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Comment la Réflexologie peut être intégrée au protocole de soin de la Fibromyalgie

C’est un récent commentaire sur le Blog qui m’a donné envie de rédiger un article sur la Fibromyalgie, tant il est vrai que les malades autant que la communauté médicale au sens large sont démunis face à cette pathologie, et tant il a été vérifié que la Réflexologie peut être d’une grande efficacité.

Définition

Pour les novices, Fibromyalgie peut se décomposer en « Fibro » (pour fibre, fibrose), myo (muscle) et algie (douleur). Il s’agit d’une maladie caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques diffuses et chroniques, accompagnées d’une grande fatigue et d’une très mauvaise qualité de sommeil.

Pendant de longues années, la Fibromyalgie était considérée comme une maladie relevant de la psychiatrie, parce qu’on y trouvait aucune explication « médicale », et ce n’est qu’en 1992 qu’elle fût reconnue par l’OMS.

Le portrait-robot de la personne atteinte de Fibromyalgie est une femme de moins de 60 ans habitante du département du Nord, elle est perfectionniste, stressée, hyperactive (source carenity.com). Les fibromyalgiques représentent 2 à 5 % de la population française avec une tendance à la hausse.

Prise en Charge Allopathique

Aujourd’hui, on remarque chez les fibromyalgiques :

  • Un niveau accru de substance P dans la moelle épinière (pour le mécanisme de la douleur, relire l’article sur ce blog http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/la-reflexologie/gestion-de-la-douleur-et-reflexologie-plantaire/#comment-3660), jusqu’à 3 fois plus élevé que la normale
  • Un faible niveau de Débit Sanguin Cérébral dans la région thalamique, où se trouvent les récepteurs de la douleur
  • De faibles niveaux de sérotonine et de tryptophane
  • Des facteurs génétiques prédisposants,
  • Des erreurs d’interprétation dans le cerveau provoquant une allodynie (douleur provoquée par un stimulus normalement indolore, exemple : la caresse d’une plume sur la peau)

On sait donc diagnostiquer  la maladie, c’est un grand pas, mais on ne sait pas encore en venir à bout et les fibromyalgiques doivent apprendre à gérer leurs douleurs, à défaut de les voir disparaitre totalement.

Classiquement, les médecins proposent :

  • Des antalgiques
  • Des anti-inflammatoires
  • Des antidépresseurs
  • Des anxiolytiques
  • Des myorelaxants
  • Des somnifères

Le souci de la prise en charge allopathique des douleurs Fibromyalgiques réside dans son relatif manque d’efficacité. Bien entendu, il N’EST PAS QUESTION D’ARRETER son traitement mais le médecin lui-même le dit parfois : « on est  démunis face à cette pathologie, notre arsenal thérapeutique n’est pas suffisant, les douleurs sont résistantes ». Les malades se tournent donc vers des approches complémentaires.

Apport de la Réflexologie

La Réflexologie étant une approche holistique, on considérera la personne sous différents angles :

  • Le Physique : en tout premier lieu, prendre en compte les douleurs, et les personnes se trouvent très souvent apaisées, soulagées, après la séance.
  • L’hygiène de vie :
    • comme on sait que le froid aggrave les symptômes, on expliquera quels bénéfices tirer des bains chauds avec des huiles essentielles
    • pour lutter contre l’hypo-sommeil extrêmement délétère chez les Fibromyalgiques, on conseillera du Magnésium marin et de la Griffonia
    • pour contrer la fatigabilité, on mettra en place de la Rhodiola le matin (relire à ce sujet l’article que j’avais fait sur la Rhodiola http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/?s=RHODIOLA)
    • on conseillera une réforme alimentaire sous forme d’une alimentation hypo toxique (éviction du lait de vache et du gluten, pas d’édulcorant, le moins de polluants et de pesticides possible, pas de plats préparés)
    • évidemment, on luttera contre toute forme d’addiction, à commencer par le tabagisme
    • on recommandera une ou plusieurs activité(s) physique(s) adaptée(s)
  • L’émotionnel :
    • on cherchera en verbalisant avec la personne, durant la séance, ce qui a pu éventuellement être somatisé au travers de cette pathologie. Pour qui s’intéresse au sens des maladies, il n’est pas rare de découvrir qu’un choc psychologique ou un conflit mal vécu a pu mener au déclenchement de cette difficulté de santé.
    • on conseillera des lectures et des outils pour aller mieux afin de devenir acteur de son mieux-être et non plus rester victime de son mal-être


sourire

Avec tout çà : moins de douleurs, une meilleure hygiène de vie, un meilleur moral, c’est presque trop beau non ?

C’est pourtant possible avec la Réflexologie, pour peu qu’on s’en donne la peine et qu’on essaye… Bien entendu, les seules actions du praticien ne feront pas tout mais malade et praticien ensemble peuvent faire des merveilles, faites passer le mot…

 

 

Si vous avez envie, laissez-moi un commentaire si-dessous, cela me ferait plaisir…

 

 

BROMELAINE : UNE ENZYME A TOUT FAIRE

Si vous consultez un temps soit peu les sites de médecine naturelle, si vous feuilletez les journaux spécialisés, si vous êtes abonnés à une newsletter sur le thème de la santé par les plantes, vous n’avez pas pu passer à côté de la Bromélaïne. Cette panacée issue de la tige d’ananas. Le temps est venu de faire une synthèse de toutes les informations disponibles sur le sujet…

La Bromélaïne est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas

Définition

La Bromélaïne est une enzyme (c’est-à-dire un composé facilitant une réaction chimique) protéolytique (c’est-à-dire qui découpe les protéines en molécules plus petites) issue de l’ananas et particulièrement de sa tige dans laquelle elle est très concentrée.

L’ananas, en botanique, fait partie de la famille des Broméliacées, d’où le nom de la principale enzyme qu’il contient : Bromélaïne.

Quels sont ses bienfaits ?

Ils sont nombreux

–          Protéolytique : nous l’avons vu ci-dessus, vertu particulièrement intéressante pour « ronger » toutes les formations surnuméraires dans l’organisme : polypes, kystes, tumeurs, verrues, fibromes

C’est si vrai que dans les plantations d’ananas, le contact répété avec la sève riche en Bromélaïne efface  les empreintes digitales des ouvriers

–          Anti-inflammatoire : en agissant sur la production de prostaglandines pro-inflammatoires

–          Antalgique : en agissant sur la bradykinine, impliquée dans le mécanisme de la douleur, et de manière dose-dépendante (plus on en consomme, plus ses effets sont importants)

–          Anti-œdémateuse : particulièrement indiquée en cas de cellulite associée ou non à une obésité et une rétention d’eau

–          Immunostimulante

–          Cicatrisante

–          Anti tumorale

–          Anticoagulant

–          Etc

Au vu de ces vertus, on l’utilisera donc :

–          En post-opératoire : elle permettra de résorber les œdèmes, réduire les hématomes, soulager la douleur, diminuer l’inflammation, accélérer la cicatrisation (de nombreuses études quant à la supplémentation en Bromélaïne existent en chirurgie dentaire, ophtalmique, esthétique… )

–          En cas de brûlure, plaie, traumatismes ostéo-articulaires (foulures, entorses…)

–          En rhumatologie, la Bromélaïne a démontré son efficacité sur les tendinites, arthroses, poussées d’arthrite (lire à ce sujet les résultats de l’étude randomisée en double aveugle sur l’efficacité de la Bromélaine face au Diclofénac (http://www.systemicenzymesupport.org/references/akhtar2004.pdf )

–          Dans tous les cas d’inflammation ou de maladie inflammatoire

–          En cas de phlébite, athérosclérose, hypertension

–          En cas de régime amaigrissant

–          Enfin, elle devrait toujours être associée à la prise d’antibiotiques dont elle améliore l’absorption et dont elle potentialise l’efficacité

Cas particulier de la Bromélaine en supplémentation des traitements cancéreux

De très nombreuses recherches ont lieu actuellement dans ce domaine. On sait aujourd’hui que la Bromélaïne est efficiente :

–          Sur l’état général du malade

–          Sur les effets secondaires des traitements conventionnels

–          En postopératoire

–          Sur la destruction des cellules cancéreuses et leur prolifération

–          Sur la convalescence

Il n’est évidemment pas question de la proposer actuellement comme traitement alternatif mais comme adjuvant à coup sûr. Des études depuis le début des années 70 montrent que les patients supplémentés en Bromélaïne voient la disparition de certaines tumeurs et une diminution des métastases.

On lira avec beaucoup d’intérêt sur ce sujet l’article de Principes de Santé : http://www.principes-de-sante.com/article/therapies-bromelaine-et-cancer-livre-dr-bodin.html ainsi que le livre du Dr Bodin ici qui cite très précisément toutes les études.

Les effets secondaires

Ils sont quasiment inexistants. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans s’abstiendront cependant d’en consommer. De même que les personnes suivant un traitement fluidifiant.

Enfin, certaines personnes peuvent être allergiques à l’ananas.

Comment la consommer ?

Après l’inventaire de tous ces bienfaits, vous n’avez qu’une seule envie : manger des ananas en quantité et à tous les repas. Malheureusement, la Bromélaïne n’étant présente qu’en faible quantité dans la pulpe de l’ananas, il faudrait ingérer une quantité astronomique de fruits ou boire des litres de jus frais pour espérer déclencher un début d’action thérapeutique pour l’organisme. De plus, ce régime quotidien serait délétère pour le système digestif.

Par ailleurs, la tige est très concentrée en Bromélaïne mais on ne peut la consommer telle quelle, d’autant plus que les producteurs piquent régulièrement dans la tige pour y injecter engrais, pesticides et autres agents chimiques.

Enfin, la Bromélaïne est détruite par la cuisson et s’oxyde au contact des métaux.

La meilleure solution est donc, et de loin, de la consommer pure, en gélules.

 

Quelle Bromélaïne choisir ?

Choisissez absolument une Bromélaïne pure et concentrée, extraite par Chromatographie (un procédé qui permet d’isoler la Bromélaïne des autres composants, même polluants nocifs), et Bio de préférence.

Certaines publications indiquent qu’il faut choisir une présentation en gélules gastro-résistantes mais on sait maintenant que ce n’est pas nécessaire puisque la Bromélaïne résiste à l’acidité stomacale.

Enfin, vous vous assurerez de sélectionner une formule suffisamment concentrée, supérieure à 1500 GDU/gramme.

Pourquoi pas l’Extranase commercialisé en pharmacie depuis 1969 ? Parce qu’il est faiblement dosé en Bromélaïne (200 GDU pour 9 comprimés journaliers) et surtout parce qu’il contient entre autres excipients du dioxyde de titane.

Mode d’administration

La demie-vie (temps mis par une substance pour perdre la moitié de son activité pharmacologique) de la Bromélaïne dans l’organisme est de 6 à 9 heures, il faut donc fractionner les prises dans la journée, de manière à ce qu’il y en ait en permanence un taux suffisant circulant dans le sang.

On prendra ainsi la Bromélaïne en 3 fois, et de préférence à distance des repas, afin qu’elle ne soit pas mélangée au bol alimentaire.

Pour toutes les pathologies lourdes ou chroniques, la cure durera plusieurs mois et sera assortie d’une supplémentation en Vit C et Vit D.

On prendra 1 gramme par jour, pouvant aller jusqu’à 2 grammes (notamment en analgésie) sans craindre la dose toxique qui semble être bien supérieure à 5 grammes journaliers.

En prévention, on fera une ou deux cures annuelles, d’un mois chacune à raison de 750 mg/jour.

La Bromélaine est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas Victoria

Voilà, j’espère avoir éclairé votre lanterne sur cette fameuse Bromélaïne dont tout le monde parle et dont l’impressionnante liste de vertus en fait la 13ème plante la plus vendue en Allemagne. Elle fait actuellement l’objet de recherches concernant son efficacité sur les maladies auto-immunes : SEP, diabète de type 1, Maladie de Crohn, PCR. Nul doute que l’on n’a pas fini d’en parler. Au moins après la lecture de cet article serez-vous également convaincu.

Si vous cherchez une bonne Bromélaïne, j’ai évidemment une chouchoute à vous conseiller, n’hésitez pas à me demander ses coordonnées, et à me laisser tout commentaire à votre convenance ci-dessous.

J’ajoute un lien vers cet article de Medisite très complet également sur la Bromélaine : Clic

LA REFLEXOLOGIE, UN ADJUVANT NATUREL DANS LE TRAITEMENT DU CANCER

La Réflexologie comme adjuvant du traitement du cancer

La Réflexologie comme adjuvant du traitement du cancer

Mon blog aura 2 ans le mois prochain et je m’autorise seulement à écrire un article sur le cancer. Il faut dire que la littérature est riche sur ce sujet et que les approches sont multiples. On lit tout et n’importe quoi, on écrit tout et n’importe quoi. Par respect pour les personnes atteintes par la maladie et par honnêteté, je veux préciser avant tout que cet article ne fournira évidemment pas de solution miracle mais indiquera pourquoi la Réflexologie devrait être inscrite dans le parcours de soin de toute personne atteinte du cancer.

Le Dr Luc BODIN écrit que « le cancer est une  maladie qui atteint l’individu à tous les niveaux de son être » : le physique, bien entendu, mais aussi le psychique, l’énergétique et même le spirituel très souvent. C’est la raison pour laquelle il convient de l’attaquer sur tous les fronts.

Sur le plan physique, heureusement, dans notre pays, les traitements conventionnels sont mis en place rapidement : chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie etc. et sur le plan psychique, les services d’Oncologie proposent tous une prise en charge psychothérapique (on parle maintenant de psycho-oncologie), composée de consultations individuelles, en couple ou même familiales, de groupes de paroles pour le malade ou son entourage, de soins de support divers et variés tels que kinésithérapie, diététique, esthétique etc.

Pourtant, je reçois régulièrement des personnes atteintes du cancer qui sont démunies sur le plan moral, qui sont fatiguées, qui subissent les effets secondaires des traitements conventionnels comme une fatalité, qui ne supportent plus leur corps, qui se sentent (à tort ou à raison) incomprises par leur entourage. Ces personnes cherchent aussi parfois un sens à leur maladie et ne trouvent personne qui puisse les y aider. Non pas que le soutien psychologique proposé par les unités de soin ne soit pas efficace, loin de là, c’est juste que certaines personnes n’ont pas envie « d’aller parler » comme on dit, d’autres ne supportent plus le décor clinique, d’autres encore n’osent pas se plaindre à l’équipe médicale.

La Réflexologie est d’une efficacité rare dans l’accompagnement de toutes ces personnes.

1 – Sur le plan Physique, la Réflexologie remonte la vitalité et augmente l’élimination et la détoxification

Les études sur les effets bénéfiques de la Réflexologie sur la qualité de vie des patients atteints de cancer sont nombreuses, dont certaines consultables ici.

Ces études, comme le rapporte site passeportsante.net (voir ici) révèlent que beaucoup de patients perçoivent une amélioration de leur qualité de vie, une diminution de leurs symptômes émotionnels et physiques, une diminution de leur état d’anxiété, un sentiment de relaxation et une amélioration de leur état de santé général et de leur bien-être.

Cancer 2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Quotidien du Médecin rapporte même une étude clinique donnant  certains résultats prometteurs chez des femmes atteintes d’un cancer du sein. Les chercheurs ont évalué l’effet de la réflexologie sur les effets indésirables de la chimiothérapie. Ils ont constaté une baisse statistiquement significative des nausées, des vomissements et de la fatigue chez les patientes ayant reçu des séances de réflexologie, comparativement à celles du groupe témoin. D’autre part, les résultats suggèrent que, comparativement au traitement usuel, la réflexologie et le massage apportent des améliorations significatives sur la qualité de vie après l’opération.

En bref, cela n’est plus à démontrer, et les personnes que je reçois régulièrement me le confirment, la Réflexologie améliore très significativement le quotidien des malades. Ils supportent mieux les traitements, dorment mieux, sont plus optimistes et positifs. Les traitements mieux supportés sont souvent plus efficaces, ils prennent moins d’antalgiques, en cas de chirurgie ils cicatrisent mieux. La communication avec l’entourage est plus sereine, une activité physique douce peut parfois être reprise. (Lire ici)

Sur le site de l’Hôpital TENON à la page Oncologie Médicale, en partenariat avec l’Université Pierre et Marie Curie, on trouve même une longue information sur la Réflexologie et ses effets bénéfiques en accompagnement de traitements du Cancer.

Il ne faut donc pas sous-estimer l’action de la Réflexologie, reconnue maintenant par le monde médical.

2 – Sur le plan moral, une écoute bienveillante, une parole libérée

Pendant la séance de Réflexologie, je le dis souvent, on verbalise beaucoup. Je me trouve régulièrement  en face de personnes qui parlent énormément  avant de confesser : « Je n’ai jamais dit çà à personne » ou « Je garde tout pour moi depuis toujours » ou encore, entendu récemment : « Mon entourage dit que je suis une tombe » (on devrait réfléchir aux mots qu’on emploie parfois).

Et cette verbalisation, mes amis psy (psychiatres, psychologues, psychothérapeute, psychanalystes) le savent bien, fait un bien fou. Les Réflexologues ne sont pas titulaires d’un DESS en Sciences Humaines et Psychologie, et encore moins Docteurs en Médecine, donc lorsque les confidences ou les attentes des personnes dépassent nos compétences, nous les orientons vers des professionnels, la pompe est amorcée. Et puis, dans un certain nombre de cas, le simple fait de parler suffit à rétablir l’équilibre émotionnel.

Parfois même, la séance de Réflexologie devient l’occasion avouée de se confier, pour des personnes qui étaient absolument réfractaires à toute démarche de cure par la parole.

3 – Décodage Biologique

Il faut être prudent avec cette notion pourtant très intéressante du décodage biologique tant elle a été employée de manière excessive et abusive par de nombreux thérapeutes peu scrupuleux. C’est parfois salvateur de comprendre ce qui a pu, dans notre vie passée, faire que l’on fragilise tel ou tel organe, que l’on entame son immunité de manière si importante, que l’on somatise à tel ou tel endroit.

Certaines personnes me disent que ça les rassure de comprendre que la maladie « ne leur est pas tombée dessus par hasard », que cela donne un sens à ce qui leur arrive. En revanche, cela ne dispense JAMAIS, au grand JAMAIS, de suivre ses traitements médicaux. Parce que même si l’on comprend comment le psychique a pu parfois abîmer le corps, dans tous les cas, le corps a besoin d’être réparé.

Et puis, pour certaines personnes, c’est le contraire. Elles ne sont pas prêtes à entendre que peut être la maladie a t’elle un sens, que peut être ont-elles fait le lit de cette maladie en vivant douloureusement un traumatisme passé. Elles vivraient cela comme une culpabilité : « c’est ma faute, je me suis rendue malade » et cette attitude leur serait délétère. Et dans ce cas, l’approche réflexologique reste basiquement organique. Et c’est très bien aussi. J’ai coutume de dire que l’important est d’arriver à la destination que l’on s’est fixée, peut importe que ce soit par l’autoroute en recherchant la vitesse ou par la route nationale en privilégiant le paysage.

C’est toute la compétence du(de la) Réflexologue de sentir, de déceler ce qui sera bénéfique pour la personne en répondant à ses attentes, et non en imposant un mode de fonctionnement.

4 – Un Cabinet « hors les murs »

Je le disais plus haut, certains patients n’en peuvent plus du cadre hospitalier. Ils le fréquentent pour leurs séances de chimio, puis pour la radiothérapie, puis pour rencontrer leur oncologue, puis encore pour des examens de contrôle, puis pour… L’overdose les guette. Et même s’ils sont reconnaissants aux équipes médicales de la prise en charge et des résultats atteints, ils apprécient de venir dans un cadre différent, non médicalisé, pour une heure de lâcher-prise.

Cancer 3

Nombreux sont les malades qui me disent en arrivant qu’ils aiment les odeurs d’huiles essentielles, la musique douce, le soleil qui filtre par la fenêtre, l’absence de blouse blanche. Ils peuvent pour un moment oublier la maladie s’ils le souhaitent mais ils savent aussi qu’ils peuvent en parler s’ils en ont envie. Un (une) Réflexologue sérieux sait ce qu’est une « chambre implantable », ce que veut dire « ambulatoire », « biopsie » ou « mastectomie ».

Dans le calme du Cabinet, on peut même terminer la séance par quelques minutes de relaxation ou de méditation guidée.

Evidemment, pour les personnes qui ne sont pas mobiles, la Réflexologie vient à elles…

5 – Conseils en Hygiène de Vie et Compléments Alimentaires

Comme l’organisme a fort à faire dans son combat contre la tumeur, il faut le soulager de tout travail de détoxication en évitant autant que faire se peut tous les polluants, le tabac, l’alcool, les drogues, l’alimentation toxique.

Il faut aussi lutter contre les émotions négatives, le manque de sommeil, la sédentarité.

Au cours d’une séance de Réflexologie, tout cela est abordé. On envisage des manières de se mettre dans les meilleures conditions pour  combattre la maladie. On peut avoir recours à des compléments alimentaires pour prolonger les effets bénéfiques de la Réflexologie entre 2 séances. Ainsi, on sait maintenant que la propolis renforce l’effet de la chimiothérapie, que les acides gras omégas 3 améliorent les effets de la radiothérapie mais aussi que la phytothérapie propose des remèdes naturels pour lutter contre les addictions, les insomnies, ou encore que les Fleurs de Bach sont très utiles pour résister à la peur. Evidemment, on conseillera toujours à la personne d’être en totale transparence avec son médecin afin que celui-ci confirme qu’il n’y a pas d’interaction avec les traitements conventionnels en cours.

Puis, on pourra conseiller des lectures, la pratique d’activités physiques douces, des musiques etc afin que le malade soit actif dans sa guérison. J’entends régulièrement des personnes me dire que depuis l’annonce de la maladie, elles ont énormément changé leur façon de voir les choses. Une dame me disait encore tout récemment : « je profite doublement de chaque moment, je m’émerveille pour tout, je m’aperçois qu’avant (le cancer, ndlr) j’avais oublié de vivre ».

Parce qu’elle est efficiente sur tous les plans de l’être, la Réflexologie a une place pleine et entière dans le traitement du Cancer. Pensez-y et faite-le savoir. Les annuaires de la Fédération Française de Réflexologie et de la Fédération Française des Praticiens en Réflexologie vous indiqueront des praticiens de confiance qui ont suivi la formation d’une école agréée, réussi un examen sanctionnant l’acquisition de leurs connaissances théoriques et pratiques, qui ont tous signé une Convention de Déontologie gage de leur sérieux. Vous pouvez également faire confiance à un(e) Réflexologue certifié(e) par l’Ecole d’Elisabeth BRETON récemment reconnue par l’Etat. Ne confiez jamais votre santé à un interlocuteur qui ne soit pas agréé par une de ces Fédérations ou par cette Ecole.

 

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(Comme pour chaque article, n’hésitez pas à me faire part de vos remarques ci-dessous et à jeter un oeil dans ma boutique où vous trouverez des idées de lectures et même un film cette fois-ci)

 

Comment bien (se) préparer (pour) l’hiver ?

C’est une question importante parce que, nous les humains, sommes la seule espèce animale à vouloir attaquer la saison froide sans rien changer à nos habitudes. La marmotte se prépare à l’hibernation, l’hermine délaisse son pelage brun pour un blanc plus adapté, le rouge-gorge adopte un plumage plus fourni, la cigogne part vers d’autres latitudes. Bien entendu, me direz-vous, il s’agit là d’espèces sauvages… Mais que dire, vous rétorquerai-je, de nos animaux domestiques, le chien en tête, qui en prévision de l’hiver se dote d’une couche de sous-poil bien connue des possesseurs de compagnons à quatre pattes ? Les animaux s’adaptent, les humains le doivent aussi.

hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vous ferai pas l’affront de vous parler d’habillement, c’est un des points sur lequel l’être humain n’a pas perdu son instinct, quand il fait froid, on se couvre en conséquence… Par contre, le vous parlerai du sommeil, de l’alimentation, de l’organisation, de l’activité physique et je vous donnerai quelques conseils phytothérapiques.

Le Sommeil

Et oui, quand la luminosité baisse, il faut dormir plus. Sur ce point, Thomas Edison et son ampoule à incandescence ne nous ont pas forcément rendu service… Si vous faites partie de ces couches-tard qui éteignent la lumière à une heure avancée de la nuit, sachez que vous imposez à votre organisme un effort d’adaptation important. En effet, notre rétine contient des cellules sensibles aux influx lumineux qui transmettent l’information du degré d’éclairement à notre cerveau au sein d’un petit groupe de neurones jouant le rôle d’horloge interne. Ces neurones sont en lien avec l’Epiphyse qui secrète la mélatonine, hormone responsable du sommeil (ce qui explique le désordre des rythmes chez les non-voyants dont la rétine est totalement inopérante). Ainsi quand la lumière baisse en dessous de 2500 lux, l’Epiphyse est en alerte.

Lux_echelle

Pour information, à l’intérieur de votre habitation le soir, vous êtes exposés à une lumière de 200 à 500 lux. La sécrétion de mélatonine se met donc en route pour un temps défini (selon l’âge et la qualité de petit ou gros dormeur du sujet), avec un pic vers 2 heures du matin. Si vous allez vous coucher suffisament tôt, non seulement vous trouvez le sommeil plus facilement mais aussi vous profitez au mieux des effets bénéfiques du sommeil (récupération, stimulation du système immunitaire, action anti-radicalaire etc). A l’inverse, si vous contrariez votre horloge interne (réglée donc, je vous le rappelle, sur la baisse de luminosité), vous récupérez mal, votre immunité est faible, vous avez du mal à vous réveiller, votre métabolisme est perturbé, votre moral également.

Sommeil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conséquence, sauf si vous êtes travailleur de nuit auquel cas vous n’avez pas le choix, en hiver dormez plus qu’en été.

L’alimentation

Je vous ai fait en janvier dernier une jolie assiette vous indiquant ce que vous deviez manger en hiver pour être au mieux de votre forme, je ne vais donc pas y revenir et je vous invite à consulter l’article :

http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2013/01/

Evidemment, vous vous doutez qu’il vaut mieux consommer les produits locaux, de saison et toujours rechercher l’équilibre.

L’organisation

C’est un sujet qui m’intéresse parce que j’entends beaucoup de personnes dire qu’elles « n’ont pas le temps » ou qu’elles sont « stressées »… Bien entendu, loin de moi l’idée de dire que c’est faux, mais il est possible de l’être moins (stressé) et d’en avoir plus (du temps). Comment ? Me direz-vous. En s’organisant, vous répondrai-je.

Beaucoup d’entre vous considèrent la planification et l’anticipation comme des préoccupations réservées aux « psycho-rigides », ceux qui dès le dimanche 18 :00 préparent les vêtements du petit dernier pour le lendemain matin ou qui programment le GPS pour le prochain départ avant même de descendre de voiture à l’arrivée du voyage précédent. C’est pourtant ce qui vous permettra de vous sentir plus serein et, les journées étant plus courtes à cette saison (puisque vous avez compris que vous deviez dormir un peu plus), vous aidera à vous sentir moins stressé.

Gestion du Temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier fondamental en termes de Gestion du Temps est de faire une « To Do List », en français « une liste de vos tâches ». Aujourd’hui, tous les téléphones portables proposent une application extrêmement pratique qui évite le fameux post-it qu’on perd en route. L’avantage de la liste est de hiérarchiser ses priorités (j’appelle le pédiatre avant l’heure de fermeture du secrétariat, je pourrai faire ma commande de courses au drive après le repas, et pas l’inverse), de ne pas perdre de temps à chercher ce qu’on a à faire, et surtout apporte la GRANDE satisfaction de rayer les tâches accomplies. Et l’on y met tout, même : «Téléphoner à Coralie » ou « Aller prendre un café avec Bernard », parce que les pauses sont aussi importantes que les contraintes. « La Gestion du Temps est un outil au service de votre confort » écrit Nicolas Pène.

Une autre base de l’organisation est l’ordre : si vous laissez votre bureau, ou votre salle de bain, ou encore la cuisine rangé(e) après votre passage, vous perdrez moins de temps en y revenant. En effet, des études montrent que la réalisation à la suite de 2 tâches liées entre elles, demande 30 % de temps en moins que si on les sépare. En d’autres termes, si vous débarrassez la table immédiatement après le petit-déjeuner, plutôt que le soir en rentrant du travail, vous gagnez du temps. Si vous mettez directement le linge dans la machine à laver, si vous classez directement la facture dans son classeur, si vous remettez directement votre manteau dans l’armoire… Les idées sont nombreuses qui vont alléger votre quotidien.

Enfin, sachez dire « non » et déléguer.

Tout cela vous parait rigide ? C’est pourtant en vous organisant de cette manière que vous dégagerez un moment pour aller faire une séance de Réflexologie ou un jogging. Et puis, votre entourage vous trouvera mille fois plus en forme et agréable à vivre, et ça dans le froid et la grisaille, ça vaut son pesant d’or.

A ce sujet, je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Catherine Berlier aux Editions EYROLLES « Et si je prenais mon temps », vous ne le regretterez pas. (Cliquez sur l’image)

L’Activité Physique

Puisque vous dormez suffisamment, vous mangez bien, vous êtes plus organisé, vous pouvez (et vous devez) faire une activité physique. Vous devez, effectivement, parce que (et c’est le fléau de notre société) nous sommes trop sédentaires ! Je ne vais pas vous tenir un discours moralisateur et culpabilisant sur la pratique sportive, c’est juste parce que notre organisme est prévu pour une dépense physique qui remonte à Néendertal et peut être même Australopitèque…

J’expliquais déjà en avril 2012 dans un article sur le principe de Somatisation (http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2012/04/), comment la réponse au stress est archaïque : « l’homme des cavernes avait 2 solutions en cas d’urgence : fuir, ou rester et se battre (ce que les anglo-saxons appellent la « Fight or Flight Response »). Dans les 2 cas, il avait besoin d’un surcroit d’énergie. Tout son organisme devait être mobilisé pour rendre possible une suractivité musculaire. C’est la raison pour laquelle, la réponse au stress induisait immédiatement un pic d’adrénaline se traduisant par une accélération du rythme cardiaque, une vasodilatation des vaisseaux sanguins, une dilatation des bronches, une augmentation du taux de glucose dans le sang, une dilatation des pupilles. Par ailleurs, la digestion était ralentie pour mobiliser un maximum d’énergie vers l’activité musculaire. En cas de prolongation de l’état de stress, les médullosurrénales prenaient le relais avec la sécrétion de cortisol. Et bien, c’est toujours exactement la même chose aujourd’hui alors que les causes de stress sont essentiellement psychologiques : une surcharge de travail, un conflit familial, des difficultés financières etc. Notre organisme se retrouve donc à traiter un excès de sucre dans le sang ou une accélération du rythme cardiaque dont il n’avait pas besoin. C’est ainsi que dans le cas de stress répété et prolongé on voit apparaître une hypertension artérielle ou un diabète, par exemple. De même, en cas de tension, on peut constater des troubles digestifs, des problèmes de transit etc. On comprendra aussi que le stress ne facilite pas le sommeil ou la fertilité pour ne citer que ces 2 exemples… ». Notre système nerveux et métabolique de réponse au stress n’a pas tellement évolué depuis 4 millions d’années. Et pourtant imaginez-vous qu’un homme parcourt en moyenne 2 km par jour actuellement contre 10 à 15 km pour nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Ainsi, si vous voulez être moins fatigué, avoir une meilleure immunité, un meilleur sommeil, une meilleure digestion, moins de cholestérol et j’en passe, allez dépenser votre énergie physiquement. Ne laissez pas l’adrénaline, le cortisol et autres hormones du stress baigner votre organisme constamment.

Et tout est possible…

Si vous êtes dans une grande ville et que vous vous déplacez en transports en commun, jouez-la à l’américaine : chaussez des baskets au lieu de vos traditionnels escarpins que vous mettrez dans votre sac (ou vos derby, ou mocassins pour ces messieurs) et profitez de vos déplacements pour faire de la marche rapide, en conscience et en respirant.  Si vous êtes en déplacements, il y a parfois des salles de sport dans les hôtels, sinon profitez de faire 30 minutes de jogging avant la douche et le petit-déjeuner. Si votre semaine est chargée, une sortie en vélo le weekend, même quand il fait froid, fait un bien extraordinaire (et comme il est apprécié le bain chaud qui suit, ou le thé au coin du feu). Si, pour une raison ou pour une autre, vous êtes clouée à votre domicile, vous pouvez faire de la gym chez vous, il existe quantité de DVD et de vidéo sur internet pour vous guider. Et que dire des séries d’abdo au pied du lit qui ne requièrent ni investissement, ni matériel, ni temps ?

Vélo hiver

Bref, je peux vous dire que dans  ma clientèle, les gens qui sont actifs sont en bien meilleure santé et vieillissent bien  mieux que les sédentaires, alors même à la mauvaise saison, on s’active.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Phytothérapie

Il existe, aux Laboratoires Herbolistique, un produit bien nommé « Défenses Naturelles » qui contient de l’Echinacéa, du Shitake et du Reishi, parfait pour booster vos défenses immunitaires. Vous pouvez commencer dès maintenant, en douceur, pour préparer votre organisme.

http://www.herbolistique.com/produits/defenses-naturelles/

Mais les produits de la ruche sont aussi de très bons alliés et notamment la Propolis qui a elle seule vous aidera à être en forme tout l’hiver.

http://www.herbolistique.com/produits/propolis/

 

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Voilà quelques recommandations (ou plutôt quelques conseils) pour passer un meilleur hiver. Bien entendu, mes lecteurs des régions chaudes y trouveront aussi leur compte parce que adapter son sommeil à la luminosité ambiante, être organisé et avoir une activité physique régulière, c’est valable même quand il fait beau et chaud. Mais pour tous ceux d’entre vous qui vous trouvez au nord du 45ème parallèle, il est temps de prendre de bonnes résolutions. Et notamment, de prendre soin de vous, alors vous compléterez vos bonnes pratiques hivernales par des séances de Réflexologie régulières et vous arriverez au printemps en pleine forme : )

Comme toujours, j’attends vos remarques ci-dessous (et vos cris de joie au printemps quand vous aurez traversé l’hiver comme une fleur :))

Pourquoi et comment drainer son Foie au printemps ?

Drainage du foie
Si vous êtes intéressé par les approches naturelles de santé, vous avez forcément déjà entendu cet adage : « Au Printemps, on draine son Foie ». Oui mais pourquoi ? On ne fait bien que ce que l’on comprend… Alors petite revue de bataillon de notre sphère hépatique.
Notre Foie, avec ses 500 fonctions métaboliques différentes, travaille toujours énormément et d’autant plus en hiver. En effet, on peut classer en 3 grands items son rôle :
1 – DETOXINATION
2 – STOCKAGE
3 – PRODUCTION
Et vous allez voir que dans les 3 cas, son travail est renforcé à la saison froide, ce qui explique qu’il arrive fatigué à la belle saison.

1 – DETOXINATION

Le foie a un rôle crucial dans l’élimination des substances qui peuvent être nuisibles pour l’organisme et en particulier les aliments, les médicaments, l’alcool, les solvants, les pesticides et les métaux lourds…. Or les solvants, les pesticides, les métaux lourds sont présents toute l’année dans notre environnement, mais nous nous aérons moins l’hiver, la maison est moins ouverte, nous subissons plus la pollution. Et que dire des médicaments dont la consommation est accrue pendant la saison froide (antibiotiques, corticoïdes mais aussi antidépresseurs pour ceux dont la baisse de luminosité est synonyme de tristesse), et des aliments et de l’alcool dont les excès ne sont plus un secret pendant la période des fêtes de fin d’année. Et je ne parle là que des toxines « exogènes », c’est-à-dire celles qui sont d’origine externes à notre organisme. Mais si l’on y ajoute les « endogènes » (produites par l’organisme lui-même) : histamine, adrénaline, hormones, on comprend aisément que notre foie a fort à faire.

2 – STOCKAGE

Le foie stocke les sucres sous forme de glycogène. En effet, le glucose qui provient de la dégradation des différentes formes de sucres (fructose, lactose, etc.) est le carburant principal des cellules. Mais les sucres qui parviennent au foie n’ont pas tous besoin d’être envoyés immédiatement aux autres organes, parfois nous consommons beaucoup plus de sucre que nous n’en avons besoin. Il est donc stocké pour être mis à disposition de l’organisme à la demande. Le foie est le seul organe à la fois hypoglycémiant et hyperglycémiant.
Le foie s’occupe aussi du métabolisme des lipides, les acides gras sont transformés en molécules lipidiques complexes (les fameux triglycérides) afin de les stocker dans les adipocytes (cellules graisseuses). Il synthétise ou dégrade le cholestérol qui est précurseur d’hormones et participe à la construction des membranes des cellules. Le foie est aussi capable de stocker des vitamines liposolubles.
Il se trouve que l’on mange plus gras et plus sucré l’hiver, c’est prouvé, donc sur ce point le foie est plus sollicité.
Le foie participe enfin au métabolisme des protéines en stockant et synthétisant les Acides Aminés.
Le foie stocke enfin le fer sous forme de ferritine mais dans ce domaine, point de saisonnalité.

3 – PRODUCTION

Le foie fabrique :

– L’urée qui est un moyen d’éliminer l’ammoniaque toxique provenant de la dégradation des protéines. Cette urée, non toxique, sera éliminée dans les urines.
– Les facteurs de la coagulation : ce sont des protéines complexes prêtes à réagir les unes sur les autres en cas de plaie pour participer à la formation du caillot.
– La bile
– L’hémoglobine
– Le cholestérol : nous avons parlé plus haut du cholestérol exogène (celui qui vient de l’alimentation) mais il faut savoir que notre foie fabrique 70 % du cholestérol présent dans notre organisme. Il ne s’agit pas de la quantité de graisses ingérées mais de leur qualité, selon que ce sont de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Dans la nourriture, les sources de «mauvais» cholestérol se retrouvent uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n’y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu. Et puis, il y a aussi un certain nombre de médicaments susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :
• Contraceptif oral ;
• Certains Traitements Hormonaux Substitutifs de la ménopause (THS) ;
• Certains bêtabloquants ;
• Certains diurétiques thiazidiques ;
• Les rétinoïdes utilisés dans le traitement de l’acné ;
• Les corticoïdes.

Voilà résumées les fonctions du Foie et vous comprenez que s’il faut en prendre soin toute l’année, c’est le cas particulièrement après l’hiver et sa cohorte de repas trop riches, ses cures de médicaments, la sédentarité qui le caractérise. Maintenant, comment faire ?

LA PHYTOTHERAPIE A VISEE HEPATIQUE

Tout le monde connait l’intérêt pour la sphère hépatique, mais sans savoir pourquoi, du pissenlit, de l’artichaut, du radis noir, du chardon-marie, de la fumeterre, citons encore le desmodium, plante herbacée africaine à visée hépatique, ou le boldo.
Pissenlits
– le Pissenlit contient de l’inuline participant à la réduction des taux de lipides sanguins (au cours de plusieurs essais effectués sur des sujets dont les taux de lipides sanguins étaient élevés, les résultats ont été prometteurs, notamment pour les taux de triglycérides sanguins), de la choline précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire mais qui sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. Il est diurétique donc favorise l’élimination rénale en complément du nettoyage hépatique
l’Artichaut contient de la cynarine qui réduit le taux de cholestérol sanguin, allégeant ainsi le travail du Foie, est cholagogue (facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin) et cholérétique (favorise la sécrétion de la bile par le foie)
Artichaut
le Radis noir est riche en substances qui activent certains enzymes permettant de détoxifier le foie et en Raphanine, agent antibactérien, antiviral et antifongique
Radis Noir
le chardon-marie contient de la silymarine qui agit de façon directe sur les hépatocytes, rendant plus difficile l’absorption de toxines, stimulant leur élimination et favorisant la régénération du tissu hépatique
Chardon marie
la fumeterre contient le fameux acide fumarique utilisé dans certains traitements du psoriasis ou de la Sclérose en Plaques, parce qu’il protège les cellules
– les principes actifs du desmodium sont des alcaloïdes d’isoquinoline, des flavonoïdes et de nombreux autres constituants connus sous le nom de soyasaponines permettant d’entretenir une bonne perméabilité membranaire
le boldo est riche en boldine, alcaloïde contenu dans ses feuilles et connu depuis longtemps pour ses propriétés cholagogues et hépato-protectrices (qui n’a jamais entendu parler de la fameuse Oxyboldine ? A noter que le Maalox Digestions Difficiles en contient aussi)

Vous savez maintenant pourquoi tous les bons complexes phytothérapiques pour le foie contiennent ces plantes reines, pourquoi on vous conseille des ampoules de radis noir ou une cure de desmodium…

Mais attention ! S’il y a des problèmes hépatiques déclarés (calculs biliaires, hépatite etc), on demandera expressément conseil à son médecin et/ou au pharmacien

LA REFLEXOLOGIE

Bien entendu, il est d’une grande utilité de faire appel à la Réflexologie dans ces périodes de drainage et de nettoyage. En effet, il est bon d’aider le corps dans son processus d’élimination afin que les toxines « trouvent plus rapidement la sortie ». Et puis, au niveau émotionnel, l’élimination organique des substances toxiques s’accompagne souvent d’une élimination de pensées polluantes elles aussi. De plus, le stress est extrêmement nocif pour le Foie en augmentant la quantité d’adrénaline et autres hormones dans le sang, il sera donc nécessaire plus que jamais de réguler votre état nerveux. C’est pourquoi, il est bon de se faire accompagner par un(e) thérapeute qualifié(e) qui vous permettra d’y voir plus clair rapidement et de faire du printemps, comme pour la nature, la saison du renouveau. Quelques séances suffiront à vous permettre sur pied (pardonnez le jeu de mots) et à retrouver rapidement une belle énergie.

Séance de Réflexologie

Maintenant que vous savez comment fonctionne votre Foie et pourquoi il faut lui administrer une petite cure de jouvence à cette saison, je vous laisse aller chercher ou commander vos compléments alimentaires (bien entendu, pendant la cure, vous tâcherez de ne pas surcharger votre alimentation) et prendre vos rendez-vous auprès de votre Réflexologue préféré(e).

Comme toujours, laissez-moi vos remarques, suggestions, questions ci-dessous…

Connaissez-vous la merveilleuse Rhodiola ?


Cette période d’entrée dans l’hiver, avec la baisse de luminosité qui la caractérise, nous trouve souvent très fatigués. Je ne compte plus les « marmottes » qui viennent me voir et ne demandent pas à être relaxés, mais plutôt dynamisés cette fois. Les jours raccourcissent, le soleil se fait plus rare, le récent changement d’heure a chamboulé notre horloge interne, la nouvelle organisation de la rentrée commence à peser, les vacances d’été ne sont plus qu’un agréable souvenir. Heureusement, la Réflexologie fait merveille, et il existe une panacée que j’aime à conseiller en complément des séances : la Rhodiola.

Carte d’identité
NOM : Aussi appelée «Golden Root » par les anglophones, « Ginseng de la Toundra » ou « Orpin rose de Sibérie » par les russes, son véritable nom est Rhodiola Rosea. Elle fait partie de la grande famille des Crassulaceae, elles même rattachées à la famille des Plantes dites « Succulentes » parce qu’elles sont programmées pour résister à des climats particulièrement hostiles.
HABITAT : Elle pousse dans les montagnes et les zones froides, et l’on commence à comprendre pourquoi je vous en parle à cette période de l’année, car elle choisit de s’établir dans des endroits aux conditions extrêmes.
AGE : Elle n’est pas toute jeune mais c’est une vieille dame en pleine forme puisque Dioscoride (botaniste grec de l’antiquité) la citait déjà dans « De Materia Medica », son ouvrage de référence, rédigé au milieu de 1er siècle.
SIGNES PARTICULIERS : Un nombre de qualités à faire pâlir les plus consciencieux d’entres nous. En tout premier lieu, la Rhodiola est adaptogène. Concrètement, elle s’adapte, et permet donc aussi à ceux qui en consomment de s’adapter, au milieu et aux évènements. Elle stimule s’il y a besoin, sans énerver pour autant ; elle permet de se concentrer si nécessaire, sans endormir non plus. Elle fait gagner en puissance, sans perdre en performances. Qui dit mieux ?
Entrons dans le détail…

Elle augmente les facultés cognitives
Une étude parue en 2000 et réalisée en double aveugle par des chercheurs arméniens auprès de 56 médecins, montre qu’après 2 semaines de travail de nuit, les sujets ayant pris quotidiennement de la Rhodiola maintenaient de meilleures performances cognitives : pensée associative, mémoire à court terme, calcul mental, perception visuelle et auditive. La même année, des chercheurs russes ont publié un essai réalisé auprès de 61 étudiants en période d’examens finaux. Les étudiants ayant pris de la Rhodiola ont eu, en plus d’une amélioration de leur bien être et de leur forme physique, de meilleures notes que ceux sous placebo.

Elle combat la dépression et la fatigue
Au cours des années 80, des chercheurs soviétiques ont étudié les effets psycho-stimulants de la Rhodiola chez des sujets sains et des sujets souffrant de névroses. Les résultats confirment une atténuation des symptômes dans 64 % des cas. Elle présente surtout des propriétés antidépressives chez des personnes présentant une dépression moyenne. La Rhodiola évite non seulement la chute de dopamine et de noradrénaline, mais surtout de sérotonine. Or on sait que la Sérotonine fait partie des neurotransmetteurs essentiels dans le bien être émotionnel. Ce n’est pas pour rien que les antidépresseurs les plus couramment prescrits sont des Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine (les fameux ISRS).

Elle augmente les performances physiques
Lors d’un test d’endurance physique, on a administré de la Rhodiola à des rats : leur temps de nage a été amélioré d’environ 150%. Cela confirme les études soviétiques menées il y a une cinquantaine d’année sur les athlètes et les cosmonautes consommant de la Rhodiola. C’est un excellent fortifiant, un reconstituant musculaire, elle augmente la performance et amplifie la résistance à l’effort. Elle diminue la période de récupération. De plus, au niveau cardiaque, elle est régulatrice du myocarde dont elle normalise les battements et la contraction, elle abaisse la pression artérielle, et permet de repousser ses limites sans forcer son organisme.
Si j’ajoute à cela que la Rhodiola combat l’hypoxie, c’est-à-dire qu’elle favorise l’oxygénation du sang, son transport et sa disponibilité tissulaire, notamment en altitude (rappelez vous qu’elle y prospère), vous serez définitivement convaincu sur ses capacités à être l’alliée du sportif. Les athlètes chinois en consomment et l’on se demande si la moisson de médailles aux JO ne serait pas, en partie, le fait de la Rhodiola.

Elle stimule l’immunité
Il manquerait une corde à son arc si la Rhodiola n’était pas aussi immunostimulante… Et bien, ça tombe bien, elle l’est. En effet, elle stimule la fabrication des cellules NK, les fameux lymphocytes Natural Killer, elle augmente la phagocytose, elle stimule l’activité des granulocytes et augmente la réponse lymphocytaire. Et comme en plus elle abaisse le niveau de stress qui est néfaste pour l’immunité, par effet ricochet elle améliore encore la réponse de l’organisme aux attaques infectieuses, virales et bactériennes.

Une panacée vous disais-je, et sans effets secondaires…
Tout comme Panacée, fille d’Asclépios, cette déesse grecque qui prodiguait aux hommes des traitements phytothérapiques, la Rhodiola semble donc bien être un remède relativement universel. D’autant plus, qu’on ne lui connait aucun effet secondaire. Et je ne vous ai pas parlé de ses vertus contre l’infertilité, de son action anti-âge ou de ses pouvoirs stimulants sur la libido…

Quelques précautions cependant
Les femmes enceintes ou allaitantes s’abstiendront d’en consommer en l’absence d’études sur le sujet pour le moment, de même que les personnes souffrant de troubles bipolaires. Enfin, on ne la consommera pas le soir pour ne pas perturber le sommeil. Vous choisirez une Rhodiola contenant au moins 3 % de Rosavine et 1 % de Salidroside (les 2 composants actifs sur lesquels portent les études réalisées) et en ferez des cures de 21 jours, le matin à jeun. Evidemment, comme c’est une plante merveilleuse, elle commence à être falsifiée, choisissez donc bien votre Rhodiola. Je ne saurais que vous recommander les Laboratoires Herbolistique qui commercialisent une Rhodiola de première qualité et qui travaillent dans les règles de l’art à Chemillé en Vendée, berceau de l’herboristerie. Les plantes y sont broyées à froid et non irradiées. Les méthodes d’extraction sont adaptées, la sélection des plantes est draconienne, les gélules sont d’origine végétale évidemment.Leur site n’est pas un site marchand parce qu’ils préfèrent que vous ayez reçu le conseil d’un Praticien mais n’hésitez pas à me contacter par mail afin que je vous mette en contact. Cliquez ici pour visiter leur site

Et si vous avez envie de commencer à vous familiariser avec la Phytothérapie, je vous recommande ce petit livre très sympa pour commencer à vous constituer une petite bibliothèque :

Migraines, céphalées, quand ma tête me fait mal…

Une indication pour commencer : il existe une différence de définition entre les migraines et les céphalées. Ces dernières regroupent en effet toutes les sortes de maux de tête,  alors que les migraines sont chroniques, fréquentes et invalidantes, caractérisées à la fois par des douleurs au niveau du crâne et des nausées, quelques fois associées à une photophobie (sensibilité à la lumière) voire une phonophobie (sensibilité au bruit). La migraine fait donc partie des céphalées mais toutes les céphalées ne sont pas des migraines. Je m’intéresserai ici à la fois aux unes et aux autres dans ce qu’elles ont de commun, à savoir : maux de tête, grande fatigue due aux douleurs, gêne dans la communication, perturbation de l’activité quotidienne.

Douleur lancinante, inattendue, imprévisible, les céphalées touchent un adulte sur 20 chaque jour

En effet, à condition que l’examen clinique et neurologique soit normal bien entendu, la Réflexologie donne d’excellents résultats dans ce domaine. Je vois souvent venir à moi des personnes dites « migraineuses » depuis  longtemps (« depuis toujours » me disent-elles tant elles ont l’impression de n’avoir jamais vécu autrement), qui ne savent plus comment gérer leurs crises, qu’elles subissent en attendant que « çà passe ».

Evidemment, comme toujours, une précision s’impose : vous ne vous verrez pas définitivement débarrassé de vos maux de tête en une séance de Réflexologie si vous en souffrez depuis 15 ou 20 ans. Il faudra se voir quelques fois, tout dépendra de votre réactivité, de votre hygiène de vie, de votre niveau de stress etc.  Cependant, vous ressentirez rapidement un mieux-être pouvant aller jusqu’à la disparation des symptômes.

Les séances comportent à la fois une stimulation des zones réflexes au pied, de la relaxation, des conseils en hygiène de vie, des recommandations pour un accompagnement phytothérapique.  En effet, je le répète souvent, la Réflexologie est une pratique « holistique » (qui considère l’humain dans sa globalité : physique, mentale, émotionnelle). Il ne s’agit pas de rechercher la simple disparition du symptôme, c’est ce que fait le médicament et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il se révèle bien généralement impuissant.

Une séance dure 60 minutes au cours desquelles nous avons le temps d’aborder tous ces domaines et le résultat est très souvent étonnant. Si la perspective de vous enfermer dans le noir plusieurs jours par mois, ou de passer certaines journées la tête dans un étau ne vous satisfait plus, tentez la Réflexologie.

Comment booster sa mémoire pour réussir ses examens

La période des examens approche a grands pas, les plus jeunes voient arriver la premiere grande échéance qu’est le brevet, leurs ainés préparent le bac, d’autres sont dans les concours, certains de leurs parents ont des échéances professionnelles importantes (mutations, entretiens…). Bref, a cette époque de l’année où tout le monde est fatigué, après un hiver long et rigoureux, comment mobiliser son énergie mentale et renforcer sa mémoire ?

Ne vous ruez pas sur la chimie, ne surchargez pas votre organisme, il a déjà bien assez à faire. La Réflexologie et la Phythotérapie vous seront d’un grand secours.

La Réflexologie

En effet, la Réflexologie en permettant de mieux réguler le stress, favorise la mémorisation parce que les hormones du stress sont évidemment néfastes et nuisibles au processus de mémorisation lorsqu’elles sont présentes en quantité trop importante.

Comme toujours, pour que vous compreniez bien de quelle manière la Réflexologie peut être bénéfique, je souhaite revenir sur le processus de mémorisation en lui même. Comme aurait dit Michel Chevalet : « COMMENT ça marche ? ».

La mémorisation consiste en trois étapes : l’encodage, la consolidation et la remémoration. L’encodage, c’est le premier contact avec le fait à retenir, c’est le numero de telephone que l’on trouve dans l’annuaire par exemple. La consolidation, c’est l’entrée en mémoire (lorsqu’on se répète 10 fois de suite le numéro, pour reprendre le même exemple). La remémoration, c’est le fait de rappeler le souvenir , lorsqu’enfin on compose le numéro « de tête ». Ces 3 étapes sont très sensibles aux interférences et pour illustrer avec notre exemple : si votre chat fait tomber un vase au moment ou vous êtes en train de répéter le numéro de téléphone dans votre tête, il y a fort a parier que vous l’aurez oublié. Le stress est la principale source d’interférence et peut nuire à chaque étape de la mémorisation. J’ai choisi ici un exemple de mémorisation à court terme dans lequel c’est l’étape de consolidation qui est perturbée, mais il va de même avec un souvenir à long terme : il est très probable que vous ne sachiez plus votre numéro de sécurité sociale si l’on vient de vous apprendre que votre enfant avait eu un accident de la circulation ou encore que vous ayez oublié toutes les dates d’histoire que vous aviez soigneusement apprises si le sujet de l’examen est totalement différent de ce à quoi vous vous attendiez, et ici c’est l’étape de remémoration qui pêche.

Ainsi que je l’écrivais dans mon précédent article sur la somatisation, la réponse au stress s’accompagne d’une sécrétion d’adrénaline bientôt suivi d’une libération de cortisol. Et l’on sait maintenant que cette dernière substance a pour effet de rendre l’hippocampe imperméable à toute mémorisation. C’est assez logique, puisqu’on sait que la réponse au stress (très archaïque) nous permet de fuir ou de nous battre, elle ne laisse pas de place à la réflexion ou à la mémorisation. Il nous faut théoriquement, en cas de stress, être immédiatement actif, opérationnel, mobile et non pas stratège, intellectuel, réfléchi. Imaginez si l’homme des cavernes, attaqué par un tigre à dents de sabre s’était arrêté un moment pour réfléchir à l’opportunité d’emprunter tel chemin ou tel autre dans sa course… Vous ne seriez peut être pas là à me lire (ni moi a rédiger cet article).

Ainsi donc, l’apprentissage étant favorisé par un contexte positif et serein, la Réflexologie apporte un apaisement plus que bénéfique dans ces périodes. Elle ne peut agir seule et participe à un contexte global d’hygiène de vie bien entendu, mais pensez-y. Les ados aiment qu’on s’occupe d’eux malgré leur attitude parfois un peu sauvage, les jeunes adultes goûtent sans rechigner au plaisir de la détente, les parents n’ont pas si souvent l’occasion de lâcher prise.

Et puisque comme à chaque fois, la séance est globale, je vous propose un accompagnement phytothérapique, pour que de retour à la maison et jusqu’au jour J vous gardiez un esprit serein et efficace.

La Phytothérapie

Dans le groupe des plantes à l’efficacité avérée, arrive très largement en tête le Ginkgo biloba. D’origine chinoise, le Ginkgo biloba est un arbre qui peut atteindre une trentaine de mètres et vivre plus de 2 000 ans. 2 500 ans avant Jésus-Christ, l’empereur chinois, Shen Nung, recommandait déjà le Ginkgo pour traiter les pertes de mémoire ! Le ginkgo améliore en effet les facultés d’apprentissage ainsi que le fonctionnement de la mémoire.

Aujourd’hui, il est utilisé dans les traitements des troubles cognitifs liés à la sénescence et associé aux traitements de la maladie d’Alzheimer. Le Ginko est par ailleurs connu pour son rôle dans la micro circulation cérébrale.

Parmi les substances reconnues comme promnésiantes, on trouve aussi la laitance de poisson, riche en ADN et en acides gras essentiels, acides aminés, oligoéléments, phosphore. Elle fournit les éléments indispensables au bon fonctionnement du cerveau et des neurones.

Bien entendu, pour lutter contre les effets du surmenage, vous n’oublierez pas notre inévitable Magnésium, marin s’il vous plaît parce que totalement bio disponible à la différence du magnésium de synthèse, et sans effets indésirables (sur votre transit par exemple).

Nota : Pour des conseils quant aux Laboratoires auprès desquels commander de bons compléments alimentaires, n’hésitez pas à me contacter par messagerie ou à laisser un commentaire si dessous.

Et dans l’assiette me direz-vous ?

L’alimentation

Tous les fruits et légumes, le poisson sont favorables au bon fonctionnement de la mémoire. Il faut en revanche éviter la consommation excessive de graisses saturées (charcuterie, laitage entier, fromage, beurre) et de viandes rouges.

Certaines substances doivent alimenter notre cerveau pour qu’il entretienne convenablement notre mémoire :

– Le Dimethylaminoethanol ou DMAE, un élément naturel proche de la choline (un neurotransmetteur proche des vitamines du groupe B) et qui facilite la synthèse de l’acétylcholine (l’un des principaux neuromédiateurs de la mémoire) dans le cerveau. On en trouve dans les sardines et les anchois, les œufs (particulièrement riches en choline), soja, artichauts, brocolis, chou, choux de Bruxelles, foie, porc, boeuf, crevettes, cabillaud, morue, saumon, pignons de pin, amandes, germe de blé ;

– La Méthionine, un acide aminé, présent dans : la morue, le thon, les anchois, la volaille, le porc, le veau, le parmesan ;

– La Vitamine B1, essentielle au bon fonctionnement de la mémoire et du système nerveux en général. Très présente dans : le foie, les rognons, les oeufs, les flocons d’avoine, le chocolat, les graines de tournesol…

Et arrosez vos repas de thé. Le thé est, sans conteste, une plante bénéfique pour la mémoire à court et à long terme. Ses vertus anti-oxydantes jouent aussi un rôle «anti-âge» et préventif de certaines pathologies du vieillissement cérébral (Parkinson et Alzheimer), je vous en reparlerai dans un prochain article, ce n’est pas l’objet ici. Pour ne pas avoir de soucis de sommeil, passée une certaine heure, pensez au rooibos. Une petite pause à 16 ou 17 heures dans les révisions et c’est l’assurance de repartir du bon pied.

Avec tout ça, vous allez faire des merveilles. Attention n’attendez pas le dernier moment, l’apprentissage est une course de fond, la préparation est aussi importante que la compétition. Commencez des maintenant pour des échéances en juin, idéalement 1 mois avant, prenez vos rendez-vous de Réflexologie, commencez votre cure de compléments alimentaires, mangez et dormez sainement.

Et devenez, sans mutation génétique, plus efficace que Doogie… Les laboratoires du monde entier connaissent cette célèbre lignée de souris mutantes appelée Doogie, auxquelles la mutation d’un seul gène (NR2B)  permet d’apprendre trois fois plus vite que les autres rongeurs !

Que pensez-vous de cet article ? Commentez ci-dessous…

 

Jean Valnet, le « Docteur Nature »


Connaissez-vous Jean Valnet autrement appelé « Docteur Nature » ? Tous ceux que l’aromathérapie intéresse doivent impérativement avoir déjà entendu parler du père de l’aromathérapie moderne… Retour sur la vie de ce chirurgien de guerre, né à Chalons en Champagne, le 26 juillet 1920 qui donna ses lettres de noblesse à l’utilisation médicale des extraits et essences de plantes.

Après avoir fait ses classes au Prytanée Militaire de la Flèche dans la Sarthe, le jeune Jean entre à l’école du Service de Santé Militaire puis à la Faculté de Médecine de Lyon où il est formé dans le service de dermatologie du Pr Maurice Fabre qui utilise beaucoup les plantes et compose ses préparations magistrales.

Il a 25 ans en 45 quand il obtient son titre de Docteur en Médecine, au sortir de la guerre et d’un engagement sans faille dans la résistance. Il est passionné par les vertus des plantes qui évitent bien des infections et contribuent à la guérison des blessés. Dans son laboratoire du Ministère des Armées, il teste les effets des huiles essentielles et publie des résultats scientifiques des plus intéressants, qui lui valent d’ailleurs de recevoir les Palmes Académiques en 1956.

En 1959, après avoir notamment et brillamment officié au Tonkin pendant la guerre d’Indochine (il y pansait les blessés avec des plantes et obtenait de superbes résultats),  il quitte l’Armée pour devenir médecin libéral dans le civil à Paris où il reçoit des personnalités connues. Il donne aussi des interviews, forme des confrères et publie des ouvrages tels que « Aromathérapie, se soigner par les essences de plantes » en 1964 ou « La Santé par les fruits, les légumes et les céréales » en 1967.

C’est en 1971 que le scandale arrive avec la parution de « Docteur Nature » qui lui vaudra une suspension du Conseil de l’Ordre des Médecins. Jean Valnet y répond par une demande de radiation, pied de nez qui lui permettra de consacrer le reste de sa vie à faire connaitre la phyto-aromathérapie moderne en toute liberté. Il poursuit ses recherches, écrit, donne des conférences dans le monde entier, organise des congrès de phytothérapie et d’aromathérapie, enseigne.

En 1985, il choisit de confier la réalisation de ses préparations au laboratoire Cosbionat, spécialisé dans la fabrication et le conditionnement de produits aux plantes. Depuis cette date, ce laboratoire se consacre exclusivement à l’aromathérapie familiale du docteur Valnet. Vous pourrez d’ailleurs télécharger gratuitement sur le site du Laboratoire un petit guide de l’aromathérapie au Quotidien très bien fait. Cliquez ici

Il meurt le 25 mai 1995 à l’âge de 74 ans d’une crise cardiaque après une vie bien remplie.

Médecin humaniste, précurseur et visionnaire, le Docteur Jean Valnet s’était très tôt alarmé « des dangers du tout chimique, désastreux pour la terre et la santé des hommes », ses paroles et ses actes dérangeaient parfois mais il a incontestablement fait avancer les connaissances en matière d’utilisation thérapeutique de ces trésors de la nature que sont les huiles essentielles. Qu’il en soit ici remercié. Nous autres, praticiens en approches complémentaires, utilisons l’aromathérapie pour ses vertus olfactives en premier lieu parce que nous savons que la lavande, les agrumes ou l’ylang-ylang pour ne citer que celles-là sont extrêmement relaxantes. Les plus expérimentés d’entre nous, savent faire une friction de gaulthérie sur un muscle douloureux, de cyprès sur des pieds échauffés ou déposer une goutte de menthe poivrée sur les tempes d’un migraineux. Et ceci en grande partie grâce aux recherches de Mr Valnet…

Pour aller plus loin et écouter le Dr Jean Valnet, regardez ce petit reportage de 5 mn aux archives de l’INA Cliquez ici pour la vidéo

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Comment Faire Fi du Rhume des Foins…

Et revoila la saison des allergies… Si un grand nombre d’entre vous se rejouit du retour de la belle saison, pour d’autres printemps rime avec démangeaisons, migraines, larmoiements et éternuements. Pour certains, cette saison pourrait se résumer à : « jamais sans mes antihistaminiques ».

Il y a pourtant des pistes a explorer pour vivre mieux cette jolie periode de l’année.

 

À commencer par…

La Réflexologie :

Parce que, en premier lieu, la Réflexologie détend et augmente la vitalité, elle permet d’aborder plus sereinement les choses, et c’est déjà beaucoup. En effet, plus nous sommes tendus et anxieux, moins notre organisme affronte efficacement les substances potentiellement irritantes. Et puis la réflexologie va aussi s’attacher à stimuler les organes d’élimination afin de détoxiquer au maximum l’organisme, le système lymphatique pour favoriser les défenses immunitaires (avec discernement, la réponse allergique correspondant à une réaction exagérée et inappropriée des défenses) et enfin, renforcer le système respiratoire et le système digestif.

On fera appel à la Réflexologie en prévention ou au moment des troubles. Bien entendu, le(la) Réflexologue prendra le temps de connaître  les agents qui provoquent les allergies  et recherchera avec vous si un choc psychologique a précédé l’apparition de l’allergie.

La Phytothérapie :

Mis à l’étude en 1977, le Perilla Frutescens a révélé un ensemble de propriétés étonnantes qui en font sans conteste le produit naturel le plus performant pour couvrir toutes les manifestations allergiques.

On constate en particulier :

* une inhibition de la libération d’histamine,

* une normalisation de la production d’IgE responsable des états inflammatoires (diminution moyenne de 75 % en 3 semaines de traitement),

* une inhibition de la lypoxygénase (5Lo), enzyme libérant des substances hautement inflammatoires dans les réactions allergiques.

Dans les principes actifs, on distingue : la lutéoline, l’acide rosmarinique, le chrysoériol, l’apigénine, qui œuvrent en synergie avec les bioflavonoïdes de la plante.

Il est à remarquer que l’on assiste ici à une inversion du terrain pathologique, que son action s’exerce aussi bien en prévention qu’en cas de crise sans avoir à augmenter les doses quotidiennes, ce qui n’est le cas d’aucun autre produit.

À savoir enfin que cet extrait de plante ne présente aucune toxicité et aucun effet indésirable.

Contrairement à tous les autres anti-allergiques naturels ou non, le Périlla n’est pas en soi une monothérapie (anti-histaminique) mais un produit prenant en compte tous les paramètres métaboliques, y compris en amont du phénomène inflammatoire et du syndrome allergique. Il est donc en mesure de faire basculer un terrain allergique en terrain normal – et ça, c’est une découverte d’envergure.  (Pratique de Santé Février 2010)

Vous trouverez la Perilla en capsules huileuses ou en gélules de poudre micronisée.

La Gemmotherapie :

La Gemmotherapie est une branche de la phytothérapie qui consiste à utiliser uniquement des bourgeons, jeunes pousses ou radicelles. En « Gemmo », comme on a coutume de dire, le bourgeon de cassis est particulièrement recommandé pour son action « cortison-like ». C’est à dire qu’il se comporte comme la cortisone dans son rôle anti-inflammatoire en soulageant les nez bouchés, les conjonctivites allergiques, les démangeaisons etc. Si vous n’avez qu’un produit à avoir à la maison en Gemmotherapie, c’est d’ailleurs le cassis (ribes nigrum en latin), que vous pourrez utiliser comme anti-inflammatoire en 1ère intention dans de nombreux cas. En pharmacie ou magasins bio, 5 à 15 gouttes par jour en macérât mère, 50 gouttes 2 à 3 par jour en macérât glycériné D1. Demandez conseil à votre pharmacien.

 

L’Aromatherapie :

Il paraît que l’huile essentielle d’estragon à raison de 2 gouttes sur un comprimé neutre 2 fois par jour est terriblement efficace mais je n’ai pas de recul sur ce remède, je ne vous en parlerai donc pas (si vous avez expérimenté vous-même ou quelqu’un de votre entourage, commentez ci-dessous, ça m’intéresse). Je ne l’ai pas testé moi même et je n’ai pas de retour dans mon entourage ou ma clientèle. Et il va sans dire que je ne parle que de ce que je connais… Par contre, j’aime beaucoup les gouttes nasales suivantes, à faire préparer par votre pharmacien :

– HE d’eucalyptus radié 1 ml

– HE d’estragon 0,5 ml

– HE de camomille 1 ml

– HE de géranium 1 ml

– HV de calendula qsp 30 ml

1 goutte dans chaque narine plusieurs fois par jour (Recommandé par Daniele Festy dans sa Bible des Huiles Essentielles chez Leducs Éditions)

Les Poconéols :

Préparations à base de plantes amazoniennes judicieusement choisies pour leurs propriétés médicinales, les Poconéols font leurs preuves depuis presque 1 siècle, rapportées du village de Poconé au Brésil par un père franciscain. Vous les trouverez en pharmacie, et les utiliserez à distance des repas (1/4 d’heure avant ou 1/2 heure après) comme toujours en homéopathie. Vous pourrez choisir les complexes suivants, ensemble ou séparément, 5 gouttes par prise, 3 fois par jour dans un peu d’eau :

– n° 9 ( inflammations des voies respiratoires)

– n° 53 (anti-inflammatoire pulmonaire, sédatif, antiasthmatique)

– n° 48 (anti-inflammatoire des voies respiratoires).

 

Bien entendu, et comme toujours : « si les symptômes persistent, consultez votre médecin ». L’automédication a ses limites que la raison n’ignore pas…

Et merci de commenter ci-dessous…

 

 

 

 

 

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