David Servan Schreiber

Qui ne connait pas David Servan Schreiber, médecin, chercheur en neurosciences, fils très médiatique du célèbre Jean Jacques Servan Schreiber, journaliste et homme politique, fondateur de l’Express ?

Si son activité de médecin bénévole en Irak en 1991, au Guatemala, au Kurdistan, en Inde et au Kosovo, si son rôle de fondateur de la branche américaine de Médecins sans Frontières (Doctors Without Borders qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 1999) sont restés méconnus, c’est surtout par la publication de son 1er ouvrage « Guérir » qu’il se fait connaitre en France. Il y développe l’intérêt des méthodes naturelles dans le processus de guérison concernant le stress, l’anxiété et la dépression.

Si David Servan Schreiber parle si bien de la maladie, ce n’est pas seulement parce qu’il est médecin mais parce qu’il l’éprouve lui même : il combat un cancer du cerveau diagnostiqué en 1992. Il raconte son parcours dans « Anticancer », paru en 2007. Bien entendu, il n’y est pas question, ainsi qu’il le dit dans une interview au Nouvel Obs en 2004, de « promettre l’immortalité par la méthode Coué » mais simplement de rappeler que « des études nombreuses et solides établissent que les malades qui ont réglé des traumatismes anciens, qui savent contrôler leurs émotions et garder le goût de vivre, optimisent leurs chances de guérison. Ils vivent statistiquement plus longtemps et dans une meilleure condition physique (…) parce qu’ils donnent à leur système immunitaire toutes les armes (…) dans la lutte contre les bactéries, les virus, les allergènes et les cellules cancéreuses. Notre organisme est totalement imbriqué avec notre psychisme, et il est aberrant de prétendre soigner les problèmes du premier en mettant le second entre parenthèses ».

Pour lui, médecin avant tout, il était essentiel de pouvoir dire oui à la médecine conventionnelle sans pour autant dire non aux médecines douces . L’approche qu’il préconisait a fait ses preuves, sur lui en 1er lieu. Qui aurait parié sur une rémission de 20 ans avec une tumeur au cerveau telle que la sienne ? Il voulait « créer du lien », donner du sens, « partager ce qui a du prix ».

La maladie et ses conséquences avaient fait de David Servan Schreiber un homme attentif aux autres et aux cadeaux de l’existence qui nous laisse un bel exemple du mariage heureux de la science pure et de l’humanisme.

(D’après Les Cahiers de la Bio Energie n°47)

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