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Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (2ème Partie)

Voici le deuxième opus de mon cycle sur la Méditation. Mais avant tout, petit rappel du 1er article :
1 – Méditer c’est s’arrêter
2 – Méditer c’est vivre l’instant présent
3 – Respirer pour lâcher-prise
4 – Méditer c’est prendre de la distance avec ses pensées

Si vous vous êtes entrainé régulièrement, vous savez maintenant vous poser quelques minutes (1), vous avez pris conscience qu’il est nécessaire dans la démarche méditative d’être ici et maintenant (2), vous avez expérimenté l’aide de la respiration comme « coach en lâcher-prise » (3). Revenons juste sur « prendre de la distance avec ses pensées »…

Je vous avais expliqué qu’il n’était pas question de refuser, ou de nier ses pensées négatives. Christophe André dit même que les pensées négatives font partie de « l’écosystème de la pensée ». Rappelons-nous qu’un écosystème est l’unité de base, que les éléments qui le composent s’équilibrent afin de former un tout, énergétiquement et matériellement viable. Inutile donc de ne vouloir que des pensées positives. Cependant, il faut être capable d’identifier les pensées négatives en tant que telles. En d’autres termes, si je trouve que mon voisin est un parfait imbécile, c’est ma vérité mais pas celle de tous. Je ne rejette pas cette pensée, elle fait partie de mes sentiments mais je la regarde en tant que telle : un ressenti, et non pas un fait avéré. Un exemple très intéressant est celui de la peur de l’échec. On a tous en tête l’exemple de quelqu’un qui craint de ne pas réussir. Il est totalement inefficace de lui répéter : « mais non, tu ne vas pas échouer, tu le sais bien ». On sait également qu’il est totalement vain que la personne ne se répète : « je n’ai pas peur, je n’ai pas peur » (toutes mes excuses à Monsieur Coué et sa célèbre « méthode »). Il est beaucoup plus productif d’accepter l’idée : « c’est un fait, j’ai peur de l’échec et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’éviter ». La méditation devrait être conseillée comme antidote au trac à tous les étudiants en période d’examens…

Le tumulte de nos émotions altère notre lucidité, nous rend moins clairvoyants et selon la pensée bouddhiste, la manière dont nous percevons la réalité est directement responsable de notre bien-être et de nos souffrances. En méditant, je renonce à : juger, filtrer, retenir, attendre. Les choses sont ce qu’elles sont, je les accepte telles qu’elles sont, j’arrête un instant de combattre. Je « suis », tout simplement. Christophe André explique qu’il faut quitter le « faire » pour « l’être ».

Je lui empreinte d’ailleurs cette métaphore que je trouve très intéressante : « Lorsque vous marchez dans l’eau sur un sol sablonneux, de petits nuages de sable se soulèvent. Vous voulez que l’eau autour de vos pieds redevienne claire ? Vous savez qu’il est inutile de vouloir aplatir les nuages de sable avec vos pieds ou vos mains : vous ne ferez qu’en soulever d’autres. Et plus vous essaierez, plus (…) l’eau sera trouble. Pas d’autre solution que de vous arrêter, de permettre aux nuages de sable d’être là et d’attendre qu’ils ne retombent ».

Vous voici donc plus à l’aide avec l’acceptation de vos émotions négatives.

En faisant cet exercice régulièrement, vous serez susceptible de développer « une intelligence méditative ». On devient capable de souplesse mentale et d’acceptation (attention : acceptation ne veut pas dire résignation), contrairement aux personnes toujours stressées dont la lucidité est modifiée. Cette capacité devient comme une seconde nature, ne demande plus d’efforts, certains parlent de sagesse.

Pour faciliter les séances de méditation, il convient au quotidien d’élargir sa conscience (Buddha dit joliment : « développer un esprit vaste comme l’espace »). Pour cela, il faut être tolérant, ouvert, voir de l’extraordinaire dans toute chose, être sensible à la beauté du monde, dire « il me semble » plutôt que « c’est comme çà », apprécier l’instant (même sortir la poubelle, quelle chance ce peut être, demandez à une personne en fauteuil roulant ce qu’elle donnerait pour descendre les 4 étages d’escalier avec la poubelle au bout du bras)… Et puis, entre deux séances de méditation (au cours desquelles je vous le rappelle il faut s’arrêter), on avance. Au quotidien, on ne reste pas à ruminer, on ne se coupe pas du monde, on progresse pas à pas. Quoiqu’il arrive, on reste en lien avec les autres. Même quand tout va mal, donnez-vous une chance de vivre un moment heureux, plutôt que de rester enfermé avec l’oreiller sur la tête. C’est tout cela l’intelligence méditative.

Qui plus est, l’apaisement de l’esprit est « antalgique » pour les douleurs physiques alors ça vaut vraiment le coup d’essayer, même quand on a mal nulle part (mieux vaut prévenir que guérir). C’est prouvé, ceux qui méditent ont un seuil de résistance à la douleur supérieur et on constate un taux de rechute moindre chez les méditants atteints de pathologies chroniques. On connait par ailleurs de manière très concrète l’influence positive de la méditation sur la plasticité neuronale. Alors, n’hésitez plus !

Thich Nhat Hanh

Je laisse au moine bouddhiste THICH NHAT HANH le mot de la fin : « La méditation n’est pas une évasion mais une rencontre sereine avec la réalité » et vous souhaite de « rencontrer sereinement la réalité » au cours de ce long weekend du mois de mai.

J'oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis

J’oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis


A très bientôt pour le troisième et dernier article de ce cycle « Méditation », et comme toujours laissez-moi vos commentaires ci-dessous…

Gestion de la Douleur et Réflexologie Plantaire

Initialement, c’est plutôt une bonne chose d’avoir mal…
Ouille (c’est le cas de le dire), je vous sens inquiets derrière votre écran : « cette fille est folle ! Ou atteinte de masochisme chronique ! »… Non, rassurez-vous, tout comme vous, je n’aime pas avoir mal, je veux simplement vous dire que la fonction de la douleur est la conservation de l’intégrité physique, elle a un rôle d’alerte pour protéger l’organisme des stimuli nocifs. C’est essentiel, les conséquences d’une absence de sensation douloureuse peuvent être dramatiques, pensons aux diabétiques qui ne sentent pas un mal perforant au pied par exemple et peuvent faire une septicémie sans s’en rendre compte. Mais lorsqu’elle dure, la douleur devient insupportable. Tous les « douloureux » dans leur grande majorité se sentent isolés dans leur douleur, mal compris, mal écoutés, aussi bien par leur entourage que par le corps médical. Alors que peut-on peut faire ? D’abord comprendre comment fonctionne la douleur…

Il en existe plusieurs types:
– Les douleurs de « Nociception » (aiguës ou chroniques), celles que nous qualifierons de « plus simples ». Par exemple : je me suis fait tomber un objet lourd sur le pied ou je me suis fait mal au dos en portant un carton (dans mon schéma ci-dessous : je me suis fait mal au genou en tombant à vélo).
– Les douleurs « Neurogènes » : sans cause extérieure mais dues à un dysfonctionnement ou à une lésion des voies de la douleur. Par exemple : les douleurs fantômes suite à une amputation, la compression d’un nerf par une tumeur ou encore les paresthésies ressenties par les personnes atteintes de Sclérose en Plaques.
– Les Douleurs « Psychogènes » dites aussi « Sine Materia » : inexpliquées et inexplicables, sans atteinte organique et sans cause exacte. Par exemple : certaines céphalées, fibromyalgie, brûlures de langue. A prendre en compte absolument parce que comme dit le Dr LHUILLERY (médecin algologue, spécialisé dans la prise en charge de la douleur) « la douleur n’est pas dans la tête même si la tête agit sur la douleur ».

Les douleurs nociceptives

Le ressenti de cette douleur répond à un processus physiologique que nous allons décrire afin de mieux le comprendre, mais aussi à une composante affective inhérente à chaque individu.

Sur le plan Physiologique

La réception du message douloureux suit 4 étapes distinctes :

Schéma Circuit de la Douleur

1 – Sensation : Une stimulation chimique (une goutte de parfum dans l’œil), mécanique (un doigt coincé dans une porte), électrique ou thermique (une brûlure) est perçue par les terminaisons libres des neurones au niveau de la peau, des muscles, des articulations, des os, des viscères.
2 – Transmission : Des fibres nerveuses spécialisées (appelées fibres C et A delta) transmettent le message douloureux jusqu’à la moelle épinière.
3 – Modulation : La substance P et le Glutamate (entres autres) prendront le relais de la moelle épinière jusqu’au cerveau, mais il existe des stratégies dites « modulatrices » :
– Les Endomorphines. Elles atténuent l’intensité du message nerveux et diminuent donc fortement la sensation de douleur. On dit que les Endomorphines ont une action « analgésique ».
– Il existe aussi le phénomène du Gate Control qui montre que les fibres du toucher A alpha et A beta exercent une inhibition sur les fibres C et A delta de la même région. C’est ce qui explique de lorsque l’on se cogne, le fait de frotter la zone concernée apporte un soulagement.
4 – Projection : Le message douloureux est ensuite transmis au Cerveau (le Cortex Somesthésique qui permet de localiser la douleur, le Cortex Préfrontal qui évalue la douleur et est responsable de son caractère désagréable, le Système Limbique qui permet l’apprentissage, la mémorisation et la réaction émotionnelle de la sensation douloureuse).

Schéma de Représentation des Zones Sensorielles dans le Cortex Somesthésique :

Aires Somesthésiques

L’homunculus (autre nom du schéma de représentation des zones sensorielles) n’est pas proportionnel à la taille réelle des organes mais à la proportion des récepteurs dans chaque organe, on y constate immédiatement qu’il y a moins de récepteurs sur la hanche que sur le visage par exemple. On peut y voir aussi que le nombre de récepteurs sur le pied (au hasard) est plus important que sur tout le tronc…

Sur le plan Psychologique, Emotionnel, Cognitif, Comportemental, Culturel…

Si le seuil douloureux est le même pour tout le monde, la tolérance à la douleur varie d’un individu à l’autre en fonction de :
– l’efficacité des systèmes de modulation (certaines personnes secrètent moins d’endorphines que d’autres),
– de son vécu (son éducation, ses croyances, ses expériences),
– de ses émotions (la douleur ressentie en se tordant la cheville en allant à un rendez-vous redouté sera plus forte que la même torsion faite en dansant un rock endiablé à une fête particulièrement appréciée),
– son comportement (cris, verbalisation, calme, respiration maîtrisée, énervement etc)
– de son âge (la maturité du système nerveux joue énormément, un enfant peut être plus sensible à certaines douleurs qu’un adulte et inversement),
– de son sexe,
– de son état psychologique au moment de la survenue du stimulus (on est plus sensible à la douleur en période de deuil par exemple qu’à une période particulièrement heureuse de sa vie)

Pour les douleurs neurogènes, il n’y a pas d’étape 1 « Transmission » (puisqu’il n’a pas de stimulus externe) et un déficit de l’étape 3 « Modulation ». Dans le cas des douleurs psychogènes, on pense que seuls des facteurs émotionnels, psychologiques et comportementaux sont en cause.

La Réflexologie : une thérapeutique de la douleur en complément de la cure médicamenteuse

Et oui, vous m’aviez vue venir, avouez-le… Mais c’est bel et bien la vérité. Et cela va vous paraître évident, maintenant que vous avez compris le fonctionnement du circuit douloureux.

En effet, la Réflexologie est une technique manuelle qui mime le Gate Control. En appliquant un stimulus sur la zone réflexe correspondante à la zone douloureuse, le message des fibres A alpha et A beta double celui des fibres C et A delta (Etape 3 de mon schéma ci-dessus) et module la sensation douloureuse.

Par ailleurs, il est reconnu que le massage favorise la sécrétion d’endorphines et rappelez-vous (Etape 3 bis) que les endorphines modulent elles-aussi la sensation douloureuse.

Enfin, comme la Réflexologie est une pratique holistique, elle prend en compte les facteurs émotionnels, psychologiques et comportementaux.

Du coup, elle est efficiente pour les douleurs nociceptives comme neurogènes et psychogènes. Ainsi que le sont l’acupuncture, les stimulations thermiques (application de chaleur comme en cures thermales, ou cryothérapie sur les entorses et les claquages), la kinésithérapie, l’ostéopathie, la fascia thérapie. Bien entendu, cette approche ne doit pas négliger la prise en charge médicamenteuse. Les deux stratégies sont complémentaires.

Si en plus vous avez un(e)bon(ne) Réflexologue, vous évoquerez en séance les techniques d’accompagnement de gestion de la douleur :
– L’information, parce qu’il est important de bien connaitre sa pathologie, on combat mieux ce que l’on comprend
– La relaxation qui permet de détourner votre attention de la douleur
– Le journal qui rassemble les données de votre douleur, vos réactions, vos sensations et vous permet de faire le point sur vos ressentis au quotidien
– La visualisation qui permet, en visualisant la douleur, de la surmonter voire de la diminuer
– L’hypnose qui peut faire céder la douleur en libérant des blocages inconscients

Et si votre Réflexologue pratique la Réflexologie Plantaire, étant entendu que le pied compte un très grand nombre de récepteurs sensoriels (Schéma de l’Homonculus ci-dessus), alors c’est idéal… Si vous souffrez ou si dans votre entourage quelqu’un a du mal à supporter des douleurs chroniques ou récidivantes, ça vaut le coup de se rapprocher d’un bon praticien en Réflexologie Plantaire… J’en profite pour vous souhaiter une très belle année 2013, qu’elle vous soit douce et heureuse… Et sans douleur…

A très bientôt sur ce blog et dans le cabinet de votre Réflexologue, et n’hésitez pas à me laisser vos commentaires ci-dessous.

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