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Qu’est-ce que le Burn Out et Comment y faire face ?

Partie 2 : Comment éviter le Burn Out ? Que faire lorsqu’il est là ?

(Relire la Partie 1 ici)

1 – Le Concept du CD

Pour ne pas tomber dans le piège du stress permanent, j’aime expliquer qu’il est judicieux de voir notre vie comme un CD : nous n’avons prise que sur l’équivalent du centre du CD et subissons le reste (la gravure, l’espace où se trouve la musique). Loin de voir cet état de fait comme une dépossession de la maitrise de notre vie, il faut au contraire le percevoir comme une libération : « je me concentre sur ce sur quoi je peux agir, le reste ne m’appartient pas, je n’y puis rien ».

Voir la vie comme un CD, nous n’avons prise que sur le centre

Concrètement : « je me lève à l’heure, je pars à temps de la maison, les bouchons sur la route je n’y peux absolument rien donc je ne me stresse pas », arrivé au bureau « j’ai préparé ma présentation pour la réunion, j’ai pensé à la sauvegarder sur une clé, mon ordinateur lâche, je suis calme, ce n’est pas ma faute », à la maison le soir « j’avais tout prévu pour la sortie sportive de mon ado, il a oublié son sac avec ses affaires, il a reçu une punition, c’est son problème, il apprend de la vie, cela ne m’empêchera pas de dormir ».

Non seulement en agissant ainsi :

  • on laisse la possibilité aux autres de prendre leurs responsabilités (et c’est juste, vivre avec quelqu’un qui gère tout, qui maitrise tout, c’est épuisant et empêche d’avancer)
  • on ne passe pas pour quelqu’un de stressé et stressant
  • on vit mieux soi-même

2 – Le Cerveau tri-Unique

L’évolution nous a doté de 3 couches de cerveau :

  • le cerveau reptilien : notre cerveau archaïque, c’est lui qui gère la réponse au stress (voir à ce sujet mon article d’avril 2012 : ici )
  • le cerveau limbique qui gère les émotions et la mémoire
  • et enfin, le néo-cortex qui traite le raisonnement logique et le langage

Lorsqu’un évènement stressant (ou identifié comme tel) se produit, c’est notre cerveau reptilien qui intervient en déclenchant la réponse de fuite ou de combat et toute la cohorte de réactions physiologiques dont nous avons parlé dans la 1ère partie.

Il faudrait que nous fassions traiter cet évènement par le cortex, afin que nous puissions raisonner et peut-être même verbaliser, et lui apporter la réponse qu’il mérite.

Exemple : « Mon client annule sa commande, ai-je besoin d’alimenter mon cœur et mes muscles en sang frais ? Ai-je besoin d’un apport de sucre dans le sang pour avoir le tonus nécessaire à la fuite ou au combat ? Suis-je en danger de mort ? »

Cette prise de conscience du fait que nous n’apportons pas la juste réponse au stress n’est pas simple, mais elle est nécessaire et elle est terriblement efficace. Cela s’apprend.

3 – La Réflexologie

La Réflexologie peut vous y aider.

Elle réduit de manière significative le taux d’adrénaline, de cortisol et de vasopressine tandis qu’elle augmente la sécrétion d’ocytocine, de dopamine et d’endorphine qui agissent sur le système parasympathique pour un relâchement physiologique.On constate notamment une amélioration :

  • de la respiration
  • du rythme cardiaque
  • du sommeil
  • du transit intestinal
  • de la glycémie

Sur le plan psychologique, elle favorise le lâcher-prise, la relaxation, la disparition des tensions nerveuses, de la colère et de l’anxiété.

Et si en plus vous consultez un.e Réflexologue holistique, un.e véritable professionnel.le de la Gestion du Stress, alors vous pourrez également verbaliser (mettre des mots afin de solliciter votre néocortex plutôt que votre cerveau reptilien). Apprendre à gérer ce stress plutôt que de le subir.

Pour apprendre à gérer votre Stress, consulter un.e Réflexologue Holistique

En séance, je répartis les moments d’échanges et de « travail » durant lesquels je fournis des clés et des outils pour appréhender de manière harmonieuse les moments difficiles avec les séquences de lâcher-prise total pendant lesquelles l’esprit est déconnecté.

Je ne crois pas trop, quand il s’agit de stress chronique voire de burn-out, à des séances totalement en silence qui agiraient à votre insu et durant lesquelles le cerveau continuerait à fonctionner tandis que l’on vous masserait les pieds. Le vrai professionnel de la Gestion du Stress, non seulement vous permettra de repartir détendu, mais également vous apprendra à terme, à vous passer de lui.

4 – Et si le Burn Out est déjà là ?

Premièrement : se reposer

Vous l’avez compris en lisant la 1ère partie de cet article (ici), vous êtes physiquement et biologiquement épuisé. Il vous faut donc impérativement vous reposer et réparer votre corps. Vous allez donc dormir, passer des journées entières à ne rien faire, guérir, panser vos plaies. Inspirez-vous de la vie animale, et réfugiez-vous dans votre tanière comme l’animal blessé. Rien ne sert de vouloir aller trop vite, vous en êtes incapable physiquement.

Et puis, petit à petit, vous aurez envie de vous mettre à lire, puis regarder des films ou des documentaires, puis enfin sortir prendre l’air, puis faire un peu d’activité physique, et voir des proches. Faites-vous confiance, cela dépendra de vos capacités de récupération et de l’intensité de l’épuisement, mais cela arrivera. Votre instinct de survie vous impose un repos total mais il saura aussi vous indiquer quand il sera bon pour vous de reprendre vie.

Deuxièmement : comprendre

Lorsque vous en serez capable, et lorsque vous en aurez envie, il faudra analyser ce qui s’est passé, l’accepter et faire en sorte que cela n’arrive plus. Pour ce faire, vous irez rencontrer un tiers qui vous y aidera. Évidemment, je milite pour ma pratique qui prend en compte le corps et l’esprit. Comme je l’écrivais plus haut, j’ai du mal à penser que l’on progresse en silence en recevant un massage ou grâce à des incantations ou que sais-je encore. Mais à vous de juger. Je crois que la parole est libératrice et parfois thérapeutique.

Les approches holistiques s’apparentent aux TCC ou Thérapies Cognitives Comportementales, dans lesquelles la personne est « active » et échange avec le praticien tandis que ce dernier lui propose des techniques, astuces, et solutions pour aller mieux. C’est du moins la Réflexologie que je pratique dans les cas de Burn Out.

Et enfin : reprendre une vie normale

Et au bout du tunnel, il y a la lumière comme toujours et vous vous relèverez, plus fort qu’avant, avec cette meilleure connaissance de vous-même et cette inestimable maitrise de la gestion du stress.

A condition que vous ayez rencontré un.e bon.ne Réflexologue holistique 🙂

Reprendre une vie normale après un Burn Out

En espérant que cet article (partie 1 et 2) voua aura éclairé sur le Burn Out, ses causes et ses solutions, j’attends vos remarques, vos commentaires et vos expériences ci-dessous…

Et comme toujours n’hésitez pas à aller jeter un oeil sur mes sites reflexologiereims et emmanuellecossuformation

Qu’est-ce que le Burn Out et comment y faire face ?

Burn Out

Partie 1 : Comment le Stress conduit au Burn Out

Burn Out, ce mot « valise » tellement présent dans notre quotidien sans que l’on sache vraiment de quoi il retourne, méritait bien un article.

La définition couramment retenue serait celle « d’un épuisement mental, émotionnel et physique dans lequel les mécanismes d’adaptation se consument sous l’effet de tensions subies dans le cadre du travail ». Cette dernière partie m’interpelle parce que je vois aussi actuellement apparaitre des Burn Out familiaux… voire conjugaux. Nous retiendrons donc ici la définition d’épuisement mental, émotionnel et physique dans lequel les mécanismes d’adaptation se consument et deviennent inopérants.

Burn Out
Epuisement mental, émotionnel et physique dans lequel les mécanismes d’adaptation se consument et deviennent inopérants

Phase 1 : Le Stress Aigu et/ou Isolé

Dans les toutes premières secondes de la survenue d’un évènement stressant (la réponse adaptative de l’organisme est extrêmement rapide), se produit une décharge de catécholamines (adrénaline et noradrénaline) qui provoque :

  • une vasoconstriction des vaisseaux périphériques pour réserver le flux sanguin aux organes principaux (cœur, poumons, cerveau)
  • une augmentation de la tension artérielle et une accélération du cœur
  • une oxygénation accrue des organes et des muscles


Au sein du système nerveux central se manifestent deux phénomènes physiologiques fondamentaux :

  • concentration de l’attention
  • augmentation de la vigilance.

Ces phénomènes physiologiques permettent la fuite ou la lutte. Et ceci quel que soit l’évènement stressant : factuel ou émotionnel, physique ou psychique, universel ou relatif (une agression sur la voie publique qui nécessite en effet la fuite ou la lutte, ou un conflit verbal, une urgence professionnelle, un retard à un rendez-vous important).

Les conséquences physiologiques immédiates du Stress seront donc :

  1. augmentation de la fréquence cardiaque
  2. augmentation de la fréquence respiratoire
  3. dilatation des vaisseaux des muscles
  4. constriction des vaisseaux de la peau
  5. augmentation de la transpiration
  6. moindre sensibilité à la douleur (analgésie)
  7. dilatation pupillaire
  8. augmentation du tonus musculaire
  9. diminution du temps de coagulation
  10. mobilisation d’énergie
    • augmentation de captage du sucre par les muscles
    • augmentation du métabolisme du sucre dans le foie
  11. diminution des autres voies consommatrices d’énergie
    • diminution de la digestion
    • diminution de la croissance
    • baisse de l’immunité
    • baisse de la libido

Il n’y a pas de stress sans manifestations biologiques. Il s’agit d’une activation générale de toutes les fonctions réactionnelles de notre corps.

Cette phase dite « d’alarme » dure généralement quelques minutes et n’excède pas une journée car elle est très couteuse en énergie.

Phase 2 : Le Stress s’installe et devient chronique

Si les stresseurs durent ou sont trop intenses, intervient une étape de résistance avec augmentation de la sécrétion de cortisol par la glande corticosurrénale.

Le cortisol joue un rôle essentiel dans l’équilibre du glucose sanguin et la libération de sucre à partir des réserves de l’organisme en réponse à une demande accentuée en énergie. Le cortisol intervient aussi dans le métabolisme des graisses et des protéines. Il joue un rôle d’anti-inflammatoire et participe à l’augmentation de la vigilance et donc la diminution du sommeil. Dans les conditions normales, la sécrétion de cortisol suit un rythme fixe : elle est maximale entre 6 h et 8 h du matin, puis décroît jusqu’au soir où elle est minimale.

En conditions normales…

Si la vie se résume à une suite de crises permanentes, la sécrétion de cortisol devient elle aussi permanente. Et le corps est constamment en alerte : mauvais sommeil, compulsions alimentaires, diminution de la digestion, angoisses, diminution de l’attachement et du désir sexuel. Rappelons-nous que dans cette configuration, l’organisme est prêt à fuir ou à se battre. Et non à se reposer, faire de bon repas, et prévoir de fonder une famille au calme en profitant de la vie.

Phase 3 : L’Épuisement

  • Le Burn In : il apparaît lorsque la personne n’a plus aucune distance avec l’objet de son sur-stress et se met à prendre beaucoup de trop de choses en charge. Sur le plan professionnel, elle va être atteinte de ce que l’on appelle “Workaholisme”, à savoir : se surinvestir dans son travail, avoir une amplitude horaire excessivement étendue, se réveiller la nuit pour travailler, traiter ses mails sur son temps libre etc. On parle même de « présentéisme » pour ces salariés qui ne savent pas rentrer chez eux. Sur le plan familial ou conjugal, la personne en Burn In va se dévouer corps et âme à sa famille ou à son couple, au point de faire beaucoup trop de tâches épuisantes et d’aller au-devant des attentes de son entourage. C’est un peu ce que les soignants appellent le « chant du cygne » sur le plan médical, la personne brûle ses dernières cartouches, n’a plus aucune lucidité, n’entend pas les alertes de son entourage.
  • Le Burn Out : brusquement, tout s’arrête. Les personnes atteintes de Burn Out racontent comment un matin elles ont été incapables de se lever, ou qu’elles se sont soudain trouvées paralysées au volant, incapables de démarrer. Pour le commun des mortels, c’est assez incroyable mais c’est pourtant biologiquement normal. Le sujet n’a plus aucune énergie. Son corps ne répond plus, il est littéralement « en panne », ayant utilisé toutes ses réserves et même au-delà. Et encore ceci n’est-il que sur le plan physique. Sur le plan cognitif, la personne en Burn Out décrit une absence totale d’émotions. Ce qui est normal puisqu’un niveau élevé de glucocorticoïdes interagit négativement sur les performances cognitives. A nouveau, la réponse au stress est destinée à nous permettre de fuir ou de nous battre, pas à réfléchir, ressentir, raisonner, aimer. Cro-Magnon poursuivi par un animal sauvage coure vite mais ne s’extasie pas sur la beauté du paysage, il note tous les signaux de danger sur sa route mais ne voit pas le bel arbre croulant de fruits juteux, il ne ressent pas la fatigue et ne dormira pas tant qu’il n’est pas à l’abri du danger. Et voilà comment en état de sur-stress, on finira par être épuisé par des nuits d’insomnies, ne voyant que le négatif et jamais le positif, courant partout sans jamais s’arrêter. Jusqu’à ce que tout stoppe brusquement d’épuisement.

Dans la 2ème partie de cet article nous verrons comment éviter le Burn Out ou, si c’est trop tard, comment récupérer de cet épuisement extrême. Nous verrons qu’il est possible d’apprendre à gérer son stress. Rendez-vous samedi prochain dans la partie 2 et en attendant, laissez-moi vos commentaires ci-dessous…

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Ho’oponono, ma méthode bien-être au quotidien…

Origine

Le mot vient de l’hawaïen et veut littéralement dire : « remettre les choses en ordre » mais il s’agit surtout d’un rituel conduit par le chaman consistant en ce qu’on appellerait ici une thérapie familiale ou de groupe.

En Polynésie, on estime qu’un mauvais comportement, la colère ou une mauvaise action rendent malade. On a donc tout intérêt à agir correctement ou au moins à demander pardon, tendre vers la réconciliation et vivre en bonne intelligence avec son prochain.

On pense même que nos actes peuvent avoir un effet sur la santé de nos enfants. Cela paraît peut-être un peu ésotérique mais finalement pas si éloigné de la réalité puisqu’on sait qu’un enfant qui grandit dans un environnement serein a une santé plus solide que celui qui évolue dans un contexte conflictuel.

Aujourd’hui, il s’agit d’un art de vivre dont le but premier est de nous permettre de vivre mieux en acceptant les contraintes de la vie.

A la base de cette philosophie : la Responsabilité

Ho’oponopono considère que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. En d’autres termes, il nous appartient à nous seul d’être exaspéré par cet enfant qui hurle dans l’avion (quand d’autres passagers arrivent à dormir malgré le vacarme) ou de voir sa journée gâchée par une mauvaise nouvelle arrivée au courrier (alors que votre conjoint vous jure que finalement ce n’est pas si grave).

Il est évident que cela nous permet d’agir pour supporter mieux la chose et y trouver une solution d’apaisement. En effet, si l’on se sent uniquement victime (de l’énervement causé par cet enfant qui hurle ou de la contrariété générée par le courrier), il nous est impossible de le dépasser. On subit, un point c’est tout. A l’inverse, si l’on admet que c’est notre ressenti, ou notre histoire, ou notre éducation, ou nos croyances etc. qui font que cela nous met mal à l’aise, alors on a une marge de manœuvre. Cela ne veut pas dire que c’est simple, cela signifie juste que c’est possible (de dormir dans l’avion à côté d’un enfant en larmes, ou de balayer du revers de la main une mauvaise nouvelle au courrier). Quel espoir !

Responsabilité ne veut pas dire culpabilité, il ne s’agit pas de se blâmer en se disant : « tout est ma faute, je suis trop sensible ou je ne suis pas capable de… ». Il s’agit simplement de prendre conscience que notre ressenti nous appartient et qu’il n’est pas le seul possible. Qu’il est résultat de notre expérience (les hawaïens disent « nos mémoires ») et que l’on peut changer notre regard sur les choses afin qu’elles nous soient plus douces.

Vous connaissez cette phrase de Einstein « c’est pure folie de faire toujours la même chose en espérant un résultat différent », la loi de Responsabilité Ho’oponopono en est son pendant hawaïen, on ne peut pas changer les choses sans changer soi-même.

1 – Le Conscient (UHANE en hawaïen)

La conscience est définie comme la capacité de se percevoir, de penser, de ressentir, de saisir autrui et le monde. Elle mixe la vision subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité.

La conscience est ce qui caractérise l’être humain qui sait qu’il sait, et qui lui permet de raisonner dans les 3 dimensions de l’espace : largeur, hauteur, profondeur à laquelle on ajoute la dimension temporelle. L’être humain a conscience du passé, du présent et du futur, même s’il rumine souvent le passé et anticipe le futur au lieu de vivre l’instant présent.

Le conscient est incapable de penser à plusieurs choses à la fois même si l’on en a parfois l’impression. Une pensée chasse l’autre et si l’on fait 2 choses en même temps, c’est que l’on fait l’une des 2 sans y penser, sans en être pleinement conscient. Réfléchissez à cela la prochaine fois que vous pianoterez sur votre portable en même temps que vos enfants vous parlent.

Le conscient ne prend ses fonctions chez l’être humain que vers l’âge de 3 ans, avant c’est l’inconscient qui règne en maître, à cela aussi vous penserez lorsque vous vous disputerez avec votre conjoint en présence de votre bébé.

Le conscient dort quand vous dormez, c’est l’inconscient qui veille.

2 – L’Inconscient (UNIHIPILI)

Il est ce qui échappe au conscient. Il est polyvalent et sait faire 1000 choses à la fois : maintenir notre homéostasie (rythme cardiaque, respiration, digestion, glycémie, immunité etc.), faire pousser nos ongles et nos cheveux, renouveler nos cellules mais aussi mémoriser nos émotions, respecter nos habitudes, effectuer sans qu’on y pense des actions routinières.

Sa mission principale est de protéger le conscient. S’il estime qu’une émotion peut blesser le conscient, il lui cachera pour toujours (ce qu’on appelle en psychologie : refouler).

L’inconscient est multi-tâches mais il ne connait que le présent (une parole blessante dans le passé, peut le hanter encore aujourd’hui comme si elle venait d’être prononcée), il ne fait pas la différence entre le réel, le symbolique et le fictif (une personne qui considère son travail comme son « bébé » aura un ressenti aussi douloureux si elle a une difficulté professionnelle que si elle rencontre un problème avec son enfant).

Quand il croit quelque chose, il s’y conforme (si l’on vous a répété toute votre enfance que vous étiez un bon à rien, votre inconscient vous limitera toujours à des tâches de faible envergure).

Enfin, il sait communiquer avec les autres inconscients. C’est ainsi que vous attirez toujours le même genre de personnes. Pensez à la femme battue qui refait sa vie avec un homme qui la battra à nouveau ou l’enfant que l’on a dévalorisé qui, devenu adulte, sera embauché par un employeur qui le traitera comme un incapable.

3 – L’Energie (Aumakua)

Toutes les approches traditionnelles laissent une place au concept d’énergie : le qi en Chine, le Prana en Inde, le Souffle dans la Grèce Antique, et même la Force chez les Jedi ( 😉).

Pour les Hawaïens, c’est Aumakua qui tient cette place. On pourrait le désigner comme l’animal totem, souvent le même pour toute une famille. Dans la tradition hawaïenne, l’animal en question est protégé.

4 – La dimension divine

Les Hawaïens attribuent ce quatrième pilier de la composante humaine à la divinité.

Quelles que soient nos croyances, cette partie nous oblige à l’humilité, comme si quelque chose de plus grand régnait sur le monde. Même si l’on est agnostique, on peut se dire que l’on est une « petite chose » dans l’immensité de l’univers et que le monde ne tourne pas autour de nous mais comme un grand Tout dont nous faisons partie.

5 – La Méthode

Ho’oponopono consiste donc à « nettoyer les mémoires inconscientes ». Mais encore ?

Lorsqu’un fait nous dérange, c’est que cela heurte quelque chose dans notre inconscient.

Reprenons le cas cité plus haut de l’enfant qui hurle dans l’avion. C’est désagréable pour tout le monde mais certains dans la carlingue semblent en faire abstraction (ils ne sont tout de même pas tous sourds) alors que d’autres sont carrément exaspérés. Peut-être que lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants, on interdisait à ces derniers de faire du bruit pour respecter le calme d’autrui. Peut-être que l’éducation des enfants est à l’origine de nombreux conflits dans leur propre couple. Peut-être que cela leur rappelle (inconsciemment bien entendu) une scène vécue lorsqu’ils étaient eux-mêmes nourrissons. Bref, il y a de nombreuses hypothèses. Dans tous les cas, ils sont malheureux et le vol va durer 10 heures…

Ho’oponopono propose de réussir à nous sentir bien malgré ce fait contrariant. Et cela grâce à une formule composée de 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Je sais que vous vous dites que c’est complètement mystique d’une part, mais aussi insensé puisque c’est vous qui êtes dérangé qui devriez prononcer (ou au moins penser) ces 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Et bien, ça fonctionne, je le teste régulièrement et cela s’explique. Si vous êtes un(e) fidèle lecteur(trice) du blog, vous savez que j’aime ce qui est cartésien, et ça l’est finalement. Reprenons tout depuis le début.

  1. Vous êtes responsable de ce malaise (responsable, pas coupable) puisque ces hurlements éveillent chez vous une réaction problématique alors que certains reconnaissent que c’est ennuyeux mais continuent à vaquer à leurs occupations. Ce qui vous arrive est votre histoire. Reconnaissez-le : DESOLE
  2. Consciemment vous êtes exaspéré et tout votre mental est monopolisé par ce dérangement (rappelez-vous : le conscient est mono tâche, vous n’arrivez à penser à rien d’autre même lorsque vous essayez). PARDON de t’imposer (de m’imposer) cela
  3. L’Inconscient vous protège, il refoule ce que pourquoi cela vous dérange autant : MERCI
  4. Votre Energie est impactée, la contrariété est délétère pour votre vitalité (si vous ne faites rien, vous descendrez de l’avion éreinté et à bout de nerfs), elle a bien besoin d’être remontée : JE T’AIME

Nous pouvons refaire l’exemple avec une autre cas de figure : vous avez eu un conflit avec un membre de votre famille lors d’un déjeuner et vous êtes hors de vous :

  1. Ce qui arrive n’appartient qu’à vous, la preuve : autour de la table d’autres n’ont pas ouvert la bouche. Vous avez pensé que vous ne pouviez laisser dire, parce que cela éveillait en vous des choses insupportables mais en rentrant dans le conflit, vous n’avez fait que vous faire plus mal encore. Et cela vous désole : DESOLE
  2. Votre journée est gâchée (celle des autres aussi peut-être), vous ne pensez plus qu’à cette dispute, la maîtresse de maison est en larmes : PARDON (à vous et aux autres)
  3. Vous avez réalisé qu’il se jouait inconsciemment beaucoup de choses pour vous derrière cette parole malheureuse prononcé par un des convives, c’est l’occasion d’une prise de conscience : MERCI
  4. Vous éprouvez de la gratitude envers vous-même d’être capable d’analyser les choses de cette façon, vous êtes plein d’empathie envers vos proches que vous avez embarqués dans ce conflit (stade ultime : vous comprenez que Tata Michelle et ses insultes témoignent d’une grande souffrance, mais on n’en arrive pas là tout de suite) : JE T’AIME

Dans les 2 cas que nous venons de voir, Ho’oponopono intervient quand le mal est fait, mais le graal est évidemment de pratiquer ce rituel dès que vous sentez que quelque chose vous irrite, même si vous ne savez pas de quoi il s’agit. Vous êtes agacé aujourd’hui, vous sentez que tout va mal, n’hésitez pas une seconde.

Vous pouvez même le faire avant de vous endormir, la journée a été mauvaise : DESOLE – PARDON – MERCI – JE T’AIME.

Je sais, j’entends, certains d’entre vous dire : « la journée a été mauvaise et il faudrait encore que je remercie !!! ». Oui, tout à fait, rappelez-vous que l’objectif d’Ho’oponopono est de vous permettre de vous sentir bien malgré les contrariétés. Vous connaissez tous des personnes qui gardent le sourire quels que soient les problèmes qu’elles rencontrent, de ces personnes philosophes qui positivent sans cesse. Vous aimeriez être ainsi ? C’est ce que vous permet Ho’oponopono… Ça vaut le coup de remercier non ?

6 – Des effets spectaculaires

Une plus grande confiance en vous

Vous allez mieux, vous dormez mieux, vous souriez, et tout cela grâce à vous (à Ho’oponopono et à votre volonté de le pratiquer), c’est bon pour l’estime de soi. C’est plus facile d’en vouloir à la terre entière en se plaçant en victime mais vous avez choisi l’autre option : c’est moi qui change et j’arrête de râler. Bravo !

Votre entourage va mieux

Vos enfants auxquels vous renvoyez l’image d’un parent équilibré, épanoui et heureux, avec une belle philosophie de vie.

Vos parents qui cessent de voir en vous un écorché vif, sans cesse en souffrance pour tout et rien.

Votre conjoint qui vit désormais avec quelqu’un qui est serein et heureux.

Vos collègues, vos amis etc.

Votre santé s’améliore

Vous savez combien le stress est néfaste pour votre corps. Puisque vous êtes moins tendu, vos difficultés digestives ou votre mal de dos ou votre transit, ou encore vos nuits, vos allergies, votre eczéma sont moins  problématiques, voire plus du tout…

Pratiquez, essayez, vous m’en direz des nouvelles. Et si vous n’y arrivez pas seul, venez faire quelques séances de Réflexologie ici qui vous aideront à voir les choses autrement.

Avant de conclure, je voudrais vous soumettre une citation dont l’auteur n’est pas véritablement connu : « Haïr l’autre, c’est comme boire un poison en espérant qu’il meure ». Cessez de boire du poison et vivez heureux, c’est tout le mal que je vous souhaite.

Comme d’habitude, j’attends vos commentaires ci-dessous, à vous…

COMMENT ET POURQUOI ACCOMPAGNER LA GROSSESSE AVEC LA REFLEXOLOGIE

(depuis le désir d’enfant jusqu’à la sortie de la Maternité)

Si vous êtes de fidèles lecteurs ou simplement de passage sur ce blog, c’est que vous êtes convaincus de l’apport de cette merveilleuse pratique qu’est la Réflexologie. Pendant la grossesse, c’est moins connu, d’autant que la croyance populaire dit qu’il ne faudrait pas recevoir de séance de Réflexologie au cours de cette période.

Rétablissons la vérité et allons plus loin : une grossesse AVEC Réflexologie est un vrai plus pour Maman, pour Bébé, et même, j’ose le dire pour Papa et tout l’entourage puisque la future maman a plus de chances d’être épanouie, sereine, en un mot : heureuse.

1 – LA PRE-CONCEPTION

Nombreuses sont les femmes qui viennent me voir avec un désir de grossesse non satisfait, et son corollaire : stress et culpabilité. Ma première action sera de les détendre et les apaiser, et dans ce domaine l’efficacité de la Réflexologie n’est plus à démontrer. Tant sur le plan physique (la séance induit une sécrétion d’endorphines – morphine endogène – autrement appelées hormones du bonheur) que sur le plan psychique puisque pendant la séance les personnes peuvent verbaliser ce qui les contrarie.

Enfin, les zones réflexes stimulées par le(la) Réflexologue seront intelligemment choisies en fonction de la problématique.

Idéalement, il serait souhaitable que la future maman vienne faire des séances 6 mois avant de mettre en route une grossesse. Ainsi, nous pourrons aborder le mode de contraception éventuel et les meilleurs moyens de mettre le corps en conditions pour se préparer à la conception. Nous pourrons également repréciser le fonctionnement du cycle ovarien qui varie tellement d’une femme à l’autre. Il peut durer de 24 à 56 jours, cela n’a rien d’anormal, nous sommes simplement toutes différentes, encore faut-il le savoir. L’ovulation peut avoir lieu le 12ème jour comme le 18ème… Et redire que le jour de fertilité maximale n’est PAS le jour de l’ovulation !

Bref, la séance de Réflexologie dans la période précédant la grossesse est une vraie richesse pour la future maman. On pourra y parler Symptothermie (https://bit.ly/2HyASh7 ) pour celles que ça intéresse, je rappelle que ce mode de contraception naturelle est reconnue par l’OMS et a le même indice de PEARL que la pilule contraceptive. On pourra envisager et accompagner un sevrage tabagique. On traquera les perturbateurs endocriniens. On parlera des variations d’humeur au cours du cycle, qui sont aussi un bon indicateur du palier du cycle dans lequel on se trouve.

Le(la) Réflexologue travaillera à stimuler les hormones de la fertilité tout en favorisant la détoxification afin que l’organisme soit dans les meilleures dispositions pour accueillir une grossesse. On complètera par de la Relaxation ou une courte séance de méditation guidée.

Si la grossesse tarde à venir, et en dehors de toute anomalie anatomique ou physiologique, on cherchera le blocage (émotionnel ou autre) qui peut y faire barrage. Je rencontre parfois des explications aussi variées qu’une fausse-couche ou une Interruption Volontaire de Grossesse passées, que la présence d’une HSE (Hyper Sensibilité Electromagnétique) où l’on recommandera de débrancher son lit électrique si c’est le cas, ou d’éloigner les bornes WI-FI mais encore une attente trop forte quant au sexe de l’enfant ou une loyauté familiale…

2 – LA PMA (PROCREATION MEDICALEMENT ASSISTEE) : STIMULATION OVARIENNE, INSEMINATION ARTIFICIELLE, FIV OU ICSI

Dans tous ces cas, je vois des femmes épuisées, physiquement et mentalement, bien avant même de savoir si « cette fois-ci, ça va marcher ». Et je ne peux m’empêcher de me dire que, même si mon souhait pour ces femmes est que leur démarche soit couronnée de succès, on ne se trouve pas dans la situation optimale pour mener une grossesse à terme dans de bonnes conditions.

C’est pourquoi, dans ce parcours semé d’embûches que représente la PMA, la Réflexologie se voudra très douce, relaxante, apaisante, en épargnant bien entendu les zones réflexes de la sphère génitale (c’est en tous cas, comme cela que je pratique) afin de ne pas interférer avec le traitement allopathique. Et l’on gardera un rythme de séances assez rapprochés pour accompagner la femme à chaque étape (avant : l’espoir, pendant : la tension, la concentration, après : la joie ou parfois la déception).

3 – LA GROSSESSE

  • 1er Trimestre

Je ne reçois pas les futures mamans pendant les 3 premiers mois de grossesse. Je sais que certains(es) de mes collègues le font avec de très bons résultats, y compris de grands noms de la Réflexologie mondiale. Mais, en ce qui me concerne, je laisse le corps faire son travail pendant ce 1er trimestre, d’autant plus si nous avons bien travaillé en amont avec la future maman. C’est parfois un peu frustrant pour elles et pour moi lorsque les femmes m’appellent pour m’annoncer la bonne nouvelle mais 3 mois c’est vite passé et je les retrouve ensuite avec grand bonheur.

Et je leur conseille souvent de m’envoyer le futur papa pendant ce temps, on ne soupçonne pas à quel point lui aussi accumule du stress dans cette aventure.

  • 2ème Trimestre

Dans un monde idéal, on ferait une séance de 30 mn par semaine jusqu’à l’accouchement mais cela n’étant pas toujours possible/facile, on privilégiera au moins une séance d’une heure par mois, voire toutes les 3 semaines. On n’allongera jamais la personne sur le dos afin d’éviter l’hypotension orthostatique mais on l’installera confortablement dans un fauteuil semi-incliné.

Le(la) Réflexologue pratiquera des techniques douces pour soutenir le système digestif, l’appareil ostéoarticulaire, aider à l’endormissement, maintenir une bonne oxygénation de l’organisme, drainer le système lymphatique, favoriser une bonne élimination rénale et bien entendu encouragera la détente.

Pendant la séance, si elle le souhaite, la future maman pourra exprimer ses craintes, ses douleurs, ses angoisses puisqu’on sait qu’une difficulté exprimée n’en est déjà presque plus une.

  • 3ème Trimestre

C’est presque déjà la fin du parcours et pourtant il reste encore 3 mois. Les femmes qui viennent me voir oscillent entre impatience d’avoir leur bébé, lassitude de la grossesse et appréhension de l’accouchement. Je les encourage toujours à profiter de l’instant, surtout si c’est une 1ère grossesse et la Réflexologie dans ce cas sera axée sur la relaxation et le lâcher-prise en priorité.

Mais il y a aussi les douleurs dorsales qui apparaissent, dues à la surcharge pondérale, la constipation (on est moins active, et sédentarité et transit font rarement bon ménage), les remontées acides (Bébé prend de la place, l’estomac est comprimé, le cardia ne ferme plus très bien), parfois des problèmes circulatoires (varices, hémorroïdes…), un diabète gestationnel, un masque de grossesse… Bref, ce dernier trimestre n’est pas toujours un long fleuve tranquille et la séance de Réflexologie est alors une véritable parenthèse enchantée. Si tout va bien (et cela arrive aussi heureusement) c’est un moment de calme où Maman et Bébé (oui, oui, il participe aussi) se détendent totalement.

4 – L’ACCOUCHEMENT

En France, le(la) Réflexologue reste à la porte du bloc obstétrical. Sachez qu’en Angleterre (ce n’est tout de même pas si loin), la parturiente peut demander à avoir à ses côtés son(sa) Réflexologue…

Lorsque la grossesse est à terme, et uniquement lorsqu’elle est à terme (soit 9 pleines lunes et 10 jours, ou 39 semaines après les dernières règles), la Réflexologie peut s’avérer très efficace pour accompagner le début du travail.

La Réflexologie permettra à la future maman de partir à la maternité avec un mental positif et un état nerveux approprié.

Un(e) bon(ne) Réflexologue n’interviendra en aucun cas sur des problèmes médicaux (pré-éclampsie, éclampsie, travail prématuré, placenta praevia ou abruptio etc). Il(elle) peut même exiger un accord écrit de l’obstétricien ou de la sage-femme en cas de doute. En ce qui me concerne, je n’interviens qu’avec des femmes dont j’ai suivi la grossesse, jamais à proximité du terme si je ne les connais pas.

5 – APRES L’ACCOUCHEMENT

La période dite « post-natale » ou « puerpérale » va de l’accouchement jusqu’à 6/8 semaines après. L’utérus met 10 jours à reprendre sa place initiale, c’est une période de grands chamboulements pour la jeune maman à tous points de vue (hormonal, anatomique, émotionnel…).

Il faudrait pouvoir faire une séance de Réflexologie dans les 3 jours qui suivent l’accouchement, ce qui permettrait d’optimiser ses effets. Le (la)Réflexologue peut se déplacer à la maternité et être accueilli(e) dans la chambre de la maman, l’équipe soignante ne s’y oppose jamais sauf raison médicale grave.

La jeune maman a souvent envie de raconter le déroulement de son accouchement, c’est extrêmement positif psychologiquement de la laisser s’exprimer à ce sujet, et de l’écouter. Physiquement, la Réflexologie va aider le corps à retrouver un équilibre et un métabolisme normal. Elle peut également favoriser la lactation en cas d’allaitement.

Après le retour à la maison, si maman arrive à laisser bébé à un proche 1 heure ou 2, le fait de s’extraire du tourbillon quotidien pour une séance de Réflexologie est particulièrement bénéfique. Certaines viennent aussi avec bébé paisiblement endormi dans son cosi, d’autres encore lui donnent le sein pendant la séance, tout est possible.

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J’espère que cet article vous aura donné envie de tester la Réflexologie si vous avez un désir d’enfant ou si une grossesse est en route. J’espère aussi qu’il vous aura démontré combien cette approche complémentaire peut être efficace et salutaire pendant cette grande aventure qui consiste à donner la vie. Et toujours avec respect, bienveillance et connaissance, c’est ainsi que je le conçois…

NOTA : Je n’ai pas abordé les huiles essentielles, ces trésors de la nature que j’affectionne tant. Pendant la grossesse, je ne les utilise pas, je ne prends ainsi aucun risque, mes mains et une huile végétale neutre seront déjà d’une grande efficacité.

Pas d’Huile Essentielle pendant la grossesse

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous…

LA RÉFLEXOLOGIE COMME PRÉALABLE A UNE CURE DE VITAMINES

L’été est à peine terminé et vous êtes déjà fatigué. Les prochaines vacances sont loin et de toutes façons elles ne seront pas reposantes (ndlr : les fêtes de fin d’année). Les jours raccourcissent et vous avez parfois un peu de vague à l’âme…

L’été à peine terminé et vous êtes déjà fatigué. Les prochaines vacances sont loin, les jours raccourcissent et vous avez parfois un peu de vague à l’âme…

 

Dans un grand nombre de cas, lorsque l’un ou l’autre de ces événements se produit, voire les 3 en même temps, on se rue à la pharmacie pour acheter un cocktail de vitamines.

La supplémentation aura au mieux un effet placebo : vous ne vous sentirez plus fatigué mais le serez toujours en réalité, voire plus, puisque vous ajouterez à votre métabolisme des substances extérieures à retraiter. Et vous ne ferez que repousser le problème. Au pire, aucun effet notable, et vous viendrez ajouter à votre frustration l’impression d’avoir dépensé de l’argent pour rien, ou créerez une inquiétude quant à votre état général.

Je vais vous expliquer ici pourquoi et comment la Réflexologie peut vous venir en aide à cette période de l’année :

  • Vous n’êtes peut-être pas carencé

Votre fatigue est due à un rythme effréné, à la baisse des températures qui demande à votre organisme des efforts d’adaptation, à la diminution de la luminosité (aller relire mon article sur la déprime saisonnière), au retour du stress professionnel etc.

  • Vous êtes bel et bien carencé

Comme près d’1 habitant sur 2 dans les pays industrialisés, vos apports vitaminiques sont en effet insuffisants (à cause des traitements chimiques, de l’agriculture intensive qui appauvrit les sols, de la pollution) alors que vos besoins sont accrus (stress, tabagisme, âge etc.). Mais votre organisme peine à assimiler cette supplémentation parce qu’il est épuisé et peut être encrassé.

  • Vos compléments alimentaires sont de mauvaise qualité

Vitamines de synthèse, nano particules et gélules composées d’un mélange de gélatine, contenant parfois des colorants, des lubrifiants et autres traitements antibactériens obligent votre tube digestif à un travail de titan pour tenter de tirer le meilleur parti de ces apports (s’il y arrive, au prix d’un effort supplémentaire dont il se serait bien passé).

Dans toutes ces hypothèses, la Réflexologie va vous être d’un grand secours. Reprenons les différents cas de figure évoqués plus haut :

1 – Vous avez un rythme trop élevé, trop de stress, vous êtes juste fatigué

La Réflexologie va vous permettre de faire descendre la pression, prendre du recul et avoir une meilleure récupération.

« Mais je rentre de vacances » allez-vous dire…

« Justement » vous répondrai-je…

Les sportifs le savent bien, rien n’est plus énergivore que le fractionné, ces changements de rythme brutaux qui mettent les muscles et le métabolisme à rude épreuve. C’est un peu ce qui se passe avec les vacances : vous avez été soumis à un rythme soutenu pendant des semaines, puis vous partez 15 jours en vacances durant lesquelles vous levez le pied, puis à nouveau vous redémarrez tambour battant à la rentrée. C’est ce qui explique les baisses de forme quelques temps après le retour de congés d’été.

Les séances de Réflexologie vous aideront à reprendre le rythme en prenant soin de votre organisme. Cela vous parait peut-être une perte de temps dans votre agenda déjà surchargé, mais “qui veut voyager loin, ménage sa monture” dit-on. Cette heure que vous consacrerez à votre santé, vous en fera gagner de précieuses par la suite. Tous les grands leaders vous diront que de prendre un rdv pour soi régulièrement est un facteur de réussite. Pourquoi croyez-vous qu’Oprah Winfrey collabore avec Deepak Chopra à l’enregistrement de programmes de méditation par exemple ?

2 – Il vous faut retrouver une bonne hygiène de vie et refaire le plein de vitamines et minéraux

La Réflexologie va vous aider à détoxiner et à stimuler les organes filtres (les fameux émonctoires : poumon, foie, colon, reins et peau).

En dormant mieux (c’est aussi un des effets des séances), votre métabolisme sera plus efficace et votre cure de « fortifiants » le sera aussi.

Votre système cardio-vasculaire sera également plus efficient, votre système nerveux équilibré, votre système hormonal régulé.

Grâce à la Réflexologie, vous saurez où doivent porter vois efforts

Enfin, la Réflexologie peut vous aider à choisir les compléments alimentaires adaptés à vos besoins (inutile de prendre de la vitamine A, B et E, du zinc pour vos cheveux, ongles et peau si votre système digestif est complètement épuisé et n’assimile plus rien, par exemple). Ou encore, vous voudriez vous supplémenter en Ginko Biloba pour booster votre mémoire que vous trouvez défaillante mais vous souffrez simplement d’un manque de sommeil (ce qui altère les facultés cognitives, on sait). Le(la) Réflexologue vous éclairera sur le besoin réel.

3 – Vous avez besoin de conseils quant à la qualité de compléments alimentaires à choisir

Chacun son métier dit-on, et vous n’êtes pas un(e) spécialiste dans ce domaine. Tout bon(ne) réflexologue se construit une expertise dans le domaine de la santé naturelle, il fait des formations en phytothérapie, lit la presse spécialisée, rencontre et visite les laboratoires, teste lui-même certains produits, écoute les retours des personnes qui viennent le(la) voir, décrypte les étiquettes.

C’est ainsi qu’il m’est arrivé de récupérer dans mon bureau le sachet d’une plante qu’une de mes clientes avait achetée, qui contenait… des métaux lourds ! (photo ci-dessous prise par mes soins)

Des métaux lourds dans des plantes sèches à consommer en tisane

 

Savez-vous également que des nanoparticules de dioxyde de titane (le fameux E171) sont présentes dans les compléments alimentaires de grandes marques au doux nom évocateur de meilleure santé ?

(Lire ici l’article de Que Choisir)

Produits naturels ou industriels ?

Certains laboratoires font subir à vos précieuses vitamines, minéraux et autres oligo-éléments, un traitement industriel que vous ne réserveriez pas à vos fruits et légumes (vive le flash-code, les envois en nombre par transporteurs et autres emballages à la chaîne)

Certaines huiles essentielles (certes vendues à prix défiant toute concurrence) sont coupées avec de l’alcool ou de l‘huile végétale. Lire ici un article édifiant à ce sujet.

Bref, tant qu’à se supplémenter, autant choisir le bon complément. Ainsi, il ne sera pas toujours nécessaire de dépenser beaucoup d’argent, ou de commander auprès d’un fournisseur en particulier mais au moins aurez-vous les « codes » en main.

En conclusion…

Et si vous m’avez bien lue : avant de vous lancer dans un traitement quelconque (de gelée royale ou du meilleur complexe multi-vitaminique du marché), allez voir votre réflexologue et faites une séance-bilan d’automne. C’est le pré-requis indispensable à un hiver réussi.

Et évidemment pour toute fatigue excessive, résistante et inexpliquée, vous irez voir votre médecin.

 

 

 

 

Comme toujours j’attends vos commentaires ci-dessous, vos retours d’expérience, vos questions…

 

 

3 Ingrédients Incontournables pour vous débarrasser de la Déprime Saisonnière

Pour de nombreuses personnes, l’automne, ainsi que le passage à l’heure d’hiver, sont vécues comme une épreuve. La température baisse, la luminosité aussi, il va falloir patienter quelques mois avant de pouvoir à nouveau profiter de la lumière du jour matin et soir. Pour certaines, ils marquent même le début d’une longue période de morosité et de tristesse qui ne prendra fin qu’au printemps…

Dans ce dernier cas, on parle de Dépression Saisonnière ou plus précisément de Trouble Affectif Saisonnier, TAF en français (Saesonal Affective Disorder soit SAD pour les anglo-saxons). Cette difficulté se manifeste par une tristesse permanente, une perte d’intérêt pour quoi que ce soit, une irritabilité, des troubles du sommeil (plus souvent une hypersomnie que l’inverse), une perte ou un gain de poids, une boulimie ou une perte d’appétit, dans les cas les plus graves des pensées suicidaires.

Comment ce phénomène s’explique t’il et quelles sont les solutions pour y faire face ?

1 – LES CAUSES

Même si  le mécanisme de la Dépression Saisonnière est encore mal connu, une explication commence à apparaitre mettant en cause la luminosité.

La présence de la lumière captée par la rétine est transmise à l’hypothalamus, qui joue le rôle d’horloge interne générant la rythmicité des fonctions biologiques. Lorsque la luminosité baisse, l’hypothalamus transmet l’ordre à l’épiphyse de secréter la mélatonine, autrement appelée « hormone du sommeil ». Son taux plasmatique commence à s’élever en fin de journée, atteint son pic en milieu de nuit, puis diminue et reste très faible dans la journée (Even, 2001 ; Pandi-Perumal, 2007).

Comment fabrique t'on la mélatonine ?

Comment fabrique t’on la mélatonine ?

 

Or, chez les patients atteints de SAD, on note un retard dans la sécrétion de mélatonine pendant la nuit. Des chercheurs ont prouvé que la période de sécrétion de mélatonine chez ces patients est augmentée pendant l’Hiver par rapport à celle de l’Eté. La mélatonine ayant un rôle important sur l’humeur et la vitalité et provoquant une hypersomnie puisque c’est l’hormone du sommeil, l’insatisfaction de ce besoin accru en repos se traduit par une irritabilité quotidienne, une fatigue constante, une baisse considérable de la libido.

En d’autres termes, lorsqu’on est atteint de Déprime Saisonnière, on est en état de somnolence prolongé, avec sa cohorte de symptômes induits :

  • Fatigue
  • Manque d’appétit ou au contraire besoin de manger augmenté
  • Manque d’intérêt pour les choses
  • Irritabilité
  • Baisse des facultés cognitives (concentration, mémorisation etc.)
  • Désordres émotionnels : dévalorisation, culpabilité, envies suicidaires

 

On ne sait pas encore véritablement pour quelles raisons, mais l’origine lumineuse des Troubles Saisonniers semble bel et bien établie.

2 – LES SOLUTIONS

LA LUMINOTHERAPIE

Il s’agirait donc de leurrer la rétine en lui faisant croire à une exposition lumineuse identique (ou presque) à l’exposition estivale.

Chacun a déjà entendu parler de la luminothérapie, largement pratiquée dans les pays du nord de l’Europe, qui consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

La luminothérapie consiste à s’exposer quotidiennement à une lumière artificielle blanche, dite « à large spectre », imitant celle du soleil.

 

C’est en effet un début de solution et il existe nombre de lampes de luminothérapie dont je vous livre ci-dessous mes 2 préférées à prix convenable :

Lampe de luminothérapie médicale Klarstein 3MC

Lampe à lumière du jour Beurer TL60

Evidemment, vous en trouverez de plus perfectionnées, de plus onéreuses aussi, mais celles-ci ont l’avantage d’être facilement transportables (pratiques pour aller de la cuisine à la salle de bain le matin, ou à mettre dans la valise pour emmener sur le lieu de vacances) et d’excellente qualité, c’est tout ce qu’on leur demande.

La Luminothérapie est naturelle et indolore, et a fait ses preuves. Il ne faut donc pas s’en priver.

Pensez évidemment aussi à la marche à la lumière du jour le matin, simple et efficace.

LE SAFRAN

Complément indispensable à la luminothérapie, on trouvera en phytothérapie un actif extrêmement efficace pour lutter contre cette Dépression Saisonnière : le Safran.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

Le safran présente des effets antidépresseurs au moins aussi importants que ceux du millepertuis. Mais sans ses inconvénients.

 

En effet, le Crocus Sativus (puisque c’est son nom savant), est un antidépresseur naturel. Il est utilisé de manière empirique depuis l’antiquité pour aider au bien-être mental  puisqu’on avait remarqué que le Safran apportait joie, gaieté et sérénité.

Mais depuis une quinzaine d’années, différentes analyses (CTMAS en 2015, SAMDD en 2013 etc.) réalisées dans les règles de l’art, en double aveugle, ont montré que le Safran utilisée conjointement avec un antidépresseur ou  seul dans les cas de dépression légères à modérées, améliorait de façon très significative l’état psychologique des patients sans leur infliger d’ effets secondaires (dysfonctionnement sexuel, prise de poids, perte de mémoire, nausées, somnolence etc.).

L’étude HAEOC réalisée en 2005 consistait même à faire prendre à des patients, soit du safran à la dose de 30 mg par  jour,  soit un antidépresseur classique à base de fluoxétine, plus connu sous le nom de Prozac. La détermination du stade et de l’évolution  de la dépression s’est faite par le biais de l’échelle HDRS (échelle de dépression de Hamilton). Ce test est l’un des plus utilisé par les professionnels de santé pour évaluer l’évolution des symptômes lors du traitement de la dépression. A l’issue de l’étude, soit après 6 semaines de traitement, les chercheurs ont pu constater que les patients ayant  pris le safran ont bénéficié d’une amélioration de leur état psychologique de façon comparable au groupe traité avec l’antidépresseur, sans les effets secondaires du médicament.

La supplémentation  en Safran est donc une solution incontournable et vous trouverez pléthore de produits à base « d’or rouge » sur le marché. Cependant, attention au choix de votre complément alimentaire : beaucoup affichent une concentration insuffisante en safranal ou en crocine (les molécules actives du Safran) en raison du prix faramineux de l’épice. On rapporte même des cas de falsification dans lesquels le curcuma remplaçait le Safran dans les gélules…

Comme toujours, n’hésitez pas à me demander avant d’acheter vos compléments alimentaires, j’ai des adresses de confiance.

Quant aux rumeurs de toxicité, soyez tranquille, il n’en est rien, c’est la colchique d’automne (autrement appelée Safran des Prés ou Colchicum Automnale) qui est concernée.

LA REFLEXOLOGIE

Evidemment, vous n’oublierez pas la Réflexologie pour compléter votre « ordonnance anti-blues hivernal ». En effet, elle favorise la sécrétion d’endorphines et de augmente la production naturelle de sérotonine.

Or, cette dernière joue un rôle de premier ordre dans l’apparition des troubles de l’humeur. Petit cours de physiologie pour mieux comprendre…

La sérotonine est un neuromédiateur cérébral, autrement dit : un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

Un Neurotransmetteur est un composé chimique libéré par les neurones au niveau de la fente synaptique pour permettre le transport de l’influx nerveux.

 

Les recherches actuelles montrent que les désordres psychiques des personnes déprimées sont liés à un dysfonctionnement de leurs circuits serotoninergiques, qui entraine une carence de sérotonine.

En situation normale, il y a toujours un peu plus de sérotonine  libérée dans l’espace synaptique que nécessaire. Il y a donc un système d’économie qui se met en place et qui permet de recapter cette sérotonine afin qu’elle ne soit pas perdue. Cependant chez les patients dépressifs,  en manque de sérotonine, on bloque cette recapture  par les médicaments anti-dépresseurs de la classe des ISRS (Inhibiteurs Sélectifs de Recapture de la Sérotonine) afin de stimuler plus longtemps le neurone d’aval.

La Réflexologie, comme tous  les massages de manière générale, a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine. Sur un plan physiologique, les massages sont un moyen efficace de réduire la production de l’hormone du stress, le cortisol, qui a pour effet de réduire la production de sérotonine. Quand la production de cortisol est ralentie, voire inhibée, notre cerveau se trouve dans un état de production de sérotonine optimal.

Mais de manière plus spécifique, le(la) Réflexologue saura stimuler les zones réflexes appropriées pour inciter une sécrétion accrue du précieux neurotransmetteur et ainsi être plus rapidement et durablement efficace.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

La Réflexologie a une influence immédiate sur nos niveaux de sérotonine.

 

Si en plus, vous avez affaire à un(une) Réflexologue Holistique qui vous permet de vous débarrasser des conflits émotionnels qui peut être vous ont conduit à être plus sensibles à cette baisse de lumière et cette entrée dans la « morte saison », alors ce sera tout bénéfice. Et vous devriez attendre le printemps, le sourire aux lèvres…

Pour compléter, allez relire ces articles qui vous aideront à passer un hiver en pleine forme :

 

Et comme toujours faites-moi part de vos remarques ci-dessous, j’aime avoir votre avis…

Mes remerciements au Dr Jean-Marc VISY, Neurologue, ancien interne des hôpitaux, ancien chef de clinique à la Faculté de Médecine de Paris, Assistant des Hôpitaux, Attaché au CHU de Reims et Hopital Lariboisière à Paris, pour son éclairage dans le fonctionnement des mécanismes sérotoninergiques

Comment aider sa thyroïde par des moyens naturels ?

C’est la question d’une lectrice qui m’a donné l’idée de consacrer un article à cet organe essentiel, il est vrai que de nombreuses personnes viennent à la Réflexologie pour des soucis thyroïdiens.

Terrible Thyroïde… Si performante et pourtant si fragile… Cette glande en forme de papillon, située dans notre cou, est aux commandes de nombreuses fonctions physiologiques mais elle dysfonctionne  chez près de 6 millions de français dont 45000 se la verront retirée chaque année.

Comme un dessin vaut mieux qu’un long discours, je vous ai concocté un petit schéma qui résume son fonctionnement et son rôle, c’est un peu simpliste mais directement compréhensible…

1 – PETIT RAPPEL ANATOMIQUE

 

Schéma du Fonctionnement de la Thyroïde

Schéma explicatif du fonctionnement de la Thyroïde

 

Il y a 2 grands cas de figures de dérèglement : la Thyroïde fonctionne trop, c’est alors l’hyperthyroïdie, ou pas assez et c’est l’hypothyroïdie.

Les causes de ces troubles peuvent être multifactorielles, on parle de :

  • carence ou excès d’iode (puisque les hormones thyroïdiennes en sont composées)
  • désordre immunitaire (des anticorps attaquent leur propre système)
  • période de bouleversement hormonal (grossesse, ménopause, accouchement etc.)
  • génétique, hérédité
  • pollution (alimentaire, radiations etc.)
  • problème hypophysaire

Quoiqu’il en soit, les personnes qui subissent les désagréments d’une hyper ou hypothyroïdie cherchent des solutions pour aller mieux.

Le dépistage d’un dérèglement thyroïdien se fait au moyen d’un bilan sanguin dans lequel on mesure le taux de TSH. A nouveau, je vous propose un schéma. Dans les zones colorées en rouge, il faut absolument recourir au traitement médicamenteux,  alors que les zones en orange nécessitent une surveillance mais pas nécessairement une prise en charge allopathique. Et c’est ici que les approches naturelles ont tout leur intérêt. Si le taux de TSH est compris entre 0,3 et 5 µU/ml (zone verte), tout va bien.

Bilan Thyroïdien

Comprendre le Bilan Thyroïdien

[Tweet “Une Réflexologue explique comment aider sa thyroïde par des moyens naturels”]

2 – LES SOLUTIONS NATURELLES

  • Exercice physique : Combien de fois vais-je présenter l’activité physique comme remède INDISPENSABLE à tous les maux ? Rappelez-vous que l’homme est programmé de façon archaïque pour courir en moyenne 10 km par jour. A l’origine pour chasser sa nourriture bien entendu, mais comme de nos jours chasser sa nourriture consiste à monter dans sa voiture pour aller au supermarché le plus proche, nos muscles, notre cœur, nos poumons, tout notre métabolisme et jusqu’à notre peau, notre vue, notre odorat etc s’abiment. Un peu comme un avion de chasse qui reste sur le tarmac en permanence, si ce n’est quelques décollages intempestifs pour un petit vol de reconnaissance. Lorsque l’appareil est neuf il va décoller sans problème mais plus de temps passe, plus les mécaniciens auront de travail. C’est exactement ce qui se passe avec notre corps. Alors bougez ! A fortiori si votre Thyroïde dysfonctionne.  L’activité physique améliore le fonctionnement de la glande thyroïde, l’incite à produire des hormones et augmente la sensibilité des tissus aux hormones thyroïdiennes.
  • La diététique : Commencez par un réglage alimentaire hypotoxique, limitez les excitants comme le café, le thé, l’alcool, arrêtez de fumer. Oui, c’est une vraie réforme de l’hygiène de vie mais il faut savoir ce que l’on veut. Votre corps vous donne la possibilité, par l’intermédiaire de ce souci de santé, de prendre soin de vous, de prendre un nouveau départ, de choisir d’aller mieux durablement, pourquoi s’en priver ? Je reçois en cabinet des gens bien dans leur peau et dans leur tête, sportifs, épanouis, qui font des ultra-trail à plus de 50 ans parfois et qui me disent qu’ils ont démarré à la faveur d’un problème de santé ayant agi chez eux comme une alarme…
  • La Laminaria Japonica: Autrement appelée Algue Brune, elle apporte de l’Iode (carburant de la Thyroïde) et régule le métabolisme thyroïdien. De plus, elle permet la chélation (élimination) des métaux lourds, eux-mêmes soupçonnés de perturber le bon fonctionnement de la Thyroïde, elle est donc très intéressante.
  • Le Zinc: Il permet de la conversion de l’hormone T4 en T3, celle qui est véritablement active. Vous trouverez ICI la liste des aliments à mettre au menu le plus souvent.Mais on peut déjà citer : les huîtres, foie de veau, viande rouge, pain complet, œuf, poissons et crustacés, légumineuses, fruits secs, graine de courge.
  • Le Sélenium: Antioxydant et immunostimulant, il est indispensable au bon fonctionnement de la Thyroïde. On le trouve surtout dans les produits d’origine animale : poisson, viande, fruits de mer mais aussi dans les noix, céréales complètes, fruits et légumes. Liste plus complète ICI
  • La L-tyrosine : Un acide aminé précurseur des hormones thyroïdiennes (thyronine, thyroxine ou T4) mais aussi des catécholamines (adrénaline, noradrénaline, dopamine), essentielles dans la réponse au stress. Comme tous les acides aminés, la tyrosine est présente là où il y a des protéines, on en trouve aussi dans les amandes, l’avocat, la banane, la graine de courge (encore elle), le sésame, le soja
  • Cas particulier de l’Iode: Oligo-élément  essentiel pour le fonctionnement thyroïdien (sur les 30 à 50 mg d’iode présents en moyenne dans le corps humain, une dizaine se trouve dans la Thyroïde). Cependant, une alimentation équilibrée suffit généralement aux apports recommandés et je ne conseille pas de se supplémenter hors d’un contrôle médical. De plus, certaines synergies de compléments alimentaires en contiennent et c’est suffisant. Une bonne habitude à prendre : remplacer le sel de table par du sel marin, source d’iode naturel.
  • L’alliée de la Thyroïde: la graine de courge, riche en zinc et en acides aminés, dont la fameuse Tyrosine. Il faut donc avoir des graines de courge chez soi, à ajouter dans la salade, à moudre, à faire caraméliser etc Vous trouverez sur le net une multitude de recettes sympathiques, ICI par exemple.

 

En résumé, je vous conseille donc de pratiquer régulièrement une activité physique, de privilégier une bonne hygiène de vie avec un régime alimentaire sain (ce qui n’empêche pas les extras de temps en temps mais adieu le paquet de chips ou le Mars glacé devant la télé) et enfin, de vous trouver un bon complexe phytothérapique alliant laminaire, zinc, sélénium, tyrosine (comme souvent, j’ai des noms à vous proposer au cas où).

Et puis évidemment en complément, je ne peux que vous conseiller de travailler sur vos émotions, et dans ce domaine la Réflexologie est reine.

3 – SOLUTION NATURELLE REINE : LA RÉFLEXOLOGIE

Si l’on reprend le schéma de tout à l’heure, la Réflexologie trouve sa place sur toute la longueur du diagramme (comme toujours en complément et non en remplacement du traitement médical s’il y a)

La Réflexologie et les dérèglements thyroïdiens

La place de la Réflexologie dans les pathologies thyroïdiennes

 

  1. Approche Mécanique

D’un point de vue strictement mécanique, la zone réflexe de la Thyroïde est parfaitement identifiée sur les 2 pieds,  pour les 2 lobes de l’organe. De même que la zone réflexe de l’Hypophyse, logée au cœur des zones réflexes cérébrales.

Le praticien pourra alors, par son toucher parfaitement adapté, stimuler ou au contraire modérer l’activité de celles-ci.

Sur le plan de l’état général, étant entendu qu’une séance de Réflexologie est extrêmement relaxante et équilibrante, la personne se sentira apaisée et recentrée malgré les troubles thyroïdiens qui l’amènent à consulter.

Bien évidemment, la Réflexologie ne privera pas des règles hygiéno-diététiques énoncées précédemment. Si vous mangez n’importe quoi, fumez comme un pompier et passez vos journées devant votre ordinateur, le Réflexologue aura beau être particulièrement compétent, vous n’obtiendrez pas beaucoup de résultat.

Dans de bonnes conditions par contre, vous aurez un bénéfice quasi immédiat.

2. Approche Symbolique

Cela ne fait pas tout mais il est  intéressant de comprendre ce que peut exprimer cette pathologie.

De par sa localisation dans le cou, la Thyroïde représente l’expression de soi, ce que l’on dit ou ce que l’on tait, les paroles que l’on étouffe, ou au contraire ce que l’on exprime à tort et à travers, parfois presque malgré soi.

Les Pathologies thyroïdiennes parlent souvent de l'Expression de Soi

De part sa localisation dans notre corps, la Thyroïde “parle” souvent de ce que l’on exprime, ou pas

 

De par son rôle métabolique, accélérateur ou modulateur, elle symbolise également notre rapport au temps. La façon dont on subit notre rythme de vie effréné ou au contraire notre impatience. J’ai même entendu dire des spécialistes en décodage biologique que les nodules étaient le résultat d’un blocage sur une situation vécue, il faut toujours manipuler ces notions avec prudence mais cela vaut le coup de s’y intéresser malgré tout.

La Thyroïde exprime quelque chose en rapport au temps

La Thyroïde exprime quelque chose par rapport à la façon dont nous gérons le temps

 

J’investigue toujours sur ces thèmes avec les personnes qui connaissent des troubles thyroïdiens et c’est souvent un succès. Si l’on découvre une problématique sur un de ces sujets et si la personne en a envie, on peut y réfléchir ensemble. Une nouvelle fois, cela ne prive pas de prendre son traitement allopathique et/ou de continuer à avoir une bonne hygiène de vie, mais on voit parfois une thyroïde se remettre à fonctionner normalement dès lors que l’on a réglé le conflit émotionnel d’origine.

Et lorsque on n’a plus de Thyroïde me direz-vous ? Et bien, la Réflexologie a toute sa place également. Sur le plan mécanique et métabolique parce que l’organisme à fort à faire pour compenser les fonctions thyroïdiennes malgré le traitement médicamenteux. Et sur le plan émotionnel et symbolique parce qu’il est toujours temps de modifier un comportement négatif, et de cicatriser de vieilles blessures.

J’espère que cet article aura éclairé vos consciences et vous aura donné envie de recourir à ces moyens naturels de soutenir votre Thyroïde.

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis avide de vos impressions…

 

 

QUELLE EST LA PLACE DE LA REFLEXOLOGIE DANS LA MEDECINE INTEGRATIVE ?

« Médecine Intégrative », voilà une nouvelle expression que l’on entend de plus en plus…

Cela fait une trentaine d’années que les Drs Andrew Weil et David Eisenberg ont développé ce concept qui consiste à associer les médecines dites « conventionnelles » et les approches complémentaires en une seule et même démarche de soin.

Andrew Weil, jouissant d’un extraordinaire pouvoir médiatique (il a fait 2 fois la Une de Times Magazine en 1997 et 2005) a beaucoup œuvré au développement de  cette approche, en créant en 1994 le premier programme de Médecine Intégrée à l’Université de l’Arizona. Lui-même est diplômé de Harvard, en Botanique et en Médecine, ce qui explique sa compréhension du monde végétal et son attirance pour les solutions naturelles d’une part, en même temps que son approche scientifique et cartésienne de l’autre.

Andrew Weill Time Cover 2 Andrew Weill Time Cover

Avec David Eisenberg qu’il a rencontré à Harvard, ils ont donc formalisé l’idée que, pour venir à bout d’une pathologie, il est intéressant  d’utiliser tous les outils à disposition, des plus actifs et rapides : la médecine conventionnelle et l’allopathie, aux plus subtils et profonds : les médecines douces ou complémentaires.

C’est une immense avancée parce que, grâce à eux, le courant de la Médecine Intégrative s’est implanté dans les milieux universitaires. Un consortium, formé de 58 facultés de médecine aux États-Unis,  4 au Canada et 3 au Mexique en fait la promotion (clic). Il a permis d’en introduire l’enseignement dans les programmes de médecine et de faire progresser la recherche sur les approches complémentaires. La création, par les « National Institutes of Health » aux États-Unis, d’un organisme visant le financement de la recherche sur ces approches a favorisé grandement cette évolution. Et il faut savoir que l’OMS commence à s’intéresser à une pratique quand elle est enseignée à l’Université… Pour le moment, rien de ce côté-ci de l’Atlantique mais ce n’est sans doute qu’une question de temps. Tous les espoirs sont donc permis.

Ainsi donc, on peut imaginer que bientôt, en même temps que le gynécologue, par exemple, prescrira un traitement médicamenteux pour venir à bout d’une endométriose, il prescrira aussi des séances de sophrologie, d’acupuncture ou autre. Il est envisageable que le protocole mis au point par l’oncologue fasse une place à de l’aromathérapie, de l’hypnothérapie ou de la chromatothérapie. Il se peut aussi qu’un jour votre médecin traitant, en plus de votre sachet quotidien de laxatif pour combattre votre constipation chronique, vous conseille de consulter un(e) praticien de Médecine Chinoise ou un auriculothérapeute…

Et quand j’écrivais en 2012 que je rêvais de voir un jour peut être médecine traditionnelle et approches complémentaires marcher main dans la main, je ne croyais pas si bien dire… (Relire l’article ici)

Et voilà pourquoi je refuse le terme de Médecine Parallèle (les parallèles ne se rencontrent jamais, on apprend cela à l’école), alternative (obligation de choix entre 2 possibilités), non-conventionnelles (qui ne correspondraient pas à une règle de conduite admise au sein d’un groupe social), même douce ne me sied pas (allez vous faire masser les pieds par un médecin chinois et vous reviendrez me dire si c’est doux)… Utilisons définitivement le terme de complémentaire, tellement adapté et, dans ce contexte de Médecine Intégrative, profondément juste et exact.

Les 2 démarches sont terriblement efficaces lorsqu’elles sont combinées : on fait disparaître le symptôme, on répare le corps physique (Médecine Occidentale, allopathie) et on soulage l’émotionnel, en même temps qu’on cherche l’origine du mal (Approche Complémentaire). Je dirais même qu’elles sont indispensables l’une à l’autre :

  • Il m’arrive souvent d’envoyer une personne chez son médecin pour vérifier que la thyroïde fonctionne bien, ou pour une prise de tension, ou un bilan sanguin
  • De même que je vois souvent arriver des personnes qui ont magnifiquement été prises en main au niveau médical mais qui sont dans un état de stress important, qui ont besoin qu’on les écoute, ou qu’on cherche avec elles ce qui les rend tellement malades

 

Quand on néglige l’une ou l’autre des 2 approches, on néglige le malade. Ainsi que le disait Thierry Janssen à propos de son expérience de Chirurgien Urologue, lorsqu’on retire la prostate à un homme atteint d’un cancer, on a guéri le cancer mais pas le malade, il reste toute l’approche émotionnelle, énergétique, psychologique à traiter. Et l’inverse est vrai, les praticiens de « pseudo-médecine alternative » qui prétendent soigner les pathologies sans soulager d’abord le corps physique, sont dangereux.

Lire au sujet de la Médecine Intégrative l’article du Dr RUEFF : ici ou son livre préfacé par le Pr MONTAGNIER :Commander

Quelle magnifique opportunité que cette Médecine Intégrative. Mon professeur de Réflexologie disait : « D’abord on soulage le corps (le symptôme physique, ndlr), cela laisse le champ libre à l’émotionnel, celui qui souffre physiquement ne peut pas réfléchir posément » mais elle ajoutait aussitôt « La guérison du corps ne peut pas intervenir si l’émotionnel ne donne pas son feu vert ». D’où l’intérêt de travailler conjointement.

Evidemment, dans ce schéma la Réflexologie a toute sa place parce qu’elle est déjà « intégrative » en elle-même. On emploie le terme de « holistique », elle considère l’être humain dans sa globalité : corps + esprit. Si vous allez voir votre Réflexologue pour une crise de sciatique, il va travailler sur les zones réflexes concernées : sciatique, sacrum-coccyx-lombaires, surrénales etc. mais il va aussi vous demander dans quelles circonstances émotionnelles cette crise est apparue et chercher avec vous ce qui, dans votre vie, favorise la survenue de cette pathologie : sommeil, alimentation, activité physique, stress etc. La Réflexologie est donc toute indiquée pour être intégrée à un protocole de soin complet.

Et partant du postulat que «qui peut le plus, peut le moins », le Réflexologue est aussi capable de travailler en silence et de se cantonner à de la relaxation profonde. Quelle polyvalence et quelle richesse pour les jours où le corps est trop douloureux, où il faut faire taire la tête, où la fatigue prend toute la place.

En 2012, mon article (cité plus haut) prenait l’apparence d’un coup de gueule tant j’avais l’impression que les 2 approches n’allaient jamais se retrouver, aujourd’hui c’est un cri du cœur quand j’entends que la Médecine Intégrative s’installe partout, exemple ces séances de Réflexologie au Centre d’Accompagnement Anti-Cancer de Moulins : voir

Et dire que Platon le disait déjà 350 ans avant notre ère : “Que les thérapeutes séparent l’esprit du corps est une grande erreur de notre époque lors du traitement des êtres humains “

Patience et longueur de temps…

 

 

 

Comme toujours, j’attends vos commentaires ci-dessous. Il y aura forcément à dire sur ce vaste thème…

 

 

 

Gluten or not Gluten, that is the question

Ähren

J’entends parfois dire que c’est une histoire « de mode » de bannir le gluten de son alimentation, qu’avant on n’en parlait pas, que c’est « marketing » et puis « de toutes façons, j’aime trop le pain »… Depuis quelques temps, on voit même fleurir sur Internet des articles affirmant que ce serait mauvais pour la santé de manger sans gluten, on croit rêver…

En tous cas, une chose est certaine, c’est une vraie question, alors faisons le point ensemble.

Le gluten est une protéine présente dans la farine et qui la rend panifiable. Elle confère à la pâte son élasticité, et sa bonne tenue, et lui permet de lever. Dans 5 céréales principalement, le gluten est particulièrement toxique, ce sont les fameuses SABOT : Seigle, Avoine, Blé (Epeautre et Kamut sont des Blés), Orge et Triticale (plante herbacée hybride entre le Blé et le Seigle), qui sont responsables de la maladie coeliaque. Mais on trouve aussi du gluten (ou plus exactement des prolamines) dans le riz, le millet, le sorgho, la châtaigne etc

Je vous propose d’explorer le problème sous 2 angles :

1 – En quoi le gluten est-il nocif pour la santé ?

2 – En quoi l’absence de gluten est-elle nocive pour la santé ?

 

Pourquoi le gluten est-il problématique ?

Sur le dessin ci-dessous j’ai représenté l’apparition du blé en regard de l’apparition de l’homme, vous constatez que cette céréale dite « mutante » (puisque inventée par l’homme lui-même) est très récente. C’est Thierry Souccar, journaliste scientifique français auteur de nombreux ouvrages parfois polémiques sur la naturopathie et l’alimentation saine, qui dit que si l’on rapporte la présence de l’homme sur la planète à une année civile et que l’on estime qu’il est apparu sur terre le 1 janvier alors le gluten est apparu dans son alimentation à la mi-décembre…

Apparition du blé

Ainsi que le dit Hélène Poux-Aubouin, Nutritionniste, «Tout le monde n’est pas équipé pour digérer ces blés modernes, ces farines de plus en plus raffinées et modifiées, présentes dans le pain blanc industriel, dans les pâtes ». En effet, le système digestif et immunitaire de l’être humain n’évolue pas aussi vite que son alimentation.

Il en résulte une mauvaise assimilation de cette protéine contenue dans les céréales concernées, que le système immunitaire de certaines personnes identifie comme étrangère et potentiellement dangereuse. Cela agresse la paroi de l’intestin grêle et provoque des ballonnements, des diarrhées, une inflammation de tout le tube digestif parfois, et par voie de conséquence de la fatigue, un déséquilibre nerveux, une perte de poids, une ostéoporose etc. puisque les nutriments ne peuvent plus passer la barrière intestinale endommagée. L’infographie ci-dessous illustre bien le phénomène :

Gluten

On pense que ce dérèglement va parfois jusqu’à la déprogrammation complète de la réponse immunitaire avec l’apparition de ce que l’on appelle « les Maladies Auto-immunes » quand lesquelles le mécanisme de défense s’attaque lui-même (SEP, Polyartrite Rhumatoïde, Lupus etc).

D’un côté, il y a les patients atteints de maladie coeliaque qui n’ont pas d’autres choix que d’évincer purement et simplement, à vie, le gluten de leur alimentation. Mais les gastro-entérologues estiment qu’il y aurait quelques 400 000 malades qui s’ignorent comme le déclare le Pr Christophe Cellier qui remarque que : «20 % des diagnostics sont posés après 60 ans, ce qui signifie bien que ces personnes sont passées toute leur vie à côté du diagnostic». Et puis, il y a les « simples intolérants », ceux qui peuvent consommer du gluten mais connaîtront un certain nombre des désagréments énoncés plus haut. Pour ceux-là, le régime sans gluten est simplement du confort certes, mais quel confort. J’ai dans mon entourage et dans ma clientèle un certain nombre de personnes qui ont adopté cette alimentation restrictive et contraignante mais qui pour rien au monde ne voudraient revenir en arrière tant elles en conçoivent un mieux-être.

Il y a aussi une 3ème catégorie de personnes qui choisissent de réduire de manière importante le gluten dans leur alimentation sans pour autant le supprimer totalement, ce qui leur permet d’alléger les sollicitations inflammatoires de leur intestin au quotidien tout en dégustant ponctuellement une bonne pizza ou une tartine de pain maison.

En quoi le régime sans gluten est-il problématique ?

On est en droit de se poser la question au vu de la campagne « anti gluten free » qui émerge actuellement. On voit fleurir :

  • des émissions de télévision portant un titre tel que «Sans gluten : faut-il tomber dans le panneau ? », autant vous dire qu’avant même de regarder le programme, je connaissais la réponse ;
  • des articles titrant « Le régime sans gluten n’est pas sans danger » dans lequel il est indiqué qu’il est très ennuyeux de faire disparaitre les symptômes d’une intolérance au gluten sous peine de ne plus être en mesure de la détecter (en clair, si vous êtes allergique aux piqures de guêpes continuez à vous faire piquer jusqu’à l’œdème de Quincke, sans quoi on ne pourra pas conclure avec certitude que vous êtes allergique)
  • des sites qui vous expliquent très sérieusement que le régime sans gluten a « plus d’effets délétères que de bienfaits » parce que «  les aliments qui contiennent du gluten sont aussi riches en vitamines et minéraux essentiels » (magnifique, quel argument, comme si vous disiez à une personne allergique aux produits de la mer : continue à manger des crevettes, c’est plein d’oligo-éléments, sinon tu seras carencée)
  • etc

Il est tout de même un argument qui tient la route et auquel il convient de porter attention : un grand nombre d’aliments sans gluten issus de l’industrie agroalimentaire sont réalisés avec des substituts comme le riz et le maïs, et «beaucoup d’additifs y sont également ajoutés, tels que des produits liants ou des gommes de guar ou de xanthane, afin de remplacer l’élasticité que confère le gluten à la texture d’un aliment», précise Nicoletta Bianchi, diététicienne à la consultation de nutrition clinique du CHUV, à Lausanne. Diverses études ont également montré qu’une alimentation sans gluten est souvent plus riche, notamment en raison de la haute teneur en calories des produits qui en sont exempts industriellement. Ainsi, l’index glycémique élevé de ces aliments peut conduire à une prise de poids, en bousculant les mécanismes de régulation du sucre sanguin. Ceci me parait être une remarque intéressante, qui indique qu’une fois encore il faut savoir lire les étiquettes, et faire beaucoup de recettes soi-même.

Sur le web français, si l’on tape les mots « régime sans gluten » dans la rubrique « actualités », on obtient 23700 réponses dont une grande majorité avec des titres aussi anxiogènes que «régime sans gluten, les médecins tirent la sonnette d’alarme » ou « le régime sans gluten n’aurait aucun intérêt pour la santé »… Laissons donc les personnes qui le souhaitent manger sans gluten et cessons d’émettre des jugements de toutes sortes. Nos voisins étrangers sont bien plus tolérants à ce sujet, je reviens d’Italie où un grand nombre de restaurants proposent à la carte des plats « senza glutine ». C’est aussi François Spertini, médecin-chef du service d’immunologie et allergie du CHU de Lausanne qui déclare : «je suis quand même frappé de l’aspect convaincant de la plainte. Je ne vois pas pourquoi je douterais de ce que me dit un patient quand il affirme se sentir mieux en ayant arrêté le gluten». Il n’y a que nous autres français pour s’arc-bouter sur nos convictions. A moins que… faut-il voir dans cette cabale un lien avec le lobby céréalier français ultra-puissant ? Je n’ose y croire mais je livre tout de même à votre sagacité la lecture de cet article qui donne à réfléchir : clic

Comme toujours, commentez ci-dessous, je suis toujours avide de vos remarques quant à la lecture de mes articles. Par contre, si vous m’indiquez des produits, des marques ou des sites publicitaires, sachez que j’en prendrai connaissance mais que je ne les publierai pas, ce blog se voulant libre de toute influence commerciale… Bel été à Tous, avec ou sans gluten 🙂

 

Pourquoi il faut lire “Prenez votre Santé en Main” du Dr SALDMAN

Prenez votre santé en main

Dans le top 100 des meilleures ventes d’Amazon depuis 72 jours, classé 9ème meilleure vente de la semaine dans la catégorie Essai/Vie Pratique sur Sens Critique, 4ème meilleure vente de la semaine toutes catégories confondues selon Edistat (derrière Anna Gavalda, Marie Lopez et Guillaume Musso, excusez du peu), vous n’avez pas pu passer à côté du nouveau livre du Dr Saldman qui fait le tour des plateaux télé et la Une des journaux depuis sa parution début avril.

Avec un titre pareil, impossible pour moi de ne pas le lire, décryptage pour vous mettre l’eau à la bouche…

La citation d’oscar WILDE en exergue de ce livre résume bien l’état d’esprit de l’auteur (et le mien) : « La Santé est le premier devoir de la Vie ».

L’ouvrage est découpé en 5 parties :

  • Bien s’Alimenter
  • Prendre Soin de son Corps
  • Gérer sa Santé au Quotidien
  • Rendre son Cerveau Solide et Performant
  • Etre Libre et Heureux

 

Dans la première partie, l’auteur se veut à la fois didactique et pédagogue (il revient sur la définition de l’IMC, le rôle du nerf vague, le mode d’action du sucre dans le métabolisme etc) mais aussi pratique en distillant des « recettes » simples pour s’alimenter correctement et perdre du poids, ou tout au moins le maîtriser. On y apprend notamment, entres autres, les gestes pour modérer l’appétit avant de passer à table, les sports qui font maigrir plus que les autres, les aliments à privilégier, les associations à éviter, le pouvoir de l’eau, les vertus du jeûne.

Dans une seconde partie, il est question de l’intérêt instantanément mesurable de l’activité physique et de l’impact immédiat de la musculature sur la santé. L’auteur y parle des vertus du chant, de la danse, de la musique sur notre immunité. Il est impossible qu’après la lecture de ce chapitre vous n’ayez pas envie de vous y mettre. Il y est aussi question de longévité et de la façon dont l’expérience et les loisirs, ou les passions, peuvent allonger notre espérance de vie. C’est ici également que l’on parle du sommeil, du bâillement, de la fatigue oculaire et comment y remédier, du Smartphone, de l’hydratation, des vacances (avec la règle des 8-1-5, je ne dévoile rien mais ce n’est pas l’envie qui manque). Dans ce chapitre, il y a aussi une grande partie très intéressante sur la libido.

Dans cette partie, un peu « fourre-tout » on retrouvera des règles d’hygiène de vie quotidiennes telles que le port des talons hauts (pas si mauvais que çà, preuves à l’appui) et du soutien-gorge ;  pour les messieurs les fameux jeans slim ; mais aussi le lavage des mains et des oreilles, la propreté de la brosse à dents, du gant de toilette et de l’éponge, l’intérêt du gargarisme chaque jour, la gestion ces douleurs chroniques, l’aération de la maison. Et bien d’autres choses encore…

Dans la partie réservée au cerveau, Saldman indique comment booster sa mémoire et donne quelques recettes pour mieux mémoriser, puis il consacre un long chapitre à la perception du temps qui passe et à l’art « de bien vieillir ». On y trouve aussi des informations sur le rire et sur l’effet délétère du stress, ainsi qu’un paragraphe intitulé « La juste distance » dans lequel il est question des liens corps-esprit et de l’accompagnement indispensable à la résolution des difficultés émotionnelles (mon passage préféré p. 228 et 229).

Enfin, et pour terminer, la dernière partie est consacrée au Bonheur et  intitulée « Etre libre et heureux ». Il y est question de volonté, de reconditionnement des habitudes, de bienveillance et de méditation, de résilience. C’est aussi dans cette partie que l’auteur aborde la question des addictions, du pessimisme et de la soumission.

En conclusion, je ne qualifierais pas cet ouvrage de « Bible » à avoir à tout prix sur sa table de chevet (je réserve ce qualificatif au merveilleux « Solution intérieure » de Thierry Janssen) mais il a le mérite d’être un très bon ouvrage de vulgarisation sur la santé d’une manière générale. Il permet de toucher du doigt des thèmes comme la diététique, l’activité physique, le développement personnel, la gestion des émotions et leur impact sur la santé, tout  y est chiffré et « scientifiquement prouvé ». C’est une mine d’astuces simples à mettre en place. La jaquette annonce : « ce livre changera forcément quelque chose dans votre vie », j’avais trouvé cette astuce marketing particulièrement habile, il n’en est rien, c’est une réalité. Il est impossible que vous  n’appliquiez aucun des conseils que Saldman donne dans ce livre…

Alors évidemment, il a les défauts de ses qualités.

Qui dit vulgarisation, dit simplification et superficialité. Aucun sujet n’est approfondi mais libre à vous, ensuite, de vous documenter sur l’équilibre acido-basique, la méditation,  la gestion du temps, le jeûne ou la marche nordique… C’est souvent de cette manière qu’on s’intéresse et qu’on améliore son expertise sur un sujet. Parce qu’on a lu un article ou entendu une émission, et qu’on veut en savoir plus. A ceux qui reprochent à ce livre d’être trop simpliste, je répondrais qu’il a le mérite de mettre la Santé à portée de tous et de donner envie de devenir acteur de son bien-être plutôt que victime de son malaise.

Par ailleurs, je ne suis pas d’accord avec tout ce qu’écrit le Dr SALDMAN. Son petit paragraphe sur le bon lait pourvoyeur de calcium (page 60) par exemple me fait bondir, de même que le paragraphe intitulé « Renvoyer la balle » (page 131) dans lequel il est question de vengeance comme solution à la vexation… Ou encore page 167, son conseil de consulter le médecin à la moindre inquiétude et son apologie de l’auto auscultation (prendre sa tension, ausculter ses grains de beauté, tester ses urines avec des bandelettes test…).

Mais ce ne sont que quelques passages sur les 270 pages très intéressantes que compte ce livre qui mérite de tomber entre toutes les mains désireuses de prendre soin de leur santé. Sachant, comme le disait Oscar WILDE que la vie nous a été donnée et que c’est un merveilleux cadeau, prenons en soin, il s’agit d’un devoir. Je vous souhaite une bonne lecture allongé sur votre serviette de plage ou assis sur la banquette de la rame de métro, et revenez me dire ce que vous en avez pensé…

Vous pouvez le commander ici