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3 Ingrédients Incontournables pour vous débarrasser de la Déprime Saisonnière

Pour de nombreuses personnes, l’automne, ainsi que le passage à l’heure d’hiver, sont vécues comme une épreuve. La température baisse, la luminosité aussi, il va falloir patienter quelques mois avant de pouvoir à nouveau profiter de la lumière du jour matin et soir. Pour certaines, ils marquent même le début d’une longue période de morosité et de tristesse qui ne prendra fin qu’au printemps…

Dans ce dernier cas, on parle de Dépression Saisonnière ou plus précisément de Trouble Affectif Saisonnier, TAF en français (Saesonal Affective Disorder soit SAD pour les anglo-saxons). Cette difficulté se manifeste par une tristesse permanente, une perte d’intérêt pour quoi que ce soit, une irritabilité, des troubles du sommeil (plus souvent une hypersomnie que l’inverse), une perte ou un gain de poids, une boulimie ou une perte d’appétit, dans les cas les plus graves des pensées suicidaires.

Comment ce phénomène s’explique t’il et quelles sont les solutions pour y faire face ?

1 – LES CAUSES

Même si  le mécanisme de la Dépression Saisonnière est encore mal connu, une explication commence à apparaitre mettant en cause la luminosité.

La présence de la lumière captée par la rétine est transmise à l’hypothalamus, qui joue le rôle d’horloge interne générant la rythmicité des fonctions biologiques. Lorsque la luminosité baisse, l’hypothalamus transmet l’ordre à l’épiphyse de secréter la mélatonine, autrement appelée « hormone du sommeil ». Son taux plasmatique commence à s’élever en fin de journée, atteint son pic en milieu de nuit, puis diminue et reste très faible dans la journée (Even, 2001 ; Pandi-Perumal, 2007).

Comment fabrique t'on la mélatonine ?

Comment fabrique t’on la mélatonine ?

 

Or, chez les patients atteints de SAD, on note un retard dans la sécrétion de mélatonine pendant la nuit. Des chercheurs ont prouvé que la période de sécrétion de mélatonine chez ces patients est augmentée pendant l’Hiver par rapport à celle de l’Eté. La mélatonine ayant un rôle important sur l’humeur et la vitalité et provoquant une hypersomnie puisque c’est l’hormone du sommeil, l’insatisfaction de ce besoin accru en repos se traduit par une irritabilité quotidienne, une fatigue constante, une baisse considérable de la libido.

En d’autres termes, lorsqu’on est atteint de Déprime Saisonnière, on est en état de somnolence prolongé, avec sa cohorte de symptômes induits :

  • Fatigue
  • Manque d’appétit ou au contraire besoin de manger augmenté
  • Manque d’intérêt pour les choses
  • Irritabilité
  • Baisse des facultés cognitives (concentration, mémorisation etc.)
  • Désordres émotionnels : dévalorisation, culpabilité, envies suicidaires

 

On ne sait pas encore véritablement pour quelles raisons, mais l’origine lumineuse des Troubles Saisonniers semble bel et bien établie.

2 – LES SOLUTIONS

LA LUMINOTHERAPIE

Il s’agirait donc de leurrer la rétine en lui faisant croire à une exposition lumineuse identique (ou presque) à l’exposition estivale.

Chacun a déjà entendu parler de la luminothérapie, largement pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

 

C’est en effet un début de solution et il existe nombre de lampes de luminothérapie dont je vous livre ci-dessous mes 2 préférées à prix convenable :

Lampe de luminothérapie médicale Klarstein 3MC

Lampe à lumière du jour Beurer TL60

Evidemment, vous en trouverez de plus perfectionnées, de plus onéreuses aussi, mais celles-ci ont l’avantage d’être facilement transportables (pratiques pour aller de la cuisine à la salle de bain le matin, ou à mettre dans la valise pour emmener sur le lieu de vacances) et d’excellente qualité, c’est tout ce qu’on leur demande.

La Luminothérapie est naturelle et indolore, et a fait ses preuves. Il ne faut donc pas s’en priver.

Pensez évidemment aussi à la marche à la lumière du jour le matin, simple et efficace.

LE SAFRAN

Complément indispensable à la luminothérapie, on trouvera en phytothérapie un actif extrêmement efficace pour lutter contre cette Dépression Saisonnière : le Safran.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

 

En effet, le Crocus Sativus (puisque c’est son nom savant), est un antidépresseur naturel. Il est utilisé de manière empirique depuis l’antiquité pour aider au bien-être mental  puisqu’on avait remarqué que le Safran apportait joie, gaieté et sérénité.

Mais depuis une quinzaine d’années, différentes analyses (CTMAS en 2015, SAMDD en 2013 etc.) réalisées dans les règles de l’art, en double aveugle, ont montré que le Safran utilisée conjointement avec un antidépresseur ou  seul dans les cas de dépression légères à modérées, améliorait de façon très significative l’état psychologique des patients sans leur infliger d’ effets secondaires (dysfonctionnement sexuel, prise de poids, perte de mémoire, nausées, somnolence etc.).

L’étude HAEOC réalisée en 2005 consistait même à faire prendre à des patients, soit du safran à la dose de 30 mg par  jour,  soit un antidépresseur classique à base de fluoxétine, plus connu sous le nom de Prozac. La détermination du stade et de l’évolution  de la dépression s’est faite par le biais de l’échelle HDRS (échelle de dépression de Hamilton). Ce test est l’un des plus utilisé par les professionnels de santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement de la dépression. A l’issue de l’étude, soit après 6 semaines de traitement, les chercheurs ont pu constater que les patients ayant  pris le safran ont bénéficié d’une amélioration de leur état psychologique de façon comparable au groupe traité avec l’antidépresseur, sans les effets secondaires du médicament.

La supplémentation  en Safran est donc une solution incontournable et vous trouverez pléthore de produits à base « d’or rouge » sur le marché. Cependant, attention au choix de votre complément alimentaire : beaucoup affichent une concentration insuffisante en safranal ou en crocine (les molécules actives du Safran) en raison du prix faramineux de l’épice. On rapporte même des cas de falsification dans lesquels le curcuma remplaçait le Safran dans les gélules…

Comme toujours, n’hésitez pas à me demander avant d’acheter vos compléments alimentaires, j’ai des adresses de confiance.

Quant aux rumeurs de toxicité, soyez tranquille, il n’en est rien, c’est la colchique d’automne (autrement appelée Safran des Prés ou Colchicum Automnale) qui est concernée.

LA REFLEXOLOGIE

Evidemment, vous n’oublierez pas la Réflexologie pour compléter votre « ordonnance anti-blues hivernal ». En effet, elle favorise la sécrétion d’endorphines et de augmente la production naturelle de sérotonine.

Or, cette dernière joue un rôle de premier ordre dans l’apparition des troubles de l’humeur. Petit cours de physiologie pour mieux comprendre…

La sérotonine est un neuromédiateur cérébral, autrement dit : un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

 

Les recherches actuelles montrent que les désordres psychiques des personnes déprimées sont liés à un dysfonctionnement de leurs circuits serotoninergiques, qui entraine une carence de sérotonine.

En situation normale, il y a toujours un peu plus de sérotonine  libérée dans l’espace synaptique que nécessaire. Il y a donc un système d’économie qui se met en place et qui permet de recapter cette sérotonine afin qu’elle ne soit pas perdue. Cependant chez les patients dépressifs,  en manque de sérotonine, on bloque cette recapture  par les médicaments anti-dépresseurs de la classe des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine) afin de stimuler plus longtemps le neurone d’aval.

La Réflexologie, comme tous  les massages de manière générale, a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine. Sur un plan physiologique, les massages sont un moyen efficace de réduire la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui a pour effet de réduire la production de sérotonine. Quand la production de cortisol est ralentie, voire inhibée, notre cerveau se trouve dans un état de production de sérotonine optimal.

Mais de manière plus spécifique, le(la) Réflexologue saura stimuler les zones réflexes appropriées pour inciter une sécrétion accrue du précieux neurotransmetteur et ainsi être plus rapidement et durablement efficace.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

 

Si en plus, vous avez affaire à un(une) Réflexologue Holistique qui vous permet de vous débarrasser des conflits émotionnels qui peut être vous ont conduit à être plus sensibles à cette baisse de lumière et cette entrée dans la « morte saison », alors ce sera tout bénéfice. Et vous devriez attendre le printemps, le sourire aux lèvres…

Pour compléter, allez relire ces articles qui vous aideront à passer un hiver en pleine forme :

 

Et comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous, j’aime avoir votre avis…

Mes remerciements au Dr Jean-Marc VISY, Neurologue, ancien interne des hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, Assistant des Hôpitaux, Attaché au CHU de Reims et Hopital Lariboisière à Paris, pour son éclairage dans le fonctionnement des mécanismes sérotoninergiques

Comment aider sa thyroïde par des moyens naturels ?

C’est la question d’une lectrice qui m’a donné l’idée de consacrer un article à cet organe essentiel, il est vrai que de nombreuses personnes viennent à la Réflexologie pour des soucis thyroïdiens.

Terrible Thyroïde… Si performante et pourtant si fragile… Cette glande en forme de papillon, située dans notre cou, est aux commandes de nombreuses fonctions physiologiques mais elle dysfonctionne  chez près de 6 millions de français dont 45000 se la verront retirée chaque année.

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous ai concocté un petit schéma qui résume son fonctionnement et son rôle, c’est un peu simpliste mais directement compréhensible…

1 – PETIT RAPPEL ANATOMIQUE

 

Schéma du Fonctionnement de la Thyroïde

Schéma explicatif du fonctionnement de la Thyroïde

 

Il y a 2 grands cas de figures de dérèglement : la Thyroïde fonctionne trop, c’est alors l’hyperthyroïdie, ou pas assez et c’est l’hypothyroïdie.

Les causes de ces troubles peuvent être multifactorielles, on parle de :

  • carence ou excès d’iode (puisque les hormones thyroïdiennes en sont composées)
  • désordre immunitaire (des anticorps attaquent leur propre système)
  • période de bouleversement hormonal (grossesse, ménopause, accouchement etc.)
  • génétique, hérédité
  • pollution (alimentaire, radiations etc.)
  • problème hypophysaire

Quoiqu’il en soit, les personnes qui subissent les désagréments d’une hyper ou hypothyroïdie cherchent des solutions pour aller mieux.

Le dépistage d’un dérèglement thyroïdien se fait au moyen d’un bilan sanguin dans lequel on mesure le taux de TSH. A nouveau, je vous propose un schéma. Dans les zones colorées en rouge, il faut absolument recourir au traitement médicamenteux,  alors que les zones en orange nécessitent une surveillance mais pas nécessairement une prise en charge allopathique. Et c’est ici que les approches naturelles ont tout leur intérêt. Si le taux de TSH est compris entre 0,3 et 5 µU/ml (zone verte), tout va bien.

Bilan Thyroïdien

Comprendre le Bilan Thyroïdien

2 – LES SOLUTIONS NATURELLES

  • Exercice physique : Combien de fois vais-je présenter l’activité physique comme remède INDISPENSABLE à tous les maux ? Rappelez-vous que l’homme est programmé de façon archaïque pour courir en moyenne 10 km par jour. A l’origine pour chasser sa nourriture bien entendu, mais comme de nos jours chasser sa nourriture consiste à monter dans sa voiture pour aller au supermarché le plus proche, nos muscles, notre cœur, nos poumons, tout notre métabolisme et jusqu’à notre peau, notre vue, notre odorat etc s’abiment. Un peu comme un avion de chasse qui reste sur le tarmac en permanence, si ce n’est quelques décollages intempestifs pour un petit vol de reconnaissance. Lorsque l’appareil est neuf il va décoller sans problème mais plus de temps passe, plus les mécaniciens auront de travail. C’est exactement ce qui se passe avec notre corps. Alors bougez ! A fortiori si votre Thyroïde dysfonctionne.  L’activité physique améliore le fonctionnement de la glande thyroïde, l’incite à produire des hormones et augmente la sensibilité des tissus aux hormones thyroïdiennes.
  • La diététique : Commencez par un réglage alimentaire hypotoxique, limitez les excitants comme le café, le thé, l’alcool, arrêtez de fumer. Oui, c’est une vraie réforme de l’hygiène de vie mais il faut savoir ce que l’on veut. Votre corps vous donne la possibilité, par l’intermédiaire de ce souci de santé, de prendre soin de vous, de prendre un nouveau départ, de choisir d’aller mieux durablement, pourquoi s’en priver ? Je reçois en cabinet des gens bien dans leur peau et dans leur tête, sportifs, épanouis, qui font des ultra-trail à plus de 50 ans parfois et qui me disent qu’ils ont démarré à la faveur d’un problème de santé ayant agi chez eux comme une alarme…
  • La Laminaria Japonica: Autrement appelée Algue Brune, elle apporte de l’Iode (carburant de la Thyroïde) et régule le métabolisme thyroïdien. De plus, elle permet la chélation (élimination) des métaux lourds, eux-mêmes soupçonnés de perturber le bon fonctionnement de la Thyroïde, elle est donc très intéressante.
  • Le Zinc: Il permet de la conversion de l’hormone T4 en T3, celle qui est véritablement active. Vous trouverez ICI la liste des aliments à mettre au menu le plus souvent.Mais on peut déjà citer : les huîtres, foie de veau, viande rouge, pain complet, œuf, poissons et crustacés, légumineuses, fruits secs, graine de courge.
  • Le Sélenium: Antioxydant et immunostimulant, il est indispensable au bon fonctionnement de la Thyroïde. On le trouve surtout dans les produits d’origine animale : poisson, viande, fruits de mer mais aussi dans les noix, céréales complètes, fruits et légumes. Liste plus complète ICI
  • La L-tyrosine : Un acide aminé précurseur des hormones thyroïdiennes (thyronine, thyroxine ou T4) mais aussi des catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), essentielles dans la réponse au stress. Comme tous les acides aminés, la tyrosine est présente là où il y a des protéines, on en trouve aussi dans les amandes, l’avocat, la banane, la graine de courge (encore elle), le sésame, le soja
  • Cas particulier de l’Iode: Oligo-élément  essentiel pour le fonctionnement thyroïdien (sur les 30 à 50 mg d’iode présents en moyenne dans le corps humain, une dizaine se trouve dans la Thyroïde). Cependant, une alimentation équilibrée suffit généralement aux apports recommandés et je ne conseille pas de se supplémenter hors d’un contrôle médical. De plus, certaines synergies de compléments alimentaires en contiennent et c’est suffisant. Une bonne habitude à prendre : remplacer le sel de table par du sel marin, source d’iode naturel.
  • L’alliée de la Thyroïde: la graine de courge, riche en zinc et en acides aminés, dont la fameuse Tyrosine. Il faut donc avoir des graines de courge chez soi, à ajouter dans la salade, à moudre, à faire caraméliser etc Vous trouverez sur le net une multitude de recettes sympathiques, ICI par exemple.

 

En résumé, je vous conseille donc de pratiquer régulièrement une activité physique, de privilégier une bonne hygiène de vie avec un régime alimentaire sain (ce qui n’empêche pas les extras de temps en temps mais adieu le paquet de chips ou le Mars glacé devant la télé) et enfin, de vous trouver un bon complexe phytothérapique alliant laminaire, zinc, sélénium, tyrosine (comme souvent, j’ai des noms à vous proposer au cas où).

Et puis évidemment en complément, je ne peux que vous conseiller de travailler sur vos émotions, et dans ce domaine la Réflexologie est reine.

3 – SOLUTION NATURELLE REINE : LA RÉFLEXOLOGIE

Si l’on reprend le schéma de tout à l’heure, la Réflexologie trouve sa place sur toute la longueur du diagramme (comme toujours en complément et non en remplacement du traitement médical s’il y a)

La Réflexologie et les dérèglements thyroïdiens

La place de la Réflexologie dans les pathologies thyroïdiennes

 

  1. Approche Mécanique

D’un point de vue strictement mécanique, la zone réflexe de la Thyroïde est parfaitement identifiée sur les 2 pieds,  pour les 2 lobes de l’organe. De même que la zone réflexe de l’Hypophyse, logée au cœur des zones réflexes cérébrales.

Le praticien pourra alors, par son toucher parfaitement adapté, stimuler ou au contraire modérer l’activité de celles-ci.

Sur le plan de l’état général, étant entendu qu’une séance de Réflexologie est extrêmement relaxante et équilibrante, la personne se sentira apaisée et recentrée malgré les troubles thyroïdiens qui l’amènent à consulter.

Bien évidemment, la Réflexologie ne privera pas des règles hygiéno-diététiques énoncées précédemment. Si vous mangez n’importe quoi, fumez comme un pompier et passez vos journées devant votre ordinateur, le Réflexologue aura beau être particulièrement compétent, vous n’obtiendrez pas beaucoup de résultat.

Dans de bonnes conditions par contre, vous aurez un bénéfice quasi immédiat.

2. Approche Symbolique

Cela ne fait pas tout mais il est  intéressant de comprendre ce que peut exprimer cette pathologie.

De par sa localisation dans le cou, la Thyroïde représente l’expression de soi, ce que l’on dit ou ce que l’on tait, les paroles que l’on étouffe, ou au contraire ce que l’on exprime à tort et à travers, parfois presque malgré soi.

Les Pathologies thyroïdiennes parlent souvent de l'Expression de Soi

De part sa localisation dans notre corps, la Thyroïde « parle » souvent de ce que l’on exprime, ou pas

 

De par son rôle métabolique, accélérateur ou modulateur, elle symbolise également notre rapport au temps. La façon dont on subit notre rythme de vie effréné ou au contraire notre impatience. J’ai même entendu dire des spécialistes en décodage biologique que les nodules étaient le résultat d’un blocage sur une situation vécue, il faut toujours manipuler ces notions avec prudence mais cela vaut le coup de s’y intéresser malgré tout.

La Thyroïde exprime quelque chose en rapport au temps

La Thyroïde exprime quelque chose par rapport à la façon dont nous gérons le temps

 

J’investigue toujours sur ces thèmes avec les personnes qui connaissent des troubles thyroïdiens et c’est souvent un succès. Si l’on découvre une problématique sur un de ces sujets et si la personne en a envie, on peut y réfléchir ensemble. Une nouvelle fois, cela ne prive pas de prendre son traitement allopathique et/ou de continuer à avoir une bonne hygiène de vie, mais on voit parfois une thyroïde se remettre à fonctionner normalement dès lors que l’on a réglé le conflit émotionnel d’origine.

Et lorsque on n’a plus de Thyroïde me direz-vous ? Et bien, la Réflexologie a toute sa place également. Sur le plan mécanique et métabolique parce que l’organisme à fort à faire pour compenser les fonctions thyroïdiennes malgré le traitement médicamenteux. Et sur le plan émotionnel et symbolique parce qu’il est toujours temps de modifier un comportement négatif, et de cicatriser de vieilles blessures.

J’espère que cet article aura éclairé vos consciences et vous aura donné envie de recourir à ces moyens naturels de soutenir votre Thyroïde.

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis avide de vos impressions…

 

 

QUELLE EST LA PLACE DE LA REFLEXOLOGIE DANS LA MEDECINE INTEGRATIVE ?

« Médecine Intégrative », voilà une nouvelle expression que l’on entend de plus en plus…

Cela fait une trentaine d’années que les Drs Andrew Weil et David Eisenberg ont développé ce concept qui consiste à associer les médecines dites « conventionnelles » et les approches complémentaires en une seule et même démarche de soin.

Andrew Weil, jouissant d’un extraordinaire pouvoir médiatique (il a fait 2 fois la Une de Times Magazine en 1997 et 2005) a beaucoup œuvré au développement de  cette approche, en créant en 1994 le premier programme de Médecine Intégrée à l’Université de l’Arizona. Lui-même est diplômé de Harvard, en Botanique et en Médecine, ce qui explique sa compréhension du monde végétal et son attirance pour les solutions naturelles d’une part, en même temps que son approche scientifique et cartésienne de l’autre.

Andrew Weill Time Cover 2 Andrew Weill Time Cover

Avec David Eisenberg qu’il a rencontré à Harvard, ils ont donc formalisé l’idée que, pour venir à bout d’une pathologie, il est intéressant  d’utiliser tous les outils à disposition, des plus actifs et rapides : la médecine conventionnelle et l’allopathie, aux plus subtils et profonds : les médecines douces ou complémentaires.

C’est une immense avancée parce que, grâce à eux, le courant de la Médecine Intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. Un consortium, formé de 58 facultés de médecine aux États-Unis,  4 au Canada et 3 au Mexique en fait la promotion (clic). Il a permis d’en introduire l’enseignement dans les programmes de médecine et de faire progresser la recherche sur les approches complémentaires. La création, par les « National Institutes of Health » aux États-Unis, d’un organisme visant le financement de la recherche sur ces approches a favorisé grandement cette évolution. Et il faut savoir que l’OMS commence à s’intéresser à une pratique quand elle est enseignée à l’Université… Pour le moment, rien de ce côté-ci de l’Atlantique mais ce n’est sans doute qu’une question de temps. Tous les espoirs sont donc permis.

Ainsi donc, on peut imaginer que bientôt, en même temps que le gynécologue, par exemple, prescrira un traitement médicamenteux pour venir à bout d’une endométriose, il prescrira aussi des séances de sophrologie, d’acupuncture ou autre. Il est envisageable que le protocole mis au point par l’oncologue fasse une place à de l’aromathérapie, de l’hypnothérapie ou de la chromatothérapie. Il se peut aussi qu’un jour votre médecin traitant, en plus de votre sachet quotidien de laxatif pour combattre votre constipation chronique, vous conseille de consulter un(e) praticien de Médecine Chinoise ou un auriculothérapeute…

Et quand j’écrivais en 2012 que je rêvais de voir un jour peut être médecine traditionnelle et approches complémentaires marcher main dans la main, je ne croyais pas si bien dire… (Relire l’article ici)

Et voilà pourquoi je refuse le terme de Médecine Parallèle (les parallèles ne se rencontrent jamais, on apprend cela à l’école), alternative (obligation de choix entre 2 possibilités), non-conventionnelles (qui ne correspondraient pas à une règle de conduite admise au sein d’un groupe social), même douce ne me sied pas (allez vous faire masser les pieds par un médecin chinois et vous reviendrez me dire si c’est doux)… Utilisons définitivement le terme de complémentaire, tellement adapté et, dans ce contexte de Médecine Intégrative, profondément juste et exact.

Les 2 démarches sont terriblement efficaces lorsqu’elles sont combinées : on fait disparaître le symptôme, on répare le corps physique (Médecine Occidentale, allopathie) et on soulage l’émotionnel, en même temps qu’on cherche l’origine du mal (Approche Complémentaire). Je dirais même qu’elles sont indispensables l’une à l’autre :

  • Il m’arrive souvent d’envoyer une personne chez son médecin pour vérifier que la thyroïde fonctionne bien, ou pour une prise de tension, ou un bilan sanguin
  • De même que je vois souvent arriver des personnes qui ont magnifiquement été prises en main au niveau médical mais qui sont dans un état de stress important, qui ont besoin qu’on les écoute, ou qu’on cherche avec elles ce qui les rend tellement malades

 

Quand on néglige l’une ou l’autre des 2 approches, on néglige le malade. Ainsi que le disait Thierry Janssen à propos de son expérience de Chirurgien Urologue, lorsqu’on retire la prostate à un homme atteint d’un cancer, on a guéri le cancer mais pas le malade, il reste toute l’approche émotionnelle, énergétique, psychologique à traiter. Et l’inverse est vrai, les praticiens de « pseudo-médecine alternative » qui prétendent soigner les pathologies sans soulager d’abord le corps physique, sont dangereux.

Lire au sujet de la Médecine Intégrative l’article du Dr RUEFF : ici ou son livre préfacé par le Pr MONTAGNIER :Commander

Quelle magnifique opportunité que cette Médecine Intégrative. Mon professeur de Réflexologie disait : « D’abord on soulage le corps (le symptôme physique, ndlr), cela laisse le champ libre à l’émotionnel, celui qui souffre physiquement ne peut pas réfléchir posément » mais elle ajoutait aussitôt « La guérison du corps ne peut pas intervenir si l’émotionnel ne donne pas son feu vert ». D’où l’intérêt de travailler conjointement.

Evidemment, dans ce schéma la Réflexologie a toute sa place parce qu’elle est déjà « intégrative » en elle-même. On emploie le terme de « holistique », elle considère l’être humain dans sa globalité : corps + esprit. Si vous allez voir votre Réflexologue pour une crise de sciatique, il va travailler sur les zones réflexes concernées : sciatique, sacrum-coccyx-lombaires, surrénales etc. mais il va aussi vous demander dans quelles circonstances émotionnelles cette crise est apparue et chercher avec vous ce qui, dans votre vie, favorise la survenue de cette pathologie : sommeil, alimentation, activité physique, stress etc. La Réflexologie est donc toute indiquée pour être intégrée à un protocole de soin complet.

Et partant du postulat que «qui peut le plus, peut le moins », le Réflexologue est aussi capable de travailler en silence et de se cantonner à de la relaxation profonde. Quelle polyvalence et quelle richesse pour les jours où le corps est trop douloureux, où il faut faire taire la tête, où la fatigue prend toute la place.

En 2012, mon article (cité plus haut) prenait l’apparence d’un coup de gueule tant j’avais l’impression que les 2 approches n’allaient jamais se retrouver, aujourd’hui c’est un cri du cœur quand j’entends que la Médecine Intégrative s’installe partout, exemple ces séances de Réflexologie au Centre d’Accompagnement Anti-Cancer de Moulins : voir

Et dire que Platon le disait déjà 350 ans avant notre ère : « Que les thérapeutes séparent l’esprit du corps est une grande erreur de notre époque lors du traitement des êtres humains « 

Patience et longueur de temps…

 

 

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous. Il y aura forcément à dire sur ce vaste thème…

 

 

 

Gluten or not Gluten, that is the question

Ähren

J’entends parfois dire que c’est une histoire « de mode » de bannir le gluten de son alimentation, qu’avant on n’en parlait pas, que c’est « marketing » et puis « de toutes façons, j’aime trop le pain »… Depuis quelques temps, on voit même fleurir sur Internet des articles affirmant que ce serait mauvais pour la santé de manger sans gluten, on croit rêver…

En tous cas, une chose est certaine, c’est une vraie question, alors faisons le point ensemble.

Le gluten est une protéine présente dans la farine et qui la rend panifiable. Elle confère à la pâte son élasticité, et sa bonne tenue, et lui permet de lever. Dans 5 céréales principalement, le gluten est particulièrement toxique, ce sont les fameuses SABOT : Seigle, Avoine, Blé (Epeautre et Kamut sont des Blés), Orge et Triticale (plante herbacée hybride entre le Blé et le Seigle), qui sont responsables de la maladie coeliaque. Mais on trouve aussi du gluten (ou plus exactement des prolamines) dans le riz, le millet, le sorgho, la châtaigne etc

Je vous propose d’explorer le problème sous 2 angles :

1 – En quoi le gluten est-il nocif pour la santé ?

2 – En quoi l’absence de gluten est-elle nocive pour la santé ?

 

Pourquoi le gluten est-il problématique ?

Sur le dessin ci-dessous j’ai représenté l’apparition du blé en regard de l’apparition de l’homme, vous constatez que cette céréale dite « mutante » (puisque inventée par l’homme lui-même) est très récente. C’est Thierry Souccar, journaliste scientifique français auteur de nombreux ouvrages parfois polémiques sur la naturopathie et l’alimentation saine, qui dit que si l’on rapporte la présence de l’homme sur la planète à une année civile et que l’on estime qu’il est apparu sur terre le 1 janvier alors le gluten est apparu dans son alimentation à la mi-décembre…

Apparition du blé

Ainsi que le dit Hélène Poux-Aubouin, Nutritionniste, «Tout le monde n’est pas équipé pour digérer ces blés modernes, ces farines de plus en plus raffinées et modifiées, présentes dans le pain blanc industriel, dans les pâtes ». En effet, le système digestif et immunitaire de l’être humain n’évolue pas aussi vite que son alimentation.

Il en résulte une mauvaise assimilation de cette protéine contenue dans les céréales concernées, que le système immunitaire de certaines personnes identifie comme étrangère et potentiellement dangereuse. Cela agresse la paroi de l’intestin grêle et provoque des ballonnements, des diarrhées, une inflammation de tout le tube digestif parfois, et par voie de conséquence de la fatigue, un déséquilibre nerveux, une perte de poids, une ostéoporose etc. puisque les nutriments ne peuvent plus passer la barrière intestinale endommagée. L’infographie ci-dessous illustre bien le phénomène :

Gluten

On pense que ce dérèglement va parfois jusqu’à la déprogrammation complète de la réponse immunitaire avec l’apparition de ce que l’on appelle « les Maladies Auto-immunes » quand lesquelles le mécanisme de défense s’attaque lui-même (SEP, Polyartrite Rhumatoïde, Lupus etc).

D’un côté, il y a les patients atteints de maladie coeliaque qui n’ont pas d’autres choix que d’évincer purement et simplement, à vie, le gluten de leur alimentation. Mais les gastro-entérologues estiment qu’il y aurait quelques 400 000 malades qui s’ignorent comme le déclare le Pr Christophe Cellier qui remarque que : «20 % des diagnostics sont posés après 60 ans, ce qui signifie bien que ces personnes sont passées toute leur vie à côté du diagnostic». Et puis, il y a les « simples intolérants », ceux qui peuvent consommer du gluten mais connaîtront un certain nombre des désagréments énoncés plus haut. Pour ceux-là, le régime sans gluten est simplement du confort certes, mais quel confort. J’ai dans mon entourage et dans ma clientèle un certain nombre de personnes qui ont adopté cette alimentation restrictive et contraignante mais qui pour rien au monde ne voudraient revenir en arrière tant elles en conçoivent un mieux-être.

Il y a aussi une 3ème catégorie de personnes qui choisissent de réduire de manière importante le gluten dans leur alimentation sans pour autant le supprimer totalement, ce qui leur permet d’alléger les sollicitations inflammatoires de leur intestin au quotidien tout en dégustant ponctuellement une bonne pizza ou une tartine de pain maison.

En quoi le régime sans gluten est-il problématique ?

On est en droit de se poser la question au vu de la campagne « anti gluten free » qui émerge actuellement. On voit fleurir :

  • des émissions de télévision portant un titre tel que «Sans gluten : faut-il tomber dans le panneau ? », autant vous dire qu’avant même de regarder le programme, je connaissais la réponse ;
  • des articles titrant « Le régime sans gluten n’est pas sans danger » dans lequel il est indiqué qu’il est très ennuyeux de faire disparaitre les symptômes d’une intolérance au gluten sous peine de ne plus être en mesure de la détecter (en clair, si vous êtes allergique aux piqures de guêpes continuez à vous faire piquer jusqu’à l’œdème de Quincke, sans quoi on ne pourra pas conclure avec certitude que vous êtes allergique)
  • des sites qui vous expliquent très sérieusement que le régime sans gluten a « plus d’effets délétères que de bienfaits » parce que «  les aliments qui contiennent du gluten sont aussi riches en vitamines et minéraux essentiels » (magnifique, quel argument, comme si vous disiez à une personne allergique aux produits de la mer : continue à manger des crevettes, c’est plein d’oligo-éléments, sinon tu seras carencée)
  • etc

Il est tout de même un argument qui tient la route et auquel il convient de porter attention : un grand nombre d’aliments sans gluten issus de l’industrie agroalimentaire sont réalisés avec des substituts comme le riz et le maïs, et «beaucoup d’additifs y sont également ajoutés, tels que des produits liants ou des gommes de guar ou de xanthane, afin de remplacer l’élasticité que confère le gluten à la texture d’un aliment», précise Nicoletta Bianchi, diététicienne à la consultation de nutrition clinique du CHUV, à Lausanne. Diverses études ont également montré qu’une alimentation sans gluten est souvent plus riche, notamment en raison de la haute teneur en calories des produits qui en sont exempts industriellement. Ainsi, l’index glycémique élevé de ces aliments peut conduire à une prise de poids, en bousculant les mécanismes de régulation du sucre sanguin. Ceci me parait être une remarque intéressante, qui indique qu’une fois encore il faut savoir lire les étiquettes, et faire beaucoup de recettes soi-même.

Sur le web français, si l’on tape les mots « régime sans gluten » dans la rubrique « actualités », on obtient 23700 réponses dont une grande majorité avec des titres aussi anxiogènes que «régime sans gluten, les médecins tirent la sonnette d’alarme » ou « le régime sans gluten n’aurait aucun intérêt pour la santé »… Laissons donc les personnes qui le souhaitent manger sans gluten et cessons d’émettre des jugements de toutes sortes. Nos voisins étrangers sont bien plus tolérants à ce sujet, je reviens d’Italie où un grand nombre de restaurants proposent à la carte des plats « senza glutine ». C’est aussi François Spertini, médecin-chef du service d’immunologie et allergie du CHU de Lausanne qui déclare : «je suis quand même frappé de l’aspect convaincant de la plainte. Je ne vois pas pourquoi je douterais de ce que me dit un patient quand il affirme se sentir mieux en ayant arrêté le gluten». Il n’y a que nous autres français pour s’arc-bouter sur nos convictions. A moins que… faut-il voir dans cette cabale un lien avec le lobby céréalier français ultra-puissant ? Je n’ose y croire mais je livre tout de même à votre sagacité la lecture de cet article qui donne à réfléchir : clic

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis toujours avide de vos remarques quant à la lecture de mes articles. Par contre, si vous m’indiquez des produits, des marques ou des sites publicitaires, sachez que j’en prendrai connaissance mais que je ne les publierai pas, ce blog se voulant libre de toute influence commerciale… Bel été à Tous, avec ou sans gluten 🙂

 

Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un « 8 – Faites de la Réflexologie », ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

Comment la Réflexologie peut être intégrée au protocole de soin de la Fibromyalgie

C’est un récent commentaire sur le Blog qui m’a donné envie de rédiger un article sur la Fibromyalgie, tant il est vrai que les malades autant que la communauté médicale au sens large sont démunis face à cette pathologie, et tant il a été vérifié que la Réflexologie peut être d’une grande efficacité.

Définition

Pour les novices, Fibromyalgie peut se décomposer en « Fibro » (pour fibre, fibrose), myo (muscle) et algie (douleur). Il s’agit d’une maladie caractérisée par des douleurs musculo-squelettiques diffuses et chroniques, accompagnées d’une grande fatigue et d’une très mauvaise qualité de sommeil.

Pendant de longues années, la Fibromyalgie était considérée comme une maladie relevant de la psychiatrie, parce qu’on y trouvait aucune explication « médicale », et ce n’est qu’en 1992 qu’elle fût reconnue par l’OMS.

Le portrait-robot de la personne atteinte de Fibromyalgie est une femme de moins de 60 ans habitante du département du Nord, elle est perfectionniste, stressée, hyperactive (source carenity.com). Les fibromyalgiques représentent 2 à 5 % de la population française avec une tendance à la hausse.

Prise en Charge Allopathique

Aujourd’hui, on remarque chez les fibromyalgiques :

  • Un niveau accru de substance P dans la moelle épinière (pour le mécanisme de la douleur, relire l’article sur ce blog http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/la-reflexologie/gestion-de-la-douleur-et-reflexologie-plantaire/#comment-3660), jusqu’à 3 fois plus élevé que la normale
  • Un faible niveau de Débit Sanguin Cérébral dans la région thalamique, où se trouvent les récepteurs de la douleur
  • De faibles niveaux de sérotonine et de tryptophane
  • Des facteurs génétiques prédisposants,
  • Des erreurs d’interprétation dans le cerveau provoquant une allodynie (douleur provoquée par un stimulus normalement indolore, exemple : la caresse d’une plume sur la peau)

On sait donc diagnostiquer  la maladie, c’est un grand pas, mais on ne sait pas encore en venir à bout et les fibromyalgiques doivent apprendre à gérer leurs douleurs, à défaut de les voir disparaitre totalement.

Classiquement, les médecins proposent :

  • Des antalgiques
  • Des anti-inflammatoires
  • Des antidépresseurs
  • Des anxiolytiques
  • Des myorelaxants
  • Des somnifères

Le souci de la prise en charge allopathique des douleurs Fibromyalgiques réside dans son relatif manque d’efficacité. Bien entendu, il N’EST PAS QUESTION D’ARRETER son traitement mais le médecin lui-même le dit parfois : « on est  démunis face à cette pathologie, notre arsenal thérapeutique n’est pas suffisant, les douleurs sont résistantes ». Les malades se tournent donc vers des approches complémentaires.

Apport de la Réflexologie

La Réflexologie étant une approche holistique, on considérera la personne sous différents angles :

  • Le Physique : en tout premier lieu, prendre en compte les douleurs, et les personnes se trouvent très souvent apaisées, soulagées, après la séance.
  • L’hygiène de vie :
    • comme on sait que le froid aggrave les symptômes, on expliquera quels bénéfices tirer des bains chauds avec des huiles essentielles
    • pour lutter contre l’hypo-sommeil extrêmement délétère chez les Fibromyalgiques, on conseillera du Magnésium marin et de la Griffonia
    • pour contrer la fatigabilité, on mettra en place de la Rhodiola le matin (relire à ce sujet l’article que j’avais fait sur la Rhodiola http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/?s=RHODIOLA)
    • on conseillera une réforme alimentaire sous forme d’une alimentation hypo toxique (éviction du lait de vache et du gluten, pas d’édulcorant, le moins de polluants et de pesticides possible, pas de plats préparés)
    • évidemment, on luttera contre toute forme d’addiction, à commencer par le tabagisme
    • on recommandera une ou plusieurs activité(s) physique(s) adaptée(s)
  • L’émotionnel :
    • on cherchera en verbalisant avec la personne, durant la séance, ce qui a pu éventuellement être somatisé au travers de cette pathologie. Pour qui s’intéresse au sens des maladies, il n’est pas rare de découvrir qu’un choc psychologique ou un conflit mal vécu a pu mener au déclenchement de cette difficulté de santé.
    • on conseillera des lectures et des outils pour aller mieux afin de devenir acteur de son mieux-être et non plus rester victime de son mal-être


sourire

Avec tout çà : moins de douleurs, une meilleure hygiène de vie, un meilleur moral, c’est presque trop beau non ?

C’est pourtant possible avec la Réflexologie, pour peu qu’on s’en donne la peine et qu’on essaye… Bien entendu, les seules actions du praticien ne feront pas tout mais malade et praticien ensemble peuvent faire des merveilles, faites passer le mot…

 

 

Si vous avez envie, laissez-moi un commentaire si-dessous, cela me ferait plaisir…

 

 

BROMELAINE : UNE ENZYME A TOUT FAIRE

Si vous consultez un temps soit peu les sites de médecine naturelle, si vous feuilletez les journaux spécialisés, si vous êtes abonnés à une newsletter sur le thème de la santé par les plantes, vous n’avez pas pu passer à côté de la Bromélaïne. Cette panacée issue de la tige d’ananas. Le temps est venu de faire une synthèse de toutes les informations disponibles sur le sujet…

La Bromélaïne est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas

Définition

La Bromélaïne est une enzyme (c’est-à-dire un composé facilitant une réaction chimique) protéolytique (c’est-à-dire qui découpe les protéines en molécules plus petites) issue de l’ananas et particulièrement de sa tige dans laquelle elle est très concentrée.

L’ananas, en botanique, fait partie de la famille des Broméliacées, d’où le nom de la principale enzyme qu’il contient : Bromélaïne.

Quels sont ses bienfaits ?

Ils sont nombreux

–          Protéolytique : nous l’avons vu ci-dessus, vertu particulièrement intéressante pour « ronger » toutes les formations surnuméraires dans l’organisme : polypes, kystes, tumeurs, verrues, fibromes

C’est si vrai que dans les plantations d’ananas, le contact répété avec la sève riche en Bromélaïne efface  les empreintes digitales des ouvriers

–          Anti-inflammatoire : en agissant sur la production de prostaglandines pro-inflammatoires

–          Antalgique : en agissant sur la bradykinine, impliquée dans le mécanisme de la douleur, et de manière dose-dépendante (plus on en consomme, plus ses effets sont importants)

–          Anti-œdémateuse : particulièrement indiquée en cas de cellulite associée ou non à une obésité et une rétention d’eau

–          Immunostimulante

–          Cicatrisante

–          Anti tumorale

–          Anticoagulant

–          Etc

Au vu de ces vertus, on l’utilisera donc :

–          En post-opératoire : elle permettra de résorber les œdèmes, réduire les hématomes, soulager la douleur, diminuer l’inflammation, accélérer la cicatrisation (de nombreuses études quant à la supplémentation en Bromélaïne existent en chirurgie dentaire, ophtalmique, esthétique… )

–          En cas de brûlure, plaie, traumatismes ostéo-articulaires (foulures, entorses…)

–          En rhumatologie, la Bromélaïne a démontré son efficacité sur les tendinites, arthroses, poussées d’arthrite (lire à ce sujet les résultats de l’étude randomisée en double aveugle sur l’efficacité de la Bromélaine face au Diclofénac (http://www.systemicenzymesupport.org/references/akhtar2004.pdf )

–          Dans tous les cas d’inflammation ou de maladie inflammatoire

–          En cas de phlébite, athérosclérose, hypertension

–          En cas de régime amaigrissant

–          Enfin, elle devrait toujours être associée à la prise d’antibiotiques dont elle améliore l’absorption et dont elle potentialise l’efficacité

Cas particulier de la Bromélaine en supplémentation des traitements cancéreux

De très nombreuses recherches ont lieu actuellement dans ce domaine. On sait aujourd’hui que la Bromélaïne est efficiente :

–          Sur l’état général du malade

–          Sur les effets secondaires des traitements conventionnels

–          En postopératoire

–          Sur la destruction des cellules cancéreuses et leur prolifération

–          Sur la convalescence

Il n’est évidemment pas question de la proposer actuellement comme traitement alternatif mais comme adjuvant à coup sûr. Des études depuis le début des années 70 montrent que les patients supplémentés en Bromélaïne voient la disparition de certaines tumeurs et une diminution des métastases.

On lira avec beaucoup d’intérêt sur ce sujet l’article de Principes de Santé : http://www.principes-de-sante.com/article/therapies-bromelaine-et-cancer-livre-dr-bodin.html ainsi que le livre du Dr Bodin ici qui cite très précisément toutes les études.

Les effets secondaires

Ils sont quasiment inexistants. Les femmes enceintes et les enfants de moins de 6 ans s’abstiendront cependant d’en consommer. De même que les personnes suivant un traitement fluidifiant.

Enfin, certaines personnes peuvent être allergiques à l’ananas.

Comment la consommer ?

Après l’inventaire de tous ces bienfaits, vous n’avez qu’une seule envie : manger des ananas en quantité et à tous les repas. Malheureusement, la Bromélaïne n’étant présente qu’en faible quantité dans la pulpe de l’ananas, il faudrait ingérer une quantité astronomique de fruits ou boire des litres de jus frais pour espérer déclencher un début d’action thérapeutique pour l’organisme. De plus, ce régime quotidien serait délétère pour le système digestif.

Par ailleurs, la tige est très concentrée en Bromélaïne mais on ne peut la consommer telle quelle, d’autant plus que les producteurs piquent régulièrement dans la tige pour y injecter engrais, pesticides et autres agents chimiques.

Enfin, la Bromélaïne est détruite par la cuisson et s’oxyde au contact des métaux.

La meilleure solution est donc, et de loin, de la consommer pure, en gélules.

 

Quelle Bromélaïne choisir ?

Choisissez absolument une Bromélaïne pure et concentrée, extraite par Chromatographie (un procédé qui permet d’isoler la Bromélaïne des autres composants, même polluants nocifs), et Bio de préférence.

Certaines publications indiquent qu’il faut choisir une présentation en gélules gastro-résistantes mais on sait maintenant que ce n’est pas nécessaire puisque la Bromélaïne résiste à l’acidité stomacale.

Enfin, vous vous assurerez de sélectionner une formule suffisamment concentrée, supérieure à 1500 GDU/gramme.

Pourquoi pas l’Extranase commercialisé en pharmacie depuis 1969 ? Parce qu’il est faiblement dosé en Bromélaïne (200 GDU pour 9 comprimés journaliers) et surtout parce qu’il contient entre autres excipients du dioxyde de titane.

Mode d’administration

La demie-vie (temps mis par une substance pour perdre la moitié de son activité pharmacologique) de la Bromélaïne dans l’organisme est de 6 à 9 heures, il faut donc fractionner les prises dans la journée, de manière à ce qu’il y en ait en permanence un taux suffisant circulant dans le sang.

On prendra ainsi la Bromélaïne en 3 fois, et de préférence à distance des repas, afin qu’elle ne soit pas mélangée au bol alimentaire.

Pour toutes les pathologies lourdes ou chroniques, la cure durera plusieurs mois et sera assortie d’une supplémentation en Vit C et Vit D.

On prendra 1 gramme par jour, pouvant aller jusqu’à 2 grammes (notamment en analgésie) sans craindre la dose toxique qui semble être bien supérieure à 5 grammes journaliers.

En prévention, on fera une ou deux cures annuelles, d’un mois chacune à raison de 750 mg/jour.

La Bromélaine est l'enzyme contenue dans la tige d'ananas

Ananas Victoria

Voilà, j’espère avoir éclairé votre lanterne sur cette fameuse Bromélaïne dont tout le monde parle et dont l’impressionnante liste de vertus en fait la 13ème plante la plus vendue en Allemagne. Elle fait actuellement l’objet de recherches concernant son efficacité sur les maladies auto-immunes : SEP, diabète de type 1, Maladie de Crohn, PCR. Nul doute que l’on n’a pas fini d’en parler. Au moins après la lecture de cet article serez-vous également convaincu.

Si vous cherchez une bonne Bromélaïne, j’ai évidemment une chouchoute à vous conseiller, n’hésitez pas à me demander ses coordonnées, et à me laisser tout commentaire à votre convenance ci-dessous.

J’ajoute un lien vers cet article de Medisite très complet également sur la Bromélaine : Clic

Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (3ème et dernière Partie)

Nous voici donc au troisième et dernier volet de ce dossier sur la Méditation de Pleine Conscience. Dans le 1er article, nous avions défini la « Méditation », son intérêt, et comment l’on pouvait commencer à s’entraîner, puisqu’il s’agit là véritablement d’une pratique régulière. Dans le 2nd, nous avions approfondi la notion de « Pleine Conscience » qui consiste à accepter les choses telles qu’elles sont et à les vivre véritablement. (Liens disponibles pour ces 2 premiers articles ci-dessous). Dans cette 3ième et dernière partie, nous aborderons ce qui constitue le résultat de cette pratique : le bonheur.

Christophe André définit le bonheur comme un état de bien-être « conscient ». Lorsque l’on est capable de se dire « ce que je suis en train de vivre est merveilleux, quelle chance, quel instant de grâce » alors « le bien-être se transcende en bonheur » explique t’il. Il faut être capable d’avoir conscience du moment présent pour saisir le bonheur et c’est justement ce que permet la méditation de pleine conscience : être là, ici et maintenant, vivre l’instant présent.

Bien entendu, il ne s’agit pas de devenir des « ravis de la crèche », benêts et toujours souriants quoiqu’il arrive. Il est question de devenir réceptif à la multitude d’instants de bonheur que nous propose une journée. Les méditants, parce qu’ils sont entrainés, parce qu’ils ouvrent régulièrement leur esprit au moment présent, saisissent le bonheur quand il est là.

Même quand une journée a été particulièrement éprouvante à tous points de vue, quand après une journée de travail particulièrement harassante, vous êtes allé chercher votre voiture chez le garagiste, réglé la facture dont votre compte bancaire se serait bien passé et pris des nouvelles de votre vieux papa souffrant, le méditant que vous êtes saura prendre le sourire de votre épouse comme un cadeau du ciel, ou déguster le câlin du petit dernier comme le plus beau des moments de tendresse. Alors que lorsque nous subissons notre vie, nous ne voyons pas les parenthèses de bonheur qu’elle nous offre. Reprenons le cas de la personne qui rentre chez elle après une mauvaise journée, sa mine renfrognée fera fondre le sourire de son épouse en un quart de seconde et s’enfuir le petit dernier dans sa chambre. Et à une mauvaise journée succèdera sans doute une mauvaise soirée. Ou bien, l’épouse compréhensive sera tout de même accueillante et le petit démonstratif mais le papa inquiet ne s’en rendra même pas compte… Alors n’y a-t-il pas urgence à méditer ?

Ce qui est merveilleux avec la pleine conscience, c’est que non seulement on n’est pas pollué par le passé (il y a une heure, l’an dernier ou quand j’étais petit) puisqu’on sait être ici et maintenant, mais aussi on n’a pas peur de l’avenir, pour les mêmes raisons. Bien entendu, lorsqu’on est allongé dans l’herbe main dans la main avec son amoureux à regarder passer les nuages, ce n’est pas pour la vie, il y a un moment inéluctable où il va falloir se lever et reprendre sa route, mais on n’y pense pas, parce qu’on vit l’instant présent. On ne se dit pas : « il faut que j’apprécie ce moment, ça ne va pas durer » parce que çà, c’est déjà être ailleurs. On ne s’accroche pas au bonheur, on le vit.

C’est une notion un peu floue pour les pessimistes, qui préfèrent souvent se priver du bonheur pour ne pas avoir à souffrir de sa disparition, et c’est pour cela que la méditation leur est tout particulièrement recommandée. Parce que le moment de bonheur que l’on vit intensément, en conscience, ne peut jamais nous être retiré, même lorsque l’adversité survient. J’aime penser à Alice SOMMER qui vient de s’éteindre à l’âge de 110 ans, le sourire aux lèvres, après avoir survécu à l’horreur de l’holocauste et à l’épreuve du cancer, et dont les observateurs affirment que c’est son optimisme qui lui a permis de vivre heureuse si longtemps.

Alice Sommer

Alice Sommer

Lorsque l’on n’est pas, comme Alice Sommer, naturellement pourvu de cette aptitude au bonheur et à la gratitude, c’est là qu’intervient la Méditation. Et il faut s’entraîner. Parce que, plus on pratique, plus on progresse, et plus on progresse, plus on est performant, y compris en dehors de toute session d’entraînement. Un peu comme un joueur d’échecs, qui même lorsqu’il n’est pas devant son échiquier, est un vrai stratège, mettant intuitivement sa logique à l’épreuve en toute circonstance. De la même manière, le méditant éprouvera les effets positif de la méditation quotidiennement, même lorsqu’il sera occupé à autre chose qu’à méditer. Nous comprenons aisément la nécessité de pratique régulière pour le sport, l’apprentissage d’une langue, ou pour une activité intellectuelle, il en est de même pour la Méditation. Et la volonté et l’intention ne suffisent pas, parce que sans cette « gymnastique de la conscience » comme l’appelle Christophe André, notre esprit redevient instable, impatient, ingrat.

J’espère vous avoir donné envie de goûter aux joies de la Méditation avec ce cycle d’articles. Vous pourrez bien entendu commencer seul avec des exercices courts de respiration au début, des moments de pleine conscience dans la journée (marcher en conscience, manger en conscience sont des premières expériences intéressantes par exemple), se recentrer quelques instants entre deux rendez-vous etc. Mais je ne peux que vous recommander la lecture de l’excellent ouvrage de Christophe André, accompagné d’un CD d’exercices de Méditation Guidée pour vous mettre le pied à l’étrier.

Et puis si vraiment vous devenez adepte, un jour prochain vous connaîtrez ce qu’il nomme joliment des moments « d’éruption volcanique de sérénité » et là, croyez-moi, vous vous serez fait le plus beau cadeau qui soit.

 

 

 

Je suis toujours à votre disposition pour en parler en séance et vous accompagner dans votre découverte de la Méditation. Et bien entendu, vos commentaires sont les bienvenus ci-dessous.

 

 

 

MAGNifique MAGNésium

Magnésium

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je voulais absolument écrire à propos du Magnésium. En effet, il est celui que je conseille le plus en complément des séances, je lui reconnais un grand nombre de qualités et une formidable efficacité, et je vais vous dire pourquoi.

Rappel

Nous connaissons tous le Magnésium, cet oligo-élément, devrais-je dire « macro-élément » puisqu’il est présent à hauteur de 20 mg environ dans l’organisme, essentiellement dans les os, les cellules, les dents, le foie et les tissus mous. Il a un rôle comme cofacteur dans plus de 300 réactions enzymatiques : métabolisme du glucose, des lipides, réplication des cellules, synthèse de l’ADN et de l’ARN, synthèse de l’ATP etc. mais aussi, et c’est là que je vais insister : la transmission musculaire de l’influx nerveux.

En effet, l’influx nerveux circule de neurones en neurones par l’intermédiaire des synapses grâce à des neurotransmetteurs (l’acétylcholine, l’adrénaline, la noradrénaline, la dopamine, la sérotonine, l’histamine et autres), ces neurotransmetteurs étant synthétisés grâce au Magnésium :

La Circulation de l'Influx Nerveux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous visualisez sur ce schéma comment les neurotransmetteurs permettent à l’influx nerveux de passer d’un neurone à l’autre, or notre organisme a besoin de magnésium pour synthétiser ces substances. Il est donc aisé de comprendre qu’en cas de carence en magnésium, l’influx nerveux circule mal. On pourrait dire pour simplifier que sa transmission se fait pas à-coups plutôt que de manière fluide.

Les symptômes d’une carence

On risque alors de constater des symptômes liés à l’hyperexcitabilité musculaire que sont :

–          Crampes

–          Paupière qui saute

–          Jambes sans repos (dont on a coutume de dire qu’il s’agit plutôt d’un symptôme féminin mais les messieurs qui agitent les jambes sans cesse lorsqu’ils sont assis à une table ou sur une chaise réfléchiront à la possible origine de cette nervosité)

–          Tremblements

–          Hyperactivité

–          Spasmophilie

(Evidemment, tous ces symptômes ne sont pas présents en même temps et heureusement…)

Et l’on pourra y ajouter aussi :

–          Les insomnies

–          Le bruxisme (grincement de dents la nuit)

–          Le stress, la nervosité, l’irritabilité

–          Les ralentissements du transit

–          Et d’autres…

En effet, comment trouver le sommeil si la sérotonine et la mélatonine (qui ne sont autres que des neuromédiateurs) ne sont pas véhiculés correctement, ou bien comment relâcher son sphincter anal, ou encore comment ne pas serrer les dents en dormant, comment se relaxer ?

En d’autres termes, on ne risque jamais rien à essayer la « Solution Magnésium » (titre de l’excellent ouvrage du Dr MOUSAIN-BOSC sur ce sujet, en lien ici) lorsqu’on souffre de l’un ou l’autre de ces maux.

Et les risques de surdosage me direz-vous ?

Il n’y en a pratiquement pas, et ce pour 2 raisons :

1 – nous ne stockons pas le magnésium, le surplus est éliminé par les urines (sauf en cas d’insuffisance rénale, cas dans lequel il faut absolument éviter la supplémentation).

2 – nous sommes presque tous carencés, l’étude SU.VI.MAX diligentée sur 13500 adultes volontaires entre 1994 et 2003 sous la direction du Professeur HERCBERG, Directeur de recherche à l’INSERM, a montré que plus de 75 % de la population avaient des apports inférieurs aux besoins nutritionnels recommandés.

 Quel magnésium choisir ?

Il existe de nombreuses formes de magnésium d’origine naturelle en particulier le MAGNESIUM MARIN qui provient de l’eau de mer. Le fait que ce magnésium soit associé à d’autres minéraux et oligo-éléments provenant d’algues comme le lithotamne ou de mollusques marins comme la chair de l’huitre riche en taurine (un acide aminé qui facilite l’entrée du magnésium dans les cellules) en fait un supplément de choix. De plus, il est totalement biodisponible (contrairement au Magnésium de synthèse souvent prescrit par la médecine conventionnelle), ne provoque pas de désordres intestinaux (au contraire du Chlorure de Magnésium par exemple), il est toujours associé à de la vitamine B6 qui renforce son absorption.

Attention au Sel de Nigari (qui contient plus de 80 % de Chlorure de Magnésium) qui est trop acidifiant pour l’organisme… Ce produit est bon marché, contient de nombreux oligoéléments et minéraux, mais pour compenser l’acidité qu’il provoque, l’organisme va puiser dans ses réserves de bases (alcalines) que sont les dents, les os etc. provoquant ainsi une fuite de magnésium, d’où exactement l’inverse de ce que nous recherchons.

 Où trouver du Magnésium dans l’alimentation ?

Cacao en poudre non sucré

Chocolat à 70 % non sucré

Céréales complètes

Légumineuses

Amandes, noisettes, noix

Bananes

Avocats

Maïs

Fruits de Mer

Sarrazin

Légumes à Feuilles Vertes

Fruits

Epices

Poisson

Sons (blé, riz, avoine)

Graines (courges, tournesol, sésame, lin, cumin, coriandre…)

Olives

Fruits secs

Fromages à pâte cuite

Eau de boisson

Les résultats ?

Ils sont probants. Je ne compte plus les personnes qui se sentent apaisés avec une simple supplémentation ponctuelle en Magnésium : de l’adolescent qui peinait à trouver le sommeil au salarié stressé, en passant par la jeune fille spasmophile et la dame en proie à des urgences urinaires inexpliquées. Bien entendu, vous adapterez la quantité et la durée de la cure à vos besoins et si nécessaire, vous vous ferez conseiller. Mais vous ne regretterez surement pas d’avoir essayé.

Bien entendu, n’hésitez pas à me contacter afin que je vous aiguille quant au choix de votre magnésium marin et commentez ci-dessous si le coeur vous en dit…

 

 

 

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