Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un « 8 – Faites de la Réflexologie », ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

Facebook Comments

4 comments on “Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

  1. Merci pour ces conseils et ce partage.
    Super !! cela fait du bien.
    L’essentiel est dit.
    Merci
    Pascal

    • Merci Pascal, vos compliments me vont droit au cœur. Tous mes vœux de « Bonheur » pour cette nouvelle année…

  2. Bonjour Emmanuelle,
    Ton post est très pertinent et, en plus, il fait du bien!
    Alors… (et ce n’est pas ta 7ème bonne résolution qui me contredira), je te dis simplement: MERCI!
    Virginie

    • Bravo Virginie, je vois que l’article a fait mouche 😉
      Contente de savoir qu’il participe à votre bonheur de lecteurs

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