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Ho’oponono, ma méthode bien-être au quotidien…

Origine

Le mot vient de l’hawaïen et veut littéralement dire : « remettre les choses en ordre » mais il s’agit surtout d’un rituel conduit par le chaman consistant en ce qu’on appellerait ici une thérapie familiale ou de groupe.

En Polynésie, on estime qu’un mauvais comportement, la colère ou une mauvaise action rendent malade. On a donc tout intérêt à agir correctement ou au moins à demander pardon, tendre vers la réconciliation et vivre en bonne intelligence avec son prochain.

On pense même que nos actes peuvent avoir un effet sur la santé de nos enfants. Cela paraît peut-être un peu ésotérique mais finalement pas si éloigné de la réalité puisqu’on sait qu’un enfant qui grandit dans un environnement serein a une santé plus solide que celui qui évolue dans un contexte conflictuel.

Aujourd’hui, il s’agit d’un art de vivre dont le but premier est de nous permettre de vivre mieux en acceptant les contraintes de la vie.

A la base de cette philosophie : la Responsabilité

Ho’oponopono considère que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. En d’autres termes, il nous appartient à nous seul d’être exaspéré par cet enfant qui hurle dans l’avion (quand d’autres passagers arrivent à dormir malgré le vacarme) ou de voir sa journée gâchée par une mauvaise nouvelle arrivée au courrier (alors que votre conjoint vous jure que finalement ce n’est pas si grave).

Il est évident que cela nous permet d’agir pour supporter mieux la chose et y trouver une solution d’apaisement. En effet, si l’on se sent uniquement victime (de l’énervement causé par cet enfant qui hurle ou de la contrariété générée par le courrier), il nous est impossible de le dépasser. On subit, un point c’est tout. A l’inverse, si l’on admet que c’est notre ressenti, ou notre histoire, ou notre éducation, ou nos croyances etc. qui font que cela nous met mal à l’aise, alors on a une marge de manœuvre. Cela ne veut pas dire que c’est simple, cela signifie juste que c’est possible (de dormir dans l’avion à côté d’un enfant en larmes, ou de balayer du revers de la main une mauvaise nouvelle au courrier). Quel espoir !

Responsabilité ne veut pas dire culpabilité, il ne s’agit pas de se blâmer en se disant : « tout est ma faute, je suis trop sensible ou je ne suis pas capable de… ». Il s’agit simplement de prendre conscience que notre ressenti nous appartient et qu’il n’est pas le seul possible. Qu’il est résultat de notre expérience (les hawaïens disent « nos mémoires ») et que l’on peut changer notre regard sur les choses afin qu’elles nous soient plus douces.

Vous connaissez cette phrase de Einstein « c’est pure folie de faire toujours la même chose en espérant un résultat différent », la loi de Responsabilité Ho’oponopono en est son pendant hawaïen, on ne peut pas changer les choses sans changer soi-même.

1 – Le Conscient (UHANE en hawaïen)

La conscience est définie comme la capacité de se percevoir, de penser, de ressentir, de saisir autrui et le monde. Elle mixe la vision subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité.

La conscience est ce qui caractérise l’être humain qui sait qu’il sait, et qui lui permet de raisonner dans les 3 dimensions de l’espace : largeur, hauteur, profondeur à laquelle on ajoute la dimension temporelle. L’être humain a conscience du passé, du présent et du futur, même s’il rumine souvent le passé et anticipe le futur au lieu de vivre l’instant présent.

Le conscient est incapable de penser à plusieurs choses à la fois même si l’on en a parfois l’impression. Une pensée chasse l’autre et si l’on fait 2 choses en même temps, c’est que l’on fait l’une des 2 sans y penser, sans en être pleinement conscient. Réfléchissez à cela la prochaine fois que vous pianoterez sur votre portable en même temps que vos enfants vous parlent.

Le conscient ne prend ses fonctions chez l’être humain que vers l’âge de 3 ans, avant c’est l’inconscient qui règne en maître, à cela aussi vous penserez lorsque vous vous disputerez avec votre conjoint en présence de votre bébé.

Le conscient dort quand vous dormez, c’est l’inconscient qui veille.

2 – L’Inconscient (UNIHIPILI)

Il est ce qui échappe au conscient. Il est polyvalent et sait faire 1000 choses à la fois : maintenir notre homéostasie (rythme cardiaque, respiration, digestion, glycémie, immunité etc.), faire pousser nos ongles et nos cheveux, renouveler nos cellules mais aussi mémoriser nos émotions, respecter nos habitudes, effectuer sans qu’on y pense des actions routinières.

Sa mission principale est de protéger le conscient. S’il estime qu’une émotion peut blesser le conscient, il lui cachera pour toujours (ce qu’on appelle en psychologie : refouler).

L’inconscient est multi-tâches mais il ne connait que le présent (une parole blessante dans le passé, peut le hanter encore aujourd’hui comme si elle venait d’être prononcée), il ne fait pas la différence entre le réel, le symbolique et le fictif (une personne qui considère son travail comme son « bébé » aura un ressenti aussi douloureux si elle a une difficulté professionnelle que si elle rencontre un problème avec son enfant).

Quand il croit quelque chose, il s’y conforme (si l’on vous a répété toute votre enfance que vous étiez un bon à rien, votre inconscient vous limitera toujours à des tâches de faible envergure).

Enfin, il sait communiquer avec les autres inconscients. C’est ainsi que vous attirez toujours le même genre de personnes. Pensez à la femme battue qui refait sa vie avec un homme qui la battra à nouveau ou l’enfant que l’on a dévalorisé qui, devenu adulte, sera embauché par un employeur qui le traitera comme un incapable.

3 – L’Energie (Aumakua)

Toutes les approches traditionnelles laissent une place au concept d’énergie : le qi en Chine, le Prana en Inde, le Souffle dans la Grèce Antique, et même la Force chez les Jedi ( 😉).

Pour les Hawaïens, c’est Aumakua qui tient cette place. On pourrait le désigner comme l’animal totem, souvent le même pour toute une famille. Dans la tradition hawaïenne, l’animal en question est protégé.

4 – La dimension divine

Les Hawaïens attribuent ce quatrième pilier de la composante humaine à la divinité.

Quelles que soient nos croyances, cette partie nous oblige à l’humilité, comme si quelque chose de plus grand régnait sur le monde. Même si l’on est agnostique, on peut se dire que l’on est une « petite chose » dans l’immensité de l’univers et que le monde ne tourne pas autour de nous mais comme un grand Tout dont nous faisons partie.

5 – La Méthode

Ho’oponopono consiste donc à « nettoyer les mémoires inconscientes ». Mais encore ?

Lorsqu’un fait nous dérange, c’est que cela heurte quelque chose dans notre inconscient.

Reprenons le cas cité plus haut de l’enfant qui hurle dans l’avion. C’est désagréable pour tout le monde mais certains dans la carlingue semblent en faire abstraction (ils ne sont tout de même pas tous sourds) alors que d’autres sont carrément exaspérés. Peut-être que lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants, on interdisait à ces derniers de faire du bruit pour respecter le calme d’autrui. Peut-être que l’éducation des enfants est à l’origine de nombreux conflits dans leur propre couple. Peut-être que cela leur rappelle (inconsciemment bien entendu) une scène vécue lorsqu’ils étaient eux-mêmes nourrissons. Bref, il y a de nombreuses hypothèses. Dans tous les cas, ils sont malheureux et le vol va durer 10 heures…

Ho’oponopono propose de réussir à nous sentir bien malgré ce fait contrariant. Et cela grâce à une formule composée de 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Je sais que vous vous dites que c’est complètement mystique d’une part, mais aussi insensé puisque c’est vous qui êtes dérangé qui devriez prononcer (ou au moins penser) ces 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Et bien, ça fonctionne, je le teste régulièrement et cela s’explique. Si vous êtes un(e) fidèle lecteur(trice) du blog, vous savez que j’aime ce qui est cartésien, et ça l’est finalement. Reprenons tout depuis le début.

  1. Vous êtes responsable de ce malaise (responsable, pas coupable) puisque ces hurlements éveillent chez vous une réaction problématique alors que certains reconnaissent que c’est ennuyeux mais continuent à vaquer à leurs occupations. Ce qui vous arrive est votre histoire. Reconnaissez-le : DESOLE
  2. Consciemment vous êtes exaspéré et tout votre mental est monopolisé par ce dérangement (rappelez-vous : le conscient est mono tâche, vous n’arrivez à penser à rien d’autre même lorsque vous essayez). PARDON de t’imposer (de m’imposer) cela
  3. L’Inconscient vous protège, il refoule ce que pourquoi cela vous dérange autant : MERCI
  4. Votre Energie est impactée, la contrariété est délétère pour votre vitalité (si vous ne faites rien, vous descendrez de l’avion éreinté et à bout de nerfs), elle a bien besoin d’être remontée : JE T’AIME

Nous pouvons refaire l’exemple avec une autre cas de figure : vous avez eu un conflit avec un membre de votre famille lors d’un déjeuner et vous êtes hors de vous :

  1. Ce qui arrive n’appartient qu’à vous, la preuve : autour de la table d’autres n’ont pas ouvert la bouche. Vous avez pensé que vous ne pouviez laisser dire, parce que cela éveillait en vous des choses insupportables mais en rentrant dans le conflit, vous n’avez fait que vous faire plus mal encore. Et cela vous désole : DESOLE
  2. Votre journée est gâchée (celle des autres aussi peut-être), vous ne pensez plus qu’à cette dispute, la maîtresse de maison est en larmes : PARDON (à vous et aux autres)
  3. Vous avez réalisé qu’il se jouait inconsciemment beaucoup de choses pour vous derrière cette parole malheureuse prononcé par un des convives, c’est l’occasion d’une prise de conscience : MERCI
  4. Vous éprouvez de la gratitude envers vous-même d’être capable d’analyser les choses de cette façon, vous êtes plein d’empathie envers vos proches que vous avez embarqués dans ce conflit (stade ultime : vous comprenez que Tata Michelle et ses insultes témoignent d’une grande souffrance, mais on n’en arrive pas là tout de suite) : JE T’AIME

Dans les 2 cas que nous venons de voir, Ho’oponopono intervient quand le mal est fait, mais le graal est évidemment de pratiquer ce rituel dès que vous sentez que quelque chose vous irrite, même si vous ne savez pas de quoi il s’agit. Vous êtes agacé aujourd’hui, vous sentez que tout va mal, n’hésitez pas une seconde.

Vous pouvez même le faire avant de vous endormir, la journée a été mauvaise : DESOLE – PARDON – MERCI – JE T’AIME.

Je sais, j’entends, certains d’entre vous dire : « la journée a été mauvaise et il faudrait encore que je remercie !!! ». Oui, tout à fait, rappelez-vous que l’objectif d’Ho’oponopono est de vous permettre de vous sentir bien malgré les contrariétés. Vous connaissez tous des personnes qui gardent le sourire quels que soient les problèmes qu’elles rencontrent, de ces personnes philosophes qui positivent sans cesse. Vous aimeriez être ainsi ? C’est ce que vous permet Ho’oponopono… Ça vaut le coup de remercier non ?

6 – Des effets spectaculaires

Une plus grande confiance en vous

Vous allez mieux, vous dormez mieux, vous souriez, et tout cela grâce à vous (à Ho’oponopono et à votre volonté de le pratiquer), c’est bon pour l’estime de soi. C’est plus facile d’en vouloir à la terre entière en se plaçant en victime mais vous avez choisi l’autre option : c’est moi qui change et j’arrête de râler. Bravo !

Votre entourage va mieux

Vos enfants auxquels vous renvoyez l’image d’un parent équilibré, épanoui et heureux, avec une belle philosophie de vie.

Vos parents qui cessent de voir en vous un écorché vif, sans cesse en souffrance pour tout et rien.

Votre conjoint qui vit désormais avec quelqu’un qui est serein et heureux.

Vos collègues, vos amis etc.

Votre santé s’améliore

Vous savez combien le stress est néfaste pour votre corps. Puisque vous êtes moins tendu, vos difficultés digestives ou votre mal de dos ou votre transit, ou encore vos nuits, vos allergies, votre eczéma sont moins  problématiques, voire plus du tout…

Pratiquez, essayez, vous m’en direz des nouvelles. Et si vous n’y arrivez pas seul, venez faire quelques séances de Réflexologie ici qui vous aideront à voir les choses autrement.

Avant de conclure, je voudrais vous soumettre une citation dont l’auteur n’est pas véritablement connu : « Haïr l’autre, c’est comme boire un poison en espérant qu’il meure ». Cessez de boire du poison et vivez heureux, c’est tout le mal que je vous souhaite.

Comme d’habitude, j’attends vos commentaires ci-dessous, à vous…

Psychologie Positive : mes 8 conseils pour être heureux

En ce début d’année troublé, il m’a fallu réfléchir longtemps avant de me décider quant au sujet sur lequel devait porter ce premier article. Et puis naturellement s’est imposé la Psychologie Positive parce que nous avons besoin de voir les choses sous un angle optimiste, « parce que c’est bon pour la santé » comme aurait dit Voltaire.

Le sujet est en vogue et les « professeurs » de Bonheur sont nombreux. Mais le maître en la matière est Tal Ben Shahar, que je lis depuis longtemps (2008 et son « Apprentissage du Bonheur ») et que j’ai eu la très grande chance, que dis-je, le Bonheur d’écouter, de voir et d’entendre parler en octobre dernier lors de son passage à Paris. Peu de personnes ont un tel charisme et une telle aura, c’est son cas et il parle du Bonheur et l’enseigne mieux que personne. « Enseigner » le bonheur, voilà bien une locution étonnante mais c’est pourtant la réalité, être heureux, cela s’apprend, et se choisit, et l’on en revient à Voltaire et son fameux « j’ai décidé d’être heureux… ».

Cependant, mon jusqu’au-boutisme habituel ayant encore frappé, j’ai voulu avoir d’autres éclairages et je me suis documentée sur le sujet. Je suis allée écouter Florence Servan-Schreiber (en chair et en os), qui outre une généalogie prometteuse, s’est aussi fait un nom sur la petite planète du Développement Personnel. J’ai lu Martin Selligman, le « pape » de la Psychologie Positive. J’ai assisté à des conférences, j’ai suivi des cours en ligne…

Et je me sens prête aujourd’hui à vous fournir un Petit Mode d’Emploi du Bonheur à ma sauce…

1 – Connaître le Bonheur ne veut pas dire être heureux tout le temps, mais être heureux souvent

En effet, ce qui est important c’est de savoir accepter les difficultés lorsqu’elles se présentent (et nous verrons plus loin ce que Tal Ben Shahar propose d’en faire) mais surtout d’apprécier, de savourer, les bons moments. Il y a trop de situations heureuses que nous vivons sans y penser comme si elles coulaient de source, alors que ce sont de vraies chances, encore faut-il en prendre conscience.

Exemple : Vous êtes un parent débordé, vous quittez le bureau ventre à terre pour aller chercher les enfants à l’école. Le retour à la maison pendant lequel vos enfants vous racontent en détail leur menu de midi à la cantine ou le silence dans la voiture avec vos chères têtes blondes absorbées dans leur téléphone portable, valent tout l’or du monde. Certains parents sont séparées de leurs enfants malades, d’autres rêveraient d’aller chercher des enfants à l’école quand la vie ne leur en a pas donnés, bref nombre de situations comme celles-ci peuvent être imaginées, et nous passons à côté sans les apprécier. Dites-leur à ce moment là que vous êtes heureux de les retrouver, que vous les aimez tout simplement. Et bingo dans votre cagnotte du bonheur.

2 – Pour connaître le Bonheur, il faut être ici et maintenant

C’est la base de la méditation de pleine conscience et c’est une évidence. J’aime beaucoup faire du ski et j’aime aussi beaucoup courir sur la plage mais si je cours sur la plage ski aux pieds, c’est la blessure assurée. C’est une métaphore un peu grossière mais vous y penserez la prochaine fois que vous rédigerez un SMS pendant un repas au restaurant avec des amis.

J’aime l’idée qu’il faut apprivoiser le bonheur. Si l’on n’y prend pas garde, on ne le voit pas et on lui fait peur. Un peu comme le petit oiseau venu manger les miettes sur le rebord de votre fenêtre. Alors de grâce, faites attention aux moments heureux, ne vous dispersez pas. Lorsque vous êtes avec vos amis au restaurant, mettez le portable en sourdine, la réponse peut attendre. Lorsque vous êtes avec vos petits à faire un jeu, ou avec votre amoureux(se) dans la campagne, soyez-y complètement et vous verrez que votre esprit sera libre pour sentir le Bonheur. Sinon, vous gâcherez un moment heureux.

Encore une métaphore, observez un œnologue quand il goûte un vin : il le garde en bouche, il le fait tourner, il le « mâche »et puis seulement il l’avale. Il ne déglutit pas à toute vitesse en enfournant en même temps une rondelle de saucisson sec. C’est la même chose avec le Bonheur, dégustez-le.

(Si la méditation vous tente comme introduction au Bonheur, relisez les articles que j’y ai consacrés)

3 – Changer de Perspective

Même un monument aussi imposant que le Taj Mahal peut disparaître derrière votre petit doigt grâce au miracle de la perspective. Il en va de même avec les difficultés de la vie.

Evidemment, le propos n’est pas de dire que le jour de l’annonce d’une pathologie grave, vous puissiez dire : « Ce n’est rien, tout va bien, pas plus grave qu’un rhume ». Mais tout d’abord, il y a nombre de situations dont nous nous faisons tout un « Taj Mahal » alors que nous pourrions les faire disparaître derrière notre auriculaire à la verticale. Sur ce point, tout le monde est d’accord et relativiser, cela s’apprend. C’est parfois inné chez certains mais souvent cela requiert un peu d’entraînement, on y travaille en développement personnel, venez me voir.

Et puis, il y a de vrais « Taj Mahal » dans la vie, ça arrive. Et on connait tous des personnes qui ont vécu de véritables épreuves et qui nous donnent ce que l’on appelle communément des « leçons de vie » parce qu’elles semblent avoir reculé de 100 m pour les faire disparaître derrière leur petit doigt. Et cela aussi s’apprend. Ca s’appelle la résilience et ça se travaille.

4 – Etre Gentil

Réhabilitons ce mot. Aujourd’hui, il est de bon ton de dire plutôt : bienveillant. Mais l’idée est la même : être agréable, à l’écoute, être altruiste.

Pourquoi ? D’abord parce qu’on est avec les autres comme on est avec soi-même. Si l’on a la volonté d’être dans la douceur, la recherche du bien-être et du bonheur, on ne peut pas arriver en aboyant chez son boucher pour acheter une entrecôte. Ou rouler avec son caddy sur les pieds du voisin à la caisse du supermarché. Ou ne pas saluer ses collègues de travail en arrivant le matin. Ce n’est pas cohérent.

Ensuite parce que le bonheur est comme l’addition, il est commutatif. Vous vous souvenez à l’école : A + B = B + A, çà marche aussi avec le Bonheur. Si vous offrez du bonheur, vous recevrez du bonheur. En d’autres termes, si vous offrez votre ticket de parcmètre sur  lequel il reste du temps à l’automobiliste qui attend votre place, si vous accueillez avec un grand sourire le client qui pousse la porte de votre commerce, si vous vous baissez pour ramasser le contenu du sac qu’un passant vient de faire tomber, vous devriez recevoir plus de gentillesses que si vous êtes constamment agressif ou indifférent.

De plus, être généreux, c’est bon pour le moral. Cela a été mesuré par des chercheurs de Columbia et de Harvard qui ont fait une étude commune au cours de laquelle ils mesuraient l’indice de bonheur d’un groupe de volontaires, au moyen d’un questionnaire. Puis ils ont divisé ce groupe en 2, certains recevant une somme d’argent pour s’offrir ce qu’ils voulaient, les autres recevant la même somme pour en faire un don. Lorsqu’on mesurait à nouveau l’indice de bonheur, les personnes du 2ème sous-groupe avaient de meilleurs indices au test que celles du 1er sous-groupe, et pendant plus longtemps.

5 – Grandir dans l’Epreuve

Tal Ben Shahar explique que le point commun qu’ont pratiquement tous les grands leaders, c’est d’avoir vécu une difficulté majeure dans leur existence. Parce que les difficultés de la vie permettent, lorsqu’on les dépasse, d’évoluer, de relativiser, de voir les choses ensuite du bon côté, d’aller à l’essentiel.

Des travaux de recherche ont  été menés sur des patients atteints du cancer auxquels on avait demandé de trouver des avantages à leur maladie. Certains ont dit qu’ils étaient plus proches de leur famille, qu’ils étaient plus forts qu’avant etc. et c’est ceux qui avaient été capables de trouver des bénéfices à leur maladie qui étaient en meilleure santé et qui avaient un système immunitaire plus fort. Evidement, aucun n’avait dit qu’il était heureux d’avoir un cancer mais ils avaient choisi de faire face, de tirer le meilleur de la situation plutôt que d’être dans l’évitement et la fuite.

J’en encore eu la preuve la semaine dernière avec une dame venue me voir après 6 mois d’hospitalisation consécutifs à un grave accident de la circulation. Elle me disait évidemment que cela avait été, et était encore, un gros traumatisme pour elle, mais elle ajoutait aussi qu’elle avait pris conscience de choses dont elle n’avait jamais mesuré l’importance jusqu’alors : le sourire de son mari, l’odeur d’un bouquet de lilas, l’extrême douceur des cheveux de sa fille…

Alors, à défaut de ne prendre la mesure de toutes ces petites douceurs au quotidien (relire le paragraphe 1), servons-nous des difficultés pour développer notre aptitude au bonheur.

6 – Faire de l’Exercice et Soigner sa Posture

Si vous me lisez régulièrement, cela revient souvent et cela tombe bien parce que notre Maître es Bonheur le dit aussi : l’exercice physique fait partie de l’équation du Bonheur, c’est prouvé.

Le sport provoque la libération d’endorphines, hormones dont les effets s’apparentent à ceux de la morphine, entraînant avec elles une sensation d’euphorie. L’activité physique active également la production de neurotransmetteurs comme la noradrénaline, la dopamine et la sérotonine, jouant également sur l’humeur. C’est donc la libération de toutes ces substances et leur synthétisation qui nous procurent une sensation de bien-être lors d’une activité sportive.

Et puis pour être heureux, soignez votre posture. Ne pas trainer les pieds, avoir un port de tête élégant (qui ne signifie pas hautain), se redresser (qui ne veut pas dire bomber le torse), en un mot ne pas « traîner sa misère » mais afficher sa joie de vivre. Ceci afin d’activer le fameux effet miroir des psychologues ou les synchronicités de YUNG, ou encore faire jouer la Loi d’Attraction. Appelez cela comme vous voulez, dans tous les cas, cela permet d’attirer à soi prioritairement du positif et de l’optimisme.

7 – Dire MERCI

Souligner les bonnes choses qui nous arrivent. Certains jours, c’est évident, on a gagné le gros lot à la loterie, mais d’autres, on a véritablement passé une mauvaise journée et c’est moins facile. Et bien, faites cet effort de trouver quelques motifs de satisfaction, Tal Ben Shahar en recommande 5 qu’il appelle des Gratitudes, Florence Servan-Schreiber en indique 3 qu’elle nomme des Kiffs. 3 ou 5 peu importe mais fixez-vous un nombre. Et vous allez voir que vous allez en trouver et que vous allez prendre conscience, en vous focalisant sur les moments heureux, même furtifs, qu’il y en a beaucoup.

Un rayon de soleil qui filtre entre les arbres et vous réchauffe le visage, le bisou mouillé du petit dernier sur le pas de la  porte, un SMS amical d’une vieille connaissance, un moment agréable à la machine à café, un morceau de musique à la radio qui vous rappelle un souvenir particulièrement agréable, la baguette toute chaude à la boulangerie… On peut les consigner dans un carnet qui permet, non seulement de les fixer sur le papier, mais aussi de revenir en arrière et de constater que notre vie, loin d’être un amoncellement de difficultés et de stress, est aussi faite de tas de petits bonheur.

Trouvez-vous un joli carnet (un exemple ici) qui vous plait pour consigner vos Gratitudes quotidiennes et notez, et constatez…

Avec ces 7 bonnes résolutions :

  • Etre heureux SOUVENT
  • Etre ICI et MAINTENANT
  • Cacher le Taj Mahal derrière son petit doigt
  • Etre GENTIL
  • Tirer profit des Difficultés
  • Faire de l’Exercice
  • Dire MERCI

vous allez voir que votre sensation de Bonheur va faire un bond significatif. Venez me le dire si-dessous…

Evidemment, il existe un “8 – Faites de la Réflexologie”, ça va sans dire…

Et si vous avez envie de poursuivre avec des lectures :

Choisir sa vie de Tal Ben Shahar

Vivre la Psychologie Positive de Martin Selligman

3 kifs par jour de Florence Servan Schreiber

 

 

 

Le baiser bientôt remboursé par la Sécurité Sociale ?

C’est un article du magazine « L’Express » récemment publié, et joliment titré « Un bisou pour garder la santé » qui m’a donné envie de vous parler de l’intérêt du baiser et plus largement du Toucher Thérapeutique. En effet, dans cet article, le journaliste reprenait les travaux de Tiffany Field, psychologue et fondatrice du très sérieux Touch Research Institute, à l’université de Médecine de Miami concernant les bienfaits du… bisou.

L’étude révèle ainsi que le baiser (la bise amicale tout autant que le baiser amoureux) favorise la production de sérotonine (hormone impliquée dans la régulation de fonctions telles que la thermorégulation, les comportements alimentaires et sexuels, le cycle Veille-Sommeil, la Douleur, l’Anxiété etc… On l’appelle « hormone de l’humeur », ceux qui viennent me voir au Cabinet la connaissent bien, je leur en parle très régulièrement). Le baiser fortifie le système immunitaire et, étude randomisée à l’appui, a une influence favorable sur le taux de cholestérol, de cortisol et la numération sanguine… Chez le bébé, le bisou stimule la tétée et à plus long terme l’acquisition du langage. Chez l’adulte, il diminue le stress, augmente la confiance en soi et améliore les relations sociales.

Alors, ne nous privons pas, embrassons-nous. Surtout qu’il parait que nous autres gaulois sommes champions toutes catégories dans les embrassades et je ne parle pas là du célèbre French Kiss… mais bien du bisou amical pour se saluer, ou du baiser tendre sur le front du nouveau né. Ici, dans l’hexagone, les spécialistes mondiaux en philamatologie (puisque c’est ainsi que se nomme la science appliquée à l’activité labiale) sont formels, nous nous embrassons plus qu’ailleurs. Alors gardons cette particularité (à défaut de triple A) et prenons soin de notre santé.

Pour celles et ceux d’entres vous qui seraient surpris par les résultats de cette étude, ou qui auraient envie d’aller plus avant dans la compréhension,  j’aimerais apporter quelques explications. En effet, les bienfaits d’un baiser ne sont autres que les bienfaits du toucher de manière générale. Ainsi, on sait depuis très longtemps maintenant que de nos 5 sens, le toucher est le premier sollicité puisque in utéro déjà, bébé se frotte à son environnement, la vue, l’ouie, l’odorat et le goût arrivant ensuite… Au niveau embryologique, la peau a la même origine ectodermique que le tube neural qui donnera plus tard le Système Nerveux Central et les nerfs périphériques. C’est dire si notre peau,  avec ses milliers de récepteurs tactiles connectés au cerveau et à la moelle épinière par plus d’un ½ million de nerfs est vectrice de sensations et conductrice de messages. Je m’appuierai à nouveau sur les travaux du  TRI (Touch Research Institute) qui étudie les effets de le Thérapie par le Toucher (je m’en suis largement servie pour la rédaction de mon mémoire de fin de cycle à l’Ecole de la Métaréflexologie, un jour peut être le mettrai-je en ligne). Ces études montrent par exemple que le massage :

–          Facilite la prise de poids chez les nourrissons prématurés,

–          Diminue la douleur,

–          Apaise les symptômes dépressifs,

–          Renforce la vigilance et la performance

–          Etc…

Si l’on admet que le baiser qui n’est autre qu’un effleurement de la peau, est doté des mêmes vertus qu’un massage à toute petite échelle, on a tout compris des effets relayés par cet article de l’Express passé inaperçu au milieu des actualités négatives que l’on nous distille chaque jour.

Allez, comme dirait Carlos : « Big Bisous »

Comme toujours, si cet article vous fait réagir, merci de commenter ci-dessous… Et votez dans la colonne de droite