour. A l’origine pour chasser sa nourriture bien entendu, mais comme de nos jours chasser sa nourriture consiste à monter dans sa voiture pour aller au supermarché le plus proche, nos muscles, notre cœur, nos poumons, tout notre métabolisme et jusqu’à notre peau, notre vue, notre odorat etc s’abiment. Un peu comme un avion de chasse qui reste sur le tarmac en permanence, si ce n’est quelques décollages intempestifs pour un petit vol de reconnaissance. Lorsque l’appareil est neuf il va décoller sans problème mais plus de temps passe, plus les mécaniciens auront de travail. C’est exactement ce qui se passe avec notre corps. Alors bougez ! A fortiori si votre Thyroïde dysfonctionne.  L’activité physique améliore le fonctionnement de la glande thyroïde, l’incite à produire des hormones et augmente la sensibilité des tissus aux hormones thyroïdiennes.
  • La diététique : Commencez par un réglage alimentaire hypotoxique, limitez les excitants comme le café, le thé, l’alcool, arrêtez de fumer. Oui, c’est une vraie réforme de l’hygiène de vie mais il faut savoir ce que l’on veut. Votre corps vous donne la possibilité, par l’intermédiaire de ce souci de santé, de prendre soin de vous, de prendre un nouveau départ, de choisir d’aller mieux durablement, pourquoi s’en priver ? Je reçois en cabinet des gens bien dans leur peau et dans leur tête, sportifs, épanouis, qui font des ultra-trail à plus de 50 ans parfois et qui me disent qu’ils ont démarré à la faveur d’un problème de santé ayant agi chez eux comme une alarme…
  • La Laminaria Japonica: Autrement appelée Algue Brune, elle apporte de l’Iode (carburant de la Thyroïde) et régule le métabolisme thyroïdien. De plus, elle permet la chélation (élimination) des métaux lourds, eux-mêmes soupçonnés de perturber le bon fonctionnement de la Thyroïde, elle est donc très intéressante.
  • Le Zinc: Il permet de la conversion de l’hormone T4 en T3, celle qui est véritablement active. Vous trouverez ICI la liste des aliments à mettre au menu le plus souvent.Mais on peut déjà citer : les huîtres, foie de veau, viande rouge, pain complet, œuf, poissons et crustacés, légumineuses, fruits secs, graine de courge.
  • Le Sélenium: Antioxydant et immunostimulant, il est indispensable au bon fonctionnement de la Thyroïde. On le trouve surtout dans les produits d’origine animale : poisson, viande, fruits de mer mais aussi dans les noix, céréales complètes, fruits et légumes. Liste plus complète ICI
  • La L-tyrosine : Un acide aminé précurseur des hormones thyroïdiennes (thyronine, thyroxine ou T4) mais aussi des catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), essentielles dans la réponse au stress. Comme tous les acides aminés, la tyrosine est présente là où il y a des protéines, on en trouve aussi dans les amandes, l’avocat, la banane, la graine de courge (encore elle), le sésame, le soja
  • Cas particulier de l’Iode: Oligo-élément  essentiel pour le fonctionnement thyroïdien (sur les 30 à 50 mg d’iode présents en moyenne dans le corps humain, une dizaine se trouve dans la Thyroïde). Cependant, une alimentation équilibrée suffit généralement aux apports recommandés et je ne conseille pas de se supplémenter hors d’un contrôle médical. De plus, certaines synergies de compléments alimentaires en contiennent et c’est suffisant. Une bonne habitude à prendre : remplacer le sel de table par du sel marin, source d’iode naturel.
  • L’alliée de la Thyroïde: la graine de courge, riche en zinc et en acides aminés, dont la fameuse Tyrosine. Il faut donc avoir des graines de courge chez soi, à ajouter dans la salade, à moudre, à faire caraméliser etc Vous trouverez sur le net une multitude de recettes sympathiques, ICI par exemple.

 

En résumé, je vous conseille donc de pratiquer régulièrement une activité physique, de privilégier une bonne hygiène de vie avec un régime alimentaire sain (ce qui n’empêche pas les extras de temps en temps mais adieu le paquet de chips ou le Mars glacé devant la télé) et enfin, de vous trouver un bon complexe phytothérapique alliant laminaire, zinc, sélénium, tyrosine (comme souvent, j’ai des noms à vous proposer au cas où).

Et puis évidemment en complément, je ne peux que vous conseiller de travailler sur vos émotions, et dans ce domaine la Réflexologie est reine.

3 – SOLUTION NATURELLE REINE : LA RÉFLEXOLOGIE

Si l’on reprend le schéma de tout à l’heure, la Réflexologie trouve sa place sur toute la longueur du diagramme (comme toujours en complément et non en remplacement du traitement médical s’il y a)

La Réflexologie et les dérèglements thyroïdiens

La place de la Réflexologie dans les pathologies thyroïdiennes

 

  1. Approche Mécanique

D’un point de vue strictement mécanique, la zone réflexe de la Thyroïde est parfaitement identifiée sur les 2 pieds,  pour les 2 lobes de l’organe. De même que la zone réflexe de l’Hypophyse, logée au cœur des zones réflexes cérébrales.

Le praticien pourra alors, par son toucher parfaitement adapté, stimuler ou au contraire modérer l’activité de celles-ci.

Sur le plan de l’état général, étant entendu qu’une séance de Réflexologie est extrêmement relaxante et équilibrante, la personne se sentira apaisée et recentrée malgré les troubles thyroïdiens qui l’amènent à consulter.

Bien évidemment, la Réflexologie ne privera pas des règles hygiéno-diététiques énoncées précédemment. Si vous mangez n’importe quoi, fumez comme un pompier et passez vos journées devant votre ordinateur, le Réflexologue aura beau être particulièrement compétent, vous n’obtiendrez pas beaucoup de résultat.

Dans de bonnes conditions par contre, vous aurez un bénéfice quasi immédiat.

2. Approche Symbolique

Cela ne fait pas tout mais il est  intéressant de comprendre ce que peut exprimer cette pathologie.

De par sa localisation dans le cou, la Thyroïde représente l’expression de soi, ce que l’on dit ou ce que l’on tait, les paroles que l’on étouffe, ou au contraire ce que l’on exprime à tort et à travers, parfois presque malgré soi.

Les Pathologies thyroïdiennes parlent souvent de l'Expression de Soi

De part sa localisation dans notre corps, la Thyroïde « parle » souvent de ce que l’on exprime, ou pas

 

De par son rôle métabolique, accélérateur ou modulateur, elle symbolise également notre rapport au temps. La façon dont on subit notre rythme de vie effréné ou au contraire notre impatience. J’ai même entendu dire des spécialistes en décodage biologique que les nodules étaient le résultat d’un blocage sur une situation vécue, il faut toujours manipuler ces notions avec prudence mais cela vaut le coup de s’y intéresser malgré tout.

La Thyroïde exprime quelque chose en rapport au temps

La Thyroïde exprime quelque chose par rapport à la façon dont nous gérons le temps

 

J’investigue toujours sur ces thèmes avec les personnes qui connaissent des troubles thyroïdiens et c’est souvent un succès. Si l’on découvre une problématique sur un de ces sujets et si la personne en a envie, on peut y réfléchir ensemble. Une nouvelle fois, cela ne prive pas de prendre son traitement allopathique et/ou de continuer à avoir une bonne hygiène de vie, mais on voit parfois une thyroïde se remettre à fonctionner normalement dès lors que l’on a réglé le conflit émotionnel d’origine.

Et lorsque on n’a plus de Thyroïde me direz-vous ? Et bien, la Réflexologie a toute sa place également. Sur le plan mécanique et métabolique parce que l’organisme à fort à faire pour compenser les fonctions thyroïdiennes malgré le traitement médicamenteux. Et sur le plan émotionnel et symbolique parce qu’il est toujours temps de modifier un comportement négatif, et de cicatriser de vieilles blessures.

J’espère que cet article aura éclairé vos consciences et vous aura donné envie de recourir à ces moyens naturels de soutenir votre Thyroïde.

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis avide de vos impressions…

 

 

QUELLE EST LA PLACE DE LA REFLEXOLOGIE DANS LA MEDECINE INTEGRATIVE ?

« Médecine Intégrative », voilà une nouvelle expression que l’on entend de plus en plus…

Cela fait une trentaine d’années que les Drs Andrew Weil et David Eisenberg ont développé ce concept qui consiste à associer les médecines dites « conventionnelles » et les approches complémentaires en une seule et même démarche de soin.

Andrew Weil, jouissant d’un extraordinaire pouvoir médiatique (il a fait 2 fois la Une de Times Magazine en 1997 et 2005) a beaucoup œuvré au développement de  cette approche, en créant en 1994 le premier programme de Médecine Intégrée à l’Université de l’Arizona. Lui-même est diplômé de Harvard, en Botanique et en Médecine, ce qui explique sa compréhension du monde végétal et son attirance pour les solutions naturelles d’une part, en même temps que son approche scientifique et cartésienne de l’autre.

Andrew Weill Time Cover 2 Andrew Weill Time Cover

Avec David Eisenberg qu’il a rencontré à Harvard, ils ont donc formalisé l’idée que, pour venir à bout d’une pathologie, il est intéressant  d’utiliser tous les outils à disposition, des plus actifs et rapides : la médecine conventionnelle et l’allopathie, aux plus subtils et profonds : les médecines douces ou complémentaires.

C’est une immense avancée parce que, grâce à eux, le courant de la Médecine Intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. Un consortium, formé de 58 facultés de médecine aux États-Unis,  4 au Canada et 3 au Mexique en fait la promotion (clic). Il a permis d’en introduire l’enseignement dans les programmes de médecine et de faire progresser la recherche sur les approches complémentaires. La création, par les « National Institutes of Health » aux États-Unis, d’un organisme visant le financement de la recherche sur ces approches a favorisé grandement cette évolution. Et il faut savoir que l’OMS commence à s’intéresser à une pratique quand elle est enseignée à l’Université… Pour le moment, rien de ce côté-ci de l’Atlantique mais ce n’est sans doute qu’une question de temps. Tous les espoirs sont donc permis.

Ainsi donc, on peut imaginer que bientôt, en même temps que le gynécologue, par exemple, prescrira un traitement médicamenteux pour venir à bout d’une endométriose, il prescrira aussi des séances de sophrologie, d’acupuncture ou autre. Il est envisageable que le protocole mis au point par l’oncologue fasse une place à de l’aromathérapie, de l’hypnothérapie ou de la chromatothérapie. Il se peut aussi qu’un jour votre médecin traitant, en plus de votre sachet quotidien de laxatif pour combattre votre constipation chronique, vous conseille de consulter un(e) praticien de Médecine Chinoise ou un auriculothérapeute…

Et quand j’écrivais en 2012 que je rêvais de voir un jour peut être médecine traditionnelle et approches complémentaires marcher main dans la main, je ne croyais pas si bien dire… (Relire l’article ici)

Et voilà pourquoi je refuse le terme de Médecine Parallèle (les parallèles ne se rencontrent jamais, on apprend cela à l’école), alternative (obligation de choix entre 2 possibilités), non-conventionnelles (qui ne correspondraient pas à une règle de conduite admise au sein d’un groupe social), même douce ne me sied pas (allez vous faire masser les pieds par un médecin chinois et vous reviendrez me dire si c’est doux)… Utilisons définitivement le terme de complémentaire, tellement adapté et, dans ce contexte de Médecine Intégrative, profondément juste et exact.

Les 2 démarches sont terriblement efficaces lorsqu’elles sont combinées : on fait disparaître le symptôme, on répare le corps physique (Médecine Occidentale, allopathie) et on soulage l’émotionnel, en même temps qu’on cherche l’origine du mal (Approche Complémentaire). Je dirais même qu’elles sont indispensables l’une à l’autre :

  • Il m’arrive souvent d’envoyer une personne chez son médecin pour vérifier que la thyroïde fonctionne bien, ou pour une prise de tension, ou un bilan sanguin
  • De même que je vois souvent arriver des personnes qui ont magnifiquement été prises en main au niveau médical mais qui sont dans un état de stress important, qui ont besoin qu’on les écoute, ou qu’on cherche avec elles ce qui les rend tellement malades

 

Quand on néglige l’une ou l’autre des 2 approches, on néglige le malade. Ainsi que le disait Thierry Janssen à propos de son expérience de Chirurgien Urologue, lorsqu’on retire la prostate à un homme atteint d’un cancer, on a guéri le cancer mais pas le malade, il reste toute l’approche émotionnelle, énergétique, psychologique à traiter. Et l’inverse est vrai, les praticiens de « pseudo-médecine alternative » qui prétendent soigner les pathologies sans soulager d’abord le corps physique, sont dangereux.

Lire au sujet de la Médecine Intégrative l’article du Dr RUEFF : ici ou son livre préfacé par le Pr MONTAGNIER :Commander

Quelle magnifique opportunité que cette Médecine Intégrative. Mon professeur de Réflexologie disait : « D’abord on soulage le corps (le symptôme physique, ndlr), cela laisse le champ libre à l’émotionnel, celui qui souffre physiquement ne peut pas réfléchir posément » mais elle ajoutait aussitôt « La guérison du corps ne peut pas intervenir si l’émotionnel ne donne pas son feu vert ». D’où l’intérêt de travailler conjointement.

Evidemment, dans ce schéma la Réflexologie a toute sa place parce qu’elle est déjà « intégrative » en elle-même. On emploie le terme de « holistique », elle considère l’être humain dans sa globalité : corps + esprit. Si vous allez voir votre Réflexologue pour une crise de sciatique, il va travailler sur les zones réflexes concernées : sciatique, sacrum-coccyx-lombaires, surrénales etc. mais il va aussi vous demander dans quelles circonstances émotionnelles cette crise est apparue et chercher avec vous ce qui, dans votre vie, favorise la survenue de cette pathologie : sommeil, alimentation, activité physique, stress etc. La Réflexologie est donc toute indiquée pour être intégrée à un protocole de soin complet.

Et partant du postulat que «qui peut le plus, peut le moins », le Réflexologue est aussi capable de travailler en silence et de se cantonner à de la relaxation profonde. Quelle polyvalence et quelle richesse pour les jours où le corps est trop douloureux, où il faut faire taire la tête, où la fatigue prend toute la place.

En 2012, mon article (cité plus haut) prenait l’apparence d’un coup de gueule tant j’avais l’impression que les 2 approches n’allaient jamais se retrouver, aujourd’hui c’est un cri du cœur quand j’entends que la Médecine Intégrative s’installe partout, exemple ces séances de Réflexologie au Centre d’Accompagnement Anti-Cancer de Moulins : voir

Et dire que Platon le disait déjà 350 ans avant notre ère : « Que les thérapeutes séparent l’esprit du corps est une grande erreur de notre époque lors du traitement des êtres humains « 

Patience et longueur de temps…

 

 

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous. Il y aura forcément à dire sur ce vaste thème…

 

 

 

Gluten or not Gluten, that is the question

Ähren

J’entends parfois dire que c’est une histoire « de mode » de bannir le gluten de son alimentation, qu’avant on n’en parlait pas, que c’est « marketing » et puis « de toutes façons, j’aime trop le pain »… Depuis quelques temps, on voit même fleurir sur Internet des articles affirmant que ce serait mauvais pour la santé de manger sans gluten, on croit rêver…

En tous cas, une chose est certaine, c’est une vraie question, alors faisons le point ensemble.

Le gluten est une protéine présente dans la farine et qui la rend panifiable. Elle confère à la pâte son élasticité, et sa bonne tenue, et lui permet de lever. Dans 5 céréales principalement, le gluten est particulièrement toxique, ce sont les fameuses SABOT : Seigle, Avoine, Blé (Epeautre et Kamut sont des Blés), Orge et Triticale (plante herbacée hybride entre le Blé et le Seigle), qui sont responsables de la maladie coeliaque. Mais on trouve aussi du gluten (ou plus exactement des prolamines) dans le riz, le millet, le sorgho, la châtaigne etc

Je vous propose d’explorer le problème sous 2 angles :

1 – En quoi le gluten est-il nocif pour la santé ?

2 – En quoi l’absence de gluten est-elle nocive pour la santé ?

 

Pourquoi le gluten est-il problématique ?

Sur le dessin ci-dessous j’ai représenté l’apparition du blé en regard de l’apparition de l’homme, vous constatez que cette céréale dite « mutante » (puisque inventée par l’homme lui-même) est très récente. C’est Thierry Souccar, journaliste scientifique français auteur de nombreux ouvrages parfois polémiques sur la naturopathie et l’alimentation saine, qui dit que si l’on rapporte la présence de l’homme sur la planète à une année civile et que l’on estime qu’il est apparu sur terre le 1 janvier alors le gluten est apparu dans son alimentation à la mi-décembre…

Apparition du blé

Ainsi que le dit Hélène Poux-Aubouin, Nutritionniste, «Tout le monde n’est pas équipé pour digérer ces blés modernes, ces farines de plus en plus raffinées et modifiées, présentes dans le pain blanc industriel, dans les pâtes ». En effet, le système digestif et immunitaire de l’être humain n’évolue pas aussi vite que son alimentation.

Il en résulte une mauvaise assimilation de cette protéine contenue dans les céréales concernées, que le système immunitaire de certaines personnes identifie comme étrangère et potentiellement dangereuse. Cela agresse la paroi de l’intestin grêle et provoque des ballonnements, des diarrhées, une inflammation de tout le tube digestif parfois, et par voie de conséquence de la fatigue, un déséquilibre nerveux, une perte de poids, une ostéoporose etc. puisque les nutriments ne peuvent plus passer la barrière intestinale endommagée. L’infographie ci-dessous illustre bien le phénomène :

Gluten

On pense que ce dérèglement va parfois jusqu’à la déprogrammation complète de la réponse immunitaire avec l’apparition de ce que l’on appelle « les Maladies Auto-immunes » quand lesquelles le mécanisme de défense s’attaque lui-même (SEP, Polyartrite Rhumatoïde, Lupus etc).

D’un côté, il y a les patients atteints de maladie coeliaque qui n’ont pas d’autres choix que d’évincer purement et simplement, à vie, le gluten de leur alimentation. Mais les gastro-entérologues estiment qu’il y aurait quelques 400 000 malades qui s’ignorent comme le déclare le Pr Christophe Cellier qui remarque que : «20 % des diagnostics sont posés après 60 ans, ce qui signifie bien que ces personnes sont passées toute leur vie à côté du diagnostic». Et puis, il y a les « simples intolérants », ceux qui peuvent consommer du gluten mais connaîtront un certain nombre des désagréments énoncés plus haut. Pour ceux-là, le régime sans gluten est simplement du confort certes, mais quel confort. J’ai dans mon entourage et dans ma clientèle un certain nombre de personnes qui ont adopté cette alimentation restrictive et contraignante mais qui pour rien au monde ne voudraient revenir en arrière tant elles en conçoivent un mieux-être.

Il y a aussi une 3ème catégorie de personnes qui choisissent de réduire de manière importante le gluten dans leur alimentation sans pour autant le supprimer totalement, ce qui leur permet d’alléger les sollicitations inflammatoires de leur intestin au quotidien tout en dégustant ponctuellement une bonne pizza ou une tartine de pain maison.

En quoi le régime sans gluten est-il problématique ?

On est en droit de se poser la question au vu de la campagne « anti gluten free » qui émerge actuellement. On voit fleurir :

  • des émissions de télévision portant un titre tel que «Sans gluten : faut-il tomber dans le panneau ? », autant vous dire qu’avant même de regarder le programme, je connaissais la réponse ;
  • des articles titrant « Le régime sans gluten n’est pas sans danger » dans lequel il est indiqué qu’il est très ennuyeux de faire disparaitre les symptômes d’une intolérance au gluten sous peine de ne plus être en mesure de la détecter (en clair, si vous êtes allergique aux piqures de guêpes continuez à vous faire piquer jusqu’à l’œdème de Quincke, sans quoi on ne pourra pas conclure avec certitude que vous êtes allergique)
  • des sites qui vous expliquent très sérieusement que le régime sans gluten a « plus d’effets délétères que de bienfaits » parce que «  les aliments qui contiennent du gluten sont aussi riches en vitamines et minéraux essentiels » (magnifique, quel argument, comme si vous disiez à une personne allergique aux produits de la mer : continue à manger des crevettes, c’est plein d’oligo-éléments, sinon tu seras carencée)
  • etc

Il est tout de même un argument qui tient la route et auquel il convient de porter attention : un grand nombre d’aliments sans gluten issus de l’industrie agroalimentaire sont réalisés avec des substituts comme le riz et le maïs, et «beaucoup d’additifs y sont également ajoutés, tels que des produits liants ou des gommes de guar ou de xanthane, afin de remplacer l’élasticité que confère le gluten à la texture d’un aliment», précise Nicoletta Bianchi, diététicienne à la consultation de nutrition clinique du CHUV, à Lausanne. Diverses études ont également montré qu’une alimentation sans gluten est souvent plus riche, notamment en raison de la haute teneur en calories des produits qui en sont exempts industriellement. Ainsi, l’index glycémique élevé de ces aliments peut conduire à une prise de poids, en bousculant les mécanismes de régulation du sucre sanguin. Ceci me parait être une remarque intéressante, qui indique qu’une fois encore il faut savoir lire les étiquettes, et faire beaucoup de recettes soi-même.

Sur le web français, si l’on tape les mots « régime sans gluten » dans la rubrique « actualités », on obtient 23700 réponses dont une grande majorité avec des titres aussi anxiogènes que «régime sans gluten, les médecins tirent la sonnette d’alarme » ou « le régime sans gluten n’aurait aucun intérêt pour la santé »… Laissons donc les personnes qui le souhaitent manger sans gluten et cessons d’émettre des jugements de toutes sortes. Nos voisins étrangers sont bien plus tolérants à ce sujet, je reviens d’Italie où un grand nombre de restaurants proposent à la carte des plats « senza glutine ». C’est aussi François Spertini, médecin-chef du service d’immunologie et allergie du CHU de Lausanne qui déclare : «je suis quand même frappé de l’aspect convaincant de la plainte. Je ne vois pas pourquoi je douterais de ce que me dit un patient quand il affirme se sentir mieux en ayant arrêté le gluten». Il n’y a que nous autres français pour s’arc-bouter sur nos convictions. A moins que… faut-il voir dans cette cabale un lien avec le lobby céréalier français ultra-puissant ? Je n’ose y croire mais je livre tout de même à votre sagacité la lecture de cet article qui donne à réfléchir : clic

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis toujours avide de vos remarques quant à la lecture de mes articles. Par contre, si vous m’indiquez des produits, des marques ou des sites publicitaires, sachez que j’en prendrai connaissance mais que je ne les publierai pas, ce blog se voulant libre de toute influence commerciale… Bel été à Tous, avec ou sans gluten 🙂

 

Pourquoi il faut lire « Prenez votre Santé en Main » du Dr SALDMAN

Prenez votre santé en main

Dans le top 100 des meilleures ventes d’Amazon depuis 72 jours, classé 9ème meilleure vente de la semaine dans la catégorie Essai/Vie Pratique sur Sens Critique, 4ème meilleure vente de la semaine toutes catégories confondues selon Edistat (derrière Anna Gavalda, Marie Lopez et Guillaume Musso, excusez du peu), vous n’avez pas pu passer à côté du nouveau livre du Dr Saldman qui fait le tour des plateaux télé et la Une des journaux depuis sa parution début avril.

Avec un titre pareil, impossible pour moi de ne pas le lire, décryptage pour vous mettre l’eau à la bouche…

La citation d’oscar WILDE en exergue de ce livre résume bien l’état d’esprit de l’auteur (et le mien) : « La Santé est le premier devoir de la Vie ».

L’ouvrage est découpé en 5 parties :

  • Bien s’Alimenter
  • Prendre Soin de son Corps
  • Gérer sa Santé au Quotidien
  • Rendre son Cerveau Solide et Performant
  • Etre Libre et Heureux

 

Dans la première partie, l’auteur se veut à la fois didactique et pédagogue (il revient sur la définition de l’IMC, le rôle du nerf vague, le mode d’action du sucre dans le métabolisme etc) mais aussi pratique en distillant des « recettes » simples pour s’alimenter correctement et perdre du poids, ou tout au moins le maîtriser. On y apprend notamment, entres autres, les gestes pour modérer l’appétit avant de passer à table, les sports qui font maigrir plus que les autres, les aliments à privilégier, les associations à éviter, le pouvoir de l’eau, les vertus du jeûne.

Dans une seconde partie, il est question de l’intérêt instantanément mesurable de l’activité physique et de l’impact immédiat de la musculature sur la santé. L’auteur y parle des vertus du chant, de la danse, de la musique sur notre immunité. Il est impossible qu’après la lecture de ce chapitre vous n’ayez pas envie de vous y mettre. Il y est aussi question de longévité et de la façon dont l’expérience et les loisirs, ou les passions, peuvent allonger notre espérance de vie. C’est ici également que l’on parle du sommeil, du bâillement, de la fatigue oculaire et comment y remédier, du Smartphone, de l’hydratation, des vacances (avec la règle des 8-1-5, je ne dévoile rien mais ce n’est pas l’envie qui manque). Dans ce chapitre, il y a aussi une grande partie très intéressante sur la libido.

Dans cette partie, un peu « fourre-tout » on retrouvera des règles d’hygiène de vie quotidiennes telles que le port des talons hauts (pas si mauvais que çà, preuves à l’appui) et du soutien-gorge ;  pour les messieurs les fameux jeans slim ; mais aussi le lavage des mains et des oreilles, la propreté de la brosse à dents, du gant de toilette et de l’éponge, l’intérêt du gargarisme chaque jour, la gestion ces douleurs chroniques, l’aération de la maison. Et bien d’autres choses encore…

Dans la partie réservée au cerveau, Saldman indique comment booster sa mémoire et donne quelques recettes pour mieux mémoriser, puis il consacre un long chapitre à la perception du temps qui passe et à l’art « de bien vieillir ». On y trouve aussi des informations sur le rire et sur l’effet délétère du stress, ainsi qu’un paragraphe intitulé « La juste distance » dans lequel il est question des liens corps-esprit et de l’accompagnement indispensable à la résolution des difficultés émotionnelles (mon passage préféré p. 228 et 229).

Enfin, et pour terminer, la dernière partie est consacrée au Bonheur et  intitulée « Etre libre et heureux ». Il y est question de volonté, de reconditionnement des habitudes, de bienveillance et de méditation, de résilience. C’est aussi dans cette partie que l’auteur aborde la question des addictions, du pessimisme et de la soumission.

En conclusion, je ne qualifierais pas cet ouvrage de « Bible » à avoir à tout prix sur sa table de chevet (je réserve ce qualificatif au merveilleux « Solution intérieure » de Thierry Janssen) mais il a le mérite d’être un très bon ouvrage de vulgarisation sur la santé d’une manière générale. Il permet de toucher du doigt des thèmes comme la diététique, l’activité physique, le développement personnel, la gestion des émotions et leur impact sur la santé, tout  y est chiffré et « scientifiquement prouvé ». C’est une mine d’astuces simples à mettre en place. La jaquette annonce : « ce livre changera forcément quelque chose dans votre vie », j’avais trouvé cette astuce marketing particulièrement habile, il n’en est rien, c’est une réalité. Il est impossible que vous  n’appliquiez aucun des conseils que Saldman donne dans ce livre…

Alors évidemment, il a les défauts de ses qualités.

Qui dit vulgarisation, dit simplification et superficialité. Aucun sujet n’est approfondi mais libre à vous, ensuite, de vous documenter sur l’équilibre acido-basique, la méditation,  la gestion du temps, le jeûne ou la marche nordique… C’est souvent de cette manière qu’on s’intéresse et qu’on améliore son expertise sur un sujet. Parce qu’on a lu un article ou entendu une émission, et qu’on veut en savoir plus. A ceux qui reprochent à ce livre d’être trop simpliste, je répondrais qu’il a le mérite de mettre la Santé à portée de tous et de donner envie de devenir acteur de son bien-être plutôt que victime de son malaise.

Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit le Dr SALDMAN. Son petit paragraphe sur le bon lait pourvoyeur de calcium (page 60) par exemple me fait bondir, de même que le paragraphe intitulé « Renvoyer la balle » (page 131) dans lequel il est question de vengeance comme solution à la vexation… Ou encore page 167, son conseil de consulter le médecin à la moindre inquiétude et son apologie de l’auto auscultation (prendre sa tension, ausculter ses grains de beauté, tester ses urines avec des bandelettes test…).

Mais ce ne sont que quelques passages sur les 270 pages très intéressantes que compte ce livre qui mérite de tomber entre toutes les mains désireuses de prendre soin de leur santé. Sachant, comme le disait Oscar WILDE que la vie nous a été donnée et que c’est un merveilleux cadeau, prenons en soin, il s’agit d’un devoir. Je vous souhaite une bonne lecture allongé sur votre serviette de plage ou assis sur la banquette de la rame de métro, et revenez me dire ce que vous en avez pensé…

Vous pouvez le commander ici

 

Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un « 8 – Faites de la Réflexologie », ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

VIVE LA MAIN DE L’HOMME !

Je paraphraserais aisément Bergson en écrivant que «La Main est le propre de l’Homme »…

Mais, avant toute chose, pourquoi un article sur la Main dans un Blog consacré à la Réflexologie PLANTAIRE ? Et bien parce que c’est avec ses mains qu’officie le(la) Réflexologue, et vous allez comprendre, ce n’est pas demain la veille que vous serez massés par des robots.

Pourtant me direz-vous une main c’est juste une paume et 5 doigts. Ca ne doit être si difficile à reproduire. Oui, mais une paume et 5 doigts capables aussi bien de visser et dévisser un bouchon, cueillir une cerise sans l’écraser, trouver dans le noir l’interrupteur de la lumière, tenir et diriger un stylo, lancer une boule de bowling ou ramasser une plume, caresser le chien ou mettre un coup de poing dans un punching bowl, gratter une guitare et sentir le sens du vent, un doigt humidifié en l’air. « Un parfait compromis entre précision et puissance » déclare Laurent VIGOUROUX, biomécanicien à l’Institut des Sciences du Mouvement.

Main Anatomie

Sur le plan anatomique, la main humaine est dotée d’une capacité de préhension universelle, en d’autres termes elle s’adapte à toutes les formes. Sauriez-vous trouver un objet ou un élément naturel que la main humaine ne saurait saisir ? Réfléchissez, il n’y en a pas… Mais, même si ce chef d’œuvre mécanique est compliqué à reproduire par les roboticiens, ils y arriveront petit à petit. En respectant le nombre de doigts (pas 3 ce qui oblige à reposer un objet entre chaque manipulation, ni  4 ce qui permet de faire tourner un objet dans la paume mais sans aucune force, mais bien 5), la vitesse de fermeture de la main (80 cm/s pour la main humaine), la force (jusqu’à 40 kg pour l’humain, difficile encore de miniaturiser les moteurs capables de l’égaler mais ça viendra).

Cependant, comment faire une main intelligente ? Une main capable de modérer sa vitesse et sa force de fermeture pour rattraper un objet qui lui échappe… sans l’écraser, et ce que ce soit un grain de raisin de quelques grammes ou une bille de plomb ? Une main qui sente les frissons sur la peau qu’elle effleure et donc appuie ou relâche sa pression en conséquence ? Une main qui maintient plus fort le crayon sur du canson mais le glisse en douceur sur du papier de soie ? Pour le moment on ne sait pas faire, il faudrait modéliser tous les cas de figure et c’est infini.

« La main est l’outil de plus complexe du corps humain. Un vrai casse-tête de biomécanicien » pouvait-on lire en juin dernier  dans Science et Vie.

Alors, bonne nouvelle, vous allez continuer à faire appel à un être humain qui posera ses 2 fois 500 grammes de merveille anatomique (29 articulations, 39 muscles, 48 nerfs, 2500 récepteurs tactiles au cm2) sur vos pieds, et sera capable, en une heure, de ressentir et stimuler les quelques milliers de zones réflexe qu’ils comportent.

Reflexologie 3

Les deux mains reliés au cortex de votre praticien, adapteront leur massage à votre demande, votre besoin, à son ressenti. D’un point de vue énergétique, ces mains seront capables de ressentir les blocages, les tensions ou les émotions. Synchronisées avec votre respiration, elles sauront équilibrer votre souffle. En écho des oreilles du(de la) Réflexologue, elles adapteront leur parcours à vos paroles, en miroir de ses yeux, elles modifieront leur chemin en fonction de la douleur, de la peur ou du bien être. Difficile d’exiger tout cela d’un robot…

Et puisque j’aime à vous conseiller des lectures ou autres « outils » en lien avec mes articles, je ne résiste pas au plaisir de vous conseiller « Les mains du Miracle » très beau roman de Joseph Kessel relatant l’histoire vraie du Dr KERSTEN, massothérapeute d’HIMMLER pendant la seconde guerre mondiale qui, par ses massages au chef de la Gestapo, réussit à arracher à l’enfer de la déportation des milliers de victimes.

Les Mains du Miracle

J’ai pour habitude de dire que « mes mains sont mon outil de travail » et j’espère vous avoir convaincu ici du pouvoir de la main humaine, j’espère aussi que vous ne regarderez plus les vôtres de la même façon. Pensez-y, vous avez au bout de vos bras des trésors. Il était temps de rendre hommage à la Main, sur ce blog consacré à l’hégémonie du pied, c’est chose faite.

Mains

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires, vos remarques, vos questions… Ci-dessous…

Comment la Réflexologie peut être intégrée au protocole de soin de la Fibromyalgie

C’est un récent commentaire sur le Blog qui m’a donné envie de rédiger un article sur la Fibromyalgie, tant il est vrai que les malades autant que la communauté médicale au sens large sont démunis face à cette pathologie, et tant il a été vérifié que la Réflexologie peut être d’une grande efficacité.

Définition

Pour les novices, Fibromyalgie peut se décomposer en « Fibro » (pour fibre, fibrose), myo (muscle) et algie (douleur). Il s’agit d’une maladie caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques diffuses et chroniques, accompagnées d’une grande fatigue et d’une très mauvaise qualité de sommeil.

Pendant de longues années, la Fibromyalgie était considérée comme une maladie relevant de la psychiatrie, parce qu’on y trouvait aucune explication « médicale », et ce n’est qu’en 1992 qu’elle fût reconnue par l’OMS.

Le portrait-robot de la personne atteinte de Fibromyalgie est une femme de moins de 60 ans habitante du département du Nord, elle est perfectionniste, stressée, hyperactive (source carenity.com). Les fibromyalgiques représentent 2 à 5 % de la population française avec une tendance à la hausse.

Prise en Charge Allopathique

Aujourd’hui, on remarque chez les fibromyalgiques :

  • Un niveau accru de substance P dans la moelle épinière (pour le mécanisme de la douleur, relire l’article sur ce blog http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/la-reflexologie/gestion-de-la-douleur-et-reflexologie-plantaire/#comment-3660), jusqu’à 3 fois plus élevé que la normale
  • Un faible niveau de Débit Sanguin Cérébral dans la région thalamique, où se trouvent les récepteurs de la douleur
  • De faibles niveaux de sérotonine et de tryptophane
  • Des facteurs génétiques prédisposants,
  • Des erreurs d’interprétation dans le cerveau provoquant une allodynie (douleur provoquée par un stimulus normalement indolore, exemple : la caresse d’une plume sur la peau)

On sait donc diagnostiquer  la maladie, c’est un grand pas, mais on ne sait pas encore en venir à bout et les fibromyalgiques doivent apprendre à gérer leurs douleurs, à défaut de les voir disparaitre totalement.

Classiquement, les médecins proposent :

  • Des antalgiques
  • Des anti-inflammatoires
  • Des antidépresseurs
  • Des anxiolytiques
  • Des myorelaxants
  • Des somnifères

Le souci de la prise en charge allopathique des douleurs Fibromyalgiques réside dans son relatif manque d’efficacité. Bien entendu, il N’EST PAS QUESTION D’ARRETER son traitement mais le médecin lui-même le dit parfois : « on est  démunis face à cette pathologie, notre arsenal thérapeutique n’est pas suffisant, les douleurs sont résistantes ». Les malades se tournent donc vers des approches complémentaires.

Apport de la Réflexologie

La Réflexologie étant une approche holistique, on considérera la personne sous différents angles :

  • Le Physique : en tout premier lieu, prendre en compte les douleurs, et les personnes se trouvent très souvent apaisées, soulagées, après la séance.
  • L’hygiène de vie :
    • comme on sait que le froid aggrave les symptômes, on expliquera quels bénéfices tirer des bains chauds avec des huiles essentielles
    • pour lutter contre l’hypo-sommeil extrêmement délétère chez les Fibromyalgiques, on conseillera du Magnésium marin et de la Griffonia
    • pour contrer la fatigabilité, on mettra en place de la Rhodiola le matin (relire à ce sujet l’article que j’avais fait sur la Rhodiola http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/?s=RHODIOLA)
    • on conseillera une réforme alimentaire sous forme d’une alimentation hypo toxique (éviction du lait de vache et du gluten, pas d’édulcorant, le moins de polluants et de pesticides possible, pas de plats préparés)
    • évidemment, on luttera contre toute forme d’addiction, à commencer par le tabagisme
    • on recommandera une ou plusieurs activité(s) physique(s) adaptée(s)
  • L’émotionnel :
    • on cherchera en verbalisant avec la personne, durant la séance, ce qui a pu éventuellement être somatisé au travers de cette pathologie. Pour qui s’intéresse au sens des maladies, il n’est pas rare de découvrir qu’un choc psychologique ou un conflit mal vécu a pu mener au déclenchement de cette difficulté de santé.
    • on conseillera des lectures et des outils pour aller mieux afin de devenir acteur de son mieux-être et non plus rester victime de son mal-être


sourire

Avec tout çà : moins de douleurs, une meilleure hygiène de vie, un meilleur moral, c’est presque trop beau non ?

C’est pourtant possible avec la Réflexologie, pour peu qu’on s’en donne la peine et qu’on essaye… Bien entendu, les seules actions du praticien ne feront pas tout mais malade et praticien ensemble peuvent faire des merveilles, faites passer le mot…

 

 

Si vous avez envie, laissez-moi un commentaire si-dessous, cela me ferait plaisir…

 

 

BROMELAINE : UNE ENZYME A TOUT FAIRE

Si vous consultez un temps soit peu les sites de médecine naturelle, si vous feuilletez les journaux spécialisés, si vous êtes abonnés à une newsletter sur le thème de la santé par les plantes, vous n’avez pas pu passer à côté de la Bromélaïne. Cette panacée issue de la tige d’ananas. Le temps est venu de faire une synthèse de toutes les informations disponibles sur le sujet…

La Bromélaïne est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas

Définition

La Bromélaïne est une enzyme (c’est-à-dire un composé facilitant une réaction chimique) protéolytique (c’est-à-dire qui découpe les protéines en molécules plus petites) issue de l’ananas et particulièrement de sa tige dans laquelle elle est très concentrée.

L’ananas, en botanique, fait partie de la famille des Broméliacées, d’où le nom de la principale enzyme qu’il contient : Bromélaïne.

Quels sont ses bienfaits ?

Ils sont nombreux

–          Protéolytique : nous l’avons vu ci-dessus, vertu particulièrement intéressante pour « ronger » toutes les formations surnuméraires dans l’organisme : polypes, kystes, tumeurs, verrues, fibromes

C’est si vrai que dans les plantations d’ananas, le contact répété avec la sève riche en Bromélaïne efface  les empreintes digitales des ouvriers

–          Anti-inflammatoire : en agissant sur la production de prostaglandines pro-inflammatoires

–          Antalgique : en agissant sur la bradykinine, impliquée dans le mécanisme de la douleur, et de manière dose-dépendante (plus on en consomme, plus ses effets sont importants)

–          Anti-œdémateuse : particulièrement indiquée en cas de cellulite associée ou non à une obésité et une rétention d’eau

–          Immunostimulante

–          Cicatrisante

–          Anti tumorale

–          Anticoagulant

–          Etc

Au vu de ces vertus, on l’utilisera donc :

–          En post-opératoire : elle permettra de résorber les œdèmes, réduire les hématomes, soulager la douleur, diminuer l’inflammation, accélérer la cicatrisation (de nombreuses études quant à la supplémentation en Bromélaïne existent en chirurgie dentaire, ophtalmique, esthétique… )

–          En cas de brûlure, plaie, traumatismes ostéo-articulaires (foulures, entorses…)

–          En rhumatologie, la Bromélaïne a démontré son efficacité sur les tendinites, arthroses, poussées d’arthrite (lire à ce sujet les résultats de l’étude randomisée en double aveugle sur l’efficacité de la Bromélaine face au Diclofénac (http://www.systemicenzymesupport.org/references/akhtar2004.pdf )

–          Dans tous les cas d’inflammation ou de maladie inflammatoire

–          En cas de phlébite, athérosclérose, hypertension

–          En cas de régime amaigrissant

–          Enfin, elle devrait toujours être associée à la prise d’antibiotiques dont elle améliore l’absorption et dont elle potentialise l’efficacité

Cas particulier de la Bromélaine en supplémentation des traitements cancéreux

De très nombreuses recherches ont lieu actuellement dans ce domaine. On sait aujourd’hui que la Bromélaïne est efficiente :

–          Sur l’état général du malade

–          Sur les effets secondaires des traitements conventionnels

–          En postopératoire

–          Sur la destruction des cellules cancéreuses et leur prolifération

–          Sur la convalescence

Il n’est évidemment pas question de la proposer actuellement comme traitement alternatif mais comme adjuvant à coup sûr. Des études depuis le début des années 70 montrent que les patients supplémentés en Bromélaïne voient la disparition de certaines tumeurs et une diminution des métastases.

On lira avec beaucoup d’intérêt sur ce sujet l’article de Principes de Santé : http://www.principes-de-sante.com/article/therapies-bromelaine-et-cancer-livre-dr-bodin.html ainsi que le livre du Dr Bodin ici qui cite très précisément toutes les études.

Les effets secondaires

Ils sont quasiment inexistants. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans s’abstiendront cependant d’en consommer. De même que les personnes suivant un traitement fluidifiant.

Enfin, certaines personnes peuvent être allergiques à l’ananas.

Comment la consommer ?

Après l’inventaire de tous ces bienfaits, vous n’avez qu’une seule envie : manger des ananas en quantité et à tous les repas. Malheureusement, la Bromélaïne n’étant présente qu’en faible quantité dans la pulpe de l’ananas, il faudrait ingérer une quantité astronomique de fruits ou boire des litres de jus frais pour espérer déclencher un début d’action thérapeutique pour l’organisme. De plus, ce régime quotidien serait délétère pour le système digestif.

Par ailleurs, la tige est très concentrée en Bromélaïne mais on ne peut la consommer telle quelle, d’autant plus que les producteurs piquent régulièrement dans la tige pour y injecter engrais, pesticides et autres agents chimiques.

Enfin, la Bromélaïne est détruite par la cuisson et s’oxyde au contact des métaux.

La meilleure solution est donc, et de loin, de la consommer pure, en gélules.

 

Quelle Bromélaïne choisir ?

Choisissez absolument une Bromélaïne pure et concentrée, extraite par Chromatographie (un procédé qui permet d’isoler la Bromélaïne des autres composants, même polluants nocifs), et Bio de préférence.

Certaines publications indiquent qu’il faut choisir une présentation en gélules gastro-résistantes mais on sait maintenant que ce n’est pas nécessaire puisque la Bromélaïne résiste à l’acidité stomacale.

Enfin, vous vous assurerez de sélectionner une formule suffisamment concentrée, supérieure à 1500 GDU/gramme.

Pourquoi pas l’Extranase commercialisé en pharmacie depuis 1969 ? Parce qu’il est faiblement dosé en Bromélaïne (200 GDU pour 9 comprimés journaliers) et surtout parce qu’il contient entre autres excipients du dioxyde de titane.

Mode d’administration

La demie-vie (temps mis par une substance pour perdre la moitié de son activité pharmacologique) de la Bromélaïne dans l’organisme est de 6 à 9 heures, il faut donc fractionner les prises dans la journée, de manière à ce qu’il y en ait en permanence un taux suffisant circulant dans le sang.

On prendra ainsi la Bromélaïne en 3 fois, et de préférence à distance des repas, afin qu’elle ne soit pas mélangée au bol alimentaire.

Pour toutes les pathologies lourdes ou chroniques, la cure durera plusieurs mois et sera assortie d’une supplémentation en Vit C et Vit D.

On prendra 1 gramme par jour, pouvant aller jusqu’à 2 grammes (notamment en analgésie) sans craindre la dose toxique qui semble être bien supérieure à 5 grammes journaliers.

En prévention, on fera une ou deux cures annuelles, d’un mois chacune à raison de 750 mg/jour.

La Bromélaine est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas Victoria

Voilà, j’espère avoir éclairé votre lanterne sur cette fameuse Bromélaïne dont tout le monde parle et dont l’impressionnante liste de vertus en fait la 13ème plante la plus vendue en Allemagne. Elle fait actuellement l’objet de recherches concernant son efficacité sur les maladies auto-immunes : SEP, diabète de type 1, Maladie de Crohn, PCR. Nul doute que l’on n’a pas fini d’en parler. Au moins après la lecture de cet article serez-vous également convaincu.

Si vous cherchez une bonne Bromélaïne, j’ai évidemment une chouchoute à vous conseiller, n’hésitez pas à me demander ses coordonnées, et à me laisser tout commentaire à votre convenance ci-dessous.

J’ajoute un lien vers cet article de Medisite très complet également sur la Bromélaine : Clic

Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

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