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Pourquoi il faut lire « Prenez votre Santé en Main » du Dr SALDMAN

Prenez votre santé en main

Dans le top 100 des meilleures ventes d’Amazon depuis 72 jours, classé 9ème meilleure vente de la semaine dans la catégorie Essai/Vie Pratique sur Sens Critique, 4ème meilleure vente de la semaine toutes catégories confondues selon Edistat (derrière Anna Gavalda, Marie Lopez et Guillaume Musso, excusez du peu), vous n’avez pas pu passer à côté du nouveau livre du Dr Saldman qui fait le tour des plateaux télé et la Une des journaux depuis sa parution début avril.

Avec un titre pareil, impossible pour moi de ne pas le lire, décryptage pour vous mettre l’eau à la bouche…

La citation d’oscar WILDE en exergue de ce livre résume bien l’état d’esprit de l’auteur (et le mien) : « La Santé est le premier devoir de la Vie ».

L’ouvrage est découpé en 5 parties :

  • Bien s’Alimenter
  • Prendre Soin de son Corps
  • Gérer sa Santé au Quotidien
  • Rendre son Cerveau Solide et Performant
  • Etre Libre et Heureux

 

Dans la première partie, l’auteur se veut à la fois didactique et pédagogue (il revient sur la définition de l’IMC, le rôle du nerf vague, le mode d’action du sucre dans le métabolisme etc) mais aussi pratique en distillant des « recettes » simples pour s’alimenter correctement et perdre du poids, ou tout au moins le maîtriser. On y apprend notamment, entres autres, les gestes pour modérer l’appétit avant de passer à table, les sports qui font maigrir plus que les autres, les aliments à privilégier, les associations à éviter, le pouvoir de l’eau, les vertus du jeûne.

Dans une seconde partie, il est question de l’intérêt instantanément mesurable de l’activité physique et de l’impact immédiat de la musculature sur la santé. L’auteur y parle des vertus du chant, de la danse, de la musique sur notre immunité. Il est impossible qu’après la lecture de ce chapitre vous n’ayez pas envie de vous y mettre. Il y est aussi question de longévité et de la façon dont l’expérience et les loisirs, ou les passions, peuvent allonger notre espérance de vie. C’est ici également que l’on parle du sommeil, du bâillement, de la fatigue oculaire et comment y remédier, du Smartphone, de l’hydratation, des vacances (avec la règle des 8-1-5, je ne dévoile rien mais ce n’est pas l’envie qui manque). Dans ce chapitre, il y a aussi une grande partie très intéressante sur la libido.

Dans cette partie, un peu « fourre-tout » on retrouvera des règles d’hygiène de vie quotidiennes telles que le port des talons hauts (pas si mauvais que çà, preuves à l’appui) et du soutien-gorge ;  pour les messieurs les fameux jeans slim ; mais aussi le lavage des mains et des oreilles, la propreté de la brosse à dents, du gant de toilette et de l’éponge, l’intérêt du gargarisme chaque jour, la gestion ces douleurs chroniques, l’aération de la maison. Et bien d’autres choses encore…

Dans la partie réservée au cerveau, Saldman indique comment booster sa mémoire et donne quelques recettes pour mieux mémoriser, puis il consacre un long chapitre à la perception du temps qui passe et à l’art « de bien vieillir ». On y trouve aussi des informations sur le rire et sur l’effet délétère du stress, ainsi qu’un paragraphe intitulé « La juste distance » dans lequel il est question des liens corps-esprit et de l’accompagnement indispensable à la résolution des difficultés émotionnelles (mon passage préféré p. 228 et 229).

Enfin, et pour terminer, la dernière partie est consacrée au Bonheur et  intitulée « Etre libre et heureux ». Il y est question de volonté, de reconditionnement des habitudes, de bienveillance et de méditation, de résilience. C’est aussi dans cette partie que l’auteur aborde la question des addictions, du pessimisme et de la soumission.

En conclusion, je ne qualifierais pas cet ouvrage de « Bible » à avoir à tout prix sur sa table de chevet (je réserve ce qualificatif au merveilleux « Solution intérieure » de Thierry Janssen) mais il a le mérite d’être un très bon ouvrage de vulgarisation sur la santé d’une manière générale. Il permet de toucher du doigt des thèmes comme la diététique, l’activité physique, le développement personnel, la gestion des émotions et leur impact sur la santé, tout  y est chiffré et « scientifiquement prouvé ». C’est une mine d’astuces simples à mettre en place. La jaquette annonce : « ce livre changera forcément quelque chose dans votre vie », j’avais trouvé cette astuce marketing particulièrement habile, il n’en est rien, c’est une réalité. Il est impossible que vous  n’appliquiez aucun des conseils que Saldman donne dans ce livre…

Alors évidemment, il a les défauts de ses qualités.

Qui dit vulgarisation, dit simplification et superficialité. Aucun sujet n’est approfondi mais libre à vous, ensuite, de vous documenter sur l’équilibre acido-basique, la méditation,  la gestion du temps, le jeûne ou la marche nordique… C’est souvent de cette manière qu’on s’intéresse et qu’on améliore son expertise sur un sujet. Parce qu’on a lu un article ou entendu une émission, et qu’on veut en savoir plus. A ceux qui reprochent à ce livre d’être trop simpliste, je répondrais qu’il a le mérite de mettre la Santé à portée de tous et de donner envie de devenir acteur de son bien-être plutôt que victime de son malaise.

Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit le Dr SALDMAN. Son petit paragraphe sur le bon lait pourvoyeur de calcium (page 60) par exemple me fait bondir, de même que le paragraphe intitulé « Renvoyer la balle » (page 131) dans lequel il est question de vengeance comme solution à la vexation… Ou encore page 167, son conseil de consulter le médecin à la moindre inquiétude et son apologie de l’auto auscultation (prendre sa tension, ausculter ses grains de beauté, tester ses urines avec des bandelettes test…).

Mais ce ne sont que quelques passages sur les 270 pages très intéressantes que compte ce livre qui mérite de tomber entre toutes les mains désireuses de prendre soin de leur santé. Sachant, comme le disait Oscar WILDE que la vie nous a été donnée et que c’est un merveilleux cadeau, prenons en soin, il s’agit d’un devoir. Je vous souhaite une bonne lecture allongé sur votre serviette de plage ou assis sur la banquette de la rame de métro, et revenez me dire ce que vous en avez pensé…

Vous pouvez le commander ici

 

Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un « 8 – Faites de la Réflexologie », ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (3ème et dernière Partie)

Nous voici donc au troisième et dernier volet de ce dossier sur la Méditation de Pleine Conscience. Dans le 1er article, nous avions défini la « Méditation », son intérêt, et comment l’on pouvait commencer à s’entraîner, puisqu’il s’agit là véritablement d’une pratique régulière. Dans le 2nd, nous avions approfondi la notion de « Pleine Conscience » qui consiste à accepter les choses telles qu’elles sont et à les vivre véritablement. (Liens disponibles pour ces 2 premiers articles ci-dessous). Dans cette 3ième et dernière partie, nous aborderons ce qui constitue le résultat de cette pratique : le bonheur.

Christophe André définit le bonheur comme un état de bien-être « conscient ». Lorsque l’on est capable de se dire « ce que je suis en train de vivre est merveilleux, quelle chance, quel instant de grâce » alors « le bien-être se transcende en bonheur » explique t’il. Il faut être capable d’avoir conscience du moment présent pour saisir le bonheur et c’est justement ce que permet la méditation de pleine conscience : être là, ici et maintenant, vivre l’instant présent.

Bien entendu, il ne s’agit pas de devenir des « ravis de la crèche », benêts et toujours souriants quoiqu’il arrive. Il est question de devenir réceptif à la multitude d’instants de bonheur que nous propose une journée. Les méditants, parce qu’ils sont entrainés, parce qu’ils ouvrent régulièrement leur esprit au moment présent, saisissent le bonheur quand il est là.

Même quand une journée a été particulièrement éprouvante à tous points de vue, quand après une journée de travail particulièrement harassante, vous êtes allé chercher votre voiture chez le garagiste, réglé la facture dont votre compte bancaire se serait bien passé et pris des nouvelles de votre vieux papa souffrant, le méditant que vous êtes saura prendre le sourire de votre épouse comme un cadeau du ciel, ou déguster le câlin du petit dernier comme le plus beau des moments de tendresse. Alors que lorsque nous subissons notre vie, nous ne voyons pas les parenthèses de bonheur qu’elle nous offre. Reprenons le cas de la personne qui rentre chez elle après une mauvaise journée, sa mine renfrognée fera fondre le sourire de son épouse en un quart de seconde et s’enfuir le petit dernier dans sa chambre. Et à une mauvaise journée succèdera sans doute une mauvaise soirée. Ou bien, l’épouse compréhensive sera tout de même accueillante et le petit démonstratif mais le papa inquiet ne s’en rendra même pas compte… Alors n’y a-t-il pas urgence à méditer ?

Ce qui est merveilleux avec la pleine conscience, c’est que non seulement on n’est pas pollué par le passé (il y a une heure, l’an dernier ou quand j’étais petit) puisqu’on sait être ici et maintenant, mais aussi on n’a pas peur de l’avenir, pour les mêmes raisons. Bien entendu, lorsqu’on est allongé dans l’herbe main dans la main avec son amoureux à regarder passer les nuages, ce n’est pas pour la vie, il y a un moment inéluctable où il va falloir se lever et reprendre sa route, mais on n’y pense pas, parce qu’on vit l’instant présent. On ne se dit pas : « il faut que j’apprécie ce moment, ça ne va pas durer » parce que çà, c’est déjà être ailleurs. On ne s’accroche pas au bonheur, on le vit.

C’est une notion un peu floue pour les pessimistes, qui préfèrent souvent se priver du bonheur pour ne pas avoir à souffrir de sa disparition, et c’est pour cela que la méditation leur est tout particulièrement recommandée. Parce que le moment de bonheur que l’on vit intensément, en conscience, ne peut jamais nous être retiré, même lorsque l’adversité survient. J’aime penser à Alice SOMMER qui vient de s’éteindre à l’âge de 110 ans, le sourire aux lèvres, après avoir survécu à l’horreur de l’holocauste et à l’épreuve du cancer, et dont les observateurs affirment que c’est son optimisme qui lui a permis de vivre heureuse si longtemps.

Alice Sommer

Alice Sommer

Lorsque l’on n’est pas, comme Alice Sommer, naturellement pourvu de cette aptitude au bonheur et à la gratitude, c’est là qu’intervient la Méditation. Et il faut s’entraîner. Parce que, plus on pratique, plus on progresse, et plus on progresse, plus on est performant, y compris en dehors de toute session d’entraînement. Un peu comme un joueur d’échecs, qui même lorsqu’il n’est pas devant son échiquier, est un vrai stratège, mettant intuitivement sa logique à l’épreuve en toute circonstance. De la même manière, le méditant éprouvera les effets positif de la méditation quotidiennement, même lorsqu’il sera occupé à autre chose qu’à méditer. Nous comprenons aisément la nécessité de pratique régulière pour le sport, l’apprentissage d’une langue, ou pour une activité intellectuelle, il en est de même pour la Méditation. Et la volonté et l’intention ne suffisent pas, parce que sans cette « gymnastique de la conscience » comme l’appelle Christophe André, notre esprit redevient instable, impatient, ingrat.

J’espère vous avoir donné envie de goûter aux joies de la Méditation avec ce cycle d’articles. Vous pourrez bien entendu commencer seul avec des exercices courts de respiration au début, des moments de pleine conscience dans la journée (marcher en conscience, manger en conscience sont des premières expériences intéressantes par exemple), se recentrer quelques instants entre deux rendez-vous etc. Mais je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Christophe André, accompagné d’un CD d’exercices de Méditation Guidée pour vous mettre le pied à l’étrier.

Et puis si vraiment vous devenez adepte, un jour prochain vous connaîtrez ce qu’il nomme joliment des moments « d’éruption volcanique de sérénité » et là, croyez-moi, vous vous serez fait le plus beau cadeau qui soit.

 

 

 

Je suis toujours à votre disposition pour en parler en séance et vous accompagner dans votre découverte de la Méditation. Et bien entendu, vos commentaires sont les bienvenus ci-dessous.

 

 

 

Comment bien (se) préparer (pour) l’hiver ?

C’est une question importante parce que, nous les humains, sommes la seule espèce animale à vouloir attaquer la saison froide sans rien changer à nos habitudes. La marmotte se prépare à l’hibernation, l’hermine délaisse son pelage brun pour un blanc plus adapté, le rouge-gorge adopte un plumage plus fourni, la cigogne part vers d’autres latitudes. Bien entendu, me direz-vous, il s’agit là d’espèces sauvages… Mais que dire, vous rétorquerai-je, de nos animaux domestiques, le chien en tête, qui en prévision de l’hiver se dote d’une couche de sous-poil bien connue des possesseurs de compagnons à quatre pattes ? Les animaux s’adaptent, les humains le doivent aussi.

hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vous ferai pas l’affront de vous parler d’habillement, c’est un des points sur lequel l’être humain n’a pas perdu son instinct, quand il fait froid, on se couvre en conséquence… Par contre, le vous parlerai du sommeil, de l’alimentation, de l’organisation, de l’activité physique et je vous donnerai quelques conseils phytothérapiques.

Le Sommeil

Et oui, quand la luminosité baisse, il faut dormir plus. Sur ce point, Thomas Edison et son ampoule à incandescence ne nous ont pas forcément rendu service… Si vous faites partie de ces couches-tard qui éteignent la lumière à une heure avancée de la nuit, sachez que vous imposez à votre organisme un effort d’adaptation important. En effet, notre rétine contient des cellules sensibles aux influx lumineux qui transmettent l’information du degré d’éclairement à notre cerveau au sein d’un petit groupe de neurones jouant le rôle d’horloge interne. Ces neurones sont en lien avec l’Epiphyse qui secrète la mélatonine, hormone responsable du sommeil (ce qui explique le désordre des rythmes chez les non-voyants dont la rétine est totalement inopérante). Ainsi quand la lumière baisse en dessous de 2500 lux, l’Epiphyse est en alerte.

Lux_echelle

Pour information, à l’intérieur de votre habitation le soir, vous êtes exposés à une lumière de 200 à 500 lux. La sécrétion de mélatonine se met donc en route pour un temps défini (selon l’âge et la qualité de petit ou gros dormeur du sujet), avec un pic vers 2 heures du matin. Si vous allez vous coucher suffisament tôt, non seulement vous trouvez le sommeil plus facilement mais aussi vous profitez au mieux des effets bénéfiques du sommeil (récupération, stimulation du système immunitaire, action anti-radicalaire etc). A l’inverse, si vous contrariez votre horloge interne (réglée donc, je vous le rappelle, sur la baisse de luminosité), vous récupérez mal, votre immunité est faible, vous avez du mal à vous réveiller, votre métabolisme est perturbé, votre moral également.

Sommeil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conséquence, sauf si vous êtes travailleur de nuit auquel cas vous n’avez pas le choix, en hiver dormez plus qu’en été.

L’alimentation

Je vous ai fait en janvier dernier une jolie assiette vous indiquant ce que vous deviez manger en hiver pour être au mieux de votre forme, je ne vais donc pas y revenir et je vous invite à consulter l’article :

http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2013/01/

Evidemment, vous vous doutez qu’il vaut mieux consommer les produits locaux, de saison et toujours rechercher l’équilibre.

L’organisation

C’est un sujet qui m’intéresse parce que j’entends beaucoup de personnes dire qu’elles « n’ont pas le temps » ou qu’elles sont « stressées »… Bien entendu, loin de moi l’idée de dire que c’est faux, mais il est possible de l’être moins (stressé) et d’en avoir plus (du temps). Comment ? Me direz-vous. En s’organisant, vous répondrai-je.

Beaucoup d’entre vous considèrent la planification et l’anticipation comme des préoccupations réservées aux « psycho-rigides », ceux qui dès le dimanche 18 :00 préparent les vêtements du petit dernier pour le lendemain matin ou qui programment le GPS pour le prochain départ avant même de descendre de voiture à l’arrivée du voyage précédent. C’est pourtant ce qui vous permettra de vous sentir plus serein et, les journées étant plus courtes à cette saison (puisque vous avez compris que vous deviez dormir un peu plus), vous aidera à vous sentir moins stressé.

Gestion du Temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier fondamental en termes de Gestion du Temps est de faire une « To Do List », en français « une liste de vos tâches ». Aujourd’hui, tous les téléphones portables proposent une application extrêmement pratique qui évite le fameux post-it qu’on perd en route. L’avantage de la liste est de hiérarchiser ses priorités (j’appelle le pédiatre avant l’heure de fermeture du secrétariat, je pourrai faire ma commande de courses au drive après le repas, et pas l’inverse), de ne pas perdre de temps à chercher ce qu’on a à faire, et surtout apporte la GRANDE satisfaction de rayer les tâches accomplies. Et l’on y met tout, même : «Téléphoner à Coralie » ou « Aller prendre un café avec Bernard », parce que les pauses sont aussi importantes que les contraintes. « La Gestion du Temps est un outil au service de votre confort » écrit Nicolas Pène.

Une autre base de l’organisation est l’ordre : si vous laissez votre bureau, ou votre salle de bain, ou encore la cuisine rangé(e) après votre passage, vous perdrez moins de temps en y revenant. En effet, des études montrent que la réalisation à la suite de 2 tâches liées entre elles, demande 30 % de temps en moins que si on les sépare. En d’autres termes, si vous débarrassez la table immédiatement après le petit-déjeuner, plutôt que le soir en rentrant du travail, vous gagnez du temps. Si vous mettez directement le linge dans la machine à laver, si vous classez directement la facture dans son classeur, si vous remettez directement votre manteau dans l’armoire… Les idées sont nombreuses qui vont alléger votre quotidien.

Enfin, sachez dire « non » et déléguer.

Tout cela vous parait rigide ? C’est pourtant en vous organisant de cette manière que vous dégagerez un moment pour aller faire une séance de Réflexologie ou un jogging. Et puis, votre entourage vous trouvera mille fois plus en forme et agréable à vivre, et ça dans le froid et la grisaille, ça vaut son pesant d’or.

A ce sujet, je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Catherine Berlier aux Editions EYROLLES « Et si je prenais mon temps », vous ne le regretterez pas. (Cliquez sur l’image)

L’Activité Physique

Puisque vous dormez suffisamment, vous mangez bien, vous êtes plus organisé, vous pouvez (et vous devez) faire une activité physique. Vous devez, effectivement, parce que (et c’est le fléau de notre société) nous sommes trop sédentaires ! Je ne vais pas vous tenir un discours moralisateur et culpabilisant sur la pratique sportive, c’est juste parce que notre organisme est prévu pour une dépense physique qui remonte à Néendertal et peut être même Australopitèque…

J’expliquais déjà en avril 2012 dans un article sur le principe de Somatisation (http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2012/04/), comment la réponse au stress est archaïque : « l’homme des cavernes avait 2 solutions en cas d’urgence : fuir, ou rester et se battre (ce que les anglo-saxons appellent la « Fight or Flight Response »). Dans les 2 cas, il avait besoin d’un surcroit d’énergie. Tout son organisme devait être mobilisé pour rendre possible une suractivité musculaire. C’est la raison pour laquelle, la réponse au stress induisait immédiatement un pic d’adrénaline se traduisant par une accélération du rythme cardiaque, une vasodilatation des vaisseaux sanguins, une dilatation des bronches, une augmentation du taux de glucose dans le sang, une dilatation des pupilles. Par ailleurs, la digestion était ralentie pour mobiliser un maximum d’énergie vers l’activité musculaire. En cas de prolongation de l’état de stress, les médullosurrénales prenaient le relais avec la sécrétion de cortisol. Et bien, c’est toujours exactement la même chose aujourd’hui alors que les causes de stress sont essentiellement psychologiques : une surcharge de travail, un conflit familial, des difficultés financières etc. Notre organisme se retrouve donc à traiter un excès de sucre dans le sang ou une accélération du rythme cardiaque dont il n’avait pas besoin. C’est ainsi que dans le cas de stress répété et prolongé on voit apparaître une hypertension artérielle ou un diabète, par exemple. De même, en cas de tension, on peut constater des troubles digestifs, des problèmes de transit etc. On comprendra aussi que le stress ne facilite pas le sommeil ou la fertilité pour ne citer que ces 2 exemples… ». Notre système nerveux et métabolique de réponse au stress n’a pas tellement évolué depuis 4 millions d’années. Et pourtant imaginez-vous qu’un homme parcourt en moyenne 2 km par jour actuellement contre 10 à 15 km pour nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Ainsi, si vous voulez être moins fatigué, avoir une meilleure immunité, un meilleur sommeil, une meilleure digestion, moins de cholestérol et j’en passe, allez dépenser votre énergie physiquement. Ne laissez pas l’adrénaline, le cortisol et autres hormones du stress baigner votre organisme constamment.

Et tout est possible…

Si vous êtes dans une grande ville et que vous vous déplacez en transports en commun, jouez-la à l’américaine : chaussez des baskets au lieu de vos traditionnels escarpins que vous mettrez dans votre sac (ou vos derby, ou mocassins pour ces messieurs) et profitez de vos déplacements pour faire de la marche rapide, en conscience et en respirant.  Si vous êtes en déplacements, il y a parfois des salles de sport dans les hôtels, sinon profitez de faire 30 minutes de jogging avant la douche et le petit-déjeuner. Si votre semaine est chargée, une sortie en vélo le weekend, même quand il fait froid, fait un bien extraordinaire (et comme il est apprécié le bain chaud qui suit, ou le thé au coin du feu). Si, pour une raison ou pour une autre, vous êtes clouée à votre domicile, vous pouvez faire de la gym chez vous, il existe quantité de DVD et de vidéo sur internet pour vous guider. Et que dire des séries d’abdo au pied du lit qui ne requièrent ni investissement, ni matériel, ni temps ?

Vélo hiver

Bref, je peux vous dire que dans  ma clientèle, les gens qui sont actifs sont en bien meilleure santé et vieillissent bien  mieux que les sédentaires, alors même à la mauvaise saison, on s’active.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Phytothérapie

Il existe, aux Laboratoires Herbolistique, un produit bien nommé « Défenses Naturelles » qui contient de l’Echinacéa, du Shitake et du Reishi, parfait pour booster vos défenses immunitaires. Vous pouvez commencer dès maintenant, en douceur, pour préparer votre organisme.

http://www.herbolistique.com/produits/defenses-naturelles/

Mais les produits de la ruche sont aussi de très bons alliés et notamment la Propolis qui a elle seule vous aidera à être en forme tout l’hiver.

http://www.herbolistique.com/produits/propolis/

 

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Voilà quelques recommandations (ou plutôt quelques conseils) pour passer un meilleur hiver. Bien entendu, mes lecteurs des régions chaudes y trouveront aussi leur compte parce que adapter son sommeil à la luminosité ambiante, être organisé et avoir une activité physique régulière, c’est valable même quand il fait beau et chaud. Mais pour tous ceux d’entre vous qui vous trouvez au nord du 45ème parallèle, il est temps de prendre de bonnes résolutions. Et notamment, de prendre soin de vous, alors vous compléterez vos bonnes pratiques hivernales par des séances de Réflexologie régulières et vous arriverez au printemps en pleine forme : )

Comme toujours, j’attends vos remarques ci-dessous (et vos cris de joie au printemps quand vous aurez traversé l’hiver comme une fleur :))

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (2ème Partie)

Voici le deuxième opus de mon cycle sur la Méditation. Mais avant tout, petit rappel du 1er article :
1 – Méditer c’est s’arrêter
2 – Méditer c’est vivre l’instant présent
3 – Respirer pour lâcher-prise
4 – Méditer c’est prendre de la distance avec ses pensées

Si vous vous êtes entrainé régulièrement, vous savez maintenant vous poser quelques minutes (1), vous avez pris conscience qu’il est nécessaire dans la démarche méditative d’être ici et maintenant (2), vous avez expérimenté l’aide de la respiration comme « coach en lâcher-prise » (3). Revenons juste sur « prendre de la distance avec ses pensées »…

Je vous avais expliqué qu’il n’était pas question de refuser, ou de nier ses pensées négatives. Christophe André dit même que les pensées négatives font partie de « l’écosystème de la pensée ». Rappelons-nous qu’un écosystème est l’unité de base, que les éléments qui le composent s’équilibrent afin de former un tout, énergétiquement et matériellement viable. Inutile donc de ne vouloir que des pensées positives. Cependant, il faut être capable d’identifier les pensées négatives en tant que telles. En d’autres termes, si je trouve que mon voisin est un parfait imbécile, c’est ma vérité mais pas celle de tous. Je ne rejette pas cette pensée, elle fait partie de mes sentiments mais je la regarde en tant que telle : un ressenti, et non pas un fait avéré. Un exemple très intéressant est celui de la peur de l’échec. On a tous en tête l’exemple de quelqu’un qui craint de ne pas réussir. Il est totalement inefficace de lui répéter : « mais non, tu ne vas pas échouer, tu le sais bien ». On sait également qu’il est totalement vain que la personne ne se répète : « je n’ai pas peur, je n’ai pas peur » (toutes mes excuses à Monsieur Coué et sa célèbre « méthode »). Il est beaucoup plus productif d’accepter l’idée : « c’est un fait, j’ai peur de l’échec et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’éviter ». La méditation devrait être conseillée comme antidote au trac à tous les étudiants en période d’examens…

Le tumulte de nos émotions altère notre lucidité, nous rend moins clairvoyants et selon la pensée bouddhiste, la manière dont nous percevons la réalité est directement responsable de notre bien-être et de nos souffrances. En méditant, je renonce à : juger, filtrer, retenir, attendre. Les choses sont ce qu’elles sont, je les accepte telles qu’elles sont, j’arrête un instant de combattre. Je « suis », tout simplement. Christophe André explique qu’il faut quitter le « faire » pour « l’être ».

Je lui empreinte d’ailleurs cette métaphore que je trouve très intéressante : « Lorsque vous marchez dans l’eau sur un sol sablonneux, de petits nuages de sable se soulèvent. Vous voulez que l’eau autour de vos pieds redevienne claire ? Vous savez qu’il est inutile de vouloir aplatir les nuages de sable avec vos pieds ou vos mains : vous ne ferez qu’en soulever d’autres. Et plus vous essaierez, plus (…) l’eau sera trouble. Pas d’autre solution que de vous arrêter, de permettre aux nuages de sable d’être là et d’attendre qu’ils ne retombent ».

Vous voici donc plus à l’aide avec l’acceptation de vos émotions négatives.

En faisant cet exercice régulièrement, vous serez susceptible de développer « une intelligence méditative ». On devient capable de souplesse mentale et d’acceptation (attention : acceptation ne veut pas dire résignation), contrairement aux personnes toujours stressées dont la lucidité est modifiée. Cette capacité devient comme une seconde nature, ne demande plus d’efforts, certains parlent de sagesse.

Pour faciliter les séances de méditation, il convient au quotidien d’élargir sa conscience (Buddha dit joliment : « développer un esprit vaste comme l’espace »). Pour cela, il faut être tolérant, ouvert, voir de l’extraordinaire dans toute chose, être sensible à la beauté du monde, dire « il me semble » plutôt que « c’est comme çà », apprécier l’instant (même sortir la poubelle, quelle chance ce peut être, demandez à une personne en fauteuil roulant ce qu’elle donnerait pour descendre les 4 étages d’escalier avec la poubelle au bout du bras)… Et puis, entre deux séances de méditation (au cours desquelles je vous le rappelle il faut s’arrêter), on avance. Au quotidien, on ne reste pas à ruminer, on ne se coupe pas du monde, on progresse pas à pas. Quoiqu’il arrive, on reste en lien avec les autres. Même quand tout va mal, donnez-vous une chance de vivre un moment heureux, plutôt que de rester enfermé avec l’oreiller sur la tête. C’est tout cela l’intelligence méditative.

Qui plus est, l’apaisement de l’esprit est « antalgique » pour les douleurs physiques alors ça vaut vraiment le coup d’essayer, même quand on a mal nulle part (mieux vaut prévenir que guérir). C’est prouvé, ceux qui méditent ont un seuil de résistance à la douleur supérieur et on constate un taux de rechute moindre chez les méditants atteints de pathologies chroniques. On connait par ailleurs de manière très concrète l’influence positive de la méditation sur la plasticité neuronale. Alors, n’hésitez plus !

Thich Nhat Hanh

Je laisse au moine bouddhiste THICH NHAT HANH le mot de la fin : « La méditation n’est pas une évasion mais une rencontre sereine avec la réalité » et vous souhaite de « rencontrer sereinement la réalité » au cours de ce long weekend du mois de mai.

J'oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis

J’oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis


A très bientôt pour le troisième et dernier article de ce cycle « Méditation », et comme toujours laissez-moi vos commentaires ci-dessous…

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (1ère Partie)

Peut être vous habituez-vous à mon style quelque peu didactique et avez-vous deviné que j’allais commencer par définir ce qu’est la Méditation. En effet, le terme est galvaudé et employé à tort et à travers ces derniers temps. D’ailleurs, une recherche Google du terme « méditation » donne… 144 000 000 résultats ! C’est dire, et je ne parle que des résultats sur le web francophone.

Certains vous diront que méditer c’est « se connecter à son Soi intérieur » tandis que d’autres vous proposeront la définition non moins limpide « porter son attention sur un certain objet de pensée » et vous vous direz que c’est trop compliqué pour vous, que vous n’êtes pas « fait » pour la méditation. J’ai moi-même eu la même réaction pendant des années, me disant que cette obscure pratique spirituelle devait être réservée à une élite de moines bouddhistes ou à une frange d’illuminés obsessionnels. Mais comme dit la publicité « ça c’était avant »… Avant que je ne prenne connaissance de la définition de Christophe André qui dit simplement « Méditer c’est s’arrêter ». Voilà qui est simple… Alors « s’arrêter de quoi ? » diront certains. Et bien s’arrêter de tout « de faire, de remuer, de s’agiter » dit encore Christophe André dans son ouvrage sur la méditation de pleine conscience intitulé « Méditer, jour après jour », pour finir par, y compris, s’arrêter de penser.

Méditation

Au départ, il suffit de s’asseoir (oui de s’asseoir et non de s’allonger, mais aux personnes qui viennent me voir en Réflexologie et auxquelles je recommande la méditation, « j’autorise » la station allongée au début) et de fermer les yeux. Le but étant de faire taire le vacarme de votre esprit, de lâcher prise. Bien entendu, j’en entends déjà dire : « c’est facile alors ». Et bien, ce n’est pas si simple parce qu’au départ, comme nous ne sommes pas habitués à nous arrêter, nos pensées prennent rapidement le dessus. Très vite la liste des courses, la réunion avec le boss ou le rendez-vous à prendre chez le pédiatre s’imposent, et je ne parle pas des ruminations diverses et variées, et notre séance de Méditation se meut en bilan de la journée ou préparation de celle à venir, alors que Méditer c’est justement « Vivre l’instant présent ».

Il n’est pas question de nier le passé ou le futur, il faut juste libérer un instant notre esprit encombré. Un peu comme lorsqu’on porte un sac lourd à bout de bras et qu’on le pose quelques secondes avant de reprendre notre marche. Donc, au départ on arrête de bouger et de parler, et petit à petit on arrête de penser. Et je vous entends à nouveau vous exclamer : « mais c’est impossible de s’arrêter de penser !!! ». Si, tout à fait, c’est possible, mais cela demande de l’entrainement. Nous en avons tous fait l’expérience un jour ou l’autre où nous nous sommes entendus dire : « j’ai la tête vide ». Sauf que, en général, c’est lorsque nous sommes épuisés. C’est cet état qu’il faut être capable de recréer en pleine conscience.

Pour cela, nous avons une alliée, une experte du lâcher-prise, c’est la respiration. D’abord parce que respirer est de manière archaïque notre premier lâcher-prise, rappelons-nous que c’est ce que nous faisons en premier en arrivant au monde après le traumatisme de la naissance : nous prenons notre respiration. Parce que de manière réflexe aussi, notre respiration évolue de concert avec le SNV (notre fameux Système Nerveux Végétatif), saccadée lorsque l’Orthosympathique est activé, longue et lente lorsque c’est le Parasympathique qui domine. Et surtout parce que en se concentrant sur notre souffle, on est « Ici et Maintenant » et l’on ne se laisse pas parasiter par nos pensées. C’est une des raisons pour laquelle je termine parfois une séance de Réflexologie par ce que j’appelle « un exercice de respiration » qui laisse en général la personne dans un état de relaxation intense. Pour commencer à méditer donc, on s’arrête, on ferme les yeux et on respire…

Bien entendu, inévitablement, au bout d’un petit moment, on lâche sa respiration et on se laisse happer à nouveau par le flot de nos pensées, c’est normal. Alors on revient à sa respiration, on se concentre : inspiration-expiration, le souffle qui pénètre dans mon organisme puis qui en ressort… Jusqu’à la prochaine incartade de notre mental qui s’impose à nouveau. C’est un véritable entrainement, une sorte de « fractionné », les adeptes du running me comprendront. Au départ, on ne médite pas (on ne « s’arrête pas ») 30 minutes d’affilée, mais quelques minutes, puis de plus en plus longtemps. Jusqu’au jour où grâce à une pratique régulière et de l’entrainement, on identifie les pensées qui se présentent mais on ne les suit pas, on ne les subit pas, on ne leur obéit pas. Et c’est véritablement un bonheur que de ne plus être esclave de son mental. Combien de personnes en séance me disent comme une souffrance : « ma tête ne s’arrête jamais »… Et comme elles tirent un immense bénéfice de cette liberté retrouvée grâce à la méditation.

Je veux tout de suite apporter une précision : méditer n’est pas « refuser ses pensées » mais plutôt « prendre de la distance avec elles ». Lorsqu’on est dominé par son mental en permanence, on n’est plus objectif, on « EST » ses pensées. Alors que la méditation permet de prendre conscience que nos pensées ne sont que des pensées, pas forcément la réalité. En d’autres termes, je pense que « tout va mal » ne veut pas dire que « tout va mal » réellement, j’ai le sentiment que « untel ne m’apprécie pas » n’est pas forcément le reflet de la réalité, c’est ce que je ressens. La méditation, en nous permettant de nous dissocier de notre mental, permet de ne plus se laisser piéger par lui. La méditation favorise la lucidité. Et si j’aime tant la médiation c’est que, une fois encore, le corps et l’esprit travaillent ensemble. C’est même, comme en Réflexologie, le corps qui facilite les choses pour l’esprit, puisque la méditation est un arrêt du corps qui induit un arrêt des pensées et une meilleure maitrise émotionnelle. Et comme l’esprit est reconnaissant d’être libéré du joug du Mental, à son tour, il libère le corps des tensions, des douleurs, des symptômes de toutes sortes qu’il avait emmagasiné. Alors, envie de méditer ?

Cet article est le premier d’un cycle sur le vaste sujet de la Méditation. En attendant la parution du prochain, et si cet article vous a donné envie de vous y mettre, je vous propose de commencer en appliquant les conseils suivants :
– Asseyez-vous dans un endroit calme (mais ce peut être aussi 5 mn dans votre voiture en attendant un rendez-vous)
– Eteignez votre portable
– Fermez les yeux
– Prenez conscience de votre respiration
– Lorsque vos pensées vous emmènent hors de votre respiration, revenez-y tranquillement sans culpabiliser
– Ne vous imposez aucun objectif ni qualitatif, ni quantitatif
– Ayez une certaine régularité dans votre pratique

Bien entendu, vous pouvez aussi venir au Cabinet et me demander de finir la séance par une méditation guidée qui sera un excellent tremplin pour démarrer. Si vous avez envie d’aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre de Christophe André « Méditer, jour après jour » (lien ci-dessous) et d’autres que vous trouverez dans mon store dans la colonne de droite.

Et comme ce blog a un an ce mois-ci, j’offre une remise de 10 € sur la séance (soit une séance à 35 € au lieu de 45) à tous ceux qui mettent un commentaire à cet article au mois de février.

Le Blog de la Réflexologie et des Pratiques Naturelles a 1 an

Le Blog de la Réflexologie et des Pratiques Naturelles a 1 an

La Réflexologie n’est pas un luxe !

Les discussions à bâtons rompus avec des personnes extérieures à son propre secteur d’activité sont souvent riches d’enseignements. Et c’est justement après l’une d’elles que je me décide à faire quelques éclaircissements sur la Réflexologie et ses objectifs.

La Réflexologie n’est pas un luxe, ce n’est pas non plus uniquement une pratique de confort pour gens fortunés. Soit, le but premier de la Réflexologie est effectivement le bien-être, parce que c’est réellement relaxant de se faire masser, parce que notre corps accumule des tensions, parce que s’agissant de la Réflexologie Plantaire, on confie ses pieds et c’est un vrai moment de bonheur. Soit, la séance n’est pas remboursée par la Sécurité sociale. Mais le prix d’une séance de Réflexologie c’est le prix de 7 paquets de cigarettes (soit 5 cigarettes par jour pendant un mois) ou de 12 barres chocolatées (soit une tous les 3 jours pendant un mois). Cela parait moins inaccessible soudainement…

La Réflexologie est une approche globale de la personne et de ses maux. Bien sûr, elle soulage le corps mais elle soulage aussi l’esprit. Une séance de Réflexologie ne se conçoit pas sans verbalisation de ses émotions, de ses conflits, de ses difficultés mais aussi de ses joies, de ses satisfactions, de ses réussites. Parce qu’on sait aujourd’hui que nombre de pensées non exprimées sont somatisées, parce qu’on sait qu’un mieux-être physique ne va pas sans un mieux-être émotionnel.
La Réflexologie est une approche exigeante parce qu’on ne vient pas y chercher une solution miracle comme on va chercher une botte de poireaux chez le marchand des quatre saisons. On y vient pour régler des difficultés dont on n’arrive pas à se débarrasser seul ou avec l’aide de la médecine traditionnelle. On sait que, lorsqu’on s’engage dans une approche telle que la Réflexologie, on va bouger de ses bases (et c’est intéressant de penser qu’on travaille sur le pied, comme base, c’est pas mal), on va se remettre en question, on va «travailler sur soi » comme disent certains. La technique manuelle va vous aider en stimulant les zones réflexes adaptées mais il va falloir accepter de changer de point de vue sur les choses, et la verbalisation, les conseils en hygiène de vie, la phytothérapie, les huiles essentielles vont venir compléter et réveiller vos capacités d’auto-guérison.
La Réflexologie c’est aussi une approche différente des symptômes. Le but n’est pas de les faire disparaître à tout prix mais d’en trouver et d’en éliminer la cause. Souvent, on a constaté qu’une approche « asymptomatique » soulage sur le moment mais que la douleur finit par réapparaître si on n’en a pas réglé l’origine. On va donc jouer les Sherlock Holmes en séance afin de trouver ce qui a bien pu, ou ce qui peut encore, alimenter ce cri du corps qu’est la douleur. Ou tout simplement prendre le temps de débriefer un quotidien néfaste, des habitudes alimentaires pathogènes, un environnement nuisible.

La Réflexologie c’est enfin du TEMPS pour soi. Parce qu’une heure que l’on s’offre pour faire le point sur soi, c’est extraordinaire. On a le temps de s’éloigner du sujet pour mieux y revenir, le téléphone ne sonne pas, la contractuelle ne remplit pas son office, on parle de soi et quelqu’un vous écoute. Vous êtes la personne la plus importante du monde, ici et maintenant. Vous vous faites du bien, durablement, sans vous faire de mal. La Réflexologie ne présente pas d’effets secondaires néfastes, le(la) praticien(ne) est bienveillant, il vous accompagne et vous aide à aller mieux.

Alors non, je le répète, la Réflexologie n’est pas un luxe, elle n’est pas réservée à une «élite» fortunée. 45 euros, c’est 1/6ème de ce que le français moyen dépense pour sa santé annuellement, hors remboursements Assurance Maladie et Mutuelles (source OCDE 2011). Je connais des personnes qui ne sont « jamais malades » mais qui carburent aux sédatifs pour se détendre, ou aux anti-acides pour leur estomac et autres laxatifs pour le transit. J’ai le sentiment qu’il n’est pas nécessaire de continuer plus loin la démonstration, à quel prix estime t’on la sérénité, l’épanouissement de ses enfants (parce que quand on va mieux, toute la famille va mieux), la rencontre de l’être aimé (parce que quand on s’aime soi-même, on devient « aimable »), la qualité de son sommeil ? Et je pourrais continuer comme çà longtemps…
J’espère vous avoir convaincu que la Réflexologie n’est pas une lubie de bobos en mal de bonheur mais réellement une approche naturelle pour aller mieux. J’espère vous avoir fait comprendre qu’investir dans son mieux-être est un vrai placement d’avenir, que parfois entre le dernier petit pull à la mode pour calmer temporairement ses angoisses ou une séance de Réflexologie, il ne faut pas trop hésiter. Parce que comme dit la pub «ce qui fait du bien à l’intérieur se voit de l’extérieur».

 

Comme pour chaque article, j’attends vos commentaires ci-dessous : )

 

Migraines, céphalées, quand ma tête me fait mal…

Une indication pour commencer : il existe une différence de définition entre les migraines et les céphalées. Ces dernières regroupent en effet toutes les sortes de maux de tête,  alors que les migraines sont chroniques, fréquentes et invalidantes, caractérisées à la fois par des douleurs au niveau du crâne et des nausées, quelques fois associées à une photophobie (sensibilité à la lumière) voire une phonophobie (sensibilité au bruit). La migraine fait donc partie des céphalées mais toutes les céphalées ne sont pas des migraines. Je m’intéresserai ici à la fois aux unes et aux autres dans ce qu’elles ont de commun, à savoir : maux de tête, grande fatigue due aux douleurs, gêne dans la communication, perturbation de l’activité quotidienne.

Douleur lancinante, inattendue, imprévisible, les céphalées touchent un adulte sur 20 chaque jour

En effet, à condition que l’examen clinique et neurologique soit normal bien entendu, la Réflexologie donne d’excellents résultats dans ce domaine. Je vois souvent venir à moi des personnes dites « migraineuses » depuis  longtemps (« depuis toujours » me disent-elles tant elles ont l’impression de n’avoir jamais vécu autrement), qui ne savent plus comment gérer leurs crises, qu’elles subissent en attendant que « çà passe ».

Evidemment, comme toujours, une précision s’impose : vous ne vous verrez pas définitivement débarrassé de vos maux de tête en une séance de Réflexologie si vous en souffrez depuis 15 ou 20 ans. Il faudra se voir quelques fois, tout dépendra de votre réactivité, de votre hygiène de vie, de votre niveau de stress etc.  Cependant, vous ressentirez rapidement un mieux-être pouvant aller jusqu’à la disparation des symptômes.

Les séances comportent à la fois une stimulation des zones réflexes au pied, de la relaxation, des conseils en hygiène de vie, des recommandations pour un accompagnement phytothérapique.  En effet, je le répète souvent, la Réflexologie est une pratique « holistique » (qui considère l’humain dans sa globalité : physique, mentale, émotionnelle). Il ne s’agit pas de rechercher la simple disparition du symptôme, c’est ce que fait le médicament et dans le cas qui nous préoccupe aujourd’hui, il se révèle bien généralement impuissant.

Une séance dure 60 minutes au cours desquelles nous avons le temps d’aborder tous ces domaines et le résultat est très souvent étonnant. Si la perspective de vous enfermer dans le noir plusieurs jours par mois, ou de passer certaines journées la tête dans un étau ne vous satisfait plus, tentez la Réflexologie.

Pourquoi et comment somatisons nous ?

S’il est encore difficile de répondre de manière certaine à ces 2 questions, nous commençons à avoir des pistes grâce aux récentes découvertes de la psycho-neuro-immunologie et aux travaux d’un certain nombre de chercheurs.

Ainsi, on reconnaît généralement une origine somatique à des maladies telles que l’asthme, l’eczéma, le psoriasis, l’ulcère à l’estomac par exemple, et de plus en plus souvent pour le cancer. Enfin, on envisage sérieusement dans les milieux scientifiques une origine émotionnelle à un grand nombre de pathologies grâce à l’étude de plus en plus poussée des neuromédiateurs et des hormones. De même, l’efficacité des placebos nous pousse à accepter le fait que le ressenti et les croyances puissent avoir une influence sur l’évolution d’un symptôme.

C’est Christian Flèche qui explique dans son ouvrage « Mon Corps pour me Guérir » que la pathologie (du grec pathos : souffrance et logos : parole) est l’expression d’une douleur souvent émotionnelle avant d’être physique. En effet, un choc vécu comme ingérable psychologiquement, sera exprimé par un symptôme physique. Et Christian Flèche va plus loin en expliquant que, puisque l’évènement déclenchant est refoulé dans l’inconscient une fois somatisé, la maladie serait la phase visible (la réaction) découlant d’une action devenue invisible.

Intuitivement, chacun pressent bien que le symptôme n’est pas l’effet du hasard. Lorsqu’on dit en langage populaire « j’en ai plein le dos » ou « ne te fais pas de bile » ou encore « ça me reste en travers de la gorge », nous parlons avec notre corps. Mais concrètement, comment arrivons nous à nous rendre malade ? Pour le comprendre, il faut détailler le processus de réponse au stress.

J’aime assez revenir aux origines de l’être humain parce que dans le domaine du stress, la réaction est archaïque. En l’occurrence, l’homme des cavernes avait 2 solutions en cas d’urgence : fuir, ou rester et se battre (ce que les anglo-saxons appellent la « Fight or Flight Response »). Dans les 2 cas, il avait besoin d’un surcroit d’énergie. Tout son organisme devait être mobilisé pour rendre possible une suractivité musculaire. C’est la raison pour laquelle, la réponse au stress induisait immédiatement un pic d’adrénaline se traduisant par une accélération du rythme cardiaque, une vasodilatation des vaisseaux sanguins, une dilatation des bronches, une augmentation du taux de glucose dans le sang, une dilatation des pupilles. Par ailleurs, la digestion était ralentie pour mobiliser un maximum d’énergie vers l’activité musculaire. En cas de prolongation de l’état de stress, les médullosurrénales prenaient le relais avec la sécrétion de cortisol. Et bien, c’est toujours exactement la même chose aujourd’hui alors que les causes de stress sont essentiellement psychologiques : une surcharge de travail, un conflit familial, des difficultés financières etc. Notre organisme se retrouve donc à traiter un excès de sucre dans le sang ou une accélération du rythme cardiaque dont il n’avait pas besoin. C’est ainsi que dans le cas de stress répété et prolongé on voit apparaître une hypertension artérielle ou un diabète, par exemple. De même, en cas de tension, on peut constater des troubles digestifs, des problèmes de transit etc. On comprendra aussi que le stress ne facilite pas le sommeil ou la fertilité pour ne citer que ces 2 exemples…

Voici donc illustrés les effets métaboliques du stress. Mais me direz-vous, et les douleurs dorsales ou une éruption cutanée ? Ce n’est pas l’excès d’adrénaline qui me donne mal au dos ou me couvre de boutons… En l’état actuel des connaissances, on pense que c’est surtout notre ressenti émotionnel qui induit ce genre d’effets. Parce qu’on a l’impression de « plier sous le poids des responsabilités » ou qu’on ne supporte plus une situation « qui nous donne des boutons ».

C’est ce qui fait dire que lorsqu’on cherche la cause d’une somatisation, il faut s’attacher aux ressentis plus qu’aux faits survenus. Un peu comme « peut importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse », un même fait peut être vécu différemment et donc donner lieu a des symptômes différents. Concrètement, un divorce par exemple, peut être vécu comme une difficulté ou une libération, et donnera donc lieu a somatisation ou pas. Mais s’il est perçu comme une difficulté, il peut être ressenti comme une injustice ou plutôt un abandon ou encore donner lieu a une immense jalousie ou bien à de la colère, autant de symptômes différents. Si toutefois somatisation il y a…

On estime qu’un choc émotionnel ne sera somatisé que si :
1 – il est inattendu, on ne le voit pas venir, c’est une chose désagréable à laquelle on n’est pas préparé. Eventuellement, on s’attendait à cette situation mais pas au ressenti qui lui est lié.
2 – le ressenti du choc est vécu dans l’isolement. La parole, le fait de verbaliser est toujours apaisant. Rappelons-nous que la maladie est souvent une parole du corps (patho-logie).
3 – on n’y trouve pas de solution satisfaisante et durable. La nature cherche l’équilibre en permanence, comme lorsqu’on fait un pas pour avancer, mais si cet équilibre n’est pas possible, alors notre psyché préfère refouler cette pensée ingérable et déclencher un processus de somatisation.

Voilà abordée de manière très simplifiée la question de la somatisation. Voilà aussi pourquoi il est intéressant de chercher quel ressenti a pu aboutir à un symptôme dont on n’arrive pas à se débarrasser. Dans les approches émotionnelles, le patient est actif. Il cherche à reprendre « le volant tenu par notre inconscient » afin de ne plus être simple « passager », comme l’explique encore Christian Flèche. Parce que, nous dit-il, si je remarque une flaque d’eau dans ma maison, je peux éponger et continuer à vaquer à mes occupations ou bien rechercher d’où vient la fuite. Deux approches différentes mais pas opposées, parce que tout comme il est indispensable d’éponger l’eau ET de rechercher la cause de la fuite, il faut traiter le symptôme ET en chercher l’origine. Et voilà donc pourquoi les approches holistiques, considérant le corps ET l’esprit, trouvent ici légitimement leur place.

 

Comme toujours, si vous avez aimé cet article ou pas, si vous avez des suggestions ou non, commentez ci-dessous…

Comment faire pour utiliser la Pensée Positive (ou Phénomène d’Attraction) ?

Deux ondes qui vibrent à la même fréquence s’attirent : c’est le phénomène de résonance magnétique. Nous l’utilisons dans notre vie courante lorsque nous écoutons la radio par exemple puisque c’est parce notre poste se met à la même fréquence (ou longueur d’onde) qu’il capte la station désirée.
En psychologie, de nombreux auteurs appellent cela « la loi d’attraction » pour illustrer que l’on appelle a soi ce que l’on pense. Car la pensée n’est rien d’autre qu’une information portée comme une onde radio, qui attire sur la personne qui l’émet, les évènements qui vibrent sur la même fréquence. Ceci montre que nous sommes maitre de notre vie, que nous sommes seuls responsable de toutes les expériences de notre existence, les bonnes comme les autres. Pensez aux vers magnifiques de Henley repris dans Invictus : « Je suis le maitre de mon destin. Je suis le capitaine de mon âme. » La pensée positive de M. Coué répond également tout à fait à cette vision des choses.
Vous aussi de manière très simple pouvez l’appliquer, en commençant par décider ce que vous voulez pour vous. Visualisez vous dans votre désir en sachant fermement que cela va arriver. Le doute, la peur, le conflit, le stress, la rancoeur vous placent sur des niveaux vibratoires extrêmement bas qui attireront à vous des évènements du même ordre. Restez dans des pensées créatrices en cohérence avec vos aspirations profondes. Et rappelez vous que tout est possible !

Si vous avez envie d’aller plus loin, vous pouvez aussi lire « La Loi d’Attraction » de M.J. LOSIER :

C’est un bon début, entraînez-vous à penser positif, ça marche vraiment, et dans quelques temps je vous en reparlerai…

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