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Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

Pourquoi et comment drainer son Foie au printemps ?

Drainage du foie
Si vous êtes intéressé par les approches naturelles de santé, vous avez forcément déjà entendu cet adage : « Au Printemps, on draine son Foie ». Oui mais pourquoi ? On ne fait bien que ce que l’on comprend… Alors petite revue de bataillon de notre sphère hépatique.
Notre Foie, avec ses 500 fonctions métaboliques différentes, travaille toujours énormément et d’autant plus en hiver. En effet, on peut classer en 3 grands items son rôle :
1 – DETOXINATION
2 – STOCKAGE
3 – PRODUCTION
Et vous allez voir que dans les 3 cas, son travail est renforcé à la saison froide, ce qui explique qu’il arrive fatigué à la belle saison.

1 – DETOXINATION

Le foie a un rôle crucial dans l’élimination des substances qui peuvent être nuisibles pour l’organisme et en particulier les aliments, les médicaments, l’alcool, les solvants, les pesticides et les métaux lourds…. Or les solvants, les pesticides, les métaux lourds sont présents toute l’année dans notre environnement, mais nous nous aérons moins l’hiver, la maison est moins ouverte, nous subissons plus la pollution. Et que dire des médicaments dont la consommation est accrue pendant la saison froide (antibiotiques, corticoïdes mais aussi antidépresseurs pour ceux dont la baisse de luminosité est synonyme de tristesse), et des aliments et de l’alcool dont les excès ne sont plus un secret pendant la période des fêtes de fin d’année. Et je ne parle là que des toxines « exogènes », c’est-à-dire celles qui sont d’origine externes à notre organisme. Mais si l’on y ajoute les « endogènes » (produites par l’organisme lui-même) : histamine, adrénaline, hormones, on comprend aisément que notre foie a fort à faire.

2 – STOCKAGE

Le foie stocke les sucres sous forme de glycogène. En effet, le glucose qui provient de la dégradation des différentes formes de sucres (fructose, lactose, etc.) est le carburant principal des cellules. Mais les sucres qui parviennent au foie n’ont pas tous besoin d’être envoyés immédiatement aux autres organes, parfois nous consommons beaucoup plus de sucre que nous n’en avons besoin. Il est donc stocké pour être mis à disposition de l’organisme à la demande. Le foie est le seul organe à la fois hypoglycémiant et hyperglycémiant.
Le foie s’occupe aussi du métabolisme des lipides, les acides gras sont transformés en molécules lipidiques complexes (les fameux triglycérides) afin de les stocker dans les adipocytes (cellules graisseuses). Il synthétise ou dégrade le cholestérol qui est précurseur d’hormones et participe à la construction des membranes des cellules. Le foie est aussi capable de stocker des vitamines liposolubles.
Il se trouve que l’on mange plus gras et plus sucré l’hiver, c’est prouvé, donc sur ce point le foie est plus sollicité.
Le foie participe enfin au métabolisme des protéines en stockant et synthétisant les Acides Aminés.
Le foie stocke enfin le fer sous forme de ferritine mais dans ce domaine, point de saisonnalité.

3 – PRODUCTION

Le foie fabrique :

– L’urée qui est un moyen d’éliminer l’ammoniaque toxique provenant de la dégradation des protéines. Cette urée, non toxique, sera éliminée dans les urines.
– Les facteurs de la coagulation : ce sont des protéines complexes prêtes à réagir les unes sur les autres en cas de plaie pour participer à la formation du caillot.
– La bile
– L’hémoglobine
– Le cholestérol : nous avons parlé plus haut du cholestérol exogène (celui qui vient de l’alimentation) mais il faut savoir que notre foie fabrique 70 % du cholestérol présent dans notre organisme. Il ne s’agit pas de la quantité de graisses ingérées mais de leur qualité, selon que ce sont de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Dans la nourriture, les sources de «mauvais» cholestérol se retrouvent uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n’y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu. Et puis, il y a aussi un certain nombre de médicaments susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :
• Contraceptif oral ;
• Certains Traitements Hormonaux Substitutifs de la ménopause (THS) ;
• Certains bêtabloquants ;
• Certains diurétiques thiazidiques ;
• Les rétinoïdes utilisés dans le traitement de l’acné ;
• Les corticoïdes.

Voilà résumées les fonctions du Foie et vous comprenez que s’il faut en prendre soin toute l’année, c’est le cas particulièrement après l’hiver et sa cohorte de repas trop riches, ses cures de médicaments, la sédentarité qui le caractérise. Maintenant, comment faire ?

LA PHYTOTHERAPIE A VISEE HEPATIQUE

Tout le monde connait l’intérêt pour la sphère hépatique, mais sans savoir pourquoi, du pissenlit, de l’artichaut, du radis noir, du chardon-marie, de la fumeterre, citons encore le desmodium, plante herbacée africaine à visée hépatique, ou le boldo.
Pissenlits
– le Pissenlit contient de l’inuline participant à la réduction des taux de lipides sanguins (au cours de plusieurs essais effectués sur des sujets dont les taux de lipides sanguins étaient élevés, les résultats ont été prometteurs, notamment pour les taux de triglycérides sanguins), de la choline précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire mais qui sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. Il est diurétique donc favorise l’élimination rénale en complément du nettoyage hépatique
l’Artichaut contient de la cynarine qui réduit le taux de cholestérol sanguin, allégeant ainsi le travail du Foie, est cholagogue (facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin) et cholérétique (favorise la sécrétion de la bile par le foie)
Artichaut
le Radis noir est riche en substances qui activent certains enzymes permettant de détoxifier le foie et en Raphanine, agent antibactérien, antiviral et antifongique
Radis Noir
le chardon-marie contient de la silymarine qui agit de façon directe sur les hépatocytes, rendant plus difficile l’absorption de toxines, stimulant leur élimination et favorisant la régénération du tissu hépatique
Chardon marie
la fumeterre contient le fameux acide fumarique utilisé dans certains traitements du psoriasis ou de la Sclérose en Plaques, parce qu’il protège les cellules
– les principes actifs du desmodium sont des alcaloïdes d’isoquinoline, des flavonoïdes et de nombreux autres constituants connus sous le nom de soyasaponines permettant d’entretenir une bonne perméabilité membranaire
le boldo est riche en boldine, alcaloïde contenu dans ses feuilles et connu depuis longtemps pour ses propriétés cholagogues et hépato-protectrices (qui n’a jamais entendu parler de la fameuse Oxyboldine ? A noter que le Maalox Digestions Difficiles en contient aussi)

Vous savez maintenant pourquoi tous les bons complexes phytothérapiques pour le foie contiennent ces plantes reines, pourquoi on vous conseille des ampoules de radis noir ou une cure de desmodium…

Mais attention ! S’il y a des problèmes hépatiques déclarés (calculs biliaires, hépatite etc), on demandera expressément conseil à son médecin et/ou au pharmacien

LA REFLEXOLOGIE

Bien entendu, il est d’une grande utilité de faire appel à la Réflexologie dans ces périodes de drainage et de nettoyage. En effet, il est bon d’aider le corps dans son processus d’élimination afin que les toxines « trouvent plus rapidement la sortie ». Et puis, au niveau émotionnel, l’élimination organique des substances toxiques s’accompagne souvent d’une élimination de pensées polluantes elles aussi. De plus, le stress est extrêmement nocif pour le Foie en augmentant la quantité d’adrénaline et autres hormones dans le sang, il sera donc nécessaire plus que jamais de réguler votre état nerveux. C’est pourquoi, il est bon de se faire accompagner par un(e) thérapeute qualifié(e) qui vous permettra d’y voir plus clair rapidement et de faire du printemps, comme pour la nature, la saison du renouveau. Quelques séances suffiront à vous permettre sur pied (pardonnez le jeu de mots) et à retrouver rapidement une belle énergie.

Séance de Réflexologie

Maintenant que vous savez comment fonctionne votre Foie et pourquoi il faut lui administrer une petite cure de jouvence à cette saison, je vous laisse aller chercher ou commander vos compléments alimentaires (bien entendu, pendant la cure, vous tâcherez de ne pas surcharger votre alimentation) et prendre vos rendez-vous auprès de votre Réflexologue préféré(e).

Comme toujours, laissez-moi vos remarques, suggestions, questions ci-dessous…

Un deuxième cerveau dans le ventre…

Une émission de vulgarisation très intéressante sur la flore intestinale (ou Microbiote) et son intérêt pour la santé, à écouter sans modération…

http://www.franceinter.fr/player/export-reecouter?content=416391

Lorsque je répète à longueur de séance aux personnes qui viennent au Cabinet qu’elles doivent reconstituer leur flore intestinale, je sens bien que certaines se disent que c’est juste un sujet à la mode et que c’est certainement une façon de leur faire consommer des probiotiques. Mais ici, c’est Francisca Joly, gastro-entérologue à l’Hôpital Beaujon qui le dit et ça prend tout son sens.

L’émission ne dure que 50 minutes (moins les pauses musicales) et s’écoute facilement parce que le Dr Joly est très pédagogue. En ces jours d’été, un peu plus calmes, au bord de l’eau, en faisant votre sport, à la maison ou dans la voiture en rentrant du bureau, faites-vous ce cadeau.

Et si vous avez besoin de conseils (pour le podcasting comme pour le choix de vos probiotiques), je suis à vore disposition…

Bonne écoute !

 

La Mastication (ou Le Secret d’une Digestion Réussie)

Les personnes qui viennent me voir en Réflexologie me parlent souvent de leurs difficultés digestives : remontées acides, lourdeurs gastriques, ballonnements, problèmes de transit etc. Selon les cas, le tube digestif semble concerné dans toute sa longueur. Invariablement, je demande : « Est-ce que vous prenez le temps de manger tranquillement ? Est-ce que vous mâchez bien ? » et régulièrement on me répond : « Non, pas assez… ». En effet, on avale un repas sur un coin de bureau ou devant la télévision distillant des informations optimistes, on court, on se nourrit sans réfléchir à ce que l’on ingurgite.

 

Il est pourtant ESSENTIEL de prendre le temps de manger et surtout de bien mastiquer, sinon on s’expose à toutes sortes de symptômes cités plus haut. Parce que les papilles n’auront pas le temps d’informer le cerveau qui organise la digestion, l’assimilation et l’élimination si nous avalons trop rapidement. En effet, le cerveau agit comme un « scanner » en analysant les aliments afin de prévoir la sécrétion des sucs gastriques, en calculant la quantité de sels minéraux, enzymes, vitamines, lipides, glucides, protides, amidons et sucres. Rappelons-nous aussi que c’est sous la langue que les oligoéléments sont le mieux absorbés.

En avalant sans mâcher, on risque également le surpoids parce que l’appétit ne sera pas coupé au niveau de la bouche mais lorsque l’estomac sera plein, donc trop tard. En effet, la satiété ne dépend absolument pas de la quantité que nous mangeons mais de la façon dont nous mangeons. Il est possible de maigrir en mangeant moins, sans avoir faim, grâce à une meilleure mastication. De même, il est bien difficile de perdre du poids, même en réformant son alimentation, si on avale sans mâcher.  Je suis toujours effarée de savoir qu’aucun régime amaigrissant ne fait de place à la mastication…

France GUILLAIN dans son livre « Mastiquer, c’est la santé » explique que «  le manque de mastication est probablement l’un des plus grands défauts alimentaires dans les pays développés ». Notre estomac est incapable de broyer et pulvériser les aliments donc, si nous avalons sans mâcher suffisamment, les aliments y stagnent et fermentent durant des heures entrainant des remontées, des aigreurs ou excès d’acidité. Et le même phénomène se produit dans l’intestin grêle (il ne faut pas avoir fait de grandes études pour comprendre que la paroi extrafine de nos intestins ne supporte pas les végétaux en grosses mollécules mal dégrossies et non digérées) puis dans le colon, et l’on se plaint de lourdeurs, de ballonnements, de spasmes, de météorisme.  De plus, tout ce qui est  mal broyé risque d’être éliminé sans que l’organisme n’ait pu en tirer profit. Quel dommage de faire des combinaisons alimentaires intelligentes et d’acheter des aliments de qualité pour ne pas en profiter… Si en plus, on considère le fait que notre tube digestif est tapissé de neurones producteurs de neurotransmetteurs similaires à ceux produits par le cerveau, on comprend à quel point la digestion est importante pour le bienêtre émotionnel et comment une mauvaise assimilation peut rejaillir sur l’équilibre psychique.

 

Et puis, pensons aussi à notre système immunitaire qui doit être informé de ce qui pénètre dans notre organisme. Et c’est dans la bouche que notre cerveau détecte, reconnait et identifie les molécules qui composent nos aliments… Si on lui en laisse le temps ! A ce sujet, le test de leucocytose digestive est éloquent. Il consiste à mesurer les leucocytes dans le sang avant et après le repas. Ceux-ci augmentent de façon variable selon le mode de cuisson et d’assaisonnement des aliments consommés. Ce test illustre la façon dont notre système immunitaire réagit à l’entrée dans notre organisme d’agents potentiellement pathogènes, pourvu qu’on lui permette de le faire.

Bref, vous l’aurez compris, il faut mâcher…

Apprenons donc à nos enfants à mastiquer, et ne les pressons pas sans cesse. Il vaut mieux qu’ils mangent moins en ayant bien maché, que beaucoup goulument. La mastication est spontanée, naturelle, innée, elle se perd avec l’éducation et le rythme de vie. Je connais des établissements scolaires où tout est calculé pour que le repas soit ingurgité en 20 minutes chrono, quelle hérésie ! Et ce sont souvent les mêmes restaurants scolaires dans lesquels on vous parle de menu bio et de lutte contre l’obésité… Tant que nous y sommes, asseyons nous à table avec nos enfants, montrons leur l’exemple, faisons des repas un moment de convivialité. J’entends des parents se plaindre de ce que leur enfant ne déjeune pas le matin et lorsque je leur demande ce qu’eux-mêmes prennent au petit déjeuner, ils me répondent souvent : « oh, moi je bois juste une tasse de café debout dans la salle de bain »…  Sans commentaire…

Bien entendu, si ces conseils ne suffisaient pas, offrez vous des séances de Réflexologie qui, en alliant détente et conseils naturopathiques, sauront vous aider à retrouver une digestion confortable. Et puisque le temps des vacances est là, profitez-en pour vous « entraîner » et revenez à la rentrée avec une digestion prête à attaquer la nouvelle année… en mastiquant.

BELLES VACANCES !

(Je suis toujours preneuse de vos commentaires concernant ce blog et cet article, n’hésitez donc pas)

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