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3 Ingrédients Incontournables pour vous débarrasser de la Déprime Saisonnière

Pour de nombreuses personnes, l’automne, ainsi que le passage à l’heure d’hiver, sont vécues comme une épreuve. La température baisse, la luminosité aussi, il va falloir patienter quelques mois avant de pouvoir à nouveau profiter de la lumière du jour matin et soir. Pour certaines, ils marquent même le début d’une longue période de morosité et de tristesse qui ne prendra fin qu’au printemps…

Dans ce dernier cas, on parle de Dépression Saisonnière ou plus précisément de Trouble Affectif Saisonnier, TAF en français (Saesonal Affective Disorder soit SAD pour les anglo-saxons). Cette difficulté se manifeste par une tristesse permanente, une perte d’intérêt pour quoi que ce soit, une irritabilité, des troubles du sommeil (plus souvent une hypersomnie que l’inverse), une perte ou un gain de poids, une boulimie ou une perte d’appétit, dans les cas les plus graves des pensées suicidaires.

Comment ce phénomène s’explique t’il et quelles sont les solutions pour y faire face ?

1 – LES CAUSES

Même si  le mécanisme de la Dépression Saisonnière est encore mal connu, une explication commence à apparaitre mettant en cause la luminosité.

La présence de la lumière captée par la rétine est transmise à l’hypothalamus, qui joue le rôle d’horloge interne générant la rythmicité des fonctions biologiques. Lorsque la luminosité baisse, l’hypothalamus transmet l’ordre à l’épiphyse de secréter la mélatonine, autrement appelée « hormone du sommeil ». Son taux plasmatique commence à s’élever en fin de journée, atteint son pic en milieu de nuit, puis diminue et reste très faible dans la journée (Even, 2001 ; Pandi-Perumal, 2007).

Comment fabrique t'on la mélatonine ?

Comment fabrique t’on la mélatonine ?

 

Or, chez les patients atteints de SAD, on note un retard dans la sécrétion de mélatonine pendant la nuit. Des chercheurs ont prouvé que la période de sécrétion de mélatonine chez ces patients est augmentée pendant l’Hiver par rapport à celle de l’Eté. La mélatonine ayant un rôle important sur l’humeur et la vitalité et provoquant une hypersomnie puisque c’est l’hormone du sommeil, l’insatisfaction de ce besoin accru en repos se traduit par une irritabilité quotidienne, une fatigue constante, une baisse considérable de la libido.

En d’autres termes, lorsqu’on est atteint de Déprime Saisonnière, on est en état de somnolence prolongé, avec sa cohorte de symptômes induits :

  • Fatigue
  • Manque d’appétit ou au contraire besoin de manger augmenté
  • Manque d’intérêt pour les choses
  • Irritabilité
  • Baisse des facultés cognitives (concentration, mémorisation etc.)
  • Désordres émotionnels : dévalorisation, culpabilité, envies suicidaires

 

On ne sait pas encore véritablement pour quelles raisons, mais l’origine lumineuse des Troubles Saisonniers semble bel et bien établie.

2 – LES SOLUTIONS

LA LUMINOTHERAPIE

Il s’agirait donc de leurrer la rétine en lui faisant croire à une exposition lumineuse identique (ou presque) à l’exposition estivale.

Chacun a déjà entendu parler de la luminothérapie, largement pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

 

C’est en effet un début de solution et il existe nombre de lampes de luminothérapie dont je vous livre ci-dessous mes 2 préférées à prix convenable :

Lampe de luminothérapie médicale Klarstein 3MC

Lampe à lumière du jour Beurer TL60

Evidemment, vous en trouverez de plus perfectionnées, de plus onéreuses aussi, mais celles-ci ont l’avantage d’être facilement transportables (pratiques pour aller de la cuisine à la salle de bain le matin, ou à mettre dans la valise pour emmener sur le lieu de vacances) et d’excellente qualité, c’est tout ce qu’on leur demande.

La Luminothérapie est naturelle et indolore, et a fait ses preuves. Il ne faut donc pas s’en priver.

Pensez évidemment aussi à la marche à la lumière du jour le matin, simple et efficace.

LE SAFRAN

Complément indispensable à la luminothérapie, on trouvera en phytothérapie un actif extrêmement efficace pour lutter contre cette Dépression Saisonnière : le Safran.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

 

En effet, le Crocus Sativus (puisque c’est son nom savant), est un antidépresseur naturel. Il est utilisé de manière empirique depuis l’antiquité pour aider au bien-être mental  puisqu’on avait remarqué que le Safran apportait joie, gaieté et sérénité.

Mais depuis une quinzaine d’années, différentes analyses (CTMAS en 2015, SAMDD en 2013 etc.) réalisées dans les règles de l’art, en double aveugle, ont montré que le Safran utilisée conjointement avec un antidépresseur ou  seul dans les cas de dépression légères à modérées, améliorait de façon très significative l’état psychologique des patients sans leur infliger d’ effets secondaires (dysfonctionnement sexuel, prise de poids, perte de mémoire, nausées, somnolence etc.).

L’étude HAEOC réalisée en 2005 consistait même à faire prendre à des patients, soit du safran à la dose de 30 mg par  jour,  soit un antidépresseur classique à base de fluoxétine, plus connu sous le nom de Prozac. La détermination du stade et de l’évolution  de la dépression s’est faite par le biais de l’échelle HDRS (échelle de dépression de Hamilton). Ce test est l’un des plus utilisé par les professionnels de santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement de la dépression. A l’issue de l’étude, soit après 6 semaines de traitement, les chercheurs ont pu constater que les patients ayant  pris le safran ont bénéficié d’une amélioration de leur état psychologique de façon comparable au groupe traité avec l’antidépresseur, sans les effets secondaires du médicament.

La supplémentation  en Safran est donc une solution incontournable et vous trouverez pléthore de produits à base « d’or rouge » sur le marché. Cependant, attention au choix de votre complément alimentaire : beaucoup affichent une concentration insuffisante en safranal ou en crocine (les molécules actives du Safran) en raison du prix faramineux de l’épice. On rapporte même des cas de falsification dans lesquels le curcuma remplaçait le Safran dans les gélules…

Comme toujours, n’hésitez pas à me demander avant d’acheter vos compléments alimentaires, j’ai des adresses de confiance.

Quant aux rumeurs de toxicité, soyez tranquille, il n’en est rien, c’est la colchique d’automne (autrement appelée Safran des Prés ou Colchicum Automnale) qui est concernée.

LA REFLEXOLOGIE

Evidemment, vous n’oublierez pas la Réflexologie pour compléter votre « ordonnance anti-blues hivernal ». En effet, elle favorise la sécrétion d’endorphines et de augmente la production naturelle de sérotonine.

Or, cette dernière joue un rôle de premier ordre dans l’apparition des troubles de l’humeur. Petit cours de physiologie pour mieux comprendre…

La sérotonine est un neuromédiateur cérébral, autrement dit : un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

 

Les recherches actuelles montrent que les désordres psychiques des personnes déprimées sont liés à un dysfonctionnement de leurs circuits serotoninergiques, qui entraine une carence de sérotonine.

En situation normale, il y a toujours un peu plus de sérotonine  libérée dans l’espace synaptique que nécessaire. Il y a donc un système d’économie qui se met en place et qui permet de recapter cette sérotonine afin qu’elle ne soit pas perdue. Cependant chez les patients dépressifs,  en manque de sérotonine, on bloque cette recapture  par les médicaments anti-dépresseurs de la classe des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine) afin de stimuler plus longtemps le neurone d’aval.

La Réflexologie, comme tous  les massages de manière générale, a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine. Sur un plan physiologique, les massages sont un moyen efficace de réduire la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui a pour effet de réduire la production de sérotonine. Quand la production de cortisol est ralentie, voire inhibée, notre cerveau se trouve dans un état de production de sérotonine optimal.

Mais de manière plus spécifique, le(la) Réflexologue saura stimuler les zones réflexes appropriées pour inciter une sécrétion accrue du précieux neurotransmetteur et ainsi être plus rapidement et durablement efficace.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

 

Si en plus, vous avez affaire à un(une) Réflexologue Holistique qui vous permet de vous débarrasser des conflits émotionnels qui peut être vous ont conduit à être plus sensibles à cette baisse de lumière et cette entrée dans la « morte saison », alors ce sera tout bénéfice. Et vous devriez attendre le printemps, le sourire aux lèvres…

Pour compléter, allez relire ces articles qui vous aideront à passer un hiver en pleine forme :

 

Et comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous, j’aime avoir votre avis…

Mes remerciements au Dr Jean-Marc VISY, Neurologue, ancien interne des hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, Assistant des Hôpitaux, Attaché au CHU de Reims et Hopital Lariboisière à Paris, pour son éclairage dans le fonctionnement des mécanismes sérotoninergiques

Infographie : Ma Réflexologie

Chers lecteurs et lectrices, ce mois-ci et voulant céder à la mode des Infographies, je vous ai conçu un « modèle » du genre… Laissez-moi vous dire que je suis plus efficace de mes 10 doigts sur vos pieds que sur un clavier !

Le joli dessin que voilà m’a demandé des heures de réalisation pour un résultat qui ne me satisfait guère… Mais qui a le mérite d’exister. Alors cliquez sur le schéma pour le lire plus à l’aise, et à vous pour les commentaires ci-dessous.

Capture Infographie

Médecine Traditionnelle Chinoise : l’Hiver


hiver
Nous voilà en hiver. Du point de vue de notre calendrier occidental, nous n’y sommes pas encore, mais dans notre tête et selon le calendrier chinois c’est bel et bien l’hiver. En effet, selon l’Energétique Traditionnelle Chinoise, l’année se découpe comme suit :

–          Le printemps de mi février à fin avril

–          L’été de mi mai à fin juillet

–          L’automne de mi août à fin octobre

–          L’hiver de mi novembre à fin janvier

Et entre chaque saison allez-vous me dire ? Et bien, il y a l’intersaison… Ce qui donne l’année suivante :

–          Le printemps de mi février à fin avril

–          Intersaison 15 jours début mai

–          L’été de mi mai à fin juillet

–          Intersaison 15 jours début août

–          L’automne de mi août à fin octobre

–          Intersaison 15 jours début novembre

–          L’hiver de mi novembre à fin janvier

–          Intersaison 15 jours début février

La Roue des Energies Simplifiée

Je ne précise pas de dates fixes parce que l’Energétique Chinoise est une  pratique empirique, basée essentiellement sur l’observation de la nature et de l’être humain, et l’on sait bien que dans la nature les événements sont  liés entre eux avec une grande logique qui n’est pas toujours celle du calendrier.

J’aime cette notion « d’intersaison » parce qu’il est juste de penser que la nature ne bascule pas d’un état à l’autre brusquement mais qu’il y a toujours une période de transition entre deux états. Un peu comme l’eau ne gèle pas en un instant mais se cristallise petit à petit, de la même manière qu’un coureur qui passe la ligne d’arrivée ne s’arrête pas net mais ralentit sa course puis marche sur quelques mètres avant de stopper.

Vous l’aurez compris, la MTC (Médecine Traditionnelle Chinoise) est avant tout une école de bon sens. Et nous sommes donc entrés depuis un mois maintenant dans l’hiver…

 

L'Hiver en MTC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Peu de personnes aiment cette saison, froide, pendant laquelle la lumière baisse et qui laisse les arbres dénudés. On se sent fatigué, ralenti, on a parfois une baisse de moral. Il est vrai que selon les chinois cette saison est associée à la mort et à la peur mais c’est aussi la saison qui précède le printemps et la renaissance. Celle pendant laquelle la nature se repose avant de repartir, celle pendant laquelle la graine enfouie dans la terre germe pour mieux refleurir.

Il nous faut adopter cette vision des choses et faire de l’hiver une phase de repos avant le retour à l’activité du printemps. Comme les animaux dans la nature, nous devons dormir plus et nous tenir au chaud. N’hésitons donc pas à ralentir nos activités, et à privilégier les moments au calme, l’intériorisation et la méditation. En MTC, cette période s’appelle « le Grand Yin » parce que les nuits y sont plus longues que les jours (Yin signifiant « ombre » et Yang « lumière »).

Lecture Repos

 

L’élément associé à l’hiver en MTC est l’Eau et l’organe qui lui correspond est le Rein (ou plus exactement le couple Rein-Vessie), c’est donc lui que nous devons chouchouter durant cette saison. Le Rein doit se renforcer tout au long de l’hiver, un peu comme les nappes phréatiques se reconstituent pour être suffisamment approvisionnées en été. Par ailleurs, veillez à toujours couvrir cette région de votre corps, ayez en tête le costume traditionnel asiatique (kimono ou hakama) et son fameux Obi, cette ceinture large qui protège la région lombaire, vous ne devez jamais avoir froid aux reins, pas de pantalon taille basse par pitié.

Thé de Noël

Côté alimentation, il faut aussi s’adapter à la saison. Exit les excès de crudités qui comme leur nom l’indique sont rafraîchissantes, stop aux jus de fruits frais et autres agrumes qui conviennent aux habitants des latitudes qui les voient pousser. En hiver, on privilégiera les cuissons lentes, vapeur, à l’étouffée. Les fruits de chez nous cuits doucement (pommes, poires en compote), les champignons, les courges, les châtaignes (devenez locavores, http://locavores.fr/, c’est une bonne habitude à prendre, la nature fournit ce qui est bon pour nous au bon moment), les épices (cannelle, gingembre, girofle, cardamome, badiane, poivre, hum le bon thé de Noël), les légumes racines (carottes, navets, radis noirs etc), les fruits secs, les produits de la mer, les choux, les légumineuses. On mange un peu plus salé en hiver, mais toujours sans excès.

 

Et en Réflexologie ?

Alors que vous êtes confortablement installé(e) sous une couverture douillette dans un Cabinet bien chauffé, le(la) Réflexologue stimulera le couple Rein-Vessie, harmonisera leur énergie par des mouvements adaptés, sachant que le rein est un organe, Yin, et la vessie une entraille, Yang. En médecine chinoise, l’antidote de la peur étant le courage, il(elle) en profitera pour stimuler le point 1 du méridien du Rein, seul point d’acupuncture situé sous le pied, appelé « Source Jaillissante » ou encore «Grand Point du Courage ». Il(elle) concevra une séance permettant de renforcer l’énergie globale de la loge Eau.

Vous serez ravi(e) d’apprendre que l’on trouve dans cette loge en Energétique Traditionnelle Chinoise les oreilles (tiens, l’hiver n’est-elle pas la saison du silence par excellence ?), les glandes surrénales (responsables de la gestion du stress, tiens, tiens), les organes génitaux, les cheveux, dents et os mais encore le cerveau et les endocrines. Vous prendrez votre rendez-vous préférentiellement entre 15 heures et 19 heures, qui sont les heures favorables au couple Rein-Vessie.

Le(la) Réflexologue vous donnera aussi des conseils de thérapies complémentaires telles que les bains hyperthermiques (si votre santé vous le permet bien sûr), les bains aux algues (pensez à Alg-Essences du Dr Valnet, un bonheur), la prise de sérum de Quinton hypertonique. Il(elle) vous expliquera aussi qu’en plus de n’avoir jamais froid aux reins, vous ne devez jamais avoir froid aux pieds, le méridien du Rein y prenant naissance et celui de la Vessie y ayant son point d’arrivée.

Il est impératif de ne pas laisser perdurer une dysharmonie hivernale qui, sans quoi, se prolongerait au printemps et pourrait nuire à toute l’année suivante. Ce n’est pas pour rien que l’expression « avoir les reins solides » est synonyme d’une grande force, tant physique que mentale. Alors si vous vous sentez particulièrement épuisé en ce moment, ou si au contraire vous êtes spécialement euphorique et téméraire, prenez rendez-vous pour votre séance de Réflexologie « spéciale Hiver ».

Et comme toujours, faites-moi part de vos remarques en commentant ci-dessous…

Nouveau : Allez visiter ma Boutique sur ce blog (onglet en haut à droite), dans laquelle vous trouverez les thé de Noël, le Sérum de Quinton, L’Alg Essence de chez Cosbionat et une sélection de livres et de disques

 

 

 

Peut-on guérir par la pensée ? La preuve par 3 de l’intérêt des approches holistiques

C’est le thème du numéro 1153 de Sciences et Vie de ce mois-ci et c’est éminemment intéressant parce que cela fait longtemps que nous autres, patriciens des « professions de santé non conventionnelles », le disons. Le dossier de Science et Vie (15 pages, excusez du peu) commence par cette phrase : « Les neuroscientifiques en ont désormais la preuve : l’esprit possède le pouvoir de soigner le corps ! ». Ouf ! Si c’est Science et Vie qui le dit et si les neuroscientifiques en ont la preuve, tous les espoirs sont permis…

L’article de S&V s’appuie sur des études très sérieuses menées par des chercheurs dans 3 domaines : la Méditation de pleine conscience, le Neurofeedback et l’effet Placebo.

La Méditation

Cette pratique, qui est rentrée à l’Hôpital (Sainte Anne, NDLR) sous la houlette de Christophe ANDRE, et pour laquelle un DU vient d’être mis en place à Strasbourg, a largement fait ses preuves. On sait aujourd’hui que, à condition d’être pratiquée quotidiennement, elle reconfigure le cortex préfrontal en opérant des modifications morphologiques et fonctionnelles dans le cerveau. En l’occurrence les cortex frontaux, pariétaux et cingulaires sont épaissis chez les méditants, tandis que le rôle de l’amygdale est diminué. Enfin, les zones activées par le processus douloureux sont déconnectées.

Méditation

Tout ceci est clairement visible à l’IRM et se confirme dans différentes études menées à l’Université du Wisconsin en 2003, à l’Université de Montréal en 2009, au Centre de l’Addiction et de la Santé Mentale à Toronto en 2010, au Centre d’Imagerie Biomédicale du Massachussets en 2012, et dans lesquelles les méditants ont toujours eu de meilleurs résultats que le reste des participants. Ainsi, ils supportent mieux la douleur, ont une meilleure réponse immunitaire, une meilleure gestion du stress, moins de rechutes en cas d’épisodes dépressifs.

L’effet Placebo

Ce processus qui consiste en un mieux-être, voire des bénéfices thérapeutiques réels chez un patient pourtant soumis à un composé inerte en lieu et place d’une substance active, est le moins facile à prévoir tant il dépend de la perception et du ressenti du patient. Cependant, quand il se produit, le cerveau fabrique des molécules concrètes semblables à celles qu’aurait provoquées le médicament.

Placebo

Ainsi, on peut voir le cerveau d’une personne sous analgésique placebo, fabriquer des opioïdes dont l’action est similaire à la morphine (étude conduite en 2002 au Karonlinka Institute de Stockolm). De même, sous IRM et après 6 semaines sous placebo, des patients dépressifs avaient activé les mêmes aires cérébrales que les patients sous Fluoxetine, (médicament antidépresseur de la classe des AINS, type Prozac). On peut encore citer cette étude réalisée en 2009 à l’Université de Duisburg en Allemagne qui avait montré que le placebo réduisait la réaction allergique.

 

Le Neurofeedback

Le Neurofeedback consiste à visualiser l’activité de son propre cerveau sous électroencéphalogramme ou sous IRM de manière à constater les effets, bénéfiques ou non, de certaines pensées, souvenirs, émotions, mouvements ou autres états mentaux. On peut ainsi déterminer et cibler, ce qui est bon pour une région déterminée de notre cerveau.

Biofeedback

Dans ce domaine également les recherches se multiplient, ainsi une étude de 2005 à l’Université de Stanford a montré que le Neurofeedback permettait de contrôler l’aire cérébrale de perception de la douleur, depuis 1999 on sait que cette pratique permet de réduire les crises d’épilepsie, en 2011 à Bangor au Pays de Galles une étude a montré qu’elle augmentait la motricité chez les parkinsoniens.

La Réflexologie ou la fusion du corps et de l’esprit

En bref, voilà la preuve faite que le corps et l’esprit sont intimement liés, et cela renforce l’intérêt des thérapies holistiques telles que la Réflexologie. En effet, cette dernière soulage le corps en ayant accès, via l’arc réflexe, à l’ensemble des organes et des systèmes qui le compose, mais elle prend également en compte le mental, les émotions, les conflits, le psychisme. Parce que je m’escrime à le dire, rien ne sert de régler une difficulté physique sans considérer la cause (qui peut être émotionnelle), de même que gérer le conflit psychique ne suffit pas toujours à réparer le corps…

Réflexologie

Par exemple, lorsque quelqu’un vient me voir en se plaignant de douleurs dorsales chroniques (et une fois écartées les causes posturales, discales etc), je vais à la fois soulager les tensions qui existent au niveau physique en agissant sur les zones réflexes correspondantes mais aussi chercher à comprendre ce qui se passe au niveau émotionnel. Très souvent, la détente induite par la séance, le soulagement d’avoir exprimé des difficultés non exprimées jusque là, une nouvelle approche du problème, combinées à mon action sur le pied permettent d’aller mieux.

Et si l’on comprend le principe de la somatisation (relire à ce sujet l’article http://reflexologieetpratiquesnaturelles.com/la-reflexologie/pourquoi-et-comment-somatisons-nous/ sur ce blog), et si l’on accepte l’idée que l’esprit puisse être à l’origine de certains de nos maux « physiques », alors on comprend que l’esprit puisse aussi être efficace au plan de la guérison. Et si l’on conçoit que l’esprit puisse réparer le corps, on conçoit également qu’il puisse être pathogène à certains moments.

C’est donc une excellente nouvelle que ce dossier de Science et Vie qui vient accréditer, de façon scientifique, ma vision de l’approche de la maladie.

Bien entendu, comme toujours, ces approches ne sont pas une « alternatives » à la prise en charge médicale, mais un extraordinaire complément. Si vous souffrez d’une pathologie aigue, il faudra voir votre médecin mais pensez à d’autres approches pour tout ce qui est chronique, là où la médecine traditionnelle reste dans réponse, et en accompagnement de votre traitement allopathique bien sûr.

En complément de cet article et de la lecture du S&V n°1153, vous pouvez écouter le podcast de France Culture : http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4711798

Comment la Réflexologie peut-elle vous aider à maîtriser votre poids ?

Plutôt que de parler de « poids », je devrais d’ailleurs parler de « morphologie », puisque tout le monde sait maintenant que le poids est une donnée extrêmement variable d’un individu à l’autre, même à taille égale chez deux personnes du même sexe. Mais par convention, nous emploierons cette terminologie de « perte de poids » pour parler d’amaigrissement.

Comment Perdre du Poids accompagné par la Réflexologie ?

On me demande souvent si la Réflexologie peut aider à maigrir… Au début, je répondais par l’affirmative en omettant de préciser que la prise en charge « réflexologique » s’inscrit dans une démarche globale (réglage alimentaire, activité physique, bien-être émotionnel etc) et n’a que peu d’effets de manière isolée. Je faisais donc des déçu(e)s qui continuaient à manger de manière anarchique, ne faisaient pas de sport, vivaient dans un état de stress énorme, venaient faire des séances de Réflexologie et… ne perdaient bien entendu pas de poids. Alors, même si ça va sans le dire, disons-le tout de même : Oui, la Réflexologie est très efficace dans une démarche de recherche de perte de poids en accompagnement d’une hygiène de vie raisonnée.

Dans ce cadre, votre Réflexologue s’assurera avec vous que la perte de poids est un objectif personnel (et non dicté par l’entourage) et vous demandera de vérifier avec votre médecin que le surpoids n’est pas dû à un problème de santé (hypothyroïdie, diabète etc) ou à un traitement médicamenteux (psychotropes, corticothérapie etc). Une fois ces vérifications faites, il (elle) adaptera des séances au cours desquelles il (elle) stimulera des zones réflexes spécifiques en fonction de votre besoin : tube digestif, système nerveux, sphère hépatique, système lymphatique, émonctoires ou autres.

Bien entendu, au cours des séances, un(e) bon(ne) Réflexologue fera avec vous le tour complet de votre démarche :

Activité sportive

Activité physique : laquelle ? A quel rythme ? Tempérament sportif ou non ?

Alimentation : répartition et composition des repas ? Suivi par un(e) nutritionniste ou diététicien(ne) ? Choix des aliments ? Appétit ? Addictions alimentaires ?

Etat émotionnel et psychique : ancienneté et historique du surpoids ? Éventuels chocs émotionnels ? Situation nerveuse actuelle ?

Sommeil : Insomnie ? Réveils nocturnes ? Qualité de la récupération ?

Autres approches : calendrier lunaire, chrononutrition, drainage lymphatique, aromathérapie…

Transit intestinal et équilibre du microbiote

Compléments alimentaires

Dans ce cadre, et hormis cause médicale, vous ne pouvez que retrouver votre poids de forme, dans de bonnes conditions. Et vous pourrez dire que la Réflexologie vous a bien aidé.

Réflexo Perte de Poids

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter cet article de l’excellent site La Nutrition.fr, site du journaliste scientifique Thierry Souccar.

Par contre, vous vous méfierez des promesses du type « Perdez 15 kg en 2 mois » ou « Dites Adieu vos rondeurs en dormant » et vous ne dépenserez pas de fortunes en appareils miracles ou en crèmes anti-capitons. Prenez plutôt rendez-vous avec votre Réflexologue, vous perdrez des kilos et gagnerez en bien-être et en confiance en vous. Et puis, vous vous débarrasserez en prime des éventuels symptômes associés à la surcharge pondérale : mal de dos, ronflements (et donc mauvais sommeil), infertilité, hypercholestérolémie, problèmes articulaires, essoufflement etc.

Et comme toujours, vous me laisserez vos remarques ci-dessous…

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (2ème Partie)

Voici le deuxième opus de mon cycle sur la Méditation. Mais avant tout, petit rappel du 1er article :
1 – Méditer c’est s’arrêter
2 – Méditer c’est vivre l’instant présent
3 – Respirer pour lâcher-prise
4 – Méditer c’est prendre de la distance avec ses pensées

Si vous vous êtes entrainé régulièrement, vous savez maintenant vous poser quelques minutes (1), vous avez pris conscience qu’il est nécessaire dans la démarche méditative d’être ici et maintenant (2), vous avez expérimenté l’aide de la respiration comme « coach en lâcher-prise » (3). Revenons juste sur « prendre de la distance avec ses pensées »…

Je vous avais expliqué qu’il n’était pas question de refuser, ou de nier ses pensées négatives. Christophe André dit même que les pensées négatives font partie de « l’écosystème de la pensée ». Rappelons-nous qu’un écosystème est l’unité de base, que les éléments qui le composent s’équilibrent afin de former un tout, énergétiquement et matériellement viable. Inutile donc de ne vouloir que des pensées positives. Cependant, il faut être capable d’identifier les pensées négatives en tant que telles. En d’autres termes, si je trouve que mon voisin est un parfait imbécile, c’est ma vérité mais pas celle de tous. Je ne rejette pas cette pensée, elle fait partie de mes sentiments mais je la regarde en tant que telle : un ressenti, et non pas un fait avéré. Un exemple très intéressant est celui de la peur de l’échec. On a tous en tête l’exemple de quelqu’un qui craint de ne pas réussir. Il est totalement inefficace de lui répéter : « mais non, tu ne vas pas échouer, tu le sais bien ». On sait également qu’il est totalement vain que la personne ne se répète : « je n’ai pas peur, je n’ai pas peur » (toutes mes excuses à Monsieur Coué et sa célèbre « méthode »). Il est beaucoup plus productif d’accepter l’idée : « c’est un fait, j’ai peur de l’échec et je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour l’éviter ». La méditation devrait être conseillée comme antidote au trac à tous les étudiants en période d’examens…

Le tumulte de nos émotions altère notre lucidité, nous rend moins clairvoyants et selon la pensée bouddhiste, la manière dont nous percevons la réalité est directement responsable de notre bien-être et de nos souffrances. En méditant, je renonce à : juger, filtrer, retenir, attendre. Les choses sont ce qu’elles sont, je les accepte telles qu’elles sont, j’arrête un instant de combattre. Je « suis », tout simplement. Christophe André explique qu’il faut quitter le « faire » pour « l’être ».

Je lui empreinte d’ailleurs cette métaphore que je trouve très intéressante : « Lorsque vous marchez dans l’eau sur un sol sablonneux, de petits nuages de sable se soulèvent. Vous voulez que l’eau autour de vos pieds redevienne claire ? Vous savez qu’il est inutile de vouloir aplatir les nuages de sable avec vos pieds ou vos mains : vous ne ferez qu’en soulever d’autres. Et plus vous essaierez, plus (…) l’eau sera trouble. Pas d’autre solution que de vous arrêter, de permettre aux nuages de sable d’être là et d’attendre qu’ils ne retombent ».

Vous voici donc plus à l’aide avec l’acceptation de vos émotions négatives.

En faisant cet exercice régulièrement, vous serez susceptible de développer « une intelligence méditative ». On devient capable de souplesse mentale et d’acceptation (attention : acceptation ne veut pas dire résignation), contrairement aux personnes toujours stressées dont la lucidité est modifiée. Cette capacité devient comme une seconde nature, ne demande plus d’efforts, certains parlent de sagesse.

Pour faciliter les séances de méditation, il convient au quotidien d’élargir sa conscience (Buddha dit joliment : « développer un esprit vaste comme l’espace »). Pour cela, il faut être tolérant, ouvert, voir de l’extraordinaire dans toute chose, être sensible à la beauté du monde, dire « il me semble » plutôt que « c’est comme çà », apprécier l’instant (même sortir la poubelle, quelle chance ce peut être, demandez à une personne en fauteuil roulant ce qu’elle donnerait pour descendre les 4 étages d’escalier avec la poubelle au bout du bras)… Et puis, entre deux séances de méditation (au cours desquelles je vous le rappelle il faut s’arrêter), on avance. Au quotidien, on ne reste pas à ruminer, on ne se coupe pas du monde, on progresse pas à pas. Quoiqu’il arrive, on reste en lien avec les autres. Même quand tout va mal, donnez-vous une chance de vivre un moment heureux, plutôt que de rester enfermé avec l’oreiller sur la tête. C’est tout cela l’intelligence méditative.

Qui plus est, l’apaisement de l’esprit est « antalgique » pour les douleurs physiques alors ça vaut vraiment le coup d’essayer, même quand on a mal nulle part (mieux vaut prévenir que guérir). C’est prouvé, ceux qui méditent ont un seuil de résistance à la douleur supérieur et on constate un taux de rechute moindre chez les méditants atteints de pathologies chroniques. On connait par ailleurs de manière très concrète l’influence positive de la méditation sur la plasticité neuronale. Alors, n’hésitez plus !

Thich Nhat Hanh

Je laisse au moine bouddhiste THICH NHAT HANH le mot de la fin : « La méditation n’est pas une évasion mais une rencontre sereine avec la réalité » et vous souhaite de « rencontrer sereinement la réalité » au cours de ce long weekend du mois de mai.

J'oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis

J’oubliais : vous êtes maintenant assez aguérri pour méditer assis


A très bientôt pour le troisième et dernier article de ce cycle « Méditation », et comme toujours laissez-moi vos commentaires ci-dessous…

Pourquoi et comment drainer son Foie au printemps ?

Drainage du foie
Si vous êtes intéressé par les approches naturelles de santé, vous avez forcément déjà entendu cet adage : « Au Printemps, on draine son Foie ». Oui mais pourquoi ? On ne fait bien que ce que l’on comprend… Alors petite revue de bataillon de notre sphère hépatique.
Notre Foie, avec ses 500 fonctions métaboliques différentes, travaille toujours énormément et d’autant plus en hiver. En effet, on peut classer en 3 grands items son rôle :
1 – DETOXINATION
2 – STOCKAGE
3 – PRODUCTION
Et vous allez voir que dans les 3 cas, son travail est renforcé à la saison froide, ce qui explique qu’il arrive fatigué à la belle saison.

1 – DETOXINATION

Le foie a un rôle crucial dans l’élimination des substances qui peuvent être nuisibles pour l’organisme et en particulier les aliments, les médicaments, l’alcool, les solvants, les pesticides et les métaux lourds…. Or les solvants, les pesticides, les métaux lourds sont présents toute l’année dans notre environnement, mais nous nous aérons moins l’hiver, la maison est moins ouverte, nous subissons plus la pollution. Et que dire des médicaments dont la consommation est accrue pendant la saison froide (antibiotiques, corticoïdes mais aussi antidépresseurs pour ceux dont la baisse de luminosité est synonyme de tristesse), et des aliments et de l’alcool dont les excès ne sont plus un secret pendant la période des fêtes de fin d’année. Et je ne parle là que des toxines « exogènes », c’est-à-dire celles qui sont d’origine externes à notre organisme. Mais si l’on y ajoute les « endogènes » (produites par l’organisme lui-même) : histamine, adrénaline, hormones, on comprend aisément que notre foie a fort à faire.

2 – STOCKAGE

Le foie stocke les sucres sous forme de glycogène. En effet, le glucose qui provient de la dégradation des différentes formes de sucres (fructose, lactose, etc.) est le carburant principal des cellules. Mais les sucres qui parviennent au foie n’ont pas tous besoin d’être envoyés immédiatement aux autres organes, parfois nous consommons beaucoup plus de sucre que nous n’en avons besoin. Il est donc stocké pour être mis à disposition de l’organisme à la demande. Le foie est le seul organe à la fois hypoglycémiant et hyperglycémiant.
Le foie s’occupe aussi du métabolisme des lipides, les acides gras sont transformés en molécules lipidiques complexes (les fameux triglycérides) afin de les stocker dans les adipocytes (cellules graisseuses). Il synthétise ou dégrade le cholestérol qui est précurseur d’hormones et participe à la construction des membranes des cellules. Le foie est aussi capable de stocker des vitamines liposolubles.
Il se trouve que l’on mange plus gras et plus sucré l’hiver, c’est prouvé, donc sur ce point le foie est plus sollicité.
Le foie participe enfin au métabolisme des protéines en stockant et synthétisant les Acides Aminés.
Le foie stocke enfin le fer sous forme de ferritine mais dans ce domaine, point de saisonnalité.

3 – PRODUCTION

Le foie fabrique :

– L’urée qui est un moyen d’éliminer l’ammoniaque toxique provenant de la dégradation des protéines. Cette urée, non toxique, sera éliminée dans les urines.
– Les facteurs de la coagulation : ce sont des protéines complexes prêtes à réagir les unes sur les autres en cas de plaie pour participer à la formation du caillot.
– La bile
– L’hémoglobine
– Le cholestérol : nous avons parlé plus haut du cholestérol exogène (celui qui vient de l’alimentation) mais il faut savoir que notre foie fabrique 70 % du cholestérol présent dans notre organisme. Il ne s’agit pas de la quantité de graisses ingérées mais de leur qualité, selon que ce sont de « bonnes » ou de « mauvaises » graisses. Dans la nourriture, les sources de «mauvais» cholestérol se retrouvent uniquement dans les produits d’origine animale riches en acides gras saturés. Il n’y en a pas dans les fruits, les légumes, les huiles végétales. Les poissons en contiennent très peu. Et puis, il y a aussi un certain nombre de médicaments susceptibles d’augmenter la cholestérolémie :
• Contraceptif oral ;
• Certains Traitements Hormonaux Substitutifs de la ménopause (THS) ;
• Certains bêtabloquants ;
• Certains diurétiques thiazidiques ;
• Les rétinoïdes utilisés dans le traitement de l’acné ;
• Les corticoïdes.

Voilà résumées les fonctions du Foie et vous comprenez que s’il faut en prendre soin toute l’année, c’est le cas particulièrement après l’hiver et sa cohorte de repas trop riches, ses cures de médicaments, la sédentarité qui le caractérise. Maintenant, comment faire ?

LA PHYTOTHERAPIE A VISEE HEPATIQUE

Tout le monde connait l’intérêt pour la sphère hépatique, mais sans savoir pourquoi, du pissenlit, de l’artichaut, du radis noir, du chardon-marie, de la fumeterre, citons encore le desmodium, plante herbacée africaine à visée hépatique, ou le boldo.
Pissenlits
– le Pissenlit contient de l’inuline participant à la réduction des taux de lipides sanguins (au cours de plusieurs essais effectués sur des sujets dont les taux de lipides sanguins étaient élevés, les résultats ont été prometteurs, notamment pour les taux de triglycérides sanguins), de la choline précurseur de l’acétylcholine, un neurotransmetteur qui joue un rôle particulièrement important dans le contrôle musculaire et la mémoire mais qui sert aussi à la synthèse de la lécithine (ou phosphatidylcholine), un constituant indispensable des membranes cellulaires et un composant de la bile qui favorise la digestion des lipides. Il est diurétique donc favorise l’élimination rénale en complément du nettoyage hépatique
l’Artichaut contient de la cynarine qui réduit le taux de cholestérol sanguin, allégeant ainsi le travail du Foie, est cholagogue (facilite l’évacuation de la bile vers l’intestin) et cholérétique (favorise la sécrétion de la bile par le foie)
Artichaut
le Radis noir est riche en substances qui activent certains enzymes permettant de détoxifier le foie et en Raphanine, agent antibactérien, antiviral et antifongique
Radis Noir
le chardon-marie contient de la silymarine qui agit de façon directe sur les hépatocytes, rendant plus difficile l’absorption de toxines, stimulant leur élimination et favorisant la régénération du tissu hépatique
Chardon marie
la fumeterre contient le fameux acide fumarique utilisé dans certains traitements du psoriasis ou de la Sclérose en Plaques, parce qu’il protège les cellules
– les principes actifs du desmodium sont des alcaloïdes d’isoquinoline, des flavonoïdes et de nombreux autres constituants connus sous le nom de soyasaponines permettant d’entretenir une bonne perméabilité membranaire
le boldo est riche en boldine, alcaloïde contenu dans ses feuilles et connu depuis longtemps pour ses propriétés cholagogues et hépato-protectrices (qui n’a jamais entendu parler de la fameuse Oxyboldine ? A noter que le Maalox Digestions Difficiles en contient aussi)

Vous savez maintenant pourquoi tous les bons complexes phytothérapiques pour le foie contiennent ces plantes reines, pourquoi on vous conseille des ampoules de radis noir ou une cure de desmodium…

Mais attention ! S’il y a des problèmes hépatiques déclarés (calculs biliaires, hépatite etc), on demandera expressément conseil à son médecin et/ou au pharmacien

LA REFLEXOLOGIE

Bien entendu, il est d’une grande utilité de faire appel à la Réflexologie dans ces périodes de drainage et de nettoyage. En effet, il est bon d’aider le corps dans son processus d’élimination afin que les toxines « trouvent plus rapidement la sortie ». Et puis, au niveau émotionnel, l’élimination organique des substances toxiques s’accompagne souvent d’une élimination de pensées polluantes elles aussi. De plus, le stress est extrêmement nocif pour le Foie en augmentant la quantité d’adrénaline et autres hormones dans le sang, il sera donc nécessaire plus que jamais de réguler votre état nerveux. C’est pourquoi, il est bon de se faire accompagner par un(e) thérapeute qualifié(e) qui vous permettra d’y voir plus clair rapidement et de faire du printemps, comme pour la nature, la saison du renouveau. Quelques séances suffiront à vous permettre sur pied (pardonnez le jeu de mots) et à retrouver rapidement une belle énergie.

Séance de Réflexologie

Maintenant que vous savez comment fonctionne votre Foie et pourquoi il faut lui administrer une petite cure de jouvence à cette saison, je vous laisse aller chercher ou commander vos compléments alimentaires (bien entendu, pendant la cure, vous tâcherez de ne pas surcharger votre alimentation) et prendre vos rendez-vous auprès de votre Réflexologue préféré(e).

Comme toujours, laissez-moi vos remarques, suggestions, questions ci-dessous…

LA MÉDITATION : UNE PRATIQUE HOLISTIQUE (1ère Partie)

Peut être vous habituez-vous à mon style quelque peu didactique et avez-vous deviné que j’allais commencer par définir ce qu’est la Méditation. En effet, le terme est galvaudé et employé à tort et à travers ces derniers temps. D’ailleurs, une recherche Google du terme « méditation » donne… 144 000 000 résultats ! C’est dire, et je ne parle que des résultats sur le web francophone.

Certains vous diront que méditer c’est « se connecter à son Soi intérieur » tandis que d’autres vous proposeront la définition non moins limpide « porter son attention sur un certain objet de pensée » et vous vous direz que c’est trop compliqué pour vous, que vous n’êtes pas « fait » pour la méditation. J’ai moi-même eu la même réaction pendant des années, me disant que cette obscure pratique spirituelle devait être réservée à une élite de moines bouddhistes ou à une frange d’illuminés obsessionnels. Mais comme dit la publicité « ça c’était avant »… Avant que je ne prenne connaissance de la définition de Christophe André qui dit simplement « Méditer c’est s’arrêter ». Voilà qui est simple… Alors « s’arrêter de quoi ? » diront certains. Et bien s’arrêter de tout « de faire, de remuer, de s’agiter » dit encore Christophe André dans son ouvrage sur la méditation de pleine conscience intitulé « Méditer, jour après jour », pour finir par, y compris, s’arrêter de penser.

Méditation

Au départ, il suffit de s’asseoir (oui de s’asseoir et non de s’allonger, mais aux personnes qui viennent me voir en Réflexologie et auxquelles je recommande la méditation, « j’autorise » la station allongée au début) et de fermer les yeux. Le but étant de faire taire le vacarme de votre esprit, de lâcher prise. Bien entendu, j’en entends déjà dire : « c’est facile alors ». Et bien, ce n’est pas si simple parce qu’au départ, comme nous ne sommes pas habitués à nous arrêter, nos pensées prennent rapidement le dessus. Très vite la liste des courses, la réunion avec le boss ou le rendez-vous à prendre chez le pédiatre s’imposent, et je ne parle pas des ruminations diverses et variées, et notre séance de Méditation se meut en bilan de la journée ou préparation de celle à venir, alors que Méditer c’est justement « Vivre l’instant présent ».

Il n’est pas question de nier le passé ou le futur, il faut juste libérer un instant notre esprit encombré. Un peu comme lorsqu’on porte un sac lourd à bout de bras et qu’on le pose quelques secondes avant de reprendre notre marche. Donc, au départ on arrête de bouger et de parler, et petit à petit on arrête de penser. Et je vous entends à nouveau vous exclamer : « mais c’est impossible de s’arrêter de penser !!! ». Si, tout à fait, c’est possible, mais cela demande de l’entrainement. Nous en avons tous fait l’expérience un jour ou l’autre où nous nous sommes entendus dire : « j’ai la tête vide ». Sauf que, en général, c’est lorsque nous sommes épuisés. C’est cet état qu’il faut être capable de recréer en pleine conscience.

Pour cela, nous avons une alliée, une experte du lâcher-prise, c’est la respiration. D’abord parce que respirer est de manière archaïque notre premier lâcher-prise, rappelons-nous que c’est ce que nous faisons en premier en arrivant au monde après le traumatisme de la naissance : nous prenons notre respiration. Parce que de manière réflexe aussi, notre respiration évolue de concert avec le SNV (notre fameux Système Nerveux Végétatif), saccadée lorsque l’Orthosympathique est activé, longue et lente lorsque c’est le Parasympathique qui domine. Et surtout parce que en se concentrant sur notre souffle, on est « Ici et Maintenant » et l’on ne se laisse pas parasiter par nos pensées. C’est une des raisons pour laquelle je termine parfois une séance de Réflexologie par ce que j’appelle « un exercice de respiration » qui laisse en général la personne dans un état de relaxation intense. Pour commencer à méditer donc, on s’arrête, on ferme les yeux et on respire…

Bien entendu, inévitablement, au bout d’un petit moment, on lâche sa respiration et on se laisse happer à nouveau par le flot de nos pensées, c’est normal. Alors on revient à sa respiration, on se concentre : inspiration-expiration, le souffle qui pénètre dans mon organisme puis qui en ressort… Jusqu’à la prochaine incartade de notre mental qui s’impose à nouveau. C’est un véritable entrainement, une sorte de « fractionné », les adeptes du running me comprendront. Au départ, on ne médite pas (on ne « s’arrête pas ») 30 minutes d’affilée, mais quelques minutes, puis de plus en plus longtemps. Jusqu’au jour où grâce à une pratique régulière et de l’entrainement, on identifie les pensées qui se présentent mais on ne les suit pas, on ne les subit pas, on ne leur obéit pas. Et c’est véritablement un bonheur que de ne plus être esclave de son mental. Combien de personnes en séance me disent comme une souffrance : « ma tête ne s’arrête jamais »… Et comme elles tirent un immense bénéfice de cette liberté retrouvée grâce à la méditation.

Je veux tout de suite apporter une précision : méditer n’est pas « refuser ses pensées » mais plutôt « prendre de la distance avec elles ». Lorsqu’on est dominé par son mental en permanence, on n’est plus objectif, on « EST » ses pensées. Alors que la méditation permet de prendre conscience que nos pensées ne sont que des pensées, pas forcément la réalité. En d’autres termes, je pense que « tout va mal » ne veut pas dire que « tout va mal » réellement, j’ai le sentiment que « untel ne m’apprécie pas » n’est pas forcément le reflet de la réalité, c’est ce que je ressens. La méditation, en nous permettant de nous dissocier de notre mental, permet de ne plus se laisser piéger par lui. La méditation favorise la lucidité. Et si j’aime tant la médiation c’est que, une fois encore, le corps et l’esprit travaillent ensemble. C’est même, comme en Réflexologie, le corps qui facilite les choses pour l’esprit, puisque la méditation est un arrêt du corps qui induit un arrêt des pensées et une meilleure maitrise émotionnelle. Et comme l’esprit est reconnaissant d’être libéré du joug du Mental, à son tour, il libère le corps des tensions, des douleurs, des symptômes de toutes sortes qu’il avait emmagasiné. Alors, envie de méditer ?

Cet article est le premier d’un cycle sur le vaste sujet de la Méditation. En attendant la parution du prochain, et si cet article vous a donné envie de vous y mettre, je vous propose de commencer en appliquant les conseils suivants :
– Asseyez-vous dans un endroit calme (mais ce peut être aussi 5 mn dans votre voiture en attendant un rendez-vous)
– Eteignez votre portable
– Fermez les yeux
– Prenez conscience de votre respiration
– Lorsque vos pensées vous emmènent hors de votre respiration, revenez-y tranquillement sans culpabiliser
– Ne vous imposez aucun objectif ni qualitatif, ni quantitatif
– Ayez une certaine régularité dans votre pratique

Bien entendu, vous pouvez aussi venir au Cabinet et me demander de finir la séance par une méditation guidée qui sera un excellent tremplin pour démarrer. Si vous avez envie d’aller plus loin, je vous recommande la lecture du livre de Christophe André « Méditer, jour après jour » (lien ci-dessous) et d’autres que vous trouverez dans mon store dans la colonne de droite.

Et comme ce blog a un an ce mois-ci, j’offre une remise de 10 € sur la séance (soit une séance à 35 € au lieu de 45) à tous ceux qui mettent un commentaire à cet article au mois de février.

Le Blog de la Réflexologie et des Pratiques Naturelles a 1 an

Le Blog de la Réflexologie et des Pratiques Naturelles a 1 an

Le Dentifrice, autopsie d’un empoisonneur

C’est ma récente participation à un séminaire sur la dentisterie holistique qui m’a donné envie de vous parler du dentifrice. Je vous entends déjà dire derrière votre écran d’ordinateur : « Quel rapport entre la Réflexologie et la dentisterie ??? » et bien détrompez-vous, une dent pas ou mal soignée peut engendrer des douleurs à distance, des problèmes de posture (par délatéralisation de la mastication), des problèmes d’ATM (Articulation Temporo Mandibulaire). Un matériau utilisé en bouche peut entrainer des intolérances, un foyer infectieux bucco dentaire peut rejaillir plus loin dans l’organisme. C’était donc la raison de mon intérêt pour ce sujet, pour être toujours mieux à même d’aider les personnes qui viennent me consulter en Réflexologie. Et c’est donc à cette occasion que j’ai pris connaissance de la composition du dentifrice, cette substance que nous nous mettons quotidiennement dans la bouche.

Ainsi donc, un dentifrice comprend en moyenne une dizaine d’ingrédients que je vous propose de détailler (attention, enfilez votre blouse de chimiste) :

Des agents humectants

Vous l’aurez deviné, ils ont pour rôle de conférer à la pâte sa fluidité et éviter son durcissement. On y trouve

  • Le Sorbitol : à la fois  humidifiant et épaississant. Déconseillé en cas de grossesse ou d’allaitement
  • Le Glycérol : ayant meilleur goût que le Sorbitol, il le remplace souvent. On le trouve dans de nombreux produits cosmétiques mais c’est aussi un des principaux composants de la nitroglycérine (explosif) et du propylene-glycol (anti-gel)

Des agents polissants

Pas pour apprendre la politesse aux dents non, pour éliminer la plaque dentaire, le tartre et les éventuelles tâches et colorations.  Ici, on aura

  • La Silice
  • Le Bicarbonate de Soude
  • Du Polyethylène ou du Pyrophosphate de Calcium issus de la pétrochimie

Des agents moussants

Aussi appelés tensioactifs, ils aident au lavage des dents et dégraissent.

  • Dans cette catégorie, le grand gagnant est le Lauryl Sulfate de Sodium : il n’est plus utilisé dans les savons et shampoing car trop agressif et desséchant pour la peau, mais encore dans les lavage-auto, les liquides vaisselles, les lessives… et les dentifrices ! S’il vous donne des aphtes, ce n’est pas étonnant.

Des épaississants

Pour donner de la consistance à la pâte, issus des végétaux pour la plupart.

  • Cellulose
  • Carraghénates
  • Alginates

Du Fluor

Officiellement pour renforcer l’émail et prévenir la carie dentaire. Si l’on en croit les statistiques de l’OMS, le Fluor ne serait pas utile, il serait même dangereux pour la santé. Mais  comme il est très volatile, après quelques minutes, il n’y a plus du tout de Fluor dans le dentifrice. Voici donc  une jolie escroquerie commerciale lorsqu’on vend du dentifrice au Fluor.

Des Antibactériens, antimicrobiens, antiseptiques

  • Ici, c’est le Triclosan qui remporte la palme. Il s’agit d’un composant organochloré susceptible de produire du chloroforme avec le chlore libre présent dans l’eau du robinet, il est cancérigène et perturbateur endocrinien, susceptible de produire une résistance bactérienne aux antibiotiques, bioaccumulable (on en trouve dans l’eau des lacs et des rivières et dans les urines, le sang et le lait maternel).
  • La Chlorhexidine : fortement antibactérienne, elle a l’avantage d’agir longtemps sur les dents et la muqueuse buccale sans pénétrer dans le corps, mais l’usage continu de produits contenant de la chlorhexidine pendant de longues périodes peut tacher les dents, particulièrement sur les restaurations dentaires à base de silicates ou de résines. L’usage prolongé peut aussi altérer le goût.

Des conservateurs

Qui ont pour but d’éviter la prolifération microbienne et la contamination du produit.

  • C’est le domaine des Paraben, entièrement issus de la pétrochimie, dont je ne vous ferai pas l’affront de vous faire le portrait. Tout le monde connait leur toxicité. Mais leur usage ne présente aucun intérêt,  les pâtes dentifrice sont déjà gorgées d’antibactériens, pourquoi y ajouter un conservateur ?

Des agents colorants

 

  • Du Dioxyde de Titane pour la blancheur de la pâte. Les toxicologues craignent qu’il ne traverse les barrières biologiques et vienne s’accumuler dans le cytoplasme cellulaire.
  • Des colorants pour diverses couleurs, certaines très « flashy » sont loin d’être existantes dans la nature.

Des arômes

 

  • Des agents sucrants (saccharine, aspartame, xylitol) : étonnant quand on sait que le sucre est plutôt nocif pour l’hygiène bucco-dentaire
  • Des arômes de pommes ou de bonbons pour les enfants (sans commentaire) : jusqu’à  5 ans, ils absorbent 40 % du dentifrice, avec toutes les bons ingrédients qu’il contient
  • Des essences de menthe ou autres plantes

Voilà, si comme moi à la lecture de cette longue liste de produits, vous êtes écœurés de ce que l’on met sur sa brosse à dents quotidiennement, dans une démarche de soin et de santé bucco-dentaire qui plus est, revoyez la liste des ingrédients contenus dans votre dentifrice.

Méfiez vous aussi des dentifrices fabriqués à l’étranger qui peuvent contenir des composants interdits (rappelez vous du scandale du dentifrice chinois il y a quelques années).

Et ne cédez pas aux sirènes des dentifrices dits « bio », vendus à prix d’or en grande surface. La Vademecum Bio, pour ne citer qu’un exemple, contient entres autres :

  • du Sodium Fluoride à hauteur de 0.32 % quand la concentration maximum autorisée en France est de 0.15 % (interdit au Canada, ndlr)
  • du Sulfate de Sodium utilisé par l’industrie comme détergent, dans le traitement de la pâte à papier, le dégivrage des vitres, le nettoyage des moquettes

Totalement Bio, comme on peut le constater, et vendu 45 % plus cher (comparaison faite par mes soins dans une grande enseigne : 3.28 € le tube contre 2.24 € la même marque non Bio).

J’ai donc littéralement « épluché » les listes d’ingrédients des produits dits « bio » ou naturels. Je ne conseille pas les dentifrices Dr Hauschka qui contiennent du Dioxyde de Titane, du Sorbitol, de l’Acide Citrique. Je trouve décevant que les dentifrices Lavera contiennent du Xylitol (et des colorants dans le gel pour enfants). Même chose pour Melvita et Argiletz. Même le dentifrice ayurvédique au Meswak contient du Sorbitol et du sodium hydroxyde (autrement dit de la Soude). Les dentifrices Cattier de la gamme Dentargil et Dentolis semblent exempts d’ingrédients nocifs ou issus de la pétrochimie, à vérifier toutefois. Lisez attentivement les étiquettes. Seuls, les dentifrices Weleda sont conçus uniquement à base de plantes, d’huiles essentielles et de poudres minérales naturelles, qui permettent de nettoyer efficacement les dents et de lutter contre la plaque dentaire responsable des caries tout en préservant les tissus gingivaux. Vous pouvez visiter leur site http://www.weleda.fr/ qui n’est pas un site marchand  et acheter votre dentifrice en magasins bio ou sur le net.

S’il ne vous viendrait pas à l’idée de vous frictionner les gencives avec de l’antigel, de vous brosser les dents avec du liquide vaisselle ou de donner à vos enfants des perturbateurs endocriniens qui les rendront peut être stériles, souvenez vous que la muqueuse buccale est 2 fois plus perméable que la peau, que malgré le rinçage il n’est pas exclu que nous avalions un peu du produit et que la bouche est l’entrée de notre tube digestif. Et faites vôtre le proverbe espagnol qui dit « Faites attention à vos dents plus qu’à vos diamants »…

Comme toujours, si cet article vous a plu ou si vous avez des remarques, vous me ferez grand plaisir en laissant un commentaire ci-dessous.

Le baiser bientôt remboursé par la Sécurité Sociale ?

C’est un article du magazine « L’Express » récemment publié, et joliment titré « Un bisou pour garder la santé » qui m’a donné envie de vous parler de l’intérêt du baiser et plus largement du Toucher Thérapeutique. En effet, dans cet article, le journaliste reprenait les travaux de Tiffany Field, psychologue et fondatrice du très sérieux Touch Research Institute, à l’université de Médecine de Miami concernant les bienfaits du… bisou.

L’étude révèle ainsi que le baiser (la bise amicale tout autant que le baiser amoureux) favorise la production de sérotonine (hormone impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle Veille-Sommeil, la Douleur, l’Anxiété etc… On l’appelle « hormone de l’humeur », ceux qui viennent me voir au Cabinet la connaissent bien, je leur en parle très régulièrement). Le baiser fortifie le système immunitaire et, étude randomisée à l’appui, a une influence favorable sur le taux de cholestérol, de cortisol et la numération sanguine… Chez le bébé, le bisou stimule la tétée et à plus long terme l’acquisition du langage. Chez l’adulte, il diminue le stress, augmente la confiance en soi et améliore les relations sociales.

Alors, ne nous privons pas, embrassons-nous. Surtout qu’il parait que nous autres gaulois sommes champions toutes catégories dans les embrassades et je ne parle pas là du célèbre French Kiss… mais bien du bisou amical pour se saluer, ou du baiser tendre sur le front du nouveau né. Ici, dans l’hexagone, les spécialistes mondiaux en philamatologie (puisque c’est ainsi que se nomme la science appliquée à l’activité labiale) sont formels, nous nous embrassons plus qu’ailleurs. Alors gardons cette particularité (à défaut de triple A) et prenons soin de notre santé.

Pour celles et ceux d’entres vous qui seraient surpris par les résultats de cette étude, ou qui auraient envie d’aller plus avant dans la compréhension,  j’aimerais apporter quelques explications. En effet, les bienfaits d’un baiser ne sont autres que les bienfaits du toucher de manière générale. Ainsi, on sait depuis très longtemps maintenant que de nos 5 sens, le toucher est le premier sollicité puisque in utéro déjà, bébé se frotte à son environnement, la vue, l’ouie, l’odorat et le goût arrivant ensuite… Au niveau embryologique, la peau a la même origine ectodermique que le tube neural qui donnera plus tard le Système Nerveux Central et les nerfs périphériques. C’est dire si notre peau,  avec ses milliers de récepteurs tactiles connectés au cerveau et à la moelle épinière par plus d’un ½ million de nerfs est vectrice de sensations et conductrice de messages. Je m’appuierai à nouveau sur les travaux du  TRI (Touch Research Institute) qui étudie les effets de le Thérapie par le Toucher (je m’en suis largement servie pour la rédaction de mon mémoire de fin de cycle à l’Ecole de la Métaréflexologie, un jour peut être le mettrai-je en ligne). Ces études montrent par exemple que le massage :

–          Facilite la prise de poids chez les nourrissons prématurés,

–          Diminue la douleur,

–          Apaise les symptômes dépressifs,

–          Renforce la vigilance et la performance

–          Etc…

Si l’on admet que le baiser qui n’est autre qu’un effleurement de la peau, est doté des mêmes vertus qu’un massage à toute petite échelle, on a tout compris des effets relayés par cet article de l’Express passé inaperçu au milieu des actualités négatives que l’on nous distille chaque jour.

Allez, comme dirait Carlos : « Big Bisous »

Comme toujours, si cet article vous fait réagir, merci de commenter ci-dessous… Et votez dans la colonne de droite

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