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Pourquoi il faut lire « Prenez votre Santé en Main » du Dr SALDMAN

Prenez votre santé en main

Dans le top 100 des meilleures ventes d’Amazon depuis 72 jours, classé 9ème meilleure vente de la semaine dans la catégorie Essai/Vie Pratique sur Sens Critique, 4ème meilleure vente de la semaine toutes catégories confondues selon Edistat (derrière Anna Gavalda, Marie Lopez et Guillaume Musso, excusez du peu), vous n’avez pas pu passer à côté du nouveau livre du Dr Saldman qui fait le tour des plateaux télé et la Une des journaux depuis sa parution début avril.

Avec un titre pareil, impossible pour moi de ne pas le lire, décryptage pour vous mettre l’eau à la bouche…

La citation d’oscar WILDE en exergue de ce livre résume bien l’état d’esprit de l’auteur (et le mien) : « La Santé est le premier devoir de la Vie ».

L’ouvrage est découpé en 5 parties :

  • Bien s’Alimenter
  • Prendre Soin de son Corps
  • Gérer sa Santé au Quotidien
  • Rendre son Cerveau Solide et Performant
  • Etre Libre et Heureux

 

Dans la première partie, l’auteur se veut à la fois didactique et pédagogue (il revient sur la définition de l’IMC, le rôle du nerf vague, le mode d’action du sucre dans le métabolisme etc) mais aussi pratique en distillant des « recettes » simples pour s’alimenter correctement et perdre du poids, ou tout au moins le maîtriser. On y apprend notamment, entres autres, les gestes pour modérer l’appétit avant de passer à table, les sports qui font maigrir plus que les autres, les aliments à privilégier, les associations à éviter, le pouvoir de l’eau, les vertus du jeûne.

Dans une seconde partie, il est question de l’intérêt instantanément mesurable de l’activité physique et de l’impact immédiat de la musculature sur la santé. L’auteur y parle des vertus du chant, de la danse, de la musique sur notre immunité. Il est impossible qu’après la lecture de ce chapitre vous n’ayez pas envie de vous y mettre. Il y est aussi question de longévité et de la façon dont l’expérience et les loisirs, ou les passions, peuvent allonger notre espérance de vie. C’est ici également que l’on parle du sommeil, du bâillement, de la fatigue oculaire et comment y remédier, du Smartphone, de l’hydratation, des vacances (avec la règle des 8-1-5, je ne dévoile rien mais ce n’est pas l’envie qui manque). Dans ce chapitre, il y a aussi une grande partie très intéressante sur la libido.

Dans cette partie, un peu « fourre-tout » on retrouvera des règles d’hygiène de vie quotidiennes telles que le port des talons hauts (pas si mauvais que çà, preuves à l’appui) et du soutien-gorge ;  pour les messieurs les fameux jeans slim ; mais aussi le lavage des mains et des oreilles, la propreté de la brosse à dents, du gant de toilette et de l’éponge, l’intérêt du gargarisme chaque jour, la gestion ces douleurs chroniques, l’aération de la maison. Et bien d’autres choses encore…

Dans la partie réservée au cerveau, Saldman indique comment booster sa mémoire et donne quelques recettes pour mieux mémoriser, puis il consacre un long chapitre à la perception du temps qui passe et à l’art « de bien vieillir ». On y trouve aussi des informations sur le rire et sur l’effet délétère du stress, ainsi qu’un paragraphe intitulé « La juste distance » dans lequel il est question des liens corps-esprit et de l’accompagnement indispensable à la résolution des difficultés émotionnelles (mon passage préféré p. 228 et 229).

Enfin, et pour terminer, la dernière partie est consacrée au Bonheur et  intitulée « Etre libre et heureux ». Il y est question de volonté, de reconditionnement des habitudes, de bienveillance et de méditation, de résilience. C’est aussi dans cette partie que l’auteur aborde la question des addictions, du pessimisme et de la soumission.

En conclusion, je ne qualifierais pas cet ouvrage de « Bible » à avoir à tout prix sur sa table de chevet (je réserve ce qualificatif au merveilleux « Solution intérieure » de Thierry Janssen) mais il a le mérite d’être un très bon ouvrage de vulgarisation sur la santé d’une manière générale. Il permet de toucher du doigt des thèmes comme la diététique, l’activité physique, le développement personnel, la gestion des émotions et leur impact sur la santé, tout  y est chiffré et « scientifiquement prouvé ». C’est une mine d’astuces simples à mettre en place. La jaquette annonce : « ce livre changera forcément quelque chose dans votre vie », j’avais trouvé cette astuce marketing particulièrement habile, il n’en est rien, c’est une réalité. Il est impossible que vous  n’appliquiez aucun des conseils que Saldman donne dans ce livre…

Alors évidemment, il a les défauts de ses qualités.

Qui dit vulgarisation, dit simplification et superficialité. Aucun sujet n’est approfondi mais libre à vous, ensuite, de vous documenter sur l’équilibre acido-basique, la méditation,  la gestion du temps, le jeûne ou la marche nordique… C’est souvent de cette manière qu’on s’intéresse et qu’on améliore son expertise sur un sujet. Parce qu’on a lu un article ou entendu une émission, et qu’on veut en savoir plus. A ceux qui reprochent à ce livre d’être trop simpliste, je répondrais qu’il a le mérite de mettre la Santé à portée de tous et de donner envie de devenir acteur de son bien-être plutôt que victime de son malaise.

Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit le Dr SALDMAN. Son petit paragraphe sur le bon lait pourvoyeur de calcium (page 60) par exemple me fait bondir, de même que le paragraphe intitulé « Renvoyer la balle » (page 131) dans lequel il est question de vengeance comme solution à la vexation… Ou encore page 167, son conseil de consulter le médecin à la moindre inquiétude et son apologie de l’auto auscultation (prendre sa tension, ausculter ses grains de beauté, tester ses urines avec des bandelettes test…).

Mais ce ne sont que quelques passages sur les 270 pages très intéressantes que compte ce livre qui mérite de tomber entre toutes les mains désireuses de prendre soin de leur santé. Sachant, comme le disait Oscar WILDE que la vie nous a été donnée et que c’est un merveilleux cadeau, prenons en soin, il s’agit d’un devoir. Je vous souhaite une bonne lecture allongé sur votre serviette de plage ou assis sur la banquette de la rame de métro, et revenez me dire ce que vous en avez pensé…

Vous pouvez le commander ici

 

Découvrez l’extraordinaire Irène Frachon

Voici notre deuxième volet des articles consacrés aux personnalités remarquables dans le domaine de la santé.

J’ai choisi aujourd’hui de vous parler d’Irène FRACHON. Et si son nom vous dit quelque chose c’est tout à fait normal puisqu’elle a régulièrement fait la Une de l’actualité depuis juin 2010, date de la sortie de son ouvrage sur le Médiator.

Cette élégante femme blonde, médecin pneumologue au CHU de Brest, mère de 4 enfants, est partie en croisade contre les Laboratoires Servier quand elle s’est aperçue que nombre de ses patientes déclarant des valvulopathies, prenaient aussi du… Médiator. Comme elle est perspicace et obstinée, elle a mené enquête, croisé des milliers de prescriptions avec les pathologies, alerté  les autorités et réussi à obtenir après plusieurs années d’un combat acharné le retrait du coupe-faim mortel. Parce que ça n’a pas été simple évidemment, seule contre (presque) tous : à commencer par certains de ses collègues qui lui disaient qu’elle ne savait pas où elle mettait les pieds, mais aussi les autorités de santé, Servier, l’AFSSAPS et j’en passe. On a même finit par la surnommer Erin Brokovitch…

Mais c’était bien mal la connaître que de croire qu’elle allait se satisfaire du retrait du marché du Médiator parce que – elle argue que c’est peut être son éducation protestante qui la pousse à aller toujours au bout des choses – elle souhaitait que les victimes puissent se défendre, et pour cela il fallait que l’affaire éclate au grand jour.

C’est pour cette raison qu’elle a consigné toute l’histoire dans un livre « Médiator – Combien de morts » sorti 6 mois après le retrait du médicament.

Depuis, elle a du se défendre devant le tribunal, attaquée par Servier (qui trouvait que « Combien de morts » quand même, c’était un peu fort) et écumer les plateaux télé et les interviews journalistiques pour la promotion de son livre. Mais cette notoriété soudaine ne lui a pas tourné la tête. C’est une femme toute simple qui ne veut surtout pas qu’on lui dise que son attitude a été héroïque, qui sitôt la bataille terminée est retournée à sa vie brestoise auprès de ses patients et de sa famille.

Merci à vous Docteur !

 

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David Servan Schreiber

Qui ne connait pas David Servan Schreiber, médecin, chercheur en neurosciences, fils très médiatique du célèbre Jean Jacques Servan Schreiber, journaliste et homme politique, fondateur de l’Express ?

Si son activité de médecin bénévole en Irak en 1991, au Guatemala, au Kurdistan, en Inde et au Kosovo, si son rôle de fondateur de la branche américaine de Médecins sans Frontières (Doctors Without Borders qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 1999) sont restés méconnus, c’est surtout par la publication de son 1er ouvrage « Guérir » qu’il se fait connaitre en France. Il y développe l’intérêt des méthodes naturelles dans le processus de guérison concernant le stress, l’anxiété et la dépression.

Si David Servan Schreiber parle si bien de la maladie, ce n’est pas seulement parce qu’il est médecin mais parce qu’il l’éprouve lui même : il combat un cancer du cerveau diagnostiqué en 1992. Il raconte son parcours dans « Anticancer », paru en 2007. Bien entendu, il n’y est pas question, ainsi qu’il le dit dans une interview au Nouvel Obs en 2004, de « promettre l’immortalité par la méthode Coué » mais simplement de rappeler que « des études nombreuses et solides établissent que les malades qui ont réglé des traumatismes anciens, qui savent contrôler leurs émotions et garder le goût de vivre, optimisent leurs chances de guérison. Ils vivent statistiquement plus longtemps et dans une meilleure condition physique (…) parce qu’ils donnent à leur système immunitaire toutes les armes (…) dans la lutte contre les bactéries, les virus, les allergènes et les cellules cancéreuses. Notre organisme est totalement imbriqué avec notre psychisme, et il est aberrant de prétendre soigner les problèmes du premier en mettant le second entre parenthèses ».

Pour lui, médecin avant tout, il était essentiel de pouvoir dire oui à la médecine conventionnelle sans pour autant dire non aux médecines douces . L’approche qu’il préconisait a fait ses preuves, sur lui en 1er lieu. Qui aurait parié sur une rémission de 20 ans avec une tumeur au cerveau telle que la sienne ? Il voulait « créer du lien », donner du sens, « partager ce qui a du prix ».

La maladie et ses conséquences avaient fait de David Servan Schreiber un homme attentif aux autres et aux cadeaux de l’existence qui nous laisse un bel exemple du mariage heureux de la science pure et de l’humanisme.

(D’après Les Cahiers de la Bio Energie n°47)

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