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QUELLE EST LA PLACE DE LA REFLEXOLOGIE DANS LA MEDECINE INTEGRATIVE ?

« Médecine Intégrative », voilà une nouvelle expression que l’on entend de plus en plus…

Cela fait une trentaine d’années que les Drs Andrew Weil et David Eisenberg ont développé ce concept qui consiste à associer les médecines dites « conventionnelles » et les approches complémentaires en une seule et même démarche de soin.

Andrew Weil, jouissant d’un extraordinaire pouvoir médiatique (il a fait 2 fois la Une de Times Magazine en 1997 et 2005) a beaucoup œuvré au développement de  cette approche, en créant en 1994 le premier programme de Médecine Intégrée à l’Université de l’Arizona. Lui-même est diplômé de Harvard, en Botanique et en Médecine, ce qui explique sa compréhension du monde végétal et son attirance pour les solutions naturelles d’une part, en même temps que son approche scientifique et cartésienne de l’autre.

Andrew Weill Time Cover 2 Andrew Weill Time Cover

Avec David Eisenberg qu’il a rencontré à Harvard, ils ont donc formalisé l’idée que, pour venir à bout d’une pathologie, il est intéressant  d’utiliser tous les outils à disposition, des plus actifs et rapides : la médecine conventionnelle et l’allopathie, aux plus subtils et profonds : les médecines douces ou complémentaires.

C’est une immense avancée parce que, grâce à eux, le courant de la Médecine Intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. Un consortium, formé de 58 facultés de médecine aux États-Unis,  4 au Canada et 3 au Mexique en fait la promotion (clic). Il a permis d’en introduire l’enseignement dans les programmes de médecine et de faire progresser la recherche sur les approches complémentaires. La création, par les « National Institutes of Health » aux États-Unis, d’un organisme visant le financement de la recherche sur ces approches a favorisé grandement cette évolution. Et il faut savoir que l’OMS commence à s’intéresser à une pratique quand elle est enseignée à l’Université… Pour le moment, rien de ce côté-ci de l’Atlantique mais ce n’est sans doute qu’une question de temps. Tous les espoirs sont donc permis.

Ainsi donc, on peut imaginer que bientôt, en même temps que le gynécologue, par exemple, prescrira un traitement médicamenteux pour venir à bout d’une endométriose, il prescrira aussi des séances de sophrologie, d’acupuncture ou autre. Il est envisageable que le protocole mis au point par l’oncologue fasse une place à de l’aromathérapie, de l’hypnothérapie ou de la chromatothérapie. Il se peut aussi qu’un jour votre médecin traitant, en plus de votre sachet quotidien de laxatif pour combattre votre constipation chronique, vous conseille de consulter un(e) praticien de Médecine Chinoise ou un auriculothérapeute…

Et quand j’écrivais en 2012 que je rêvais de voir un jour peut être médecine traditionnelle et approches complémentaires marcher main dans la main, je ne croyais pas si bien dire… (Relire l’article ici)

Et voilà pourquoi je refuse le terme de Médecine Parallèle (les parallèles ne se rencontrent jamais, on apprend cela à l’école), alternative (obligation de choix entre 2 possibilités), non-conventionnelles (qui ne correspondraient pas à une règle de conduite admise au sein d’un groupe social), même douce ne me sied pas (allez vous faire masser les pieds par un médecin chinois et vous reviendrez me dire si c’est doux)… Utilisons définitivement le terme de complémentaire, tellement adapté et, dans ce contexte de Médecine Intégrative, profondément juste et exact.

Les 2 démarches sont terriblement efficaces lorsqu’elles sont combinées : on fait disparaître le symptôme, on répare le corps physique (Médecine Occidentale, allopathie) et on soulage l’émotionnel, en même temps qu’on cherche l’origine du mal (Approche Complémentaire). Je dirais même qu’elles sont indispensables l’une à l’autre :

  • Il m’arrive souvent d’envoyer une personne chez son médecin pour vérifier que la thyroïde fonctionne bien, ou pour une prise de tension, ou un bilan sanguin
  • De même que je vois souvent arriver des personnes qui ont magnifiquement été prises en main au niveau médical mais qui sont dans un état de stress important, qui ont besoin qu’on les écoute, ou qu’on cherche avec elles ce qui les rend tellement malades

 

Quand on néglige l’une ou l’autre des 2 approches, on néglige le malade. Ainsi que le disait Thierry Janssen à propos de son expérience de Chirurgien Urologue, lorsqu’on retire la prostate à un homme atteint d’un cancer, on a guéri le cancer mais pas le malade, il reste toute l’approche émotionnelle, énergétique, psychologique à traiter. Et l’inverse est vrai, les praticiens de « pseudo-médecine alternative » qui prétendent soigner les pathologies sans soulager d’abord le corps physique, sont dangereux.

Lire au sujet de la Médecine Intégrative l’article du Dr RUEFF : ici ou son livre préfacé par le Pr MONTAGNIER :Commander

Quelle magnifique opportunité que cette Médecine Intégrative. Mon professeur de Réflexologie disait : « D’abord on soulage le corps (le symptôme physique, ndlr), cela laisse le champ libre à l’émotionnel, celui qui souffre physiquement ne peut pas réfléchir posément » mais elle ajoutait aussitôt « La guérison du corps ne peut pas intervenir si l’émotionnel ne donne pas son feu vert ». D’où l’intérêt de travailler conjointement.

Evidemment, dans ce schéma la Réflexologie a toute sa place parce qu’elle est déjà « intégrative » en elle-même. On emploie le terme de « holistique », elle considère l’être humain dans sa globalité : corps + esprit. Si vous allez voir votre Réflexologue pour une crise de sciatique, il va travailler sur les zones réflexes concernées : sciatique, sacrum-coccyx-lombaires, surrénales etc. mais il va aussi vous demander dans quelles circonstances émotionnelles cette crise est apparue et chercher avec vous ce qui, dans votre vie, favorise la survenue de cette pathologie : sommeil, alimentation, activité physique, stress etc. La Réflexologie est donc toute indiquée pour être intégrée à un protocole de soin complet.

Et partant du postulat que «qui peut le plus, peut le moins », le Réflexologue est aussi capable de travailler en silence et de se cantonner à de la relaxation profonde. Quelle polyvalence et quelle richesse pour les jours où le corps est trop douloureux, où il faut faire taire la tête, où la fatigue prend toute la place.

En 2012, mon article (cité plus haut) prenait l’apparence d’un coup de gueule tant j’avais l’impression que les 2 approches n’allaient jamais se retrouver, aujourd’hui c’est un cri du cœur quand j’entends que la Médecine Intégrative s’installe partout, exemple ces séances de Réflexologie au Centre d’Accompagnement Anti-Cancer de Moulins : voir

Et dire que Platon le disait déjà 350 ans avant notre ère : « Que les thérapeutes séparent l’esprit du corps est une grande erreur de notre époque lors du traitement des êtres humains « 

Patience et longueur de temps…

 

 

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous. Il y aura forcément à dire sur ce vaste thème…

 

 

 

VIVE LA MAIN DE L’HOMME !

Je paraphraserais aisément Bergson en écrivant que «La Main est le propre de l’Homme »…

Mais, avant toute chose, pourquoi un article sur la Main dans un Blog consacré à la Réflexologie PLANTAIRE ? Et bien parce que c’est avec ses mains qu’officie le(la) Réflexologue, et vous allez comprendre, ce n’est pas demain la veille que vous serez massés par des robots.

Pourtant me direz-vous une main c’est juste une paume et 5 doigts. Ca ne doit être si difficile à reproduire. Oui, mais une paume et 5 doigts capables aussi bien de visser et dévisser un bouchon, cueillir une cerise sans l’écraser, trouver dans le noir l’interrupteur de la lumière, tenir et diriger un stylo, lancer une boule de bowling ou ramasser une plume, caresser le chien ou mettre un coup de poing dans un punching bowl, gratter une guitare et sentir le sens du vent, un doigt humidifié en l’air. « Un parfait compromis entre précision et puissance » déclare Laurent VIGOUROUX, biomécanicien à l’Institut des Sciences du Mouvement.

Main Anatomie

Sur le plan anatomique, la main humaine est dotée d’une capacité de préhension universelle, en d’autres termes elle s’adapte à toutes les formes. Sauriez-vous trouver un objet ou un élément naturel que la main humaine ne saurait saisir ? Réfléchissez, il n’y en a pas… Mais, même si ce chef d’œuvre mécanique est compliqué à reproduire par les roboticiens, ils y arriveront petit à petit. En respectant le nombre de doigts (pas 3 ce qui oblige à reposer un objet entre chaque manipulation, ni  4 ce qui permet de faire tourner un objet dans la paume mais sans aucune force, mais bien 5), la vitesse de fermeture de la main (80 cm/s pour la main humaine), la force (jusqu’à 40 kg pour l’humain, difficile encore de miniaturiser les moteurs capables de l’égaler mais ça viendra).

Cependant, comment faire une main intelligente ? Une main capable de modérer sa vitesse et sa force de fermeture pour rattraper un objet qui lui échappe… sans l’écraser, et ce que ce soit un grain de raisin de quelques grammes ou une bille de plomb ? Une main qui sente les frissons sur la peau qu’elle effleure et donc appuie ou relâche sa pression en conséquence ? Une main qui maintient plus fort le crayon sur du canson mais le glisse en douceur sur du papier de soie ? Pour le moment on ne sait pas faire, il faudrait modéliser tous les cas de figure et c’est infini.

« La main est l’outil de plus complexe du corps humain. Un vrai casse-tête de biomécanicien » pouvait-on lire en juin dernier  dans Science et Vie.

Alors, bonne nouvelle, vous allez continuer à faire appel à un être humain qui posera ses 2 fois 500 grammes de merveille anatomique (29 articulations, 39 muscles, 48 nerfs, 2500 récepteurs tactiles au cm2) sur vos pieds, et sera capable, en une heure, de ressentir et stimuler les quelques milliers de zones réflexe qu’ils comportent.

Reflexologie 3

Les deux mains reliés au cortex de votre praticien, adapteront leur massage à votre demande, votre besoin, à son ressenti. D’un point de vue énergétique, ces mains seront capables de ressentir les blocages, les tensions ou les émotions. Synchronisées avec votre respiration, elles sauront équilibrer votre souffle. En écho des oreilles du(de la) Réflexologue, elles adapteront leur parcours à vos paroles, en miroir de ses yeux, elles modifieront leur chemin en fonction de la douleur, de la peur ou du bien être. Difficile d’exiger tout cela d’un robot…

Et puisque j’aime à vous conseiller des lectures ou autres « outils » en lien avec mes articles, je ne résiste pas au plaisir de vous conseiller « Les mains du Miracle » très beau roman de Joseph Kessel relatant l’histoire vraie du Dr KERSTEN, massothérapeute d’HIMMLER pendant la seconde guerre mondiale qui, par ses massages au chef de la Gestapo, réussit à arracher à l’enfer de la déportation des milliers de victimes.

Les Mains du Miracle

J’ai pour habitude de dire que « mes mains sont mon outil de travail » et j’espère vous avoir convaincu ici du pouvoir de la main humaine, j’espère aussi que vous ne regarderez plus les vôtres de la même façon. Pensez-y, vous avez au bout de vos bras des trésors. Il était temps de rendre hommage à la Main, sur ce blog consacré à l’hégémonie du pied, c’est chose faite.

Mains

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires, vos remarques, vos questions… Ci-dessous…

Comment bien (se) préparer (pour) l’hiver ?

C’est une question importante parce que, nous les humains, sommes la seule espèce animale à vouloir attaquer la saison froide sans rien changer à nos habitudes. La marmotte se prépare à l’hibernation, l’hermine délaisse son pelage brun pour un blanc plus adapté, le rouge-gorge adopte un plumage plus fourni, la cigogne part vers d’autres latitudes. Bien entendu, me direz-vous, il s’agit là d’espèces sauvages… Mais que dire, vous rétorquerai-je, de nos animaux domestiques, le chien en tête, qui en prévision de l’hiver se dote d’une couche de sous-poil bien connue des possesseurs de compagnons à quatre pattes ? Les animaux s’adaptent, les humains le doivent aussi.

hiver

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je ne vous ferai pas l’affront de vous parler d’habillement, c’est un des points sur lequel l’être humain n’a pas perdu son instinct, quand il fait froid, on se couvre en conséquence… Par contre, le vous parlerai du sommeil, de l’alimentation, de l’organisation, de l’activité physique et je vous donnerai quelques conseils phytothérapiques.

Le Sommeil

Et oui, quand la luminosité baisse, il faut dormir plus. Sur ce point, Thomas Edison et son ampoule à incandescence ne nous ont pas forcément rendu service… Si vous faites partie de ces couches-tard qui éteignent la lumière à une heure avancée de la nuit, sachez que vous imposez à votre organisme un effort d’adaptation important. En effet, notre rétine contient des cellules sensibles aux influx lumineux qui transmettent l’information du degré d’éclairement à notre cerveau au sein d’un petit groupe de neurones jouant le rôle d’horloge interne. Ces neurones sont en lien avec l’Epiphyse qui secrète la mélatonine, hormone responsable du sommeil (ce qui explique le désordre des rythmes chez les non-voyants dont la rétine est totalement inopérante). Ainsi quand la lumière baisse en dessous de 2500 lux, l’Epiphyse est en alerte.

Lux_echelle

Pour information, à l’intérieur de votre habitation le soir, vous êtes exposés à une lumière de 200 à 500 lux. La sécrétion de mélatonine se met donc en route pour un temps défini (selon l’âge et la qualité de petit ou gros dormeur du sujet), avec un pic vers 2 heures du matin. Si vous allez vous coucher suffisament tôt, non seulement vous trouvez le sommeil plus facilement mais aussi vous profitez au mieux des effets bénéfiques du sommeil (récupération, stimulation du système immunitaire, action anti-radicalaire etc). A l’inverse, si vous contrariez votre horloge interne (réglée donc, je vous le rappelle, sur la baisse de luminosité), vous récupérez mal, votre immunité est faible, vous avez du mal à vous réveiller, votre métabolisme est perturbé, votre moral également.

Sommeil

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En conséquence, sauf si vous êtes travailleur de nuit auquel cas vous n’avez pas le choix, en hiver dormez plus qu’en été.

L’alimentation

Je vous ai fait en janvier dernier une jolie assiette vous indiquant ce que vous deviez manger en hiver pour être au mieux de votre forme, je ne vais donc pas y revenir et je vous invite à consulter l’article :

http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2013/01/

Evidemment, vous vous doutez qu’il vaut mieux consommer les produits locaux, de saison et toujours rechercher l’équilibre.

L’organisation

C’est un sujet qui m’intéresse parce que j’entends beaucoup de personnes dire qu’elles « n’ont pas le temps » ou qu’elles sont « stressées »… Bien entendu, loin de moi l’idée de dire que c’est faux, mais il est possible de l’être moins (stressé) et d’en avoir plus (du temps). Comment ? Me direz-vous. En s’organisant, vous répondrai-je.

Beaucoup d’entre vous considèrent la planification et l’anticipation comme des préoccupations réservées aux « psycho-rigides », ceux qui dès le dimanche 18 :00 préparent les vêtements du petit dernier pour le lendemain matin ou qui programment le GPS pour le prochain départ avant même de descendre de voiture à l’arrivée du voyage précédent. C’est pourtant ce qui vous permettra de vous sentir plus serein et, les journées étant plus courtes à cette saison (puisque vous avez compris que vous deviez dormir un peu plus), vous aidera à vous sentir moins stressé.

Gestion du Temps

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le premier fondamental en termes de Gestion du Temps est de faire une « To Do List », en français « une liste de vos tâches ». Aujourd’hui, tous les téléphones portables proposent une application extrêmement pratique qui évite le fameux post-it qu’on perd en route. L’avantage de la liste est de hiérarchiser ses priorités (j’appelle le pédiatre avant l’heure de fermeture du secrétariat, je pourrai faire ma commande de courses au drive après le repas, et pas l’inverse), de ne pas perdre de temps à chercher ce qu’on a à faire, et surtout apporte la GRANDE satisfaction de rayer les tâches accomplies. Et l’on y met tout, même : «Téléphoner à Coralie » ou « Aller prendre un café avec Bernard », parce que les pauses sont aussi importantes que les contraintes. « La Gestion du Temps est un outil au service de votre confort » écrit Nicolas Pène.

Une autre base de l’organisation est l’ordre : si vous laissez votre bureau, ou votre salle de bain, ou encore la cuisine rangé(e) après votre passage, vous perdrez moins de temps en y revenant. En effet, des études montrent que la réalisation à la suite de 2 tâches liées entre elles, demande 30 % de temps en moins que si on les sépare. En d’autres termes, si vous débarrassez la table immédiatement après le petit-déjeuner, plutôt que le soir en rentrant du travail, vous gagnez du temps. Si vous mettez directement le linge dans la machine à laver, si vous classez directement la facture dans son classeur, si vous remettez directement votre manteau dans l’armoire… Les idées sont nombreuses qui vont alléger votre quotidien.

Enfin, sachez dire « non » et déléguer.

Tout cela vous parait rigide ? C’est pourtant en vous organisant de cette manière que vous dégagerez un moment pour aller faire une séance de Réflexologie ou un jogging. Et puis, votre entourage vous trouvera mille fois plus en forme et agréable à vivre, et ça dans le froid et la grisaille, ça vaut son pesant d’or.

A ce sujet, je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Catherine Berlier aux Editions EYROLLES « Et si je prenais mon temps », vous ne le regretterez pas. (Cliquez sur l’image)

L’Activité Physique

Puisque vous dormez suffisamment, vous mangez bien, vous êtes plus organisé, vous pouvez (et vous devez) faire une activité physique. Vous devez, effectivement, parce que (et c’est le fléau de notre société) nous sommes trop sédentaires ! Je ne vais pas vous tenir un discours moralisateur et culpabilisant sur la pratique sportive, c’est juste parce que notre organisme est prévu pour une dépense physique qui remonte à Néendertal et peut être même Australopitèque…

J’expliquais déjà en avril 2012 dans un article sur le principe de Somatisation (http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/2012/04/), comment la réponse au stress est archaïque : « l’homme des cavernes avait 2 solutions en cas d’urgence : fuir, ou rester et se battre (ce que les anglo-saxons appellent la « Fight or Flight Response »). Dans les 2 cas, il avait besoin d’un surcroit d’énergie. Tout son organisme devait être mobilisé pour rendre possible une suractivité musculaire. C’est la raison pour laquelle, la réponse au stress induisait immédiatement un pic d’adrénaline se traduisant par une accélération du rythme cardiaque, une vasodilatation des vaisseaux sanguins, une dilatation des bronches, une augmentation du taux de glucose dans le sang, une dilatation des pupilles. Par ailleurs, la digestion était ralentie pour mobiliser un maximum d’énergie vers l’activité musculaire. En cas de prolongation de l’état de stress, les médullosurrénales prenaient le relais avec la sécrétion de cortisol. Et bien, c’est toujours exactement la même chose aujourd’hui alors que les causes de stress sont essentiellement psychologiques : une surcharge de travail, un conflit familial, des difficultés financières etc. Notre organisme se retrouve donc à traiter un excès de sucre dans le sang ou une accélération du rythme cardiaque dont il n’avait pas besoin. C’est ainsi que dans le cas de stress répété et prolongé on voit apparaître une hypertension artérielle ou un diabète, par exemple. De même, en cas de tension, on peut constater des troubles digestifs, des problèmes de transit etc. On comprendra aussi que le stress ne facilite pas le sommeil ou la fertilité pour ne citer que ces 2 exemples… ». Notre système nerveux et métabolique de réponse au stress n’a pas tellement évolué depuis 4 millions d’années. Et pourtant imaginez-vous qu’un homme parcourt en moyenne 2 km par jour actuellement contre 10 à 15 km pour nos ancêtres chasseurs-cueilleurs. Ainsi, si vous voulez être moins fatigué, avoir une meilleure immunité, un meilleur sommeil, une meilleure digestion, moins de cholestérol et j’en passe, allez dépenser votre énergie physiquement. Ne laissez pas l’adrénaline, le cortisol et autres hormones du stress baigner votre organisme constamment.

Et tout est possible…

Si vous êtes dans une grande ville et que vous vous déplacez en transports en commun, jouez-la à l’américaine : chaussez des baskets au lieu de vos traditionnels escarpins que vous mettrez dans votre sac (ou vos derby, ou mocassins pour ces messieurs) et profitez de vos déplacements pour faire de la marche rapide, en conscience et en respirant.  Si vous êtes en déplacements, il y a parfois des salles de sport dans les hôtels, sinon profitez de faire 30 minutes de jogging avant la douche et le petit-déjeuner. Si votre semaine est chargée, une sortie en vélo le weekend, même quand il fait froid, fait un bien extraordinaire (et comme il est apprécié le bain chaud qui suit, ou le thé au coin du feu). Si, pour une raison ou pour une autre, vous êtes clouée à votre domicile, vous pouvez faire de la gym chez vous, il existe quantité de DVD et de vidéo sur internet pour vous guider. Et que dire des séries d’abdo au pied du lit qui ne requièrent ni investissement, ni matériel, ni temps ?

Vélo hiver

Bref, je peux vous dire que dans  ma clientèle, les gens qui sont actifs sont en bien meilleure santé et vieillissent bien  mieux que les sédentaires, alors même à la mauvaise saison, on s’active.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Phytothérapie

Il existe, aux Laboratoires Herbolistique, un produit bien nommé « Défenses Naturelles » qui contient de l’Echinacéa, du Shitake et du Reishi, parfait pour booster vos défenses immunitaires. Vous pouvez commencer dès maintenant, en douceur, pour préparer votre organisme.

http://www.herbolistique.com/produits/defenses-naturelles/

Mais les produits de la ruche sont aussi de très bons alliés et notamment la Propolis qui a elle seule vous aidera à être en forme tout l’hiver.

http://www.herbolistique.com/produits/propolis/

 

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Voilà quelques recommandations (ou plutôt quelques conseils) pour passer un meilleur hiver. Bien entendu, mes lecteurs des régions chaudes y trouveront aussi leur compte parce que adapter son sommeil à la luminosité ambiante, être organisé et avoir une activité physique régulière, c’est valable même quand il fait beau et chaud. Mais pour tous ceux d’entre vous qui vous trouvez au nord du 45ème parallèle, il est temps de prendre de bonnes résolutions. Et notamment, de prendre soin de vous, alors vous compléterez vos bonnes pratiques hivernales par des séances de Réflexologie régulières et vous arriverez au printemps en pleine forme : )

Comme toujours, j’attends vos remarques ci-dessous (et vos cris de joie au printemps quand vous aurez traversé l’hiver comme une fleur :))

Fêtes Plaisir…

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Famille du soin, je ne vous hais point… Médecine traditionnelle et médecines douces main dans la main, un rêve impossible ?

Les blogueurs professionnels expliquent que temps à autre, sur tout bon blog qui se respecte, il faut écrire un article polémique, gageons que sans le vouloir celui-ci remplira cet office. Parce que c’est à un coup de gueule que je veux me livrer. Ceux qui me connaissent seront surpris tant on me connaît calme et consensuelle mais il y a des jours où, quand même, pour paraphraser Audiard, je dirais qu’il faut arrêter de prendre les enfants du bon dieu pour des canards sauvages…

Dans une fratrie, il y a toujours les aînés qui regardent avec amusement les petits marcher à quatre pattes mais qui voient d’un très mauvais œil les mêmes, un peu plus grands, venir fouiner dans leurs jouets, et qui ne rigolent plus du tout lorsque devenus ado, voire adultes, ils commencent à prendre trop de place. Et bien, c’est exactement la même chose dans la grande famille du soin. Les aînés que sont la medecine traditionnelle et l’allopathie ont regardé pendant un certain temps avec suffisance et arrogance les derniers nés des médecines douces « s’amuser » dans leur coin. Puis, en grandissant, ces petits ont rêvé que leurs grands frères leur tendraient la main ou au moins saisiraient celle qu’on leur tendaient, comme c’est le cas chez leurs cousins belges, suisses, allemands, anglais. Mais non, en France comme je l’ecrivais dans mon récent article sur le baiser, on s’embrasse beaucoup, mais pas dans la famille du soin…

Dans la famille du soin, il y a bien quelques altruistes qui s’intéressent à ces cadets hérétiques mais très vite les grands frères les ramènent dans le droit chemin, et que dire de Papa Conseil de l’Ordre… Et c’est bien dommage, parce que dans une fratrie, les aînés ont aussi un rôle éducatif, ce sont des modèles, les cadets observent leur comportement, admirent leurs réussite, apprennent de leurs erreurs. De plus, ensemble on est plus forts et notamment face à la Maladie puisque c’est bien de cela qu’il s’agit.

J’avais imaginé une grande famille unie (mais ça pardonnez-moi, c’est mon côté idéaliste) dans laquelle on combattrait ensemble pour obtenir la guérison. J’y ai d’ailleurs cru au début de mon installation lorsque je suis allée me présenter à quelques grands spécialistes de notre jolie cité. Chez certains je n’ai reçu que mépris mais chez d’autres, j’ai eu un accueil plus que chaleureux où l’on m’a même promis, je cite « des cars entiers » de personnes en attente de zénitude que la solution chimique ne peut pas toujours apporter. Et bien, je n’ai pas vu l’ombre d’une mobylette et j’ai pourtant, sans rire, un parking assez grand pour les bus…

Alors ça ce n’est pas grave puisque même sans appui, on parvient à se faire une clientèle. Mais c’est regrettable quand c’est le malade qui pâtit de ces luttes intestines, lui qui pourrait en toute transparence, prendre le meilleur de nos deux approches : bénéficier des bons soins de la médecine traditionnelle et des pratiques énergetiques. Et ça devient franchement inquiétant quand les grands frères font des croches-pieds à leurs cadets et les montrent constamment du doigt comme s’ils étaient des pestiférés… Dans la plupart des sociétés traditionnelles, le terme « famille » va jusqu’à considérer l’ensemble du village, dans la famille de la santé on en est très loin. Mais ça peut venir… Idéaliste, dites-vous ? Je veux continuer à croire comme le disait Anatole France que « c’est en croyant aux roses qu’on les fait éclore »…

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