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3 Ingrédients Incontournables pour vous débarrasser de la Déprime Saisonnière

Pour de nombreuses personnes, l’automne, ainsi que le passage à l’heure d’hiver, sont vécues comme une épreuve. La température baisse, la luminosité aussi, il va falloir patienter quelques mois avant de pouvoir à nouveau profiter de la lumière du jour matin et soir. Pour certaines, ils marquent même le début d’une longue période de morosité et de tristesse qui ne prendra fin qu’au printemps…

Dans ce dernier cas, on parle de Dépression Saisonnière ou plus précisément de Trouble Affectif Saisonnier, TAF en français (Saesonal Affective Disorder soit SAD pour les anglo-saxons). Cette difficulté se manifeste par une tristesse permanente, une perte d’intérêt pour quoi que ce soit, une irritabilité, des troubles du sommeil (plus souvent une hypersomnie que l’inverse), une perte ou un gain de poids, une boulimie ou une perte d’appétit, dans les cas les plus graves des pensées suicidaires.

Comment ce phénomène s’explique t’il et quelles sont les solutions pour y faire face ?

1 – LES CAUSES

Même si  le mécanisme de la Dépression Saisonnière est encore mal connu, une explication commence à apparaitre mettant en cause la luminosité.

La présence de la lumière captée par la rétine est transmise à l’hypothalamus, qui joue le rôle d’horloge interne générant la rythmicité des fonctions biologiques. Lorsque la luminosité baisse, l’hypothalamus transmet l’ordre à l’épiphyse de secréter la mélatonine, autrement appelée « hormone du sommeil ». Son taux plasmatique commence à s’élever en fin de journée, atteint son pic en milieu de nuit, puis diminue et reste très faible dans la journée (Even, 2001 ; Pandi-Perumal, 2007).

Comment fabrique t'on la mélatonine ?

Comment fabrique t’on la mélatonine ?

 

Or, chez les patients atteints de SAD, on note un retard dans la sécrétion de mélatonine pendant la nuit. Des chercheurs ont prouvé que la période de sécrétion de mélatonine chez ces patients est augmentée pendant l’Hiver par rapport à celle de l’Eté. La mélatonine ayant un rôle important sur l’humeur et la vitalité et provoquant une hypersomnie puisque c’est l’hormone du sommeil, l’insatisfaction de ce besoin accru en repos se traduit par une irritabilité quotidienne, une fatigue constante, une baisse considérable de la libido.

En d’autres termes, lorsqu’on est atteint de Déprime Saisonnière, on est en état de somnolence prolongé, avec sa cohorte de symptômes induits :

  • Fatigue
  • Manque d’appétit ou au contraire besoin de manger augmenté
  • Manque d’intérêt pour les choses
  • Irritabilité
  • Baisse des facultés cognitives (concentration, mémorisation etc.)
  • Désordres émotionnels : dévalorisation, culpabilité, envies suicidaires

 

On ne sait pas encore véritablement pour quelles raisons, mais l’origine lumineuse des Troubles Saisonniers semble bel et bien établie.

2 – LES SOLUTIONS

LA LUMINOTHERAPIE

Il s’agirait donc de leurrer la rétine en lui faisant croire à une exposition lumineuse identique (ou presque) à l’exposition estivale.

Chacun a déjà entendu parler de la luminothérapie, largement pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

 

C’est en effet un début de solution et il existe nombre de lampes de luminothérapie dont je vous livre ci-dessous mes 2 préférées à prix convenable :

Lampe de luminothérapie médicale Klarstein 3MC

Lampe à lumière du jour Beurer TL60

Evidemment, vous en trouverez de plus perfectionnées, de plus onéreuses aussi, mais celles-ci ont l’avantage d’être facilement transportables (pratiques pour aller de la cuisine à la salle de bain le matin, ou à mettre dans la valise pour emmener sur le lieu de vacances) et d’excellente qualité, c’est tout ce qu’on leur demande.

La Luminothérapie est naturelle et indolore, et a fait ses preuves. Il ne faut donc pas s’en priver.

Pensez évidemment aussi à la marche à la lumière du jour le matin, simple et efficace.

LE SAFRAN

Complément indispensable à la luminothérapie, on trouvera en phytothérapie un actif extrêmement efficace pour lutter contre cette Dépression Saisonnière : le Safran.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

 

En effet, le Crocus Sativus (puisque c’est son nom savant), est un antidépresseur naturel. Il est utilisé de manière empirique depuis l’antiquité pour aider au bien-être mental  puisqu’on avait remarqué que le Safran apportait joie, gaieté et sérénité.

Mais depuis une quinzaine d’années, différentes analyses (CTMAS en 2015, SAMDD en 2013 etc.) réalisées dans les règles de l’art, en double aveugle, ont montré que le Safran utilisée conjointement avec un antidépresseur ou  seul dans les cas de dépression légères à modérées, améliorait de façon très significative l’état psychologique des patients sans leur infliger d’ effets secondaires (dysfonctionnement sexuel, prise de poids, perte de mémoire, nausées, somnolence etc.).

L’étude HAEOC réalisée en 2005 consistait même à faire prendre à des patients, soit du safran à la dose de 30 mg par  jour,  soit un antidépresseur classique à base de fluoxétine, plus connu sous le nom de Prozac. La détermination du stade et de l’évolution  de la dépression s’est faite par le biais de l’échelle HDRS (échelle de dépression de Hamilton). Ce test est l’un des plus utilisé par les professionnels de santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement de la dépression. A l’issue de l’étude, soit après 6 semaines de traitement, les chercheurs ont pu constater que les patients ayant  pris le safran ont bénéficié d’une amélioration de leur état psychologique de façon comparable au groupe traité avec l’antidépresseur, sans les effets secondaires du médicament.

La supplémentation  en Safran est donc une solution incontournable et vous trouverez pléthore de produits à base « d’or rouge » sur le marché. Cependant, attention au choix de votre complément alimentaire : beaucoup affichent une concentration insuffisante en safranal ou en crocine (les molécules actives du Safran) en raison du prix faramineux de l’épice. On rapporte même des cas de falsification dans lesquels le curcuma remplaçait le Safran dans les gélules…

Comme toujours, n’hésitez pas à me demander avant d’acheter vos compléments alimentaires, j’ai des adresses de confiance.

Quant aux rumeurs de toxicité, soyez tranquille, il n’en est rien, c’est la colchique d’automne (autrement appelée Safran des Prés ou Colchicum Automnale) qui est concernée.

LA REFLEXOLOGIE

Evidemment, vous n’oublierez pas la Réflexologie pour compléter votre « ordonnance anti-blues hivernal ». En effet, elle favorise la sécrétion d’endorphines et de augmente la production naturelle de sérotonine.

Or, cette dernière joue un rôle de premier ordre dans l’apparition des troubles de l’humeur. Petit cours de physiologie pour mieux comprendre…

La sérotonine est un neuromédiateur cérébral, autrement dit : un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

 

Les recherches actuelles montrent que les désordres psychiques des personnes déprimées sont liés à un dysfonctionnement de leurs circuits serotoninergiques, qui entraine une carence de sérotonine.

En situation normale, il y a toujours un peu plus de sérotonine  libérée dans l’espace synaptique que nécessaire. Il y a donc un système d’économie qui se met en place et qui permet de recapter cette sérotonine afin qu’elle ne soit pas perdue. Cependant chez les patients dépressifs,  en manque de sérotonine, on bloque cette recapture  par les médicaments anti-dépresseurs de la classe des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine) afin de stimuler plus longtemps le neurone d’aval.

La Réflexologie, comme tous  les massages de manière générale, a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine. Sur un plan physiologique, les massages sont un moyen efficace de réduire la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui a pour effet de réduire la production de sérotonine. Quand la production de cortisol est ralentie, voire inhibée, notre cerveau se trouve dans un état de production de sérotonine optimal.

Mais de manière plus spécifique, le(la) Réflexologue saura stimuler les zones réflexes appropriées pour inciter une sécrétion accrue du précieux neurotransmetteur et ainsi être plus rapidement et durablement efficace.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

 

Si en plus, vous avez affaire à un(une) Réflexologue Holistique qui vous permet de vous débarrasser des conflits émotionnels qui peut être vous ont conduit à être plus sensibles à cette baisse de lumière et cette entrée dans la « morte saison », alors ce sera tout bénéfice. Et vous devriez attendre le printemps, le sourire aux lèvres…

Pour compléter, allez relire ces articles qui vous aideront à passer un hiver en pleine forme :

 

Et comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous, j’aime avoir votre avis…

Mes remerciements au Dr Jean-Marc VISY, Neurologue, ancien interne des hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, Assistant des Hôpitaux, Attaché au CHU de Reims et Hopital Lariboisière à Paris, pour son éclairage dans le fonctionnement des mécanismes sérotoninergiques

Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

Médecine Traditionnelle Chinoise : l’Hiver


hiver
Nous voilà en hiver. Du point de vue de notre calendrier occidental, nous n’y sommes pas encore, mais dans notre tête et selon le calendrier chinois c’est bel et bien l’hiver. En effet, selon l’Energétique Traditionnelle Chinoise, l’année se découpe comme suit :

–          Le printemps de mi février à fin avril

–          L’été de mi mai à fin juillet

–          L’automne de mi août à fin octobre

–          L’hiver de mi novembre à fin janvier

Et entre chaque saison allez-vous me dire ? Et bien, il y a l’intersaison… Ce qui donne l’année suivante :

–          Le printemps de mi février à fin avril

–          Intersaison 15 jours début mai

–          L’été de mi mai à fin juillet

–          Intersaison 15 jours début août

–          L’automne de mi août à fin octobre

–          Intersaison 15 jours début novembre

–          L’hiver de mi novembre à fin janvier

–          Intersaison 15 jours début février

La Roue des Energies Simplifiée

Je ne précise pas de dates fixes parce que l’Energétique Chinoise est une  pratique empirique, basée essentiellement sur l’observation de la nature et de l’être humain, et l’on sait bien que dans la nature les événements sont  liés entre eux avec une grande logique qui n’est pas toujours celle du calendrier.

J’aime cette notion « d’intersaison » parce qu’il est juste de penser que la nature ne bascule pas d’un état à l’autre brusquement mais qu’il y a toujours une période de transition entre deux états. Un peu comme l’eau ne gèle pas en un instant mais se cristallise petit à petit, de la même manière qu’un coureur qui passe la ligne d’arrivée ne s’arrête pas net mais ralentit sa course puis marche sur quelques mètres avant de stopper.

Vous l’aurez compris, la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) est avant tout une école de bon sens. Et nous sommes donc entrés depuis un mois maintenant dans l’hiver…

 

L'Hiver en MTC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu de personnes aiment cette saison, froide, pendant laquelle la lumière baisse et qui laisse les arbres dénudés. On se sent fatigué, ralenti, on a parfois une baisse de moral. Il est vrai que selon les chinois cette saison est associée à la mort et à la peur mais c’est aussi la saison qui précède le printemps et la renaissance. Celle pendant laquelle la nature se repose avant de repartir, celle pendant laquelle la graine enfouie dans la terre germe pour mieux refleurir.

Il nous faut adopter cette vision des choses et faire de l’hiver une phase de repos avant le retour à l’activité du printemps. Comme les animaux dans la nature, nous devons dormir plus et nous tenir au chaud. N’hésitons donc pas à ralentir nos activités, et à privilégier les moments au calme, l’intériorisation et la méditation. En MTC, cette période s’appelle « le Grand Yin » parce que les nuits y sont plus longues que les jours (Yin signifiant « ombre » et Yang « lumière »).

Lecture Repos

 

L’élément associé à l’hiver en MTC est l’Eau et l’organe qui lui correspond est le Rein (ou plus exactement le couple Rein-Vessie), c’est donc lui que nous devons chouchouter durant cette saison. Le Rein doit se renforcer tout au long de l’hiver, un peu comme les nappes phréatiques se reconstituent pour être suffisamment approvisionnées en été. Par ailleurs, veillez à toujours couvrir cette région de votre corps, ayez en tête le costume traditionnel asiatique (kimono ou hakama) et son fameux Obi, cette ceinture large qui protège la région lombaire, vous ne devez jamais avoir froid aux reins, pas de pantalon taille basse par pitié.

Thé de Noël

Côté alimentation, il faut aussi s’adapter à la saison. Exit les excès de crudités qui comme leur nom l’indique sont rafraîchissantes, stop aux jus de fruits frais et autres agrumes qui conviennent aux habitants des latitudes qui les voient pousser. En hiver, on privilégiera les cuissons lentes, vapeur, à l’étouffée. Les fruits de chez nous cuits doucement (pommes, poires en compote), les champignons, les courges, les châtaignes (devenez locavores, http://locavores.fr/, c’est une bonne habitude à prendre, la nature fournit ce qui est bon pour nous au bon moment), les épices (cannelle, gingembre, girofle, cardamome, badiane, poivre, hum le bon thé de Noël), les légumes racines (carottes, navets, radis noirs etc), les fruits secs, les produits de la mer, les choux, les légumineuses. On mange un peu plus salé en hiver, mais toujours sans excès.

 

Et en Réflexologie ?

Alors que vous êtes confortablement installé(e) sous une couverture douillette dans un Cabinet bien chauffé, le(la) Réflexologue stimulera le couple Rein-Vessie, harmonisera leur énergie par des mouvements adaptés, sachant que le rein est un organe, Yin, et la vessie une entraille, Yang. En médecine chinoise, l’antidote de la peur étant le courage, il(elle) en profitera pour stimuler le point 1 du méridien du Rein, seul point d’acupuncture situé sous le pied, appelé « Source Jaillissante » ou encore «Grand Point du Courage ». Il(elle) concevra une séance permettant de renforcer l’énergie globale de la loge Eau.

Vous serez ravi(e) d’apprendre que l’on trouve dans cette loge en Energétique Traditionnelle Chinoise les oreilles (tiens, l’hiver n’est-elle pas la saison du silence par excellence ?), les glandes surrénales (responsables de la gestion du stress, tiens, tiens), les organes génitaux, les cheveux, dents et os mais encore le cerveau et les endocrines. Vous prendrez votre rendez-vous préférentiellement entre 15 heures et 19 heures, qui sont les heures favorables au couple Rein-Vessie.

Le(la) Réflexologue vous donnera aussi des conseils de thérapies complémentaires telles que les bains hyperthermiques (si votre santé vous le permet bien sûr), les bains aux algues (pensez à Alg-Essences du Dr Valnet, un bonheur), la prise de sérum de Quinton hypertonique. Il(elle) vous expliquera aussi qu’en plus de n’avoir jamais froid aux reins, vous ne devez jamais avoir froid aux pieds, le méridien du Rein y prenant naissance et celui de la Vessie y ayant son point d’arrivée.

Il est impératif de ne pas laisser perdurer une dysharmonie hivernale qui, sans quoi, se prolongerait au printemps et pourrait nuire à toute l’année suivante. Ce n’est pas pour rien que l’expression « avoir les reins solides » est synonyme d’une grande force, tant physique que mentale. Alors si vous vous sentez particulièrement épuisé en ce moment, ou si au contraire vous êtes spécialement euphorique et téméraire, prenez rendez-vous pour votre séance de Réflexologie « spéciale Hiver ».

Et comme toujours, faites-moi part de vos remarques en commentant ci-dessous…

Nouveau : Allez visiter ma Boutique sur ce blog (onglet en haut à droite), dans laquelle vous trouverez les thé de Noël, le Sérum de Quinton, L’Alg Essence de chez Cosbionat et une sélection de livres et de disques

 

 

 

Pourquoi et comment drainer son Foie au printemps ?

Drainage du foie
Si vous êtes intéressé par les approches naturelles de santé, vous avez forcément déjà entendu cet adage : « Au Printemps, on draine son Foie ». Oui mais pourquoi ? On ne fait bien que ce que l’on comprend… Alors petite revue de bataillon de notre sphère hépatique.
Notre Foie, avec ses 500 fonctions métaboliques différentes, travaille toujours énormément et d’autant plus en hiver. En effet, on peut classer en 3 grands items son rôle :
1 – DETOXINATION
2 – STOCKAGE
3 – PRODUCTION
Et vous allez voir que dans les 3 cas, son travail est renforcé à la saison froide, ce qui explique qu’il arrive fatigué à la belle saison.

1 – DETOXINATION

Le foie a un rôle crucial dans l’élimination des substances qui peuvent être nuisibles pour l’organisme et en particulier les aliments, les médicaments, l’alcool, les solvants, les pesticides et les métaux lourds…. Or les solvants, les pesticides, les métaux lourds sont présents toute l’année dans notre environnement, mais nous nous aérons moins l’hiver, la maison est moins ouverte, nous subissons plus la pollution. Et que dire des médicaments dont la consommation est accrue pendant la saison froide (antibiotiques, corticoïdes mais aussi antidépresseurs pour ceux dont la baisse de luminosité est synonyme de tristesse), et des aliments et de l’alcool dont les excès ne sont plus un secret pendant la période des fêtes de fin d’année. Et je ne parle là que des toxines « exogènes », c’est-à-dire celles qui sont d’origine externes à notre organisme. Mais si l’on y ajoute les « endogènes » (produites par l’organisme lui-même) : histamine, adrénaline, hormones, on comprend aisément que notre foie a fort à faire.

2 – STOCKAGE

Le foie stocke les sucres sous forme de glycogène. En effet, le glucose qui provient de la dégradation des différentes formes de sucres (fructose, lactose, etc.) est le carburant principal des cellules. Mais les sucres qui parviennent au foie n’ont pas tous besoin d’être envoyés immédiatement aux autres organes, parfois nous consommons beaucoup plus de sucre que nous n’en avons besoin. Il est donc stocké pour être mis à disposition de l’organisme à la demande. Le foie est le seul organe à la fois hypoglycémiant et hyperglycémiant.
Le foie s’occupe aussi du métabolisme des lipides, les acides gras sont transformés en molécules lipidiques complexes (les fameux triglycérides) afin de les stocker dans les adipocytes (cellules graisseuses). Il synthétise ou dégrade le cholestérol qui est précurseur d’hormones et participe à la construction des membranes des cellules. Le foie est aussi capable de stocker des vitamines liposolubles.
Il se trouve que l’on mange plus gras et plus sucré l’hiver, c’est prouvé, donc sur ce point le foie est plus sollicité.
Le foie participe enfin au métabolisme des protéines en stockant et synthétisant les Acides Aminés.
Le foie stocke enfin le fer sous forme de ferritine mais dans ce domaine, point de saisonnalité.

3 – PRODUCTION

Le foie fabrique :

– L’urée qui est un moyen d’éliminer l’ammoniaque toxique provenant de la dégradation des protéines. Cette urée, non toxique, sera éliminée dans les urines.
– Les facteurs de la coagulation : ce sont des protéines complexes prêtes à réagir les unes sur les autres en cas de plaie pour participer à la formation du caillot.
– La bile
– L’hémoglobine
– Le cholestérol : nous avons parlé plus haut du cholestérol exogène (celui qui vient de l’alimentation) mais il faut savoir que notre foie fabrique 70 % du cholestérol présent dans notre organisme. Il ne s’agit pas de la quantité de graisses ingérées mais de leur qualité, selon que ce sont de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Dans la nourriture, les sources de «mauvais» cholestérol se retrouvent uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n’y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu. Et puis, il y a aussi un certain nombre de médicaments susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :
• Contraceptif oral ;
• Certains Traitements Hormonaux Substitutifs de la ménopause (THS) ;
• Certains bêtabloquants ;
• Certains diurétiques thiazidiques ;
• Les rétinoïdes utilisés dans le traitement de l’acné ;
• Les corticoïdes.

Voilà résumées les fonctions du Foie et vous comprenez que s’il faut en prendre soin toute l’année, c’est le cas particulièrement après l’hiver et sa cohorte de repas trop riches, ses cures de médicaments, la sédentarité qui le caractérise. Maintenant, comment faire ?

LA PHYTOTHERAPIE A VISEE HEPATIQUE

Tout le monde connait l’intérêt pour la sphère hépatique, mais sans savoir pourquoi, du pissenlit, de l’artichaut, du radis noir, du chardon-marie, de la fumeterre, citons encore le desmodium, plante herbacée africaine à visée hépatique, ou le boldo.
Pissenlits
– le Pissenlit contient de l’inuline participant à la réduction des taux de lipides sanguins (au cours de plusieurs essais effectués sur des sujets dont les taux de lipides sanguins étaient élevés, les résultats ont été prometteurs, notamment pour les taux de triglycérides sanguins), de la choline précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire mais qui sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. Il est diurétique donc favorise l’élimination rénale en complément du nettoyage hépatique
l’Artichaut contient de la cynarine qui réduit le taux de cholestérol sanguin, allégeant ainsi le travail du Foie, est cholagogue (facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin) et cholérétique (favorise la sécrétion de la bile par le foie)
Artichaut
le Radis noir est riche en substances qui activent certains enzymes permettant de détoxifier le foie et en Raphanine, agent antibactérien, antiviral et antifongique
Radis Noir
le chardon-marie contient de la silymarine qui agit de façon directe sur les hépatocytes, rendant plus difficile l’absorption de toxines, stimulant leur élimination et favorisant la régénération du tissu hépatique
Chardon marie
la fumeterre contient le fameux acide fumarique utilisé dans certains traitements du psoriasis ou de la Sclérose en Plaques, parce qu’il protège les cellules
– les principes actifs du desmodium sont des alcaloïdes d’isoquinoline, des flavonoïdes et de nombreux autres constituants connus sous le nom de soyasaponines permettant d’entretenir une bonne perméabilité membranaire
le boldo est riche en boldine, alcaloïde contenu dans ses feuilles et connu depuis longtemps pour ses propriétés cholagogues et hépato-protectrices (qui n’a jamais entendu parler de la fameuse Oxyboldine ? A noter que le Maalox Digestions Difficiles en contient aussi)

Vous savez maintenant pourquoi tous les bons complexes phytothérapiques pour le foie contiennent ces plantes reines, pourquoi on vous conseille des ampoules de radis noir ou une cure de desmodium…

Mais attention ! S’il y a des problèmes hépatiques déclarés (calculs biliaires, hépatite etc), on demandera expressément conseil à son médecin et/ou au pharmacien

LA REFLEXOLOGIE

Bien entendu, il est d’une grande utilité de faire appel à la Réflexologie dans ces périodes de drainage et de nettoyage. En effet, il est bon d’aider le corps dans son processus d’élimination afin que les toxines « trouvent plus rapidement la sortie ». Et puis, au niveau émotionnel, l’élimination organique des substances toxiques s’accompagne souvent d’une élimination de pensées polluantes elles aussi. De plus, le stress est extrêmement nocif pour le Foie en augmentant la quantité d’adrénaline et autres hormones dans le sang, il sera donc nécessaire plus que jamais de réguler votre état nerveux. C’est pourquoi, il est bon de se faire accompagner par un(e) thérapeute qualifié(e) qui vous permettra d’y voir plus clair rapidement et de faire du printemps, comme pour la nature, la saison du renouveau. Quelques séances suffiront à vous permettre sur pied (pardonnez le jeu de mots) et à retrouver rapidement une belle énergie.

Séance de Réflexologie

Maintenant que vous savez comment fonctionne votre Foie et pourquoi il faut lui administrer une petite cure de jouvence à cette saison, je vous laisse aller chercher ou commander vos compléments alimentaires (bien entendu, pendant la cure, vous tâcherez de ne pas surcharger votre alimentation) et prendre vos rendez-vous auprès de votre Réflexologue préféré(e).

Comme toujours, laissez-moi vos remarques, suggestions, questions ci-dessous…

Comment manger en hiver ? La nutrition au service de notre immunité

Assiette anti grippe

Je me suis amusée à vous faire une jolie assiette représentant ce que vous devez y mettre pour fournir à votre organisme ce qu’il faut pour qu’il vous maintienne en forme durant la période hivernale. Détaillons-la ensemble…

L’EAU

Vous constaterez tout d’abord que ce qui représente la partie la plus importante est l’eau. Et c’est bien normal puisque notre corps est composé de 70 % d’eau en moyenne. Alors en hiver comme tout au long de l’année, veillez à lui apporter sa ration quotidienne. Comment voulez-vous que votre organisme maintienne le volume de sang et de lymphe, fabrique de la salive, lubrifie les articulations et les yeux, maintienne la température du corps, assure les réactions chimiques dans les cellules, absorbe et transporte des nutriments ingérés, permette l’activité neurologique du cerveau, maintienne l’hydratation de la peau, élimine les déchets de la digestion et des divers processus métaboliques sans eau ? Sans compter que vous excrétez en moyenne 2 litres par jour entre l’élimination rénale et le métabolisme (pour un adulte ayant une activité physique modérée), faites le calcul… On recommande une eau riche en magnésium en période grippale et méfiance quant à l’eau du robinet riche en métaux lourds et autres toxiques comme l’arsenic qui favoriserait la contamination virale. Je passe sous silence les jus industriels et autres smoothies qui, outre de favoriser le surpoids, n’hydratent que très peu.

LES LÉGUMES et LES FRUITS

Les végétaux arrivent en 2ème position à égalité avec les céréales. Ce sont de grands pourvoyeurs de vitamines et minéraux et ils renferment de nombreux antioxydants, anti-inflammatoires et antiviraux. Ils sont riches en fibres qui contribuent à réduire les médiateurs inflammatoires. Leur index glycémique a le bon goût (sans jeu de mots) d’être bas. Que demander de plus ? Sauf la pomme de terre, vous pouvez (et devez) en user et en abuser, crus et cuits. Internet regorge de recettes sympathiques pour tous les légumes, vous n’aurez donc pas d’excuses en ne sachant pas comment les cuisiner ou les assaisonner. Si vous avez des enfants à table donnez leur dès maintenant le goût des légumes, je suis toujours effarée d’entendre des parents dire que leurs petits n’aiment que les pâtes et les « patates »… Si vous avez des adultes réfractaires aux végétaux parmi vos mangeurs, il existe de nombreuses façons d’accommoder les légumes de manière goûteuse. Pour les fruits, pensez aux compotes maison sans sucre, de poires, pommes, bananes et autres fruits d’hiver. Ajoutez-y pour varier des fruits secs réhydratés : abricots, raisins, dattes, figues ou des zestes d’orange ou de citron. Pensez aussi aux jus de fruits pressés et consommés immédiatement, si vous n’avez pas le temps en semaine, faites-en le rituel du dimanche matin…

LES CÉRÉALES

Wikipédia nous propose la définition suivante pour les céréales :
– en grains : riz, maïs, blé, épeautre, orge, avoine, quinoa ;
– farine : blé tendre, seigle, épeautre, pour la boulangerie (pain, galettes) et la pâtisserie ;
– semoule : blé dur (couscous, pâtes alimentaires, boulghour), maïs (polenta), fonio ;
– flocons : avoine ;
– pâtes alimentaires : blé dur, seigle, épeautre, riz.

Quand je mets des céréales dans l’assiette, je précise « non raffinées » ou le moins possible, et j’exclue les céréales du petit déjeuner qui n’ont aucun intérêt nutritionnel (sucre et graisses assurés, calories vides) ainsi que les viennoiseries qui vont fatiguer votre système digestif et favoriser l’inflammation. Par contre, si vous choisissez les bonnes céréales, complètes ou semi-complètes, vous trouverez des antioxydants et des fibres.

LES LAITAGES

Un peu de fromage et/ou, à condition de ne pas être intolérant au lactose, un yaourt par jour. Le côté positif des laitages : les protéines et le goût… Nous sommes quand même au pays du fromage. Mais attention aux graisses saturées pro inflammatoires, à la composition désastreuse du lait (hormones, antibiotiques etc) et au sucre contenu dans les yaourts aux fruits. Choisissez donc des yaourts les plus natures possibles quitte à les aromatiser vous mêmes avec une bonne confiture ou du sucre complet (pas de sucre blanc, ni d’édulcorant par pitié).

LE THÉ

Le thé, surtout le thé vert, est riche en catéchines antivirales. On le boira surtout entre les repas afin de ne pas perturber l’absorption du fer alimentaire et on évitera les sachets, souvent blanchi au chlore et riches en métaux lourds dont l’aluminium. Offrez vous du thé vert en feuilles, c’est si bon.

LE VIN

Le vin renferme des polyphénols (des tanins) antiviraux très intéressants dans la limite d’un verre par jour. Les vins rouges en contiennent plus que les blancs, et les vins jeunes plus que les vieux. Bien entendu, chacun sait que si le vin est protecteur à doses modérées, à dose élevée l’alcool diminue très largement l’immunité.

LES GRAISSES

En période grippale plus encore que d’habitude, il convient de limiter le beurre et d’une manière générale toutes les graisses animales. En effet, ce sont des graisses saturées qui ont tendance à augmenter les marqueurs de l’inflammation alors qu’il faudrait les contenir. Choisissez donc de préférence des huiles végétales première pression à froid : Colza, Olives et Noix en assaisonnement ; Olives seule en cuisson. Évitez évidemment les fritures et les pâtisseries, surtout industrielles. Fuyez les huiles hydrogénées, bannissez l’huile de palme.

LES NOIX et LES GRAINES OLÉAGINEUSES

En effet, les noix et graines sont riches en acides gras insaturés et anti-inflammatoires. Elles sont également riches en protéines et en vitamines et minéraux. Bien entendu, vous ne les choisirez natures (pas grillées et salées), et vous n’en grignoterez pas toute la journée. Une poignée (6 noix ou une vingtaine d’amandes accompagnées d’une cuillère à café de graines de lin moulues saupoudrée sur vos aliments chaque jour).

LES ÉPICES et LES AROMATES

Ils sont riches en antioxydants anti-inflammatoires et anti-infectieux. Usez et abusez-en dans vos plats, vos soupes, vos sauces, vos vinaigrettes. Attention cependant au poivre, piment, harissa, tabasco qui ne sont pas tolérés par tout le monde et sont susceptibles d’augmenter la perméabilité intestinale.

LE CHOCOLAT

Qui a dit que manger sain voulait dire manger triste ? Je viens de vous démontrer le contraire avec des jus de fruits pressés, des compotes parfumées, des vinaigrettes aromatisées, un bon verre de vin et j’enfonce le clou avec le chocolat. En effet, le cacao est riche en catéchines (comme le thé vert) et proanthocyanidines antivirales et antioxydantes. Il faut choisir un chocolat noir à 70 % de cacao qui contient plus de polyphénols que le chocolat au lait. Oubliez le chocolat blanc qui, lui, n’a aucun intérêt diététique. Un bon carré de chocolat noir en fin de repas est donc tout à fait recommandé, il en existe aux graines de sésame, aux amandes, régalez-vous…

LES PROTÉINES ANIMALES ou VEGETALES

Il ne vous aura pas échappé que je n’ai pas mis de protéines dans mon croquis… C’est volontaire, c’est que généralement les protéines font parties de notre assiette, elles ne sont pas oubliées. Et c’est tant mieux parce qu’elles permettent de produire des anticorps qui sont les molécules de base de notre immunité. Mais point trop n’en faut, et souvent nous en consommons beaucoup trop. En période grippale, il en faut une portion à chaque repas, petit déjeuner compris (100 g de poisson ou de viande ou 1 oeuf ou 250 g de lentilles ou 100 g de tofu ou 80 g de fromage blanc, une tasse de quinoa, un morceau de fromage…). Bien sûr, on choisira des protéines de bonne qualité : des oeufs pondus par des poules élevées en plein air, des viandes maigres non carbonisées, des poissons « durables » Voir la liste de Greenpeace, on évitera la charcuterie et les viandes grasses. Enfin, consultez cet article de Terrafemina qui complètera ce que je viens de vous dire au sujet des protéines ainsi que les équivalences, les quantités : Ici

Voilà ce que doit contenir votre assiette à cette période de l’année. Si vous le souhaitez, consultez ce site québécois sympa pour vous aider à vous y retrouver : Plaisir Santé. Bon appétit et prenez soin de vous ! Ci-contre, dans mon store, une sélection de livres pour aller plus loin sur le sujet de la nutrition et de la santé…

Et puis, cerise sur le gâteau (si je peux me permettre) pensez à quelques séances de Réflexologie qui boosteront vos défenses immunitaires bien entendu…

Comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous et partagez cet article autour de vous si vous trouvez que c’est intéressant.

Connaissez-vous la merveilleuse Rhodiola ?


Cette période d’entrée dans l’hiver, avec la baisse de luminosité qui la caractérise, nous trouve souvent très fatigués. Je ne compte plus les « marmottes » qui viennent me voir et ne demandent pas à être relaxés, mais plutôt dynamisés cette fois. Les jours raccourcissent, le soleil se fait plus rare, le récent changement d’heure a chamboulé notre horloge interne, la nouvelle organisation de la rentrée commence à peser, les vacances d’été ne sont plus qu’un agréable souvenir. Heureusement, la Réflexologie fait merveille, et il existe une panacée que j’aime à conseiller en complément des séances : la Rhodiola.

Carte d’identité
NOM : Aussi appelée «Golden Root » par les anglophones, « Ginseng de la Toundra » ou « Orpin rose de Sibérie » par les russes, son véritable nom est Rhodiola Rosea. Elle fait partie de la grande famille des Crassulaceae, elles même rattachées à la famille des Plantes dites « Succulentes » parce qu’elles sont programmées pour résister à des climats particulièrement hostiles.
HABITAT : Elle pousse dans les montagnes et les zones froides, et l’on commence à comprendre pourquoi je vous en parle à cette période de l’année, car elle choisit de s’établir dans des endroits aux conditions extrêmes.
AGE : Elle n’est pas toute jeune mais c’est une vieille dame en pleine forme puisque Dioscoride (botaniste grec de l’antiquité) la citait déjà dans « De Materia Medica », son ouvrage de référence, rédigé au milieu de 1er siècle.
SIGNES PARTICULIERS : Un nombre de qualités à faire pâlir les plus consciencieux d’entres nous. En tout premier lieu, la Rhodiola est adaptogène. Concrètement, elle s’adapte, et permet donc aussi à ceux qui en consomment de s’adapter, au milieu et aux évènements. Elle stimule s’il y a besoin, sans énerver pour autant ; elle permet de se concentrer si nécessaire, sans endormir non plus. Elle fait gagner en puissance, sans perdre en performances. Qui dit mieux ?
Entrons dans le détail…

Elle augmente les facultés cognitives
Une étude parue en 2000 et réalisée en double aveugle par des chercheurs arméniens auprès de 56 médecins, montre qu’après 2 semaines de travail de nuit, les sujets ayant pris quotidiennement de la Rhodiola maintenaient de meilleures performances cognitives : pensée associative, mémoire à court terme, calcul mental, perception visuelle et auditive. La même année, des chercheurs russes ont publié un essai réalisé auprès de 61 étudiants en période d’examens finaux. Les étudiants ayant pris de la Rhodiola ont eu, en plus d’une amélioration de leur bien être et de leur forme physique, de meilleures notes que ceux sous placebo.

Elle combat la dépression et la fatigue
Au cours des années 80, des chercheurs soviétiques ont étudié les effets psycho-stimulants de la Rhodiola chez des sujets sains et des sujets souffrant de névroses. Les résultats confirment une atténuation des symptômes dans 64 % des cas. Elle présente surtout des propriétés antidépressives chez des personnes présentant une dépression moyenne. La Rhodiola évite non seulement la chute de dopamine et de noradrénaline, mais surtout de sérotonine. Or on sait que la Sérotonine fait partie des neurotransmetteurs essentiels dans le bien être émotionnel. Ce n’est pas pour rien que les antidépresseurs les plus couramment prescrits sont des Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine (les fameux ISRS).

Elle augmente les performances physiques
Lors d’un test d’endurance physique, on a administré de la Rhodiola à des rats : leur temps de nage a été amélioré d’environ 150%. Cela confirme les études soviétiques menées il y a une cinquantaine d’année sur les athlètes et les cosmonautes consommant de la Rhodiola. C’est un excellent fortifiant, un reconstituant musculaire, elle augmente la performance et amplifie la résistance à l’effort. Elle diminue la période de récupération. De plus, au niveau cardiaque, elle est régulatrice du myocarde dont elle normalise les battements et la contraction, elle abaisse la pression artérielle, et permet de repousser ses limites sans forcer son organisme.
Si j’ajoute à cela que la Rhodiola combat l’hypoxie, c’est-à-dire qu’elle favorise l’oxygénation du sang, son transport et sa disponibilité tissulaire, notamment en altitude (rappelez vous qu’elle y prospère), vous serez définitivement convaincu sur ses capacités à être l’alliée du sportif. Les athlètes chinois en consomment et l’on se demande si la moisson de médailles aux JO ne serait pas, en partie, le fait de la Rhodiola.

Elle stimule l’immunité
Il manquerait une corde à son arc si la Rhodiola n’était pas aussi immunostimulante… Et bien, ça tombe bien, elle l’est. En effet, elle stimule la fabrication des cellules NK, les fameux lymphocytes Natural Killer, elle augmente la phagocytose, elle stimule l’activité des granulocytes et augmente la réponse lymphocytaire. Et comme en plus elle abaisse le niveau de stress qui est néfaste pour l’immunité, par effet ricochet elle améliore encore la réponse de l’organisme aux attaques infectieuses, virales et bactériennes.

Une panacée vous disais-je, et sans effets secondaires…
Tout comme Panacée, fille d’Asclépios, cette déesse grecque qui prodiguait aux hommes des traitements phytothérapiques, la Rhodiola semble donc bien être un remède relativement universel. D’autant plus, qu’on ne lui connait aucun effet secondaire. Et je ne vous ai pas parlé de ses vertus contre l’infertilité, de son action anti-âge ou de ses pouvoirs stimulants sur la libido…

Quelques précautions cependant
Les femmes enceintes ou allaitantes s’abstiendront d’en consommer en l’absence d’études sur le sujet pour le moment, de même que les personnes souffrant de troubles bipolaires. Enfin, on ne la consommera pas le soir pour ne pas perturber le sommeil. Vous choisirez une Rhodiola contenant au moins 3 % de Rosavine et 1 % de Salidroside (les 2 composants actifs sur lesquels portent les études réalisées) et en ferez des cures de 21 jours, le matin à jeun. Evidemment, comme c’est une plante merveilleuse, elle commence à être falsifiée, choisissez donc bien votre Rhodiola. Je ne saurais que vous recommander les Laboratoires Herbolistique qui commercialisent une Rhodiola de première qualité et qui travaillent dans les règles de l’art à Chemillé en Vendée, berceau de l’herboristerie. Les plantes y sont broyées à froid et non irradiées. Les méthodes d’extraction sont adaptées, la sélection des plantes est draconienne, les gélules sont d’origine végétale évidemment.Leur site n’est pas un site marchand parce qu’ils préfèrent que vous ayez reçu le conseil d’un Praticien mais n’hésitez pas à me contacter par mail afin que je vous mette en contact. Cliquez ici pour visiter leur site

Et si vous avez envie de commencer à vous familiariser avec la Phytothérapie, je vous recommande ce petit livre très sympa pour commencer à vous constituer une petite bibliothèque :

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