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Ho’oponono, ma méthode bien-être au quotidien…

Origine

Le mot vient de l’hawaïen et veut littéralement dire : « remettre les choses en ordre » mais il s’agit surtout d’un rituel conduit par le chaman consistant en ce qu’on appellerait ici une thérapie familiale ou de groupe.

En Polynésie, on estime qu’un mauvais comportement, la colère ou une mauvaise action rendent malade. On a donc tout intérêt à agir correctement ou au moins à demander pardon, tendre vers la réconciliation et vivre en bonne intelligence avec son prochain.

On pense même que nos actes peuvent avoir un effet sur la santé de nos enfants. Cela paraît peut-être un peu ésotérique mais finalement pas si éloigné de la réalité puisqu’on sait qu’un enfant qui grandit dans un environnement serein a une santé plus solide que celui qui évolue dans un contexte conflictuel.

Aujourd’hui, il s’agit d’un art de vivre dont le but premier est de nous permettre de vivre mieux en acceptant les contraintes de la vie.

A la base de cette philosophie : la Responsabilité

Ho’oponopono considère que nous sommes responsables de tout ce qui nous arrive. En d’autres termes, il nous appartient à nous seul d’être exaspéré par cet enfant qui hurle dans l’avion (quand d’autres passagers arrivent à dormir malgré le vacarme) ou de voir sa journée gâchée par une mauvaise nouvelle arrivée au courrier (alors que votre conjoint vous jure que finalement ce n’est pas si grave).

Il est évident que cela nous permet d’agir pour supporter mieux la chose et y trouver une solution d’apaisement. En effet, si l’on se sent uniquement victime (de l’énervement causé par cet enfant qui hurle ou de la contrariété générée par le courrier), il nous est impossible de le dépasser. On subit, un point c’est tout. A l’inverse, si l’on admet que c’est notre ressenti, ou notre histoire, ou notre éducation, ou nos croyances etc. qui font que cela nous met mal à l’aise, alors on a une marge de manœuvre. Cela ne veut pas dire que c’est simple, cela signifie juste que c’est possible (de dormir dans l’avion à côté d’un enfant en larmes, ou de balayer du revers de la main une mauvaise nouvelle au courrier). Quel espoir !

Responsabilité ne veut pas dire culpabilité, il ne s’agit pas de se blâmer en se disant : « tout est ma faute, je suis trop sensible ou je ne suis pas capable de… ». Il s’agit simplement de prendre conscience que notre ressenti nous appartient et qu’il n’est pas le seul possible. Qu’il est résultat de notre expérience (les hawaïens disent « nos mémoires ») et que l’on peut changer notre regard sur les choses afin qu’elles nous soient plus douces.

Vous connaissez cette phrase de Einstein « c’est pure folie de faire toujours la même chose en espérant un résultat différent », la loi de Responsabilité Ho’oponopono en est son pendant hawaïen, on ne peut pas changer les choses sans changer soi-même.

1 – Le Conscient (UHANE en hawaïen)

La conscience est définie comme la capacité de se percevoir, de penser, de ressentir, de saisir autrui et le monde. Elle mixe la vision subjective de nos expériences et la perception objective de la réalité.

La conscience est ce qui caractérise l’être humain qui sait qu’il sait, et qui lui permet de raisonner dans les 3 dimensions de l’espace : largeur, hauteur, profondeur à laquelle on ajoute la dimension temporelle. L’être humain a conscience du passé, du présent et du futur, même s’il rumine souvent le passé et anticipe le futur au lieu de vivre l’instant présent.

Le conscient est incapable de penser à plusieurs choses à la fois même si l’on en a parfois l’impression. Une pensée chasse l’autre et si l’on fait 2 choses en même temps, c’est que l’on fait l’une des 2 sans y penser, sans en être pleinement conscient. Réfléchissez à cela la prochaine fois que vous pianoterez sur votre portable en même temps que vos enfants vous parlent.

Le conscient ne prend ses fonctions chez l’être humain que vers l’âge de 3 ans, avant c’est l’inconscient qui règne en maître, à cela aussi vous penserez lorsque vous vous disputerez avec votre conjoint en présence de votre bébé.

Le conscient dort quand vous dormez, c’est l’inconscient qui veille.

2 – L’Inconscient (UNIHIPILI)

Il est ce qui échappe au conscient. Il est polyvalent et sait faire 1000 choses à la fois : maintenir notre homéostasie (rythme cardiaque, respiration, digestion, glycémie, immunité etc.), faire pousser nos ongles et nos cheveux, renouveler nos cellules mais aussi mémoriser nos émotions, respecter nos habitudes, effectuer sans qu’on y pense des actions routinières.

Sa mission principale est de protéger le conscient. S’il estime qu’une émotion peut blesser le conscient, il lui cachera pour toujours (ce qu’on appelle en psychologie : refouler).

L’inconscient est multi-tâches mais il ne connait que le présent (une parole blessante dans le passé, peut le hanter encore aujourd’hui comme si elle venait d’être prononcée), il ne fait pas la différence entre le réel, le symbolique et le fictif (une personne qui considère son travail comme son « bébé » aura un ressenti aussi douloureux si elle a une difficulté professionnelle que si elle rencontre un problème avec son enfant).

Quand il croit quelque chose, il s’y conforme (si l’on vous a répété toute votre enfance que vous étiez un bon à rien, votre inconscient vous limitera toujours à des tâches de faible envergure).

Enfin, il sait communiquer avec les autres inconscients. C’est ainsi que vous attirez toujours le même genre de personnes. Pensez à la femme battue qui refait sa vie avec un homme qui la battra à nouveau ou l’enfant que l’on a dévalorisé qui, devenu adulte, sera embauché par un employeur qui le traitera comme un incapable.

3 – L’Energie (Aumakua)

Toutes les approches traditionnelles laissent une place au concept d’énergie : le qi en Chine, le Prana en Inde, le Souffle dans la Grèce Antique, et même la Force chez les Jedi ( 😉).

Pour les Hawaïens, c’est Aumakua qui tient cette place. On pourrait le désigner comme l’animal totem, souvent le même pour toute une famille. Dans la tradition hawaïenne, l’animal en question est protégé.

4 – La dimension divine

Les Hawaïens attribuent ce quatrième pilier de la composante humaine à la divinité.

Quelles que soient nos croyances, cette partie nous oblige à l’humilité, comme si quelque chose de plus grand régnait sur le monde. Même si l’on est agnostique, on peut se dire que l’on est une « petite chose » dans l’immensité de l’univers et que le monde ne tourne pas autour de nous mais comme un grand Tout dont nous faisons partie.

5 – La Méthode

Ho’oponopono consiste donc à « nettoyer les mémoires inconscientes ». Mais encore ?

Lorsqu’un fait nous dérange, c’est que cela heurte quelque chose dans notre inconscient.

Reprenons le cas cité plus haut de l’enfant qui hurle dans l’avion. C’est désagréable pour tout le monde mais certains dans la carlingue semblent en faire abstraction (ils ne sont tout de même pas tous sourds) alors que d’autres sont carrément exaspérés. Peut-être que lorsqu’ils étaient eux-mêmes enfants, on interdisait à ces derniers de faire du bruit pour respecter le calme d’autrui. Peut-être que l’éducation des enfants est à l’origine de nombreux conflits dans leur propre couple. Peut-être que cela leur rappelle (inconsciemment bien entendu) une scène vécue lorsqu’ils étaient eux-mêmes nourrissons. Bref, il y a de nombreuses hypothèses. Dans tous les cas, ils sont malheureux et le vol va durer 10 heures…

Ho’oponopono propose de réussir à nous sentir bien malgré ce fait contrariant. Et cela grâce à une formule composée de 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Je sais que vous vous dites que c’est complètement mystique d’une part, mais aussi insensé puisque c’est vous qui êtes dérangé qui devriez prononcer (ou au moins penser) ces 4 mots : Désolé – Pardon – Merci – Je t’aime.

Et bien, ça fonctionne, je le teste régulièrement et cela s’explique. Si vous êtes un(e) fidèle lecteur(trice) du blog, vous savez que j’aime ce qui est cartésien, et ça l’est finalement. Reprenons tout depuis le début.

  1. Vous êtes responsable de ce malaise (responsable, pas coupable) puisque ces hurlements éveillent chez vous une réaction problématique alors que certains reconnaissent que c’est ennuyeux mais continuent à vaquer à leurs occupations. Ce qui vous arrive est votre histoire. Reconnaissez-le : DESOLE
  2. Consciemment vous êtes exaspéré et tout votre mental est monopolisé par ce dérangement (rappelez-vous : le conscient est mono tâche, vous n’arrivez à penser à rien d’autre même lorsque vous essayez). PARDON de t’imposer (de m’imposer) cela
  3. L’Inconscient vous protège, il refoule ce que pourquoi cela vous dérange autant : MERCI
  4. Votre Energie est impactée, la contrariété est délétère pour votre vitalité (si vous ne faites rien, vous descendrez de l’avion éreinté et à bout de nerfs), elle a bien besoin d’être remontée : JE T’AIME

Nous pouvons refaire l’exemple avec une autre cas de figure : vous avez eu un conflit avec un membre de votre famille lors d’un déjeuner et vous êtes hors de vous :

  1. Ce qui arrive n’appartient qu’à vous, la preuve : autour de la table d’autres n’ont pas ouvert la bouche. Vous avez pensé que vous ne pouviez laisser dire, parce que cela éveillait en vous des choses insupportables mais en rentrant dans le conflit, vous n’avez fait que vous faire plus mal encore. Et cela vous désole : DESOLE
  2. Votre journée est gâchée (celle des autres aussi peut-être), vous ne pensez plus qu’à cette dispute, la maîtresse de maison est en larmes : PARDON (à vous et aux autres)
  3. Vous avez réalisé qu’il se jouait inconsciemment beaucoup de choses pour vous derrière cette parole malheureuse prononcé par un des convives, c’est l’occasion d’une prise de conscience : MERCI
  4. Vous éprouvez de la gratitude envers vous-même d’être capable d’analyser les choses de cette façon, vous êtes plein d’empathie envers vos proches que vous avez embarqués dans ce conflit (stade ultime : vous comprenez que Tata Michelle et ses insultes témoignent d’une grande souffrance, mais on n’en arrive pas là tout de suite) : JE T’AIME

Dans les 2 cas que nous venons de voir, Ho’oponopono intervient quand le mal est fait, mais le graal est évidemment de pratiquer ce rituel dès que vous sentez que quelque chose vous irrite, même si vous ne savez pas de quoi il s’agit. Vous êtes agacé aujourd’hui, vous sentez que tout va mal, n’hésitez pas une seconde.

Vous pouvez même le faire avant de vous endormir, la journée a été mauvaise : DESOLE – PARDON – MERCI – JE T’AIME.

Je sais, j’entends, certains d’entre vous dire : « la journée a été mauvaise et il faudrait encore que je remercie !!! ». Oui, tout à fait, rappelez-vous que l’objectif d’Ho’oponopono est de vous permettre de vous sentir bien malgré les contrariétés. Vous connaissez tous des personnes qui gardent le sourire quels que soient les problèmes qu’elles rencontrent, de ces personnes philosophes qui positivent sans cesse. Vous aimeriez être ainsi ? C’est ce que vous permet Ho’oponopono… Ça vaut le coup de remercier non ?

6 – Des effets spectaculaires

Une plus grande confiance en vous

Vous allez mieux, vous dormez mieux, vous souriez, et tout cela grâce à vous (à Ho’oponopono et à votre volonté de le pratiquer), c’est bon pour l’estime de soi. C’est plus facile d’en vouloir à la terre entière en se plaçant en victime mais vous avez choisi l’autre option : c’est moi qui change et j’arrête de râler. Bravo !

Votre entourage va mieux

Vos enfants auxquels vous renvoyez l’image d’un parent équilibré, épanoui et heureux, avec une belle philosophie de vie.

Vos parents qui cessent de voir en vous un écorché vif, sans cesse en souffrance pour tout et rien.

Votre conjoint qui vit désormais avec quelqu’un qui est serein et heureux.

Vos collègues, vos amis etc.

Votre santé s’améliore

Vous savez combien le stress est néfaste pour votre corps. Puisque vous êtes moins tendu, vos difficultés digestives ou votre mal de dos ou votre transit, ou encore vos nuits, vos allergies, votre eczéma sont moins  problématiques, voire plus du tout…

Pratiquez, essayez, vous m’en direz des nouvelles. Et si vous n’y arrivez pas seul, venez faire quelques séances de Réflexologie ici qui vous aideront à voir les choses autrement.

Avant de conclure, je voudrais vous soumettre une citation dont l’auteur n’est pas véritablement connu : « Haïr l’autre, c’est comme boire un poison en espérant qu’il meure ». Cessez de boire du poison et vivez heureux, c’est tout le mal que je vous souhaite.

Comme d’habitude, j’attends vos commentaires ci-dessous, à vous…